samedi 29 septembre 2018

BESOINS PRIORITAIRES

Actuellement, deux problèmes importants se posent:
- le respect de l'environnement pour l'humanité
- le chômage pour la France.
Dans ces conditions il est vraiment surprenant que le budget 2019 prévoit la suppression de 800 postes à Pôle Emploi et diminue de 30% les crédits d'impôt pour la transition énergétique.
Il est certain que le nombre d'employés d'une entreprise ou le nombre de fonctionnaires n'est pas en soi un gage d'efficacité, mais lorsque des problèmes importants se posent dans un secteur il est souhaitable de remettre en cause son organisation pour le rendre plus performant, sans pour cela diminuer les effectifs qui y sont attachés.
Quant aux 30% de diminution de crédits d'impôt, dispositif prévu pour faciliter la transition énergétique, on est en droit de se demander s'il n'y a pas d'autres niches fiscales à supprimer plus prioritairement.

jeudi 27 septembre 2018

DUPLICITE

Qu'il était calme, posé, élégant, s'exprimant correctement Alexandre Benalla, ce casseur de manifestants, devant la commission d'enquête du Sénat.
Il n'avait pourtant aucun rôle important à l’Élysée, il devait être par hasard sur presque toutes les photos du couple présidentiel, qu'elles soient officielles ou privées.
On se demande pourquoi le Président de la République est intervenu auprès du Président du Sénat, pourquoi deux ministres ont rappelé, aux sénateurs, les règles de droit et pourquoi le jour même de l'audition, le porte parole du gouvernement s'est encore offusqué qu'on importune ainsi un individu de si peu d'importance.
Ce doit être simplement de la sympathie, surtout qu'il doit en inspirer un peu à tout le monde, Alexandre Benalla, puisqu'il avait aussi bien droit à porter des armes que la coupe du monde de football.
Quelle belle image une si petite affaire peut donner des coulisses de la présidence de la République!

NUMERUS CLAUSUS

Il est encore tôt pour se faire une opinion sur la réforme concernant la manière de traiter les problèmes de santé, mais à priori, bien des propositions paraissent aller dans le bon sens: décharger des médecins des tâches administratives, créer un corps d'infirmiers et d'infirmières de haut niveau pour accomplir les actes médicaux les plus simples incombant jusqu'à présent aux médecins, essayer d'apporter une solution pour faire disparaitre les déserts médicaux et désencombrer les urgences.
Une décision m’interroge pourtant, c'est l'abandon pur et simple du numérus clausus.
A priori on ne peut qu'y être favorable vu le manque de médecins généralistes, mais est-on certain que le fait d'ouvrir le diplôme de docteur en médecine à un plus grand nombre d'étudiants va nécessairement faire croître le nombre de généralistes. Rien n'est moins sûr tant la pratique de certaines spécialités est beaucoup plus confortable et rémunératrice que la médecine générale.
Il serait peut-être plus intéressant de proposer une utilisation plus ciblée du numérus clausus à la fin des études de médecine générale avant la spécialisation. Il serait alors possible de définir un quota de médecins généralistes qui serait défini chaque année en fonction des besoins de la population.

mercredi 26 septembre 2018

LA GAUCHE DES OCCASIONS MANQUEES

Les événements récents concernant la République en Marche montrent que ce mouvement est de plus en plus incompatible avec les idéaux portés par la gauche.
Nicolas Hulot, Ministre du Développement Durable, écologiste confirmé mais aussi homme de gauche (n'a-t-il pas voté pour Benoît Hamon au premier tour de l'élection présidentielle) a démissionné faute de pouvoir faire accepter ses propositions.
Gérard Collomb, homme historique de la gauche, pourtant bien modérée, abandonne son poste de Ministre de l'Intérieur, certainement pour incompatibilité avec celui qu'il a largement contribué a porter au pouvoir.
Christophe Castaner, ancien membre du Parti Socialiste," marcheur" convaincu, a pour la première fois avancé une idée de gauche en voulant s'attaquer à l'héritage par la remise en cause des droits de succession. Il s'est fait sévèrement rabrouer.
Mais devant de tels faits, c'est encore la droite qui s'émeut et formule les critiques les plus vives, alors que les gens de gauche, et notamment ceux du Parti Socialiste, sont à peu près inaudibles. Ils ont pourtant là une remarquable occasion de se faire entendre en démontrant, ce que les précédentes mesures prises par le gouvernement laissaient supposer, que le macronisme est incompatible avec les idéaux de la gauche. Si bien que le gouvernement va bientôt ne plus être constitué que de ministre issus de la droite ou de la société civile où certains s'étaient déjà fait remarquer par leurs positions qu'il est difficile de  qualifier de sociales.

mardi 25 septembre 2018

TRAVERSER LA GARONNE EN TELEPHERIQUE

Un récent projet de téléphérique pour traverser la Garonne à Bordeaux aurait toutes les qualités. Il serait économiquement intéressant, non polluant, attractif sur le plan touristique et peu couteux à emprunter. Il faut souhaiter qu'un tel enthousiasme a pris aussi en compte la facilité d'utilisation, le débit de passagers et la fréquence de franchissement du fleuve.
De ce fait il serait certainement très intéressant de ne pas se contenter d'une seule traversée pour permettre ainsi aux piétons et aux cyclistes d'avoir le choix de l'endroit pour joindre les deux rives.
Ainsi avec un moyen de transport d'une telle qualité, il serait peut-être envisageable de rendre le pont de Pierre à la circulation automobile. Ce n'irait pas dans le sens de la diminution de la pollution à cet endroit là, mais compte tenu de celle générée par les bateaux de croisières, dont la présence sur les quais ne va cesser de progresser, faut-il s'en émouvoir, d'autant plus que la fermeture du pont de Pierre à la circulation automobile n'a pas supprimé la pollution, elle n'a fait que la déplacer.

lundi 24 septembre 2018

POURQUOI SE FORMER

Dans son plan de lutte contre le chômage, Emmanuel Macron a donné la priorité à la formation tout en sachant que les effets de cette dernière ne peuvent être immédiats.
Est-il impatient ou a-t-il changé de point de vue ? Nul ne le sait.
Par contre lorsqu'il a été interpelé par un jeune chômeur diplômé d'horticulture, cherchant vainement un emploi, il lui a signifié qu'il n'avait qu'à traverser la rue pour se faire employer, sous entendant qu'il pouvait être serveur dans un bar près de l’Élysée.
Est-ce une bonne manière d'inciter les gens à se former ? Être provisoirement serveur quand est étudiant, il faut malheureusement souvent en passer par là, cela se conçoit et constitue une preuve de dynamisme. Mais une fois diplômé dans une autre discipline, on aspire à autre chose, d'autant plus que serveur est un métier qui doit être ouvert en priorité aux diplômés d'écoles d’hôtellerie. Il doit bien y avoir aussi malheureusement dans ce secteur des chômeurs.
Il n'est pas sain de demander à n'importe qui de faire n'importe quoi et de clamer par ailleurs qu'il faut se former pour espérer trouver du travail.

dimanche 23 septembre 2018

PAS TOUCHE AUX GROS SALAIRES !

La député LREM Coralie Dubost, rapporteure de la loi Pacte a proposé de donner une augmentation de 80 euros par an aux 4 million de salariés bénéficiant d'une mesure de redistribution dans les entreprises.
Elle a essuyé un refus de Bruno Lemaire, Ministre de l’Économie et des Finances car cela obligerait de diminuer les plus gros salaires au nombre de 150.000, compris entre 80.000 et 120.000 euros de 371 euros par an, ce qu'il a jugé dangereux et certainement très important, car il pense que ces détenteurs de ces hauts revenus "on va les entendre", et qu'après tout, pour les autres 4 millions de salariés, à peine 8 euros par mois ne représentent pas grand chose.
Ainsi, ce gouvernement a peur de la réaction de 150.000 détenteurs de gros salaires, mais est resté imperturbable devant, les manifestations de retraités, largement ponctionnés, alors qu'ils étaient presque 1 million dans la rue.
S'il fallait encore une démonstration du fait que ce gouvernement est favorables aux plus riches, il ne serait pas nécessaire de chercher plus loin. Sans compter, en plus, que cette opération ne couterait rien à  l’État.