jeudi 15 novembre 2018

LES GRAND-MESSES

Ils en ont du mérite ces Présidents de la République Française qui organisent des grand-messes  contre le terrorisme, pour l'environnement et pour la paix.
Chaque fois, bien des chefs d'états y participent pour ne pas se faire remarquer sachant que lors de la marche de novembre 2015 contre le terrorisme, certains des participants en étaient des acteurs ou tout au moins des spectateurs passifs, que lors de la COP 21 un bon nombre n'avait aucune intention de diminuer la pollution générée par leur pays et que le 11 novembre 2018, une belle brochette de chefs d'état, belliqueux, osaient s'afficher, parfois au premier rang, lors du forum pour la paix, sans désirer pour cela la défendre.
A l'occasion de cette dernière manifestation, un seul responsable important faisait défaut, Donald Trump. Malgré tout le mal que l'on peut penser de lui et de la politique  qu'il mène, on ne peut que lui reconnaître au moins l'honnêteté de ne pas faire semblant de se mobiliser pour la paix, lui qui apparemment ne sait raisonner qu'en terme de confrontations violentes, et pour qui la force semble être le seul argument.. 

mardi 13 novembre 2018

BRICOLAGE

Le gouvernement n'arrête pas de prendre des mesures fiscales impopulaires qu'il s'empresse de corriger partiellement, espérant qu'il en tirera toujours un certain bénéfice.
J'en veux pour preuve:
- Hausse de la CSG sans compensation pour les retraités, après de nombreuses réclamations, 300.000 d'entre eux seront épargnés. Où trouvera-t-on l'impôt qui compensera ce manque à gagner ?
- Hausse des taxes sur les carburants: l’État réfléchit, il demande aux producteurs, à juste raison, de répercuter la baisse du prix du pétrole, on ne peut le critiquer, mais pour croire que ces producteurs ne trouveront pas un moyen de remplacer ce manque à gagner, il faudrait être naïf. D'autre part, certains maires vont aider une partie de leurs administrés. Qui paiera la facture ? Les impôts locaux.
-Transition écologique: l’État projette d'aider à l'acquisition de véhicules dits propres, mais en raison du prix de ces derniers il demande aux constructeurs de faire un effort. Qui paiera ? Certainement les employés à qui l'on demandera d'augmenter leurs performances.
Tout ceci n'est pas sérieux et s'apparente à du bricolage. Des décisions sont prises avant d'en avoir apprécié et mesuré leurs effets. Le gouvernement donne l'impression de naviguer à vue, en prenant en compte au cas par cas les revendications, en les hiérarchisant, pour éviter les conflits qu'il  croit ne pas pouvoir contrôler, ou soit en revenant sur ses décisions, soit en demandant de l'aide, soit en étant tout satisfait de trouver quelque affidé voulant l'aider.

lundi 12 novembre 2018

PETAIN, MALADRESSE PRESIDENTIELLE, POLEMIQUE INUTILE

Emmanuel Macron en voulant, comme bien de ses prédécesseurs relire l'histoire et distinguer les deux visages de Philippe Pétain, héros de 1918 et traitre en 1940, a commis une maladresse et soulevé une polémique inutile, souvent rapidement et maladroitement saisie par ses adversaires politiques.
S'il voulait honorer les maréchaux de la grande guerre, il n'avait pas à évoquer le nom de Philippe Pétain. Il pouvait les honorer tous, sans exception, puisque Philippe Pétain n'en fait plus partie puisqu'il a été destitué lors de son procès, il n'est plus Maréchal de France.

PARTIS POLITIQUES ET SYNDICATS A LA TRAINE

Nous vivons actuellement en France une époque dangereuse par manque d'opposition au pouvoir en place. Une démocratie à besoin d'une opposition pour qu'il y ait débat d'idées.
Ce n'est actuellement pas le cas en France où syndicats et partis politiques sont complètement désorganisés, ils n'agissent pas et ne font que réagir, souvent sur des points de détail, si bien que leurs prises de parole s'apparentent à des polémiques. Le dialogue avec le pouvoir se limite à quelques interpellations du Président de la République par quelques quidams en colère.
Dans ces conditions, la nature ayant horreur du vide, ce sont des foules inorganisées qui s'expriment dans la rue et, sans encadrement par les corps intermédiaires, les débordements les plus graves et les récupérations les plus avides sont à craindre.
Emmanuel Macron, dont Jacques Attali fut un temps le mentor, puisque c'est lui qui lui a permis d'entrer dans les cercles du pouvoir, a bien compris les leçons de celui-ci. Tout est dit dans l"Histoire du Temps" publié en 1982 où il explique que la maîtrise du temps est la maîtrise du pouvoir, en donnant pour exemple que lorsque le pouvoir a quitté l’Église pour l’État, c'est l'horloge de la mairie qui a rythmé la vie et non plus le clocher de l'église.
Ainsi, Emmanuel Macron ne cesse de vouloir être le maître des horloges, il y parvient parfaitement en imposant son calendrier.
Rappelons nous que dans un même ordre d'idée, François Mitterrand ne cessait de dire qu'il fallait "laisser le temps au temps"
Deux hommes politiques qui ont bien compris que maîtriser le calendrier et imposer son rythme sont deux éléments importants de l’exercice du pouvoir.  

dimanche 11 novembre 2018

UN NOUVEAU NE A GAUCHE

Raphaël Glucksmann, essayiste bien connu, et Thomas Porcher, économiste de gauche, oui ça existe, sont venus annoncer sur La 5, l'un dimanche 4 novembre à "C' politique", l'autre le mardi 7 novembre à "C' à dire", la naissance d'un nouveau mouvement de gauche appelé "Place Publique".
Ils se sont associés, pour mener à bien ce projet, à Claire Nouvian, écologiste, Jo Spiegel, très impliqué dans la démocratie participative et Diana Philippova, spécialiste de l'innovation et du numérique.
Ce mouvement se veut être le siège de débats d'idées et de propositions de gauche, sans être un parti politique, mais sans exclure sa participation éventuelle aux élections européennes.
Ce mouvement se dit proche de Génération's de Benoît Hamon et d'Europe Écologie Les Verts. Souhaitons qu'il arrive à faire se rapprocher de nouveau ces deux partis politiques alors que Benoît Hamon et Yannick Jadot, qui s'étaient associés lors de la dernière élection présidentielle, donnent l'impression actuellement de prendre leur distance.
Place Publique a une grande ambition, essayer de fédérer les gens de gauche en mettant en évidence ce qui les rapproche plutôt que ce qui les différencie. Thomas Porcher, optimiste sur ce sujet, pense que 80% des propositions peuvent être communes et que, de ce fait, des accords sont possibles. Espérons que cet optimisme ne sera pas déçu.
Si toutefois il avait raison, le fait que pour les élections européennes la gauche arrive  divisée, mais avec un socle commun, ne serait pas un inconvénient, puisque le scrutin est de type proportionnel. L'important serait qu'après les résultats, les heureux élus soient suffisamment raisonnables pour se rapprocher et défendre ensemble ce qui les unit.
Souhaitons à ce mouvement plus d'efficacité et de réussite que celui lancé il y a 5 ans, Nouvelle Donne, par Pierre Larrouturou qui paraissait avoir la même ambition mais qui a manqué de dynamisme et de leaders charismatiques, si bien que l'on n'entend plus, pour ainsi dire, parler de lui.

jeudi 8 novembre 2018

IMPRUDENT YANNICK JADOT

Face à la montée du populisme et du nationalisme, Emmanuel Macron et François Hollande, chacun de son coté, ont cherché à attirer l'attention de leurs concitoyens sur la similitude qu'ils perçoivent entre la période actuelle et les années 1930.
Est-ce pour se démarquer de cette analyse que Yannick Jadot a cru bon d'essayer d'apaiser les inquiétudes des français, que de tels propos peuvent créer, en disant que Mattéo Salvini n'avait rien à voir avec Mussolini, pas plus que le Rassemblement National ne pouvait être présenté comme un parti fasciste.
Il a certainement raison, pour le moment. Quoique, si on ne peut reprocher à Marine Le Pen d'avoir des propos fascisants, il n'en a pas toujours été de même de son père qui, à son époque, a été suivi par bien des responsables et des électeurs, que l'on retrouve actuellement pour certains au sein du R.N.
Il faut vis à vis de ces idéaux politiques être extrêmement prudent et, au risque de se tromper, faire preuve plus d'inquiétude et de vigilance que de naïveté.
Rappelons nous Edouard Daladier revenant satisfait, et même acclamé, au retour des accords de Munich, signés avec Hitler en 1938.

mercredi 7 novembre 2018

QUEL AVENIR POUR LA NOUVELLE-CALEDONIE ?

Par referendum, le dimanche 4 novembre 2018, la Nouvelle-Calédonie a choisi de rester française.
Ça n'a pas été une surprise, tous les sondages donnait un avantage important à ceux refusant l'indépendance. Mais, au soir du 4 novembre, les indépendantistes ont obtenu, avec 44% des suffrages, un score bien supérieur à ce qui était attendu.
Comme les accords de 1998 prévoient la possibilité d'organiser deux autres referendums dans les quatre ans à venir, c'est maintenant qu'il faut s'attendre à une lutte pour l'organisation de ce scrutin.
Les indépendantistes y tiendront absolument.
Les opposés à l'indépendance voudront faire acter définitivement les résultats de ce dimanche 4 novembre et les conséquences qui en découlent.
Il est peu probable, ne serait-ce que pour garder la paix sociale, qu'un nouveau referendum ne soit pas organisé.
Si celui-ci donnait la victoire aux indépendantistes, le résultat actuel deviendrait caduc. Si les indépendantistes progressaient, sans toutefois devenir majoritaires, il y a fort à penser qu'il serait nécessaire d'organiser un troisième et dernier scrutin. Si les non indépendantistes progressaient, peut-être alors leur victoire actuelle serait définitivement reconnue.
Le sort de la Nouvelle-Calédonie n'est donc pas scellé.