jeudi 14 février 2019

L'EMBARRAS DES JOURNALISTES ET COMMENTATEURS

Les affaires Benalla, il faut bien dire les affaires car elles paraissent nombreuses, semblent gêner bien des journalistes et commentateurs.
Ce qu'ils présentaient au début, lors des bavures de la place de la Contrescarpe, ne cesse de prendre de l'ampleur jusqu'à se demander si, maintenant ces affaires, compte tenu des relations de ce collaborateur du Président de la République avec un oligarque russe proche de Vladimir Poutine, ne s'apparentent pas à une affaire d'état.
Je ne mets pas en doute l'honnêteté des journaliste et commentateurs traitant de ce sujet, mais ils paraissent vouloir minimiser l'impact de l'événement sur le pouvoir en place. Ils donnent l'impression de réfréner leur envie de critiquer le pouvoir car le paysage politique actuel les inquiète. Ils sont comme bien des français à se demander si actuellement, en France, en cas de défaillance de l'exécutif actuel, s'il y a des solutions de rechange sans risquer de laisser les clés de la maison France entre les mains d'extrémistes dangereux.
Vingt et un mois après l'élection par défaut d'Emmanuel Macron, ces gens qui sont chargés de nous informer sont dans la même situation que quarante pour cent des électeurs qui, bon gré, mal gré, en mai 2017 ont fait le choix du moindre mal.

mercredi 13 février 2019

GRAND DEBAT, LES REUNIONS

Dans le cadre du "Grand Débat", une réunion traitant de la fiscalité a été organisée à Saint Médard en Jalles.
L'organisation m'a paru parfaite. Grande salle, sièges du public disposés en carré autour du bureau de l'association organisatrice, distribution à l'entrée de quatre cartons : un blanc pour écrire les suggestions que l'on voulait formuler, un vert, un rouge et un jaune que l'on pouvait agiter en cours de débat pour montrer que l'on désapprouvait, approuvait ou était indifférent à la proposition en cours de présentation.
La réunion a duré deux heures, interrompue toutes les demi-heures par les organisateurs pour faire le point sur les suggestions écrites qui n'avaient pu être exprimées oralement.
Quant au contenu du débat, que faut-il en penser ?
-Les élus présents, Maire et Député qui ont assisté au débat se sont abstenus d'intervenir. Seule un Conseillère Régionale du Rassemblement National s'est exprimée.
-Dans l'ensemble les suggestions montrent une réelle volonté de participer activement à la vie de la société, et à deux ou trois exceptions près, il semble que les participants aient eu d'autres motivations que de ne parler que de leur cas personnel.
-Une seule intervention visant à critiquer le pouvoir en place, plutôt qu'à faire des propositions, a vite vu l'assistance exprimer sa désapprobation, considérant que ce n'était pas le lieu pour ce genre d'intervention.
-L'idée de permettre à l'assistance de s'exprimer en agitant les cartons rouges ou verts m'a paru excellente car les débats se sont déroulés dans le calme et dans le respect de la parole de chacun.
En conclusion, je dirai que ce genre de débat me parait intéressant et positif, sans me prononcer sur ce que sera susceptible d'en faire le gouvernement. Je pense que ce serait une bonne initiative si les députés, actuellement souvent déconnectés de ceux qu'ils ont la charge de représenter, organisaient de tels débats.. Ce pourrait être une bonne solution moyenne entre la démocratie participative et la démocratie représentative.

mardi 12 février 2019

DEVOIR OU OBLIGATION DE VOTER ?

En raison du nombre important d'abstentionnistes et des manifestations de rues, en partie alimentées par ceux qui ne se rendent pas aux urnes, un débat s'engage sur l'éventuelle nécessité de rendre le vote obligatoire.
Je pense que ce serait une bonne chose, mais bien des aménagements seraient à prévoir :
- mettre à la disposition des électeurs dans les bureaux de vote des bulletins représentant les différents choix possibles auxquels il faudrait ajouter un bulletin blanc et un autre avec la mention "Ne désire pas participer au scrutin". Ceci éviterait l’ambiguïté de la définition du vote blanc (faut-il un bulletin ou une enveloppe vide ?), et permettrait à ceux qui refusent ce genre de consultation qu'est le vote d'être obligé de s'exprimer.
- le scrutin pourrait se dérouler en semaine sur plusieurs jours,
- le vote par correspondance devrait être facilité.
Quant à la publication des résultats, elle devrait présenter:
- le pourcentage de voix obtenues par chaque candidat sur la totalité des inscrits et sur la totalité des votes exprimés, bulletins blancs compris,
- le pourcentage d'électeurs ayant exprimés un choix,
- le pourcentage de bulletins blancs.
Dans ces conditions, les résultats seraient parfaitement transparents, permettraient à chacun de faire l'analyse du scrutin, ne subiraient aucune contestation et fourniraient ainsi aux élus la possibilité d'apprécier l'importance de leurs résultats.

QUI VEUT AFFAIBLIR ALSTOM

Alstom, voilà une société qui n'a vraiment pas de chance. Elle fait ce qu'elle peut pour lutter pour sa survie et n'arrête pas d'être entravée dans ses projets.
En 2013, l'un de ses dirigeants, Frédéric Piericci a été incarcéré pendant deux ans aux États-Unis, il est persuadé d'avoir été un outil manipulé par la justice américaine pour forcer la main à Alstom afin qu'elle laisse une partie de son entreprise à Général  Electric.
Actuellement Alstom envisageait de fusionner avec Siemens afin de créer en Europe une entreprise de taille mondiale. La Commissaire Européenne Margreth Vestager s'est opposée à ce rapprochement sous prétexte de sauvegarder en Europe une "concurrence équitable". Dans ces conditions le choix est difficile entre être suffisamment puissant au niveau mondial et ne pas l'être trop pour, au niveau européen, laisser libre cours à la concurrence.
Que faut-il penser de tout cela?
Pour certains, c'est la disparition d'Alstom qui est programmée. Pour d'autres la fusion aurait provoquée la suppression d'emploi chez Alstom.
Mon incompétence ne me permet pas de me prononcer, elle me permet simplement de m'inquiéter de toutes ces manipulations que peu d'entre nous peuvent objectivement comprendre.

lundi 11 février 2019

VENEZUELA, UN CHOIX MANICHEEN

Dans la lutte pour le pouvoir au Vénézuela les foules remplissent les rues pour soutenir, soit Nicolas Maduro le dictateur en place, soit son opposant néolibéral, autoproclamé Président, Juan Guaido.
Le monde s'enflamme pour prendre parti, soit pour l'un, soit pour l'autre.Rien de nouveau, Chine, Russie, Turquie soutiennent bien évidemment Nicolas Maduro le dictateur.
Les États-Unis, le Brésil et, plus modérément, le monde occidental soutiennent Juan Guaido. En Europe, Emmanuel Macron se disant leader des "progressistes" a été celui qui s'est le plus engagé pour soutenir ce Président autoproclamé.
On peut se demander s'il était nécessaire de s'avancer autant pour se trouver en compagnie de gens aussi peu recommandables que Donald Trump et surtout Jair Bolsonaro qui a toutes les caractéristiques d'un futur dictateur.
Choix cornélien entre un dictateur de gauche et un dictateur de droite. Un peu plus de retenue aurait peut-être été un signe de bonne politique.

samedi 9 février 2019

ATTENTION DERIVE DANGEREUSE

Il est inquiétant de constater que des personnalités très connues, d'origines variées et de bords politiques opposés, s'émeuvent de la dérive autoritaire et arbitraire du pouvoir en place.
Charles De Courson, député centriste modéré et réputé pour sa rigueur intellectuelle s'est élevé contre la loi "Anticasseur" car elle permet aux Préfets d'interdire à des personnes, jugées potentiellement dangereuses, de manifester. Ce pouvoir qui était jusqu'à présent attribué à des juges indépendants est remis entre les mains de commis de l’État désignés par le pouvoir exécutif.
Edwy Plenel, journaliste bien connu, Directeur de Médiapart, vient d'interdire la perquisition des locaux de son journal dans le cadre d'une enquête préliminaire concernant la vie privée de Monsieur Alexandre Benalla et visant à connaître les sources d'information du journal qui ont permis de dévoiler les contacts interdits et les infractions de ce  dernier.
Il est surprenant de constater que l'on puisse s'opposer à une perquisition, mais en réalité, dans le cadre d'une enquête préliminaire, c'est le Procureur de la République, nommé par le pouvoir exécutif, qui peut prendre cette décision et non un juge indépendant comme c'est le cas lorsque l'enquête est réellement engagée. Cette décision devient alors contraignante.
Voilà deux exemples qui montrent la volonté de notre Président de transférer des pouvoirs, qui jusqu'à présent étaient entre les mains de juges indépendants, à des représentants du pouvoir exécutif et désignés par ce dernier.
Ne serait-ce pas comme cela que progressivement une démocratie peut se transformer en "démocrature". 

ON L'APPELAIT LE DENICHEUR... (ancien air connu)

Notre Ministre des Comptes Publics, Gérald Darmanin cherchant, par tous les moyens, à faire semblant de rendre la fiscalité plus équitable, envisage de faire la chasse aux niches fiscales.
Ce n'est pas nécessairement une mauvaise idée mais à condition que la chasse qu'il entreprend soit bien ciblée. Or, la première idée qui lui vient à l'esprit est de plafonner le montant du crédit d'impôt qui est actuellement de 10.000 euros pour des aides comme les travaux d'aide à domicile ou les gardes d'enfants, par exemple. A qui fera-t-il croire que cela concerne les très riches pour qui cette somme s'apparente à des pourboires.
Sa seule cible est la classe moyenne, en reconnaissant toutefois, qu'il ne vise pas la partie la plus défavorisée de cette classe.
Pourquoi ne touche-t-il pas plutôt aux investissements outre-mer ? Pourquoi ne remplace-t-il pas l'aide à la construction de logements sociaux, pour en tirer des revenus locatifs, par des aides à l'accession à la propriété pour les plus démunis ? Pourquoi n'oblige-t-il pas ceux qui ont bénéficié de la suppression de l'I.S.F. à investir dans les P.M.E. françaises ?
Tout simplement parce qu'il est comme celui qui l'a nommé au gouvernement le roi de l'entourloupe.
C'est pour cette raison que j'ai choisi le titre d'une ancienne chanson pour intituler cette chronique.
Je rappelle le début du refrain de cette chanson qui était interpréter par Georgette Plana et Édith Piaf:  On l'appelait le dénicheur
Il était rusé comme une fouine
C'était un gars qu'avait du cuir
Et qui cherchait des combines.