En regardant sur France 2 ce mardi 10 avril l'émission de Frédéric Lopez "Nos terres inconnues"qui se déroulait dans les Cévennes, j'ai tout d'abord, avant d'apprécier cette émission , enrichi mon vocabulaire d'un nouveau mot "simplicitaire".
Qu'est-ce qu'un simplicitaire ? C'est un individu qui, souvent lassé par la société de consommation, fait un retour à une vie plus simple, en général rurale, en vivant simplement près de la nature et en essayant de retrouver des valeurs simples de la vie dont la solidarité parait être un élément essentiel.
En dehors du fait que j'ai trouvé cette émission fort intéressante et présentant des personnages attachants vivant suivant leur passion de manière rustique en harmonie avec la nature et leur entourage, parfois assez lointain, j'ai pu toucher du doigt , non seulement l'énorme fossé qui sépare la vie de ces gens de la société de consommation, mais aussi l'incompatibilité de ces deux modes de vie. Je prendrai deux exemples :
-Le phénomène cévenol:
Il s'agit de phénomènes climatiques qui se traduisent par des pluies abondantes. Ces phénomènes sont présentés en général comme catastrophiques car ils provoquent des inondations très importantes et subites, notamment dans le Gard. Mais ces dégâts sont si catastrophiques car des zones inondables ont été urbanisées alors que dans la campagne cévenole ce phénomène climatique est attendu avec impatience pour faire grossir les châtaignes. Les petits exploitants locaux parlent de variations importantes de la production pouvant aller de 300kg. à 3 tonne en fonction de ces précipitations.
-Le petit commerce.
En cours d'émission une épicerie ambulante était présentée comme un exemple de lien social dans cet habitat dispersé où le commerçant ne se contente pas de vendre ses produits, il rend aussi de menus services notamment aux personnes les plus âgées. Malheureusement, en fin d'émission, on apprenait que ces commerçants, si dévoués, avaient abandonné leur activité, ce qui tout en étant fort regrettable, était significatif d'une vérité fondamentale: un service public, car c'est bien de cela qu'il s'agit, ne peut pas être rentable.
Ainsi, par le biais d'une émission distrayante, agréable et informative, on a pu ce soir là apprécier l'énorme différence qu'il existe entre la vie que mène la plupart d'entre nous et celle que mènent ceux qui veulent se rapprocher de la nature et des choses simples.Ceci permet de se poser la question de savoir si le progrès scientifique permettra de réconcilier ces deux visions de la société. Sera-t-on capable de respecter la nature, de revenir aux fondamentaux de la vie en société comme la solidarité, tout en gardant ce que la majorité d'entre nous considère comme un confort indispensable ?
L'optimisme veut que l'on ait confiance en la science, mais la raison fait que l'on doit penser que la science ne suffit pas si l'humanisme et l'éthique ne prennent pas toute la place qui doit leur revenir. Science sans conscience....
vendredi 13 avril 2018
jeudi 12 avril 2018
QUE FAUT-IL POUR REUNIFIER LA GAUCHE ?
Il a suffi qu'Emmanuel Macron fasse un faux pas, ou tout au moins c'est comme cela que je considère son intervention sur les liens entre la religion catholique et l'état, pour qu'immédiatement Jean-Luc Mélenchon, Manuel Valls et Benoît Hamon montent au créneau pour rappeler la loi de 1905.
Sans que leur position soit critiquable, et peut-être même salutaire, il est bien triste de voir que ces hommes qui ont voulu chacun représenter la gauche et qui se sont déchirés lors de la campagne pour la dernière élection présidentielle, ne trouvent plus que de telles occasions pour exprimer le peu d'idées qu'ils ont l'air d'avoir en commun.
La République en Marche a encore de beaux jours devant elle.
Sans que leur position soit critiquable, et peut-être même salutaire, il est bien triste de voir que ces hommes qui ont voulu chacun représenter la gauche et qui se sont déchirés lors de la campagne pour la dernière élection présidentielle, ne trouvent plus que de telles occasions pour exprimer le peu d'idées qu'ils ont l'air d'avoir en commun.
La République en Marche a encore de beaux jours devant elle.
STATIONNEMENTS PAYANTS
Après l'augmentation exorbitante du prix du stationnement pour les voitures dans certaines agglomérations, deux communes d'Ile de France font maintenant payer le stationnement aux motos et scooters.
Je ne vois pas pourquoi les municipalités s'arrêteraient en si bon chemin, elles pourraient, dans un premier temps faire payer aussi les vélos et même positionner des arceaux de stationnement obligatoires pour qu'en dehors de ces endroits le prix du stationnement soit remplacé par une amende.
Et, après tout, pourquoi ne pas mettre devant chaque commerce un casier, analogue à celui que l'on trouve à l'entrée des mosquées, où les clients seraient obligés d'y déposer leurs chaussures, mais là, contrairement aux lieux de culte un péage serait perçu. On pourrait même imaginer à l'entrée de ces commerces des loueurs de pantoufles.
Maintenant, question subsidiaire, comment redynamiser les centre-villes ?
Je ne vois pas pourquoi les municipalités s'arrêteraient en si bon chemin, elles pourraient, dans un premier temps faire payer aussi les vélos et même positionner des arceaux de stationnement obligatoires pour qu'en dehors de ces endroits le prix du stationnement soit remplacé par une amende.
Et, après tout, pourquoi ne pas mettre devant chaque commerce un casier, analogue à celui que l'on trouve à l'entrée des mosquées, où les clients seraient obligés d'y déposer leurs chaussures, mais là, contrairement aux lieux de culte un péage serait perçu. On pourrait même imaginer à l'entrée de ces commerces des loueurs de pantoufles.
Maintenant, question subsidiaire, comment redynamiser les centre-villes ?
lundi 9 avril 2018
GRISE PAR LE POUVOIR...PERDU
Jean-Vincent Placé ancien sénateur et Secrétaire d’État vient de se distinguer d'une manière fort peu honorable.
Après une soirée fortement arrosée il s'est retrouvé en état d'ébriété, confronté d'abord au service d'ordre de l'établissement dans lequel il avait consommé, puis ensuite aux forces de police.
Il s'est retrouvé ainsi présumé coupable de trois délits:
-état d'ébriété qui l'aurait amené à insulter une cliente de l'établissement,ce qui est parait-il n'est pas très rare et qui de ce fait sans être pardonnable ne constitue peut-être pas un délit majeur.
-propos et attitude racistes par des allusions proférées à l'encontre du videur de l'établissement, ce qui compte tenu de l'état d'ébriété du contrevenant peut ne pas paraitre très étonnant.
-menaces de rétorsion en raison de sa qualité de ministre, alors qu'il n'est plus ni sénateur ni secrétaire d'état, ce qui n'aurait d'ailleurs rien changé à la situation. Dans ces conditions, son attitude s'apparente à du chantage et est de ce fait franchement impardonnable.
Utiliser ses anciens titres, quels qu'ils soient, et même s'ils étaient encore en sa possession , pour impressionner ses opposants et les forces de l'ordre est proprement inadmissible.
Il est réconfortant de constater qu'une telle attitude n'impressionne plus ceux qui ont le devoir de faire appliquer la loi.
Après une soirée fortement arrosée il s'est retrouvé en état d'ébriété, confronté d'abord au service d'ordre de l'établissement dans lequel il avait consommé, puis ensuite aux forces de police.
Il s'est retrouvé ainsi présumé coupable de trois délits:
-état d'ébriété qui l'aurait amené à insulter une cliente de l'établissement,ce qui est parait-il n'est pas très rare et qui de ce fait sans être pardonnable ne constitue peut-être pas un délit majeur.
-propos et attitude racistes par des allusions proférées à l'encontre du videur de l'établissement, ce qui compte tenu de l'état d'ébriété du contrevenant peut ne pas paraitre très étonnant.
-menaces de rétorsion en raison de sa qualité de ministre, alors qu'il n'est plus ni sénateur ni secrétaire d'état, ce qui n'aurait d'ailleurs rien changé à la situation. Dans ces conditions, son attitude s'apparente à du chantage et est de ce fait franchement impardonnable.
Utiliser ses anciens titres, quels qu'ils soient, et même s'ils étaient encore en sa possession , pour impressionner ses opposants et les forces de l'ordre est proprement inadmissible.
Il est réconfortant de constater qu'une telle attitude n'impressionne plus ceux qui ont le devoir de faire appliquer la loi.
GUERRE ET SPORT
Ce dimanche 8 avril 2018, le journal Sud-Ouest a encore, par la rubrique de Jean-Claude Guillebaud, publié un article fort intéressant et pertinent. Il traitait du sport comme substitut à la guerre ce qui constitue une évolution positive de notre société.
Dans cet article l'auteur paraissait exclure de cette comparaison le "dopage éventuel" qui peut parfois être associé à une "course mortifère à la performance". Tout en reconnaissant qu'il a parfaitement raison, j'aurais aimé que lui, grand reporter de guerre, note aussi sur ce point une analogie entre la guerre et le sport, car chacun sait que pour aller sur le théâtre des combats, bien des armées n'ont pas hésité à droguer leurs soldats, et ce n'est pas simplement pour le plaisir que La Madelon servait du vin.
L'aspect financier, qui n'est pas évoqué dans l'article, fait aussi partie des points qui peuvent rapprocher le sport et la guerre. Ce ne sont que les pays riches ou ceux qui décident de placer tout leur potentiel économique dans leurs armées, qui peuvent espérer être des puissances militaires. Il en est malheureusement ainsi dans le sport professionnel. Jusqu'à il y a peu, pour représenter un pays, il fallait, au moins en France, en posséder la nationalité. Mais, maintenant, en prenant l'exemple du rugby, on se rend compte que bien des accommodements sont possibles pour qu'un étranger, venant d'un pays économiquement plus faible que la France et souhaitant s'enrichir plus facilement qu'en restant chez lui, puisse faire partie de l'équipe nationale.
Que dire alors de l'équipe de hand-ball du Qatar qui n'était composée que de "mercenaires" ?
Il en est de même des équipes locales qui souvent n'ont pour seul but que de remplir les stades et de faire du spectacle en sachant choisir ses sponsors pour "acheter" des sportifs de haut niveau dans des conditions financières honteuses. C'est notamment en football le cas du PSG et ce que cherche à faire l'équipe des Girondins de Bordeaux.
Dans cet article l'auteur paraissait exclure de cette comparaison le "dopage éventuel" qui peut parfois être associé à une "course mortifère à la performance". Tout en reconnaissant qu'il a parfaitement raison, j'aurais aimé que lui, grand reporter de guerre, note aussi sur ce point une analogie entre la guerre et le sport, car chacun sait que pour aller sur le théâtre des combats, bien des armées n'ont pas hésité à droguer leurs soldats, et ce n'est pas simplement pour le plaisir que La Madelon servait du vin.
L'aspect financier, qui n'est pas évoqué dans l'article, fait aussi partie des points qui peuvent rapprocher le sport et la guerre. Ce ne sont que les pays riches ou ceux qui décident de placer tout leur potentiel économique dans leurs armées, qui peuvent espérer être des puissances militaires. Il en est malheureusement ainsi dans le sport professionnel. Jusqu'à il y a peu, pour représenter un pays, il fallait, au moins en France, en posséder la nationalité. Mais, maintenant, en prenant l'exemple du rugby, on se rend compte que bien des accommodements sont possibles pour qu'un étranger, venant d'un pays économiquement plus faible que la France et souhaitant s'enrichir plus facilement qu'en restant chez lui, puisse faire partie de l'équipe nationale.
Que dire alors de l'équipe de hand-ball du Qatar qui n'était composée que de "mercenaires" ?
Il en est de même des équipes locales qui souvent n'ont pour seul but que de remplir les stades et de faire du spectacle en sachant choisir ses sponsors pour "acheter" des sportifs de haut niveau dans des conditions financières honteuses. C'est notamment en football le cas du PSG et ce que cherche à faire l'équipe des Girondins de Bordeaux.
RETRAITE: REPARTITION, CAPITALMISATION OU...CAPTATION ?
On oppose souvent les deux principaux régimes de retraite, la répartition et la capitalisation. Dans le système par répartition, les actifs cotisent pour les retraités. Dans le système par capitalisation les actifs épargnent en plaçant leurs économies pour espérer, en les faisant fructifier, en profiter à la retraite.
Partant de ce principe, il est facile d'expliquer que la charge pour les actifs est d'autant plus importante qu'ils sont moins nombreux par rapport aux retraités. C'est la raison pour laquelle, actuellement, les retraités sont montrés du doigt et soumis à prélèvement sur leur pension sous la forme de CSG non compensée, pour trouver un moyen d'augmenter le salaire des actifs en évitant scrupuleusement de toucher au capital des entreprises.
Mais il existe un troisième système qui peut faire croire qu'il s'agit simplement d'un régime de capitalisation, ce qui est en partie vrai, si la pratique des gestionnaires de ce système n'imposait pas des exigences extrêmes. Il s'agit des fonds de pensions américains.
Ces fonds de pensions versent des retraites à ceux que l'on présente comme de riches retraités américains, ce qui permet de véhiculer l'image de retraités nantis occupant tous les navires de croisières de luxe, sont constitués d'argent placé par leurs adhérents qui exigent , des sociétés dans lesquels ils font leurs placements, des rendements au moins égaux à 15% l'an.
Ainsi, par ce biais, avec des rendements aussi excessifs, les entreprises sont tenues de verser une part de leurs profits plus importante à leurs actionnaires qu'à leurs salariés. De ce fait la participation des actifs aux pensions de retraite devient plus importante que dans le régime par répartition.
Ce système est tellement pervers que ces fonds de pensions inondent le monde. Les salariés français des grandes entreprises internationales subissent ces fortes contraintes sur leurs salaires qui sont de ce fait plus préjudiciables pour eux que le montant des cotisations sociales qu'ils versent aux caisses de retraites.
Ainsi, sous une forme bien déguisée, au régimes de retraite par répartition et par capitalisation , il n'est pas aberrant de penser qu'il existe un autre système de retraite: la captation. C'est ce régime qui permet aux retraités américains de profiter du labeur des salariés du monde entier dont bien évidemment les français ne sont pas exclus.
Partant de ce principe, il est facile d'expliquer que la charge pour les actifs est d'autant plus importante qu'ils sont moins nombreux par rapport aux retraités. C'est la raison pour laquelle, actuellement, les retraités sont montrés du doigt et soumis à prélèvement sur leur pension sous la forme de CSG non compensée, pour trouver un moyen d'augmenter le salaire des actifs en évitant scrupuleusement de toucher au capital des entreprises.
Mais il existe un troisième système qui peut faire croire qu'il s'agit simplement d'un régime de capitalisation, ce qui est en partie vrai, si la pratique des gestionnaires de ce système n'imposait pas des exigences extrêmes. Il s'agit des fonds de pensions américains.
Ces fonds de pensions versent des retraites à ceux que l'on présente comme de riches retraités américains, ce qui permet de véhiculer l'image de retraités nantis occupant tous les navires de croisières de luxe, sont constitués d'argent placé par leurs adhérents qui exigent , des sociétés dans lesquels ils font leurs placements, des rendements au moins égaux à 15% l'an.
Ainsi, par ce biais, avec des rendements aussi excessifs, les entreprises sont tenues de verser une part de leurs profits plus importante à leurs actionnaires qu'à leurs salariés. De ce fait la participation des actifs aux pensions de retraite devient plus importante que dans le régime par répartition.
Ce système est tellement pervers que ces fonds de pensions inondent le monde. Les salariés français des grandes entreprises internationales subissent ces fortes contraintes sur leurs salaires qui sont de ce fait plus préjudiciables pour eux que le montant des cotisations sociales qu'ils versent aux caisses de retraites.
Ainsi, sous une forme bien déguisée, au régimes de retraite par répartition et par capitalisation , il n'est pas aberrant de penser qu'il existe un autre système de retraite: la captation. C'est ce régime qui permet aux retraités américains de profiter du labeur des salariés du monde entier dont bien évidemment les français ne sont pas exclus.
samedi 7 avril 2018
SIMPLIFICATION, DEMAGOGIE OU DIVERSION ?
Le gouvernement projette dans sa réforme de diminuer le nombre de députés, le nombre de sénateurs, d'introduire une dose de proportionnelle dans les élections législatives et de limiter dans le temps le cumul des mandats, y compris pour les maires des communes de plus de 9000 habitants.
Cela simplifiera-t-il la vie parlementaire ? Certainement pas, s'il y a un travail parlementaire à accomplir, il faudra bien qu'il se fasse, et si le nombre de députés et sénateurs diminue, celui de leurs collaborateurs augmentera. Reste à savoir si cela constituera une économie. On peut le penser, mais elle sera certainement bien faible comparée à l'ensemble des économies que l'état doit faire pour éponger la dette.
Par contre cette mesure qui stigmatise les parlementaires va beaucoup plaire, elle a pour but de concurrencer certains partis sur le plan du populisme, c'est dans ce cas de la pure démagogie.
L'introduction d'une dose de proportionnelle dans les élections législatives vise à satisfaire certains partis sous représentés à l'Assemblée Nationale par rapport à leur implantation dans le pays, mais croire que 15% de proportionnelle changera significativement les choses est de la pure illusion.
Par contre on peut constater que les députés LREM se font courageusement hara-kiri, car bon nombre d'entre eux verront leur circonscription supprimée, quant au raz de marée de 2017, il est peu probable qu'il se reproduise dans quatre ans.
Que le nombre de mandats vienne à être limité dans le temps est une bonne chose, ne serait-ce que pour permettre le renouvellement de la classe politique. Mais, on ne comprend pas très bien cette différence entre les commune de plus ou moins 9000 habitants. Tout au plus aurait-on pu comprendre que pour les plus grandes agglomérations, où le projets en raison de leur importance sont longs à réaliser, on ait pu donner aux maires la possibilité d'occuper plus de mandats que dans les communes moins importantes.
Mais, tout compte fait, au moment où la réforme de la SNCF agite les esprits, alors que la totalité des proposition du gouvernement à ce sujet ne faisait pas partie du programme du candidat Macron, il est peut-être opportun de créer une diversion sur d'autres fronts, ce qui pourrait éviter à certains élus, trop occupés à défendre leur pré carré, de se prononcer sur la réforme du ferroviaire.
Cela simplifiera-t-il la vie parlementaire ? Certainement pas, s'il y a un travail parlementaire à accomplir, il faudra bien qu'il se fasse, et si le nombre de députés et sénateurs diminue, celui de leurs collaborateurs augmentera. Reste à savoir si cela constituera une économie. On peut le penser, mais elle sera certainement bien faible comparée à l'ensemble des économies que l'état doit faire pour éponger la dette.
Par contre cette mesure qui stigmatise les parlementaires va beaucoup plaire, elle a pour but de concurrencer certains partis sur le plan du populisme, c'est dans ce cas de la pure démagogie.
L'introduction d'une dose de proportionnelle dans les élections législatives vise à satisfaire certains partis sous représentés à l'Assemblée Nationale par rapport à leur implantation dans le pays, mais croire que 15% de proportionnelle changera significativement les choses est de la pure illusion.
Par contre on peut constater que les députés LREM se font courageusement hara-kiri, car bon nombre d'entre eux verront leur circonscription supprimée, quant au raz de marée de 2017, il est peu probable qu'il se reproduise dans quatre ans.
Que le nombre de mandats vienne à être limité dans le temps est une bonne chose, ne serait-ce que pour permettre le renouvellement de la classe politique. Mais, on ne comprend pas très bien cette différence entre les commune de plus ou moins 9000 habitants. Tout au plus aurait-on pu comprendre que pour les plus grandes agglomérations, où le projets en raison de leur importance sont longs à réaliser, on ait pu donner aux maires la possibilité d'occuper plus de mandats que dans les communes moins importantes.
Mais, tout compte fait, au moment où la réforme de la SNCF agite les esprits, alors que la totalité des proposition du gouvernement à ce sujet ne faisait pas partie du programme du candidat Macron, il est peut-être opportun de créer une diversion sur d'autres fronts, ce qui pourrait éviter à certains élus, trop occupés à défendre leur pré carré, de se prononcer sur la réforme du ferroviaire.
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