L'ancien P.D.G. d'Air France, Jean-Marc Janaillac, démissionnaire a été remplacé par Benjamin Smith qui toutefois n'est que Directeur Général. Mais, bien qu'ayant perdu le titre de Président, il n'en reste pas moins que son salaire sera trois fois plus élevé que celui de son prédécesseur.
A ce niveau de salaire, plus de un million d'euros pour l'un et trois millions d'euros pour l'autre, les chiffres sont choquants. Mais, pourquoi avoir été chercher un canadien pour, à ce prix là, diriger Air France, alors que des spécialistes de l'aéronautique, comme Gérard Feldzer, sont convaincus qu'il existait en France des gens dont le C.V. permettait de leur confier ce poste avec les mêmes chances de réussite.
Il semble que l’État, actionnaire principal d'Air France, puisqu'il dispose de 14% du capital et de 23% des voix, ait voulu "casser les codes"
Tout d'abord pour montrer la distance entre l'entreprise et l’État, le choix s'est porté sur un candidat ne sortant pas du sérail et n'ayant pas fait l'E.N.A. Ensuite pour montrer l'insertion de la France dans la mondialisation, il était peut-être bon de faire appel à un étranger, de plus cet étranger, le canadien Benjamin Smith, a su, en tant que second d'Air Canada, mener à bien des négociations difficiles dans une compagnie low cost, en arrivant à signer des accords d'une validité de dix ans.
Mais, pourquoi un tel salaire? Ne pouvait-on pas reconduire pour un Directeur Général celui d'un P.D.G.? Là encore, il s'agissait d'envoyer un signe au niveau international, car bien que le salaire du nouvel arrivant soit le triple du démissionnaire, il n'en reste pas moins que cela ne constitue qu'une augmentation de 20% pour ce Directeur Général par rapport à ce qu'il percevait en n'étant que le second d'Air Canada.
Ce doit être cela les bienfaits de la mondialisation. Reste à le faire comprendre au personnel d'Air France à qui on refuse une augmentation de 5%
mercredi 22 août 2018
lundi 20 août 2018
COUP DE BARRE A GAUCHE PEU PROBABLE
Après presque un an et demi de pouvoir, les gens de gauche attendaient d'Emmanuel Macron qu'il infléchisse sa politique pour qu'elle devienne plus sociale, lui qui jusqu'à maintenant n'a suivi qu'une politique de droite, contrairement aux promesses qu'il avait formulé d'avoir une politique équilibrée.
Sa chute dans les sondages est due essentiellement à la désaffection, certainement passagère, de l'électorat de droite.
L'électorat de gauche qui l'avait porté au pouvoir se divise en deux parties, ceux qui ont vite compris et ont rejoint l'opposition, souvent sans trouver un autre parti pour les accueillir, et ceux qui espèrent encore et qui, faute de mieux, en raison de l'état actuel de la gauche, restent fidèles au pouvoir en place.
De ce fait, compte tenu de la faiblesse du Parti Socialiste et de la division de la gauche, Emmanuel Macron n'a rien à craindre de coté là. S'il veut retrouver ses bons scores dans les sondages, qu'il avait il y a quelques mois, c'est auprès de l'électorat de droite qu'il ira les chercher.
Ainsi, aucune inflexion sociale n'est à attendre, tout au plus verra-t-on quelques évolutions sociétales sur des sujets comme la P.M.A et la laïcité qui peuvent présenter quelques risques vis à vis de la droite sans pour cela satisfaire toutes les tendances de la gauche
Sa chute dans les sondages est due essentiellement à la désaffection, certainement passagère, de l'électorat de droite.
L'électorat de gauche qui l'avait porté au pouvoir se divise en deux parties, ceux qui ont vite compris et ont rejoint l'opposition, souvent sans trouver un autre parti pour les accueillir, et ceux qui espèrent encore et qui, faute de mieux, en raison de l'état actuel de la gauche, restent fidèles au pouvoir en place.
De ce fait, compte tenu de la faiblesse du Parti Socialiste et de la division de la gauche, Emmanuel Macron n'a rien à craindre de coté là. S'il veut retrouver ses bons scores dans les sondages, qu'il avait il y a quelques mois, c'est auprès de l'électorat de droite qu'il ira les chercher.
Ainsi, aucune inflexion sociale n'est à attendre, tout au plus verra-t-on quelques évolutions sociétales sur des sujets comme la P.M.A et la laïcité qui peuvent présenter quelques risques vis à vis de la droite sans pour cela satisfaire toutes les tendances de la gauche
PARTI SOCIALISTE CHERCHE LEADER
Pour affronter les élections européennes en 2019 le Parti Socialiste se trouve tellement embarrassé, qu'il envisage d'aller chercher en Belgique sa tête de liste.
Il y avait bien un candidat, Pierre Moscovici, mais il semble que le moment de recycler les vieilles gloires soit passé, à tel point que les instances dirigeantes du parti lui ont suggéré...d'aller faire un tour chez les grecs, royal cadeau qu'il a élégamment refusé.
Quelle tristesse et quelle désolation de voir un grand parti perdre tout ce qu'il avait, aussi bien son implantation, ses idées, ses propositions, ses adhérents et...ses biens immobiliers.
Il y avait bien un candidat, Pierre Moscovici, mais il semble que le moment de recycler les vieilles gloires soit passé, à tel point que les instances dirigeantes du parti lui ont suggéré...d'aller faire un tour chez les grecs, royal cadeau qu'il a élégamment refusé.
Quelle tristesse et quelle désolation de voir un grand parti perdre tout ce qu'il avait, aussi bien son implantation, ses idées, ses propositions, ses adhérents et...ses biens immobiliers.
samedi 18 août 2018
COUCOU ! LE REVOILA
Après le succès inattendu de son livre, François Hollande, tout heureux de le dédicacer, ne manque pas une occasion de prononcer quelques phrases sibyllines qui peuvent faire penser qu'un retour au pouvoir en 2022 occupe de nouveau son esprit.
Il est bien aidé en cela par sa compagne, Julie Gayet, qui elle aussi exprime, par quelques phrases ambigües, que le retour de son compagnon ne lui parait pas impossible.
Ils devraient pourtant, l'un et l'autre, se rappeler de l'énorme succès en librairie du livre de Nicolas Sarkozy dont la tentative de reprise du pouvoir s'est soldé par l'échec que l'on connait, même à l'intérieur de son propre camp.
Mais, dans le cas de François Hollande les choses paraissent plus graves car il fait planer sur le Parti Socialiste une ombre qui doit préoccuper bien des adhérents et sympathisants et, qui ne peut que détourner de leur esprit, que le problème essentiel du parti est de trouver un leader charismatique pour porter des idées nouvelles.
Pour le peu que François Hollande soit présent à l'Université d'été du P.S., la presse s'intéressera plus à cet événement qu'aux débats et à la manière dont Olivier Faure essaiera enfin de trouver un moyen de remplir le vide sidéral qu'il a devant lui.
Il est bien aidé en cela par sa compagne, Julie Gayet, qui elle aussi exprime, par quelques phrases ambigües, que le retour de son compagnon ne lui parait pas impossible.
Ils devraient pourtant, l'un et l'autre, se rappeler de l'énorme succès en librairie du livre de Nicolas Sarkozy dont la tentative de reprise du pouvoir s'est soldé par l'échec que l'on connait, même à l'intérieur de son propre camp.
Mais, dans le cas de François Hollande les choses paraissent plus graves car il fait planer sur le Parti Socialiste une ombre qui doit préoccuper bien des adhérents et sympathisants et, qui ne peut que détourner de leur esprit, que le problème essentiel du parti est de trouver un leader charismatique pour porter des idées nouvelles.
Pour le peu que François Hollande soit présent à l'Université d'été du P.S., la presse s'intéressera plus à cet événement qu'aux débats et à la manière dont Olivier Faure essaiera enfin de trouver un moyen de remplir le vide sidéral qu'il a devant lui.
ENTRETIEN DU RESEAU ROUTIER
Le dramatique accident survenu à Gènes en Italie à la suite de l'effondrement du viaduc Morandi a permis de mettre en évidence les conclusions d'un récent rapport gouvernemental en date de juillet 2018 dénonçant, pour les ouvrages d'art, "une politique d'entretien sous dimensionnée". Sur 12000 ponts en France, "7% présentent un risque d'effondrement" soit 840 ouvrages et, si la politique actuelle n'évoluait pas, se serait "6% des ponts qui seraient hors service en 2037"
Pourtant le journal Sud-Ouest, dans son édition du 15 août 2018, a publié une interview rassurante de Thierry Guichard, ancien patron des services techniques de Bordeaux, montrant très clairement que les techniques,pour inspecter et ausculter les ouvrages d'art de manière à s'assurer de la qualité de leur état, existent et sont fiables.
Si donc certains peuvent être considérés comme dangereux, c'est que les moyens ne sont pas mis à la disposition des gestionnaires pour qu'ils puissent assurer la pérennité de la qualité des ouvrages qu'ils ont sous leur responsabilité.
Pouvoir ausculter un ouvrage d'art est rassurant, vouloir le faire est une autre histoire, quant à l'entretien, à la suite des conseils donnés par les inspecteurs de l'ouvrage, quand on voit l'état de certaines de nos routes, on peut légitimement comprendre que quelqu'inquiétude puisse s'exprimer.
Pourtant le journal Sud-Ouest, dans son édition du 15 août 2018, a publié une interview rassurante de Thierry Guichard, ancien patron des services techniques de Bordeaux, montrant très clairement que les techniques,pour inspecter et ausculter les ouvrages d'art de manière à s'assurer de la qualité de leur état, existent et sont fiables.
Si donc certains peuvent être considérés comme dangereux, c'est que les moyens ne sont pas mis à la disposition des gestionnaires pour qu'ils puissent assurer la pérennité de la qualité des ouvrages qu'ils ont sous leur responsabilité.
Pouvoir ausculter un ouvrage d'art est rassurant, vouloir le faire est une autre histoire, quant à l'entretien, à la suite des conseils donnés par les inspecteurs de l'ouvrage, quand on voit l'état de certaines de nos routes, on peut légitimement comprendre que quelqu'inquiétude puisse s'exprimer.
jeudi 16 août 2018
ELECTIONS EUROPEENNES, DUEL AU SOMMET
On assiste actuellement à une confrontation à distance entre Matteo Salvini, Ministre de l'Intérieur italien, mais homme fort du gouvernement et Emmanuel Macron Président de la République française.
L'un d'extrême droite ne rêve que de faire éclater l'Europe Unie, soutenu qu'il est par Victor Orban à la tête de la Hongrie et tous les ambitieux extrémistes participant aux régimes, encore démocratiques, de l'Europe centrale et même de l'Allemagne, l'autre, dont le projet d'une grande Europe est l'une de ses motivations.
Certains diront qu'il s'agit d'une confrontation entre les nationalistes et les progressistes.
En réalité, il s'agit pour les uns d'imposer un régime d'extrême droite pour favoriser le repli de chaque petit pays, constituant l'Europe, à l'intérieur de ses frontières, de manière à sauvegarder, sous couvert de ce qu'ils présentent comme une identité, ce qui n'est qu'en réalité qu'une intolérance vis à vis de l'étranger, et pour les autres, de sauvegarder, tout en croyant à la nécessité de l'existence d'une Europe Unie, pour lui donner le poids qu'elle mérite à l'international, un modèle économique néolibéral, qu'il est difficile de qualifier de progressiste.
Ainsi, à l'horizon des élections européennes de 2019, on peut craindre que l'affrontement se situe entre ceux qui veulent sauver l'Europe et ceux qui veulent la détruire.
Il y a fort à parier qu'il restera peu de place pour ceux qui veulent défendre une Europe Unie sur des bases plus sociales que celles qui existent actuellement.
De ce fait, bien des électeurs seront obligés de se satisfaire non pas de ce qu'ils souhaitent ou espèrent, mais de se contenter de ce qu'ils considèrent comme un moindre mal.
L'un d'extrême droite ne rêve que de faire éclater l'Europe Unie, soutenu qu'il est par Victor Orban à la tête de la Hongrie et tous les ambitieux extrémistes participant aux régimes, encore démocratiques, de l'Europe centrale et même de l'Allemagne, l'autre, dont le projet d'une grande Europe est l'une de ses motivations.
Certains diront qu'il s'agit d'une confrontation entre les nationalistes et les progressistes.
En réalité, il s'agit pour les uns d'imposer un régime d'extrême droite pour favoriser le repli de chaque petit pays, constituant l'Europe, à l'intérieur de ses frontières, de manière à sauvegarder, sous couvert de ce qu'ils présentent comme une identité, ce qui n'est qu'en réalité qu'une intolérance vis à vis de l'étranger, et pour les autres, de sauvegarder, tout en croyant à la nécessité de l'existence d'une Europe Unie, pour lui donner le poids qu'elle mérite à l'international, un modèle économique néolibéral, qu'il est difficile de qualifier de progressiste.
Ainsi, à l'horizon des élections européennes de 2019, on peut craindre que l'affrontement se situe entre ceux qui veulent sauver l'Europe et ceux qui veulent la détruire.
Il y a fort à parier qu'il restera peu de place pour ceux qui veulent défendre une Europe Unie sur des bases plus sociales que celles qui existent actuellement.
De ce fait, bien des électeurs seront obligés de se satisfaire non pas de ce qu'ils souhaitent ou espèrent, mais de se contenter de ce qu'ils considèrent comme un moindre mal.
LE RUGBY, SPORT VIOLENT
Le décès d'un jeune joueur de rugby de l'équipe d'Aurillac devrait obliger les instances dirigeantes de ce sport à prendre des décisions de manière à protéger les joueurs.
Il semble qu'il existe deux solutions pour régler ce problème:
- soit on revoit les règles de ce sport pour qu'il redevienne moins violent comme il l'était au milieu du siècle dernier,
- soit on envisage de protéger les joueurs par un équipement adéquat.
Les instances internationales de ce sport me paraissent en partie coupable, car lorsque sur une aire de jeu, on prévoit de constater un "protocole commotion", c'est bien que l'on a pris conscience du danger.
Dans ce domaine, si l'on ne veut pas modifier le règlement, pourquoi ne pas s'inspirer du football américain qui lui sait, en les équipant correctement, protéger les sportifs.
Il semble qu'il existe deux solutions pour régler ce problème:
- soit on revoit les règles de ce sport pour qu'il redevienne moins violent comme il l'était au milieu du siècle dernier,
- soit on envisage de protéger les joueurs par un équipement adéquat.
Les instances internationales de ce sport me paraissent en partie coupable, car lorsque sur une aire de jeu, on prévoit de constater un "protocole commotion", c'est bien que l'on a pris conscience du danger.
Dans ce domaine, si l'on ne veut pas modifier le règlement, pourquoi ne pas s'inspirer du football américain qui lui sait, en les équipant correctement, protéger les sportifs.
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