Le Premier Ministre, comme tout directeur, sous l'ordre du PDG de l'Entreprise France convoque les ministres, non pas pour les noter, mais pour faire le point après un an d'activité.
Il n'y a rien de critiquable à vouloir s'assurer que la tableau de marche imposé par le patron soit correctement suivi; Ce qui l'est moins est la publicité que l'on donne à l'événement, il semble qu'un peu plus de discrétion aurait été de bon aloi, ne serait-ce que par respect pour ceux qui doivent rendre des comptes.
Il y à là une volonté de montrer que la France est gérée comme une entreprise, les français n'avaient pas besoin d'une telle démonstration, ils l'avaient malheureusement bien compris.
samedi 7 juillet 2018
vendredi 6 juillet 2018
UN METRO A BORDEAUX
Il est fort surprenant que l'idée du métro à Bordeaux "refasse surface" après avoir été abandonné il y a 24 ans. A l'époque l'étude technique avait été confiée à des équipes très compétentes sous la direction d'un chef de projet de haut niveau. Actuellement, un enseignant chercheur en droit public relance l'idée en avançant des arguments techniques tels que la réalisation de tranchées couvertes. Il est étonnant que cette technique n'ait pas été envisagée en 1994 car bien avant cela, elle avait appliquée, par exemple sur l'autoroute de la cote basque pour éviter le creusement d'un tunnel à Guèthary
Si les choses sont si simples, il y a de quoi en rester pantois, on peut même se demander si l'installation du tram n'avait pas pour seul but d'encombrer la voirie de manière à l'interdire à la circulation automobile et à faire circuler un bel objet, notamment sur les quais de Bordeaux, pour donner une belle image favorable au développement du tourisme.
Tranchée couverte ou pas, à 7 mètres de profondeur, dans la plupart des endroits de Bordeaux on est sous la nappe phréatique. Des techniques variées pour réaliser de tels travaux existent comme, par exemple rabattement de nappe, gel des sols, creusement à l'aide d'un tunnelier, mais elles sont très coûteuses et demandent souvent d'infinies précautions vis à vis de l'environnement bâti, elles mêmes très onéreuses. Ces travaux sont évidemment réalisables, c'est une question de coût.
Mais alors, dans ce cas là, pourquoi ne pas avoir fait un tunnel, pour franchir le fleuve, au bout de la rue Lucien Faure au lieu d'un "pont intermittent". Peut-être voulait-on avoir encore un bel objet pour attirer les touristes ?
Il semble que tous ces contre temps sont forts gênants et coûteux. La technique n'a rien à voir avec ces hésitations, on sait tout faire, mais au gré de l'envie, plus ou moins grande, d'investir des hommes politiques, il semble que l'on assiste à des valses hésitation qui, globalement, sont certainement plus coûteuses et et moins efficaces qu'une décision réfléchie prenant en compte les travaux à réaliser à l'horizon minimum d'un demi-siècle.C'est cela la prospective !
Si les choses sont si simples, il y a de quoi en rester pantois, on peut même se demander si l'installation du tram n'avait pas pour seul but d'encombrer la voirie de manière à l'interdire à la circulation automobile et à faire circuler un bel objet, notamment sur les quais de Bordeaux, pour donner une belle image favorable au développement du tourisme.
Tranchée couverte ou pas, à 7 mètres de profondeur, dans la plupart des endroits de Bordeaux on est sous la nappe phréatique. Des techniques variées pour réaliser de tels travaux existent comme, par exemple rabattement de nappe, gel des sols, creusement à l'aide d'un tunnelier, mais elles sont très coûteuses et demandent souvent d'infinies précautions vis à vis de l'environnement bâti, elles mêmes très onéreuses. Ces travaux sont évidemment réalisables, c'est une question de coût.
Mais alors, dans ce cas là, pourquoi ne pas avoir fait un tunnel, pour franchir le fleuve, au bout de la rue Lucien Faure au lieu d'un "pont intermittent". Peut-être voulait-on avoir encore un bel objet pour attirer les touristes ?
Il semble que tous ces contre temps sont forts gênants et coûteux. La technique n'a rien à voir avec ces hésitations, on sait tout faire, mais au gré de l'envie, plus ou moins grande, d'investir des hommes politiques, il semble que l'on assiste à des valses hésitation qui, globalement, sont certainement plus coûteuses et et moins efficaces qu'une décision réfléchie prenant en compte les travaux à réaliser à l'horizon minimum d'un demi-siècle.C'est cela la prospective !
jeudi 5 juillet 2018
LE TRAVAIL DES EMIGRES
Au moment où les pays de l'Union Européenne traitent les émigrés comme une marchandise en se "refilant la patate chaude" pour définir le moyen de les accueillir ou de les refuser, il serait peut-être bon de rappeler quelques vérités.
-Qui serait descendu au fond des mines de fer et de charbon si les polonais et les italiens n'étaient pas venus en France ?
-Qui aurait balayé les stations et les couloirs du métro si les africains ne l'avaient pas fait ?
-Qui aurait manié la pelle et la pioche dans les travaux de génie civil pendant que d'autre utilisaient des outils mécaniques plus performants, si portugais, algériens et autres étaient restés chez eux ?
-Qui fait marcher l'économie parallèle en Italie en alimentant le travail noir?
-Qui travaille la terre dans le sud de l'Espagne ?
-Qui garde les enfants et fait les travaux domestiques notamment aux États-Unis à tel point que l'espagnol est en passe de devenir la première langue parlée dans ce pays ?
Et après cela on voudrait n'accueillir que les émigrés de haut niveau alors que notre devoir est de les former pour qu'ils retournent dans leur pays pour le mettre en valeur, ce qui constitue la seule solution pour limiter l'immigration.
-Qui serait descendu au fond des mines de fer et de charbon si les polonais et les italiens n'étaient pas venus en France ?
-Qui aurait balayé les stations et les couloirs du métro si les africains ne l'avaient pas fait ?
-Qui aurait manié la pelle et la pioche dans les travaux de génie civil pendant que d'autre utilisaient des outils mécaniques plus performants, si portugais, algériens et autres étaient restés chez eux ?
-Qui fait marcher l'économie parallèle en Italie en alimentant le travail noir?
-Qui travaille la terre dans le sud de l'Espagne ?
-Qui garde les enfants et fait les travaux domestiques notamment aux États-Unis à tel point que l'espagnol est en passe de devenir la première langue parlée dans ce pays ?
Et après cela on voudrait n'accueillir que les émigrés de haut niveau alors que notre devoir est de les former pour qu'ils retournent dans leur pays pour le mettre en valeur, ce qui constitue la seule solution pour limiter l'immigration.
mercredi 4 juillet 2018
UNE FEMME POLITIQUEMENT LIBRE
Simone Veil a reçu de nombreux hommages lors de son décès il y a un an et actuellement à l'occasion de son entrée au Panthéon, auxquels je m'associe pleinement, ayant eu l'occasion, à titre personnel en tant que responsable syndical, de faire appel à son arbitrage dans un différent avec l'administration où j'ai pu apprécier son efficacité, son sens de la justice et le souci de prendre en compte les demandes individuelles, si peu importantes soient-elles.
Mais il me semble que ces vibrants hommages n'ont pas assez souligné sa liberté vis à vis des partis politiques et de leurs leaders.
Il ne faut pas oublier que sa loi sur l'IVG, alors qu'elle appartenait à une majorité de droite, est passée grâce aux voix de la gauche; que quand Jacques Chirac a sollicité son soutien lorsqu' il a voulu affronter Valéry Giscard d'Estaing il a essuyé un refus bien qu'il ait eu préalablement la précaution , lors de la loi sur l'IVG, de lui offrir, parait-il, un énorme bouquet de roses et qu'en 2007, bien qu'appartenant au centre, son manque de confiance en François Bayrou, lui a fait soutenir Nicolas Sarkozy.
Certains autres hommes ou femmes politiques ont aussi des parcours sinueux, mais c'est en général par opportunisme alors que Simone Veil le faisait pour faire aboutir les idées qu'elle croyait importantes et qu'une majorité de français, d'horizons politiques différents, ont appréciées.
Mais il me semble que ces vibrants hommages n'ont pas assez souligné sa liberté vis à vis des partis politiques et de leurs leaders.
Il ne faut pas oublier que sa loi sur l'IVG, alors qu'elle appartenait à une majorité de droite, est passée grâce aux voix de la gauche; que quand Jacques Chirac a sollicité son soutien lorsqu' il a voulu affronter Valéry Giscard d'Estaing il a essuyé un refus bien qu'il ait eu préalablement la précaution , lors de la loi sur l'IVG, de lui offrir, parait-il, un énorme bouquet de roses et qu'en 2007, bien qu'appartenant au centre, son manque de confiance en François Bayrou, lui a fait soutenir Nicolas Sarkozy.
Certains autres hommes ou femmes politiques ont aussi des parcours sinueux, mais c'est en général par opportunisme alors que Simone Veil le faisait pour faire aboutir les idées qu'elle croyait importantes et qu'une majorité de français, d'horizons politiques différents, ont appréciées.
lundi 2 juillet 2018
DIX HUIT MOIS DE REFLEXION
Il aura fallu un an et demi pour que Jean-Luc Mélenchon, malgré sa brillante performance à l'élection présidentielle, tire les conclusions de son impuissance et tende la main à Benoît Hamon.
Le calcul était pourtant simple, quoique en politique les choses ne le sont jamais, mais, si les voix de Jean-Luc Mélenchon et celles de Benoît Hamon s'étaient ajoutées , le second tour de cette élection se serait passé d'une manière assez traditionnelle entre la gauche et un nouveau parti, mal défini, mais dont on sait maintenant qu'il se rapproche plus de la droite que de la gauche.
De là à penser que le résultat de l'élection présidentielle aurait changé, il y a un pas que je n'oserais franchir, mais il n'aurait pas été impossible que les élections législatives, tout en donnant la majorité à LREM, n’auraient pas permis que celle-ci soit absolue.
Mais maintenant, après les foucades de Jean-Luc Mélenchon et les démonstrations provocantes et pas toujours de bon goût de ses lieutenants, peut-on espérer que Benoît Hamon se laisse convaincre. Même l'horizon des élections européennes ne devrait pas suffire pour que ces deux parties de la gauche veuillent se ressouder.
C'est certainement dommage, mais il serait souhaitable que ceux qui veulent représenter une gauche raisonnable sachent que les excès ne sont plus en France porteurs de succès. Bien que souffrant de multiples inégalités, la majorité des électeurs de gauche n'est pas " suffisamment malheureuse" pour souhaiter la révolution.
Benoît Hamon l'a bien compris, Jean-Luc Mélenchon le comprendra-t-il, et s'il le comprend, ce que je crois, voudra-t-il l'avouer au risque d'altérer l'image qu'il s'est chargé de se construire
Le calcul était pourtant simple, quoique en politique les choses ne le sont jamais, mais, si les voix de Jean-Luc Mélenchon et celles de Benoît Hamon s'étaient ajoutées , le second tour de cette élection se serait passé d'une manière assez traditionnelle entre la gauche et un nouveau parti, mal défini, mais dont on sait maintenant qu'il se rapproche plus de la droite que de la gauche.
De là à penser que le résultat de l'élection présidentielle aurait changé, il y a un pas que je n'oserais franchir, mais il n'aurait pas été impossible que les élections législatives, tout en donnant la majorité à LREM, n’auraient pas permis que celle-ci soit absolue.
Mais maintenant, après les foucades de Jean-Luc Mélenchon et les démonstrations provocantes et pas toujours de bon goût de ses lieutenants, peut-on espérer que Benoît Hamon se laisse convaincre. Même l'horizon des élections européennes ne devrait pas suffire pour que ces deux parties de la gauche veuillent se ressouder.
C'est certainement dommage, mais il serait souhaitable que ceux qui veulent représenter une gauche raisonnable sachent que les excès ne sont plus en France porteurs de succès. Bien que souffrant de multiples inégalités, la majorité des électeurs de gauche n'est pas " suffisamment malheureuse" pour souhaiter la révolution.
Benoît Hamon l'a bien compris, Jean-Luc Mélenchon le comprendra-t-il, et s'il le comprend, ce que je crois, voudra-t-il l'avouer au risque d'altérer l'image qu'il s'est chargé de se construire
dimanche 1 juillet 2018
L'ECHEC DE L'EUROPE
Qu'on le présente comme un demi succès ou comme un accord a minima, le sommet européen du 29 juin a été en réalité un véritable échec.
Quel en est le bilan ? Sous prétexte que les 27 pays membres sont arrivés à apposer leur signature au bas d'un texte d'accord, il faudrait se satisfaire du résultat, même s'il fait la part belle aux idéologies des pays du groupe de visegrad où se sont les populistes qui ont imposé leur volonté.
Mais comment a-t-on pu en arriver là ? Il aurait été naïf de croire que Hongrie, Pologne, République Tchèque et Slovaquie veuillent devenir "européen" pour d'autres raisons que pour en tirer des avantages, mais, de là à laisser l'Italie seule face à l'accueil des migrants, en raison des accords de Dublin, est une faute grave qui a fait basculer ce pays latin dans le populisme d'extrême droite, désemparé qu'il était devant le problème insurmontable qui lui était imposé et que personne ne voulait partager.
De petits compromis en petits compromis, en raison de l'absurde règle de l'unanimité imposée pour les décisions européennes, l'Europe qui veut soit disant défendre ses racines et ses principes d'éthique et d'humanisme, se trouve phagocytée par des pays qui, ayant retrouvé récemment leur liberté, et à quel prix, veulent imposer leur loi à ceux qui les ont aidés et accueillis, en se méfiant de de tout autre qui peut gêner leur confort enfin retrouvé.
Leur attitude et leur idéologie gangrène toute l'Europe car les européens occidentaux ne trouvent pas dans l'Union Européenne ce qu'ils espéraient y trouver. Il en sera toujours ainsi tant que le déséquilibre entre l'économie et le social perdurera. Les laissés-pour-compte rejoindront les bataillons des mécontents qui sont, comme chacun sait, la proie facile des populistes et des extrémistes.
Quel en est le bilan ? Sous prétexte que les 27 pays membres sont arrivés à apposer leur signature au bas d'un texte d'accord, il faudrait se satisfaire du résultat, même s'il fait la part belle aux idéologies des pays du groupe de visegrad où se sont les populistes qui ont imposé leur volonté.
Mais comment a-t-on pu en arriver là ? Il aurait été naïf de croire que Hongrie, Pologne, République Tchèque et Slovaquie veuillent devenir "européen" pour d'autres raisons que pour en tirer des avantages, mais, de là à laisser l'Italie seule face à l'accueil des migrants, en raison des accords de Dublin, est une faute grave qui a fait basculer ce pays latin dans le populisme d'extrême droite, désemparé qu'il était devant le problème insurmontable qui lui était imposé et que personne ne voulait partager.
De petits compromis en petits compromis, en raison de l'absurde règle de l'unanimité imposée pour les décisions européennes, l'Europe qui veut soit disant défendre ses racines et ses principes d'éthique et d'humanisme, se trouve phagocytée par des pays qui, ayant retrouvé récemment leur liberté, et à quel prix, veulent imposer leur loi à ceux qui les ont aidés et accueillis, en se méfiant de de tout autre qui peut gêner leur confort enfin retrouvé.
Leur attitude et leur idéologie gangrène toute l'Europe car les européens occidentaux ne trouvent pas dans l'Union Européenne ce qu'ils espéraient y trouver. Il en sera toujours ainsi tant que le déséquilibre entre l'économie et le social perdurera. Les laissés-pour-compte rejoindront les bataillons des mécontents qui sont, comme chacun sait, la proie facile des populistes et des extrémistes.
PENSIONS DE REVERSION
Dans le cadre de la réforme des retraites le gouvernement prévoit de "remettre tout à plat". La plupart des familles politiques et les centrales syndicales s'inquiètent car il est peu probable que cette réforme ne cache pas, sous des soucis apparents d'égalité, une réelle volonté d'économies.
En dehors des différentes priorités à prendre en compte pour le calcul des retraites, les systèmes actuels des pensions de reversion vont être remaniés. Bien des politiques de droite comme de gauche s'en émeuvent, c'est leur "métier". Christophe Castaner ne trouve comme réponse qu'une formule plutôt ambigüe "il y aura des gagnants et il y aura des perdants", mais ceux qui actuellement la perçoivent ne seront pas touchés.
On pouvait espérer mieux pour ceux qui vivent encore en couple, car chacun peut estimer actuellement le montant du versement éventuel d'une pension de reversion et, calculer ainsi, s'il estime que cette pension ne lui suffit pas pour assurer les vieux jours de celui du couple qui restera seul, le montant de l'assurance complémentaire ou de l'assurance dépendance dont il peut avoir besoin.
Si cette pension de reversion venait à diminuer, suivant leur âge, les futurs possibles ayants droit ne pourraient pas modifier le montant des garanties qu'ils ont souscrites.
Il est de ce fait inadmissible qu'une pension de reversion, non encore versée, soit revue à la baisse.
En dehors des différentes priorités à prendre en compte pour le calcul des retraites, les systèmes actuels des pensions de reversion vont être remaniés. Bien des politiques de droite comme de gauche s'en émeuvent, c'est leur "métier". Christophe Castaner ne trouve comme réponse qu'une formule plutôt ambigüe "il y aura des gagnants et il y aura des perdants", mais ceux qui actuellement la perçoivent ne seront pas touchés.
On pouvait espérer mieux pour ceux qui vivent encore en couple, car chacun peut estimer actuellement le montant du versement éventuel d'une pension de reversion et, calculer ainsi, s'il estime que cette pension ne lui suffit pas pour assurer les vieux jours de celui du couple qui restera seul, le montant de l'assurance complémentaire ou de l'assurance dépendance dont il peut avoir besoin.
Si cette pension de reversion venait à diminuer, suivant leur âge, les futurs possibles ayants droit ne pourraient pas modifier le montant des garanties qu'ils ont souscrites.
Il est de ce fait inadmissible qu'une pension de reversion, non encore versée, soit revue à la baisse.
Inscription à :
Articles (Atom)