jeudi 21 février 2019

RECHERCHE, LE NAIN EUROPEEN

Il est de notoriété publique que l'Europe a manqué le rendez-vous de la recherche dans le domaine de l'I.A. (Intelligence artificielle), mais un article de Laurent Alexandre dans l'Express du 13 au 19 février permet de mesurer l'ampleur du désastre.
Le budget de la recherche du géant Amazon et près de cinq fois supérieur à celui du C.N.R.S. (14,2 milliards d'euros contre 3,3 milliards d'euros), et malgré cela "Valérie Pécresse, Présidente de la région Ile de France a annoncé que sa région allait devenir le leader mondial de l'I.A.. Avec un budget de 20 millions d'euros".
Quelle inconscience ou quel bourrage de crâne !
Si après cela on ne prend pas conscience pour l'Europe de la nécessité de s'unir pour exister face aux États-Unis et à la Chine, il n'y a plus qu'à désespérer ou à se satisfaire de se diriger vers le groupe des pays sous développés, qui eux, par contre, sont en général en voie de développement.

LA GAUCHE ATTENDRA

Ne sachant comment s'y prendre pour élargir le champ des électeurs L.R.E.M., le Premier Ministre, Édouard Philippe, qui pourtant n'a pas pris la carte de ce parti, se souvient qu'il a appartenu à L.R. et n'hésite pas à emprunter au très discuté Laurent Wauquiez une de ses anciennes propositions: exiger que les bénéficiaires de prestations sociales apportent par quelques heures de travail obligatoire leur contribution à l'économie nationale.
Encore un coup de barre à droite du gouvernement qui sait bien que c'est à cet endroit là que se logent encore quelques voix hésitantes.
De manière à laisser croire que la fameuse formule du Président qui s'est dit, tantôt ni de gauche ni de droite et tantôt et de gauche et de droite, est toujours d'actualité, on fait circuler le bruit d'une possibilité du remplacement d’Édouard Philippe au poste de Premier Ministre par Jean Yves Le Drian, issu du Parti Socialiste.
Si cette information devait un jour se vérifier, on pourrait penser que l'on demanderait à Jean Yves Le Drian, vu son âge et son passé politique d'être "l'anti gaffe" du gouvernement plutôt que le promoteur d'idées nouvelles.
Et, pendant que ce gouvernement de droitise toujours un peu plus et que l'espace se libère à gauche, ceux qui prétendent représenter ce courant de pensée se déchirent. La sanction des élections européennes ne va pas tarder à tomber.

mardi 19 février 2019

RÔLE DES FORCES DE L'ORDRE DANS LES MANIFESTATIONS

On nous répète à l'envie que l'objectif des forces de l'ordre, tout en faisant respecter l'ordre public, est d'éviter que lors des manifestation il y ait des morts, aussi bien parmi les manifestants que parmi les forces de l'ordre.
C'est une exigence louable.
Mais, ce qui est surprenant, c'est que depuis quatorze samedis de manifestations, les reportages filmés et photographiés des journaux et chaînes de télévision sérieux publient des images déroutantes.
Des scènes de violences sont filmées. On voit des vitrines brisées, des banques saccagées, des voitures incendiées en même temps que des représentants des forces de l'ordre cantonnés au rôle de spectateurs, attitude que l'on souhaite provisoire. On voit aussi des individus d'un certain âge, isolés se repliant calmement et victimes de gaz lacrymogènes. Un des leaders des manifestants qui a été blessé à l’œil, l'a été pendant qu'il était en train de filmer, était-il à ce moment là dangereux ? Ce dernier samedi un long reportage filmé montre Alain Finkielkraut se faisant agressé, insulté et victime de propos racistes et antisémites, dont l'auteur a le visage flouté, pourquoi ?
Rien ne peut faire croire qu'il est impossible d'intervenir dans tous ces cas de comportements inadmissibles.
Rien ne peut excuser que les manifestants les plus calmes soient les plus réprimés.
Comment expliquer que devant tant de violences ceux qui se font interpeler sont le plus souvent sans passé judiciaire alors que les fauteurs de troubles sont en général connus et parfois fichés.
On a l'impression qu'un certain degré de violence est toléré et peut-être souhaité et nécessaire pour inquiéter la population. C'est comme cela que les pires débordements arrivent et que les plus dangereux, se sachant impunis, ne font que progresser dans leurs interventions malveillantes pour faire croitre le désordre et les actes de violence.
Si on peut reprocher à certains gilets jaunes, au départ pacifistes, de se laisser aller à la violence en n'ayant pas le sang-froid nécessaire pour ne pas se laisser entraîner par les fauteurs de troubles, on peut tout aussi bien reprocher aux forces de l'ordre de ne pas savoir adapter leur comportement à la situation qu'elles doivent contrôler et maîtriser.
Il arrive qu'à force de jouer avec le feu, on se brule. C'est vrai pour les deux partis. Les manifestants se discréditent et les forces de l'ordre perdent la confiance qui devrait leur être accordée.

lundi 18 février 2019

VIRGINIE CALMELS, ERREURS DE CASTING

Habituellement lorsque l'on parle d'erreur de casting on pense le plus souvent au choix qu'un dirigeant peut faire lorsqu'il s'agit de recruter un adjoint ou un collaborateur.
Pour Virginie Calmels, il en va tout autrement . Elle, elle a choisi, et les événements prouvent que c'est avec une certaine maladresse, de se rapprocher de différents hommes politiques dans l'espoir de leur succéder ou d'obtenir auprès d'eux des responsabilités et des postes importants.
Elle devait succéder à Alain Juppé à la mairie de Bordeaux lorsqu'il serait Président de la République. On connait la suite, il n'a pas été retenu à la primaire de la droite pour représenter son parti.
Rapidement elle a rejoint François Fillon dont tout portait à croire qu'il serait à son tour élu Président de la République. Las, les affaires l'ont rattrapé et les espoirs envolés.
Prenant rapidement conscience de la situation, elle a rejoint le bureau des LR pour en devenir vice-présidente, Laurent Wauquiez en étant le Président. Elle ne supposait pas à quel point celui-ci se "droitiserait". Elle a refusé de lui emboîté le pas, c'est tout à son honneur, et s'est retrouvée exclue du bureau.
Dans ces conditions, elle a été obligée de se satisfaire de sa place de première adjointe d'Alain Juppé à la mairie de Bordeaux. C'est à ce moment là qu'il aurait été plus judicieux qu'elle laisse sa place. Choix difficile.
Maintenant si elle tire le bilan de son passage éclair en politique, à  peine cinq ans, ne se demande-t-elle pas si elle ne serait pas passée à coté de ce qui aurait du être son choix le plus pertinent: se rapprocher d'Emmanuel Macron.
Elle n'y a certainement pas cru.
Pourtant que de points communs entre eux. Leur dynamisme, leur croyance au néolibéralisme, l'envie  de se comporter en politique comme en entreprise, l'autorité se confondant souvent avec l'autoritarisme. Un porte-feuille de Ministre lui aurait certainement été proposé.
Trop tard. Elle retourne dans le privé  où il paraît qu'elle excelle. Dans les conditions actuelles elle a certainement le bon profil. Mais, si les événements en cours venaient à avoir une certaine influence sur la nouvelle politique de notre Président, elle aurait encore une nouvelle fois besoin de s'adapter.
Je le souhaite, sans y croire.  

dimanche 17 février 2019

BORDEAUX, VILLE DECAPITEE

Alain Juppé, Maire de Bordeaux vient d'être nommé au Conseil Constitutionnel. Il a accepté cette proposition et de ce fait quitte, apparemment contre toute attente,son mandat de premier magistrat. Il est probable qu'ayant informé le Premier Ministre, dès le premier février, de son intention de ne pas se représenter en 2020 à l'élection municipale, cela a donné des idées au Président de l'Assemblée Nationale pour proposer un poste aussi prestigieux à un homme politique que tous ceux qui l'ont connu considèrent que ce n'est qu'un aboutissement logique et mérité après une longue carrière politique.
En général, en pareil cas, à proximité d'une prochaine élection municipale (dans 13 mois), le maire quittant ses fonctions est remplacé par son premier adjoint. Or, après les nombreuses hésitations politiques de Virginie Calmels qui occupait ce poste et qui démissionne de ses fonctions , Alain Juppé sera remplacé par son deuxième adjoint, Nicolas Florian.
Ainsi du jour au lendemain, la situation de l'agglomération bordelaise est la suivante:
- démission du Maire de Bordeaux,
- démission de la première adjointe,
- démission du Président de Bordeaux Métropole
- démission d'une vice- présidente de Bordeaux Métropole.
Ceux qui vont prendre la suite des démissionnaires vont certainement avoir de lourdes tâches à accomplir, auxquelles on peut penser, si les décisions ont été aussi subites qu'on le dit, ils devraient être assez peu préparés.

samedi 16 février 2019

ABOLIR LES PRIVILEGES POUR LUTTER CONTRE LA FRONDE

La première revendication des gilets jaunes est l'augmentation de leur pouvoir d'achat. Mais ils ont aussi l'habitude de prendre les élus pour cible, notamment les députés et les sénateurs en les considérant comme des privilégiés.
S'il me parait tout à fait normal que ces parlementaires disposent du salaire qu'ils ont actuellement, il n'en est pas de même de leurs privilèges et particulièrement de ceux qu'ils conservent après l'accomplissement de leur mandat.
Il serait beaucoup plus sain que leurs dépenses, certes indispensables et parfois importantes soient mieux contrôlées et que certains privilèges afférents à leur fonction et absolument pas nécessaires à celle-ci soient supprimés. Quant aux avantages dont ils profitent après la fin de leur mandat, il devraient se limiter à une indemnité de chômage temporaire et à l'accumulation de points de retraite comme tout un chacun.
Maintenant je me pose une question sur tous ceux qui se plaignent des privilèges accordés a certains élus. N'y aurait-il pas, par exemple, parmi eux des employés de l'EDF qui profitent de tarifs réduits sur l'électricité ou des cheminots qui voyagent gratuitement ? Des salariés de grandes entreprises ou mutuelles qui ont des avantages en nature par le biais de comités ou associations  financés par leur direction ?
Tous ces avantages créent des discrimination entre les salariés. Il serait beaucoup plus raisonnable et équitable que les salaires augmentent et que ces avantages disparaissent. Ainsi chacun disposerait d'un budget plus important qu'il pourrait utiliser comme bon lui semble et de plus le budget de l'état serait abondé par la TVA relative aux dépenses, ce qui n'est pas le cas lorsque les voyages sont gratuits ou l'énergie à tarif réduit.
Qui veut prendre le pari ?

ILS DESCENDENT DU TRAIN "EN MARCHE"

La situation actuelle de la France inquiète bon nombre de ses habitants.
Non seulement le gouvernement est incapable de répondre à la fronde des gilets jaunes et de la contrôler, mais les équipes au pouvoir de délitent comme si l'envie de participer à la direction du pays n'intéressait certains que lorsque les choses marchent correctement, sans entrave, mais qu'ils se sentaient incapables de participer à la lutte contre l'adversité et de proposer des solutions pour gérer les périodes délicates.
Deux des membres les plus importants du gouvernement, deux ministres d’État ont quitté le gouvernement avant les moments difficiles. Leur comportement et leurs déclarations montraient déjà qu'ils sentaient l'orage arriver.
C'est maintenant au tour des conseillers de quitter le cercle le plus rapproché de la présidence. Trois de ses  plus proches collaborateurs abandonnent le Président de la République dans la tourmente sous des prétextes futiles. Le courage ne parait pas être à l'ordre du jour.
Il se pourrait que les choses restent en l'état jusqu'à la fin du "Grand Débat" pour que notre Président, tirant les conclusions de cette consultation nationale, cherche quelqu'individus bienveillants  capables de l'aider à réorienter sa politique dans une direction qu'il n'envisageait pas initialement.
Il paraitrait même que des chasseurs de têtes sont déjà sollicités.