lundi 21 janvier 2019

LES "GARANTS" DU GRAND DEBAT

C'est une bonne chose que les ministres qui sont en charge de l'organisation du Grand Débat le soient sous contrôle de "Garants" pour en assurer la parfaite objectivité.
Mais il y un point qui me paraît mériter quelques critiques, c'est la manière dont sont désignés ces Garants. Leur désignation revenant au gouvernement, au Président de l'Assemblée Nationale, au Président du Sénat et au Président du Conseil Économique et Social , il se trouve que trois vont l'être par des représentant du pouvoir en place, un par un membre de l'opposition de droite et un par un multi chef d'entreprise.
La France regorge de spécialiste qui se sont distingués dans différents domaines intéressant ce Grand Débat et d'autres ont une notoriété indiscutable due à leur passé.
Sans critiquer les personnes choisies ni mettre en doute leur honnêteté et leur impartialité, il semble que le panel aurait pu être plus varié ou plus étendu.
On aurait pu penser par exemple à Thomas Piketty, Nicole Notat, Christophe Guilly, Cynthia Fleury, Axel Kahn.
Il serait dommage que l'on puisse, à la fin de la consultation, émettre un doute sur l'impartialité de l'analyse en raison du mode de désignation des représentants choisis pour en assurer la parfaite objectivité.

LE GRAND DEBAT ; UNE OPPORTUNITE A SAISIR

Un sujet aussi important que le Grand Débat a permis aux hommes politiques de prendre leurs postures habituelles
Les membres de LREM ont été dithyrambiques, les extrêmes de droite comme de gauche ont parlé de manipulations, les autres ne sachant que faire se sont trouvés obligés de critiquer le projet.
Rien de nouveau, on n'en sortira jamais, chacun campe sur ses positions. Est-ce un manque d'idée ou un manque de courage? Je ne sais.
Pourtant l'occasion est fournie à chacun de s'exprimer. Chaque homme politique, s'il le désire, peut faire valoir à travers la presse et les médias son point de vue sur chaque question posée par le Président et aussi sur tout autre sujet puisque le débat est ouvert.
La vraie question est de savoir si on veut sortir d'une manière positive de la crise ouverte par les gilets jaunes ou si l'on espère, dans le chaos qui risque s'en suivre, récupérer quelques miettes d'électorat ou de pouvoir reprocher à d'autres de n'avoir pas su régler les problèmes que l'on ne veut surtout pas aider à résoudre.
Une occasion de plus est donnée au bon peuple de se méfier du personnel politique, alors que celui-ci avait l'occasion de se distinguer, de manière positive, en acceptant de participer à la résolution d'une crise majeure.
   

dimanche 20 janvier 2019

CHANTAL JOUANNO DONNE LE MAUVAIS EXEMPLE

En tant que Présidente de la Commission des Débats Publics Chantal Jouanno perçoit un salaire de près de 15000€ par mois. Son salaire ayant fait polémique elle à refusé d'organiser le Grand Débat Public proposé par le Président de la République suite aux manifestations des gilets jaunes.
Croyez-vous pour cela qu'elle a démissionné de son poste ? Non.
Croyez-vous que, n'acceptant pas la tâche qui normalement lui revenait et qu'elle a refusé, elle a été sanctionné par une diminution de salaire ? Non.
Ainsi au moment où un Grand Débat National s'annonce à la suite de la manifestation des gilets jaunes contre les inégalités et les privilèges, celle qui devait organiser une enquête pour leur apporter une réponse campe sur ses propres privilèges en se permettant de refuser un travail pour lequel elle est rémunérée. Qui parmi les salariés peut de payer un tel luxe ?
C'est une attitude indigne de la part d'une ancienne ministre qui, ayant été antérieurement une grande championne s'étant illustrée dans un sport de combat, montre qu'elle a vite oublié le fait que son ancien poste devait la mettre au service de la Nation et que son ancien sport lui avait inculqué des principes de fair-play et de volonté d'affronter des combats difficiles.

samedi 19 janvier 2019

LES MAIRES : DE VRAIS REPUBLICAINS

Faut-il qu'ils aient le sens du devoir et de la République, qu'ils ne soient pas rancuniers les Maires de France pour accepter de participer au Grand Débat National proposé par le Président de la République, lui qui les a tant snobés affaiblis et marginalisés, et d'être les porteurs des revendications de leurs administrés.
Ils ont bien compris qu'il ne s'agissait pas de sauver le soldat Macron, mais de sauver la République et notre régime démocratique. C'est tout à leur honneur, il faut les remercier et les en féliciter.
Cette mobilisation des maires, qui parait nécessaire, pourrait remettre en question la loi sur le non cumul des mandats. Autant il est critiquable de voir un élu cumuler les mandats pour accroître ses revenus et sa notoriété, autant il est aussi indispensable que les pouvoirs centraux s'appuient sur les compétences et les connaissances locales et, qui mieux qu'un maire dispose de ces informations ?
Comme en tout, les positions extrêmes sont en général les plus mauvaises. Il serait bon de trouver un juste équilibre, défini parla loi, entre l'autorisation de cumuler tous les mandats et l'obligation de n'en posséder qu'un.
Si actuellement les députés étaient plus enracinés localement, ils n'auraient certainement pas laisser dériver les tendances autoritaires de notre Président vers de l'autoritarisme.

jeudi 17 janvier 2019

LA FRANCE THEATRE D'AFFRONTEMENTS EUROPEENSS

Face à la montée du populisme et de l’extrémisme Emmanuel Macron apparaissait comme le dernier rempart pour défendre l'Europe après les problèmes d'Angela Merkel et les différents résultats des élections en Europe de l'est et en Italie. Bien des européens la critiquent, mais nombreux sont ceux qui veulent la préserver à condition d'améliorer son fonctionnement sur le plan social.
La fronde des gilets jaunes a fourni une bonne opportunité aux opposants de tout poil à cette Europe,puisque d'autres pays, notamment l'Italie viennent s'ingérer dans nos affaires nationales.
La chose est cocasse. Luigi Di Maio, populiste insignifiant, qui se fait marginaliser par Matteo Salvini, vient au secours des gilets jaunes en mettant à leur disposition ses instruments de propagande, dans le but de les inciter à présenter une liste aux élections européennes, croyant pouvoir compter sur eux pour essayer de former une coalition populiste d'extrême gauche.
Mattéo Salvini cherche par tous les moyens à nuire à Emmanuel Macron qui a été suffisamment maladroit et, comme à son habitude, donneur de leçon pour s'immiscer dans les affaires italiennes. Mais sa démarche a des limites, il ne voudrait pas, tout en soutenant les gilets jaunes, les voir constituer une liste pour les élections européennes afin ne ne pas nuire à Marine Le Pen avec qui il compte bien, associé à quelques leaders des pays de l'Europe de l'est, former un groupe d'extrême droite au Parlement Européen.
Une fois de plus, ces deux leaders italiens en voulant s'unir, cette fois pour nuire à la politique actuelle de la France, affichent leur différence et montrent ce que peut donner l'alliance des deux extrêmes. La situation de l'Italie est éloquente à ce sujet, il suffit de poser la question de l'intérêt de continuer les travaux, particulièrement coûteux, du tunnel permettant de relier Lyon à Turin.

A L'AIDE

Cette année Emmanuel Macron ne se rendra pas à Davos. Il va simplement le 21 janvier rencontrer les plus grands patrons.
Il a donc besoin d'un entretien privé et particulier au lieu de débattre avec d'autres acteurs de l'économie mondiale aux rencontres de Davos.
Peut-être espère-t-il demander à ses interlocuteurs, dont certainement bon nombre l'ont aidé à prendre le pouvoir, de l'aider à sortir de la mauvaise passe dans laquelle il se trouve face aux gilets jaunes, au peu de soutien qu'il trouve auprès de la population, et à la faiblesse et à la maladresse de ceux qui l'entourent, pour mettre fin à une crise majeure qui, tout compte fait, au début n'était qu'une revendication légitime.
Prendre le pouvoir par surprise est une chose, l'assurer après une période d'euphorie en est une autre. Croire régler tous les problèmes en ayant des attitudes de matamore, en s'affichant comme seul responsable et en demandant d'une manière provocante de "venir le chercher", n'était-il pas un peu présomptueux pour quelqu'un qui n'était qu'un novice en politique entouré de gens, certes de haut niveau et de bonne volonté, mais tout aussi peu aguerri que lui.

mercredi 16 janvier 2019

LES INTERDITS DU GRAND DEBAT PUBLIC

Le Président de la République qui organise, suite aux  manifestations des gilets jaunes, un grand débat public, en exclut certains thèmes.
Il me parait tout à fait logique que ce qui relève de l'éthique ne soit pas débattu à cette occasion, c'est une affaire de spécialistes et de sages reconnus, pour éviter tout simplement un recul civilisationnel. On ne remet pas en cause des décisions prises telles que l’abolition de la peine de mort ou le droit à l'interruption volontaire de grossesse.
Par contre, lorsqu'un thème est abordé, il doit l'être intégralement, or notre Président veut bien que l'on parle de fiscalité, mais sans toucher à l'impôt sur la fortune (ISF). Le paiement de la taxe d'habitation par seulement 20% des ménages peut donner lieu à débat, mais pas l'ISF.
C'est tout simplement  inadmissible. Cela traduit le fait qu'il est interdit de toucher aux plus riches mais que la vraie cible pour alimenter les finances publiques sont ceux que l'on a l’indécence d'appeler "classes moyennes supérieures", c'est à dire un célibataire qui gagne moins de deux fois le SMIC ou un couple dont chaque membre perçoit à peine plus qu'un SMIC et demi.
Voilà la signature d'une politique de droite comme on n'en avait encore jamais connue