Le supplément du journal Sud-Ouest du jeudi 29 avril présentant de nombreux projets de construction d'immeubles dans notre région m'a laissé perplexe.
Sous prétexte qu'il faut densifier l'habitat des villes pour limiter les transports, on assiste à la construction d'immeubles énormes regroupés en zones d'habitat extrêmement denses, et si l'on compare les projets actuels aux HLM qui ont tant de responsabilité dans les problèmes de société, on a l'impression que l'on est passé d'un système ou l'on construisait des "clapiers austères" pour loger les plus démunis à des "clapiers de luxe" pour loger maintenant ceux qui ont plus de moyens.
Va-t-on recréer l'esprit de village ou la promiscuité ?
Il est possible que dans un premier temps les choses se passent bien mais aussi que, petit à petit, les gens qui habitent ces grands ensembles se lassent et aspirent à un habitat plus dispersé, laissant à d'autres récupérer ces vieux logis d'occasion, car il n'est pas certain qu'ils vieillissent aussi bien que les constructions anciennes.
Ce nouveau système d'habitat ne fait pas tout, le comportement de l'individu me parait dépendre, en grande partie, de la manière dont il est logé.
J'en veux pour preuve une vieille histoire. Elle remonte à la construction du nouveau Bordeaux à Mériadec. Cette zone était autrefois malfamée, on n'osait s'y aventurer la nuit dans les années 1950. Quand le quartier a été rasé, on a relogé les habitants dans des petits pavillons que l'on pensait provisoires à la limite de Bordeaux et de Pessac. Les gens ont été si contents de se retrouver dans un habitat aussi ouvert qu'ils ont pris grand soin de leurs maisons , et ce qui devait être provisoire est devenu permanent. Ainsi, la preuve était faite qu'en améliorant l'hébergement des gens, en leur donnant de l'espace, on pouvait changer leur comportement.
C'est compte tenu de cette expérience que la forte densification de l'habitat, que l'on recherche à tout prix pour arriver à une Métropole bordelaise de un million d'habitants, m'inquiète.
mercredi 4 avril 2018
mardi 3 avril 2018
LES CAPITALISTES ATTERRES
En 2011 quelques économistes de gauche se regroupaient sous le nom des "Economistes atterrés", pour attirer l'attention sur la dérive ultralibérale de la société.
Cette dérive est devenue tellement importante et dangereuse que maintenant on pourrait presque s'attendre à voir se créer le mouvement des "Capitalistes atterrés"
En effet devant les exigences sans cesse croissantes des actionnaires, qui demandent, au détriment des salariés, des rendements supérieurs à 15%, certains ardents défenseurs du système capitaliste s'émeuvent et ont peur de voir s'écrouler le système qu'ils ont tant défendu.
Se référant au début du fordisme, ils se souviennent que Ford avait bien compris que pour vendre ses voitures, il fallait que ses ouvriers puissent les acheter. Il semble que cela soit complètement oublié en demandant aux salariés de se satisfaire de rémunérations de misère pour créer des objets et services que seuls ceux qui les exploitent peuvent obtenir.
Bien qu'en France, le problème soit moins caricatural que dans bien d'autres pays, en raison de l'existence d'un salaire minimum, il n'en reste pas moins que les travailleurs pauvres sont légion et que leur nombre ne cesse de croitre.
De ce fait des voix se lèvent et des écrits se publient par ceux qui s'inquiètent, tout en ayant toujours défendu ce système économique, mais qu'ils jugeaient convenable tant que l'ultralibéralisme et le capitalisme débridé n'étaient pas venus caricaturer ce modèle économique qu'ils chérissent tant, jusqu'à penser que le voir périr commence à ce faire jour.
C'est ainsi que Christine Kerdellant dans "Le suicide du capitalisme", Patrick Artus dans "Et si les salariés se révoltaient" et Jean Peyrelevade dans "Changer ou disparaitre. Adresse au patronat" tirent la sonnette d'alarme.
Cette dérive est devenue tellement importante et dangereuse que maintenant on pourrait presque s'attendre à voir se créer le mouvement des "Capitalistes atterrés"
En effet devant les exigences sans cesse croissantes des actionnaires, qui demandent, au détriment des salariés, des rendements supérieurs à 15%, certains ardents défenseurs du système capitaliste s'émeuvent et ont peur de voir s'écrouler le système qu'ils ont tant défendu.
Se référant au début du fordisme, ils se souviennent que Ford avait bien compris que pour vendre ses voitures, il fallait que ses ouvriers puissent les acheter. Il semble que cela soit complètement oublié en demandant aux salariés de se satisfaire de rémunérations de misère pour créer des objets et services que seuls ceux qui les exploitent peuvent obtenir.
Bien qu'en France, le problème soit moins caricatural que dans bien d'autres pays, en raison de l'existence d'un salaire minimum, il n'en reste pas moins que les travailleurs pauvres sont légion et que leur nombre ne cesse de croitre.
De ce fait des voix se lèvent et des écrits se publient par ceux qui s'inquiètent, tout en ayant toujours défendu ce système économique, mais qu'ils jugeaient convenable tant que l'ultralibéralisme et le capitalisme débridé n'étaient pas venus caricaturer ce modèle économique qu'ils chérissent tant, jusqu'à penser que le voir périr commence à ce faire jour.
C'est ainsi que Christine Kerdellant dans "Le suicide du capitalisme", Patrick Artus dans "Et si les salariés se révoltaient" et Jean Peyrelevade dans "Changer ou disparaitre. Adresse au patronat" tirent la sonnette d'alarme.
lundi 2 avril 2018
DE L'HUILE SUR LE FEU
A la suite de l'attentat antisémite qui a coûté la vie à Mireille Knoll, vieille femme juive de 85 ans ayant échappé à la shoah, une marche blanche a été organisée pour dénoncer l'antisémitisme.
Le CRIF (Conseil Représentatif des Institutions juives de France) avait fait savoir que le Front National et La France Insoumise n'étaient pas les bienvenus, ce qui a provoqué des incidents fort regrettables en cours de défilé.
Cet organisme ne peut être fier de sa décision en envoyant un message d'intolérance au moment où le peuple de France se rassemble autour d'une noble cause. Oublie-t-il que FN et LFI réunis ont représenté 40% des suffrages à la dernière élection présidentielle ? Pense-t-il donc qu'en France il y a 40% d'antisémites ? C'est faire un amalgame injurieux qui ne l'honore pas.
Malheureusement l'IFOP (Institut Français d'Opinion Publique) rapporte par la voix de Jérôme Fourquet, directeur du département opinion et stratégie, qu'il y aurait quand même 10 à 15% de français peu clairs sur ce sujet.
Mais, ce n'est pas parce qu'à l'extrême droite le fondateur du FN a eu régulièrement des propos antisémites et négationnistes et que sa fille a eu des fréquentations néonazi hors de nos frontières, ou qu'une partie de l'extrême gauche, en prenant fait et cause pour les palestiniens dans le conflit qui les oppose à Israël, a parfois pris de positions antisionistes, que l'on ne doit pas confondre avec l'antisémitisme, qu'il faut considérer que tous les membres de ces partis sont hostiles à la communauté juive.
Ce n'est pas avec des décisions comme celle prise par le CRIF que l'on peut espérer aller vers une amélioration de la solidarité nationale.
Le CRIF (Conseil Représentatif des Institutions juives de France) avait fait savoir que le Front National et La France Insoumise n'étaient pas les bienvenus, ce qui a provoqué des incidents fort regrettables en cours de défilé.
Cet organisme ne peut être fier de sa décision en envoyant un message d'intolérance au moment où le peuple de France se rassemble autour d'une noble cause. Oublie-t-il que FN et LFI réunis ont représenté 40% des suffrages à la dernière élection présidentielle ? Pense-t-il donc qu'en France il y a 40% d'antisémites ? C'est faire un amalgame injurieux qui ne l'honore pas.
Malheureusement l'IFOP (Institut Français d'Opinion Publique) rapporte par la voix de Jérôme Fourquet, directeur du département opinion et stratégie, qu'il y aurait quand même 10 à 15% de français peu clairs sur ce sujet.
Mais, ce n'est pas parce qu'à l'extrême droite le fondateur du FN a eu régulièrement des propos antisémites et négationnistes et que sa fille a eu des fréquentations néonazi hors de nos frontières, ou qu'une partie de l'extrême gauche, en prenant fait et cause pour les palestiniens dans le conflit qui les oppose à Israël, a parfois pris de positions antisionistes, que l'on ne doit pas confondre avec l'antisémitisme, qu'il faut considérer que tous les membres de ces partis sont hostiles à la communauté juive.
Ce n'est pas avec des décisions comme celle prise par le CRIF que l'on peut espérer aller vers une amélioration de la solidarité nationale.
dimanche 1 avril 2018
L.F.I.,DANGEREUX MELANGE
Jean-Luc Mélenchon a été honteusement conspué lors de la marche blanche du 28 mars 2018, organisée pour dénoncer l'antisémitisme.
Il n'a jamais mérité cela, d'autant plus que peu de temps avant il avait fait, à l'Assemblée Nationale, une intervention de haute tenue pour rendre hommage au gendarme Arnaud Beltrame victime du terrorisme.
Comment certains peuvent-ils en venir là ?
On a l'impression que La France Insoumise (LFI) a récupéré tous les mécontents qui n'osent pas aller apporter leurs suffrages au Front National, à tel point que certains en viennent à confondre le comportement des deux partis. Il faut dire que la prise de position d'un des membres de LFI, Stéphane Poussier ex candidat aux élections législatives, qui s'est réjoui de la mort de ce gendarme, que la majorité des français considèrent comme un héros, n'a rien arrangé à l'affaire. Mais comment confondre cet ignoble individu avec des gens comme Jean-Luc Mélenchon, Eric Coquerel ou Clémentine Autun, pour ne citer qu'eux, qui n'ont jamais cessé de lutter contre le racisme et l'antisémitisme.
Il doit manquer à ce parti, pour être clairement reconnu et identifié, d'affirmer plus fermement les valeurs positives qu'il défend et ne pas se contenter de risquer, faute de contrôle de ses adhérents, de constituer un ramassis de mécontents. Ce sont des valeurs positives qui doivent fédérer les individus, le mécontentement ne suffit pas.
Dans le même ordre d'idée, il est à craindre, en l'Italie qui se voit obligée d'être dirigée par l'association de l'extrême gauche et de l'extrême droite, que le gouvernement ainsi formé devienne un douloureux exemple de ce que la confusion née d'une opposition disparate, peut générer comme risque pour un pays.
Il n'a jamais mérité cela, d'autant plus que peu de temps avant il avait fait, à l'Assemblée Nationale, une intervention de haute tenue pour rendre hommage au gendarme Arnaud Beltrame victime du terrorisme.
Comment certains peuvent-ils en venir là ?
On a l'impression que La France Insoumise (LFI) a récupéré tous les mécontents qui n'osent pas aller apporter leurs suffrages au Front National, à tel point que certains en viennent à confondre le comportement des deux partis. Il faut dire que la prise de position d'un des membres de LFI, Stéphane Poussier ex candidat aux élections législatives, qui s'est réjoui de la mort de ce gendarme, que la majorité des français considèrent comme un héros, n'a rien arrangé à l'affaire. Mais comment confondre cet ignoble individu avec des gens comme Jean-Luc Mélenchon, Eric Coquerel ou Clémentine Autun, pour ne citer qu'eux, qui n'ont jamais cessé de lutter contre le racisme et l'antisémitisme.
Il doit manquer à ce parti, pour être clairement reconnu et identifié, d'affirmer plus fermement les valeurs positives qu'il défend et ne pas se contenter de risquer, faute de contrôle de ses adhérents, de constituer un ramassis de mécontents. Ce sont des valeurs positives qui doivent fédérer les individus, le mécontentement ne suffit pas.
Dans le même ordre d'idée, il est à craindre, en l'Italie qui se voit obligée d'être dirigée par l'association de l'extrême gauche et de l'extrême droite, que le gouvernement ainsi formé devienne un douloureux exemple de ce que la confusion née d'une opposition disparate, peut générer comme risque pour un pays.
vendredi 30 mars 2018
ET LA DIPLOMATIE ?
Il y a trente et un an qu'une possibilité pour la Turquie d'intégrer l'Europe a été envisagée.
Il y a quinze ans que Jacques Chirac était favorable à cette intégration.
Elle n'a pas eu lieu.
Fallait-il accueillir un pays laïc à majorité musulmane en Europe pour mieux le "contrôler" ou fallait-il lui interdire, au moins provisoirement, cette possibilité pour éviter d'accroitre la communauté musulmane en Europe ?
Puis est arrivé Recep Tayyip Erdogan, en catimini, à la tête d'un état laïc mais dont la religion a pris de plus en plus d'importance pour devenir une "démocrature" à tendance religieuse fortement marquée, la possibilité pour la Turquie d'intégrer l'Europe ne fait que s'éloigner, ce qui lui permet de négocier au prix fort la rétention des migrants syriens sur son sol.
Mais, pour faire toujours monter la pression, Recep Tayyipo Erdogan de cesse d'être candidat à cette entrée en Europe dont il partage de moins en moins les valeurs.
Fallait-il pour cela attendre que la Bulgarie préside l'Europe pour organiser une réunion avec la Turquie quand on connait les anciennes relations entre les deux pays et les rancœurs qu'elles ont laissées.
Ce que j'ai retenu d'un voyage en Bulgarie est cette phrase sans cesse répétée ; " nos amis les russes qui nous ont libérés du joug turc". Et , comme si le fait que la Bulgarie soit chargée d'organiser cette réunion ne suffisait pas, c'est à Varna qu'elle a eu lieu, siège d'une sinistre bataille pour les bulgares en 1444.
Comment pouvait-on plus mal s'y prendre pour que les relations se tendent un peu plus lors de cette rencontre ?
Il y a quinze ans que Jacques Chirac était favorable à cette intégration.
Elle n'a pas eu lieu.
Fallait-il accueillir un pays laïc à majorité musulmane en Europe pour mieux le "contrôler" ou fallait-il lui interdire, au moins provisoirement, cette possibilité pour éviter d'accroitre la communauté musulmane en Europe ?
Puis est arrivé Recep Tayyip Erdogan, en catimini, à la tête d'un état laïc mais dont la religion a pris de plus en plus d'importance pour devenir une "démocrature" à tendance religieuse fortement marquée, la possibilité pour la Turquie d'intégrer l'Europe ne fait que s'éloigner, ce qui lui permet de négocier au prix fort la rétention des migrants syriens sur son sol.
Mais, pour faire toujours monter la pression, Recep Tayyipo Erdogan de cesse d'être candidat à cette entrée en Europe dont il partage de moins en moins les valeurs.
Fallait-il pour cela attendre que la Bulgarie préside l'Europe pour organiser une réunion avec la Turquie quand on connait les anciennes relations entre les deux pays et les rancœurs qu'elles ont laissées.
Ce que j'ai retenu d'un voyage en Bulgarie est cette phrase sans cesse répétée ; " nos amis les russes qui nous ont libérés du joug turc". Et , comme si le fait que la Bulgarie soit chargée d'organiser cette réunion ne suffisait pas, c'est à Varna qu'elle a eu lieu, siège d'une sinistre bataille pour les bulgares en 1444.
Comment pouvait-on plus mal s'y prendre pour que les relations se tendent un peu plus lors de cette rencontre ?
LE TERRAIN DE JEU DE L'EXTRËME DROITE
Comme après chaque attentat l'extrême droite a retrouvé son terrain de jeu favori : la peur.
Après quelques mois de calme les attentats de Carcassonne et de Trèbe ont réveillé les vieux réflexes de peur et d'insécurité.
L'extrême droite sait bien que sur le coup de l'émotion, entre 70 et 80% des français perdent leur sang froid et oublient qu'ils vivent en démocratie et que de ce fait on ne peut interner que ceux qui sont passés à l'acte et que l'on ne peut déchoir de leur nationalité ceux qui deviendraient des apatrides.
C'est le prix à payer pour vivre en démocratie. Préféreraient-ils un régime dictatorial où soupçons et dénonciations remplieraient les geôles.
Mais ces réflexes ne peuvent être critiqués, ils doivent être maitrisés et contenus pour ne pas succomber aux chants des sirènes de ceux qui comme Marine Le Pen ne demandent que des démissions ou Laurent Wauquiez qui regarde d'un air envieux les troupes du Front National ou encore Nicolas Dupont-Aignan qui se pose en rassembleur en entonnant l'air de "il y a longtemps que je l'avais prévu"
C'est certes extrêmement gênant de vivre avec le risque incessant du terrorisme, mais bien que cela ne puisse se comparer, il faut savoir apprécier le risque qu'il y a d'être victime de tels actes par rapport à celui d'être un accidenté de la route.
Cela peut aider dans les moments difficiles à garder un peu de sérénité.
Après quelques mois de calme les attentats de Carcassonne et de Trèbe ont réveillé les vieux réflexes de peur et d'insécurité.
L'extrême droite sait bien que sur le coup de l'émotion, entre 70 et 80% des français perdent leur sang froid et oublient qu'ils vivent en démocratie et que de ce fait on ne peut interner que ceux qui sont passés à l'acte et que l'on ne peut déchoir de leur nationalité ceux qui deviendraient des apatrides.
C'est le prix à payer pour vivre en démocratie. Préféreraient-ils un régime dictatorial où soupçons et dénonciations remplieraient les geôles.
Mais ces réflexes ne peuvent être critiqués, ils doivent être maitrisés et contenus pour ne pas succomber aux chants des sirènes de ceux qui comme Marine Le Pen ne demandent que des démissions ou Laurent Wauquiez qui regarde d'un air envieux les troupes du Front National ou encore Nicolas Dupont-Aignan qui se pose en rassembleur en entonnant l'air de "il y a longtemps que je l'avais prévu"
C'est certes extrêmement gênant de vivre avec le risque incessant du terrorisme, mais bien que cela ne puisse se comparer, il faut savoir apprécier le risque qu'il y a d'être victime de tels actes par rapport à celui d'être un accidenté de la route.
Cela peut aider dans les moments difficiles à garder un peu de sérénité.
mercredi 28 mars 2018
URGENCES
Notre Ministre de la Santé Agnès Buzyn affirme fort justement que les urgences sont encombrées par des patients qui n'ont rien à y faire.
C'est un fait que les services d'urgence des hôpitaux ne sont pas faits pour soigner des petits bobos ou des maladies qui peuvent très bien être pris en charge par la médecine de ville.
Seulement, voilà, notre ministre oublie qu'elle vit dans un pays où 14 millions d'habitants n'ont pas les moyens de se chauffer correctement pendant l'hiver, alors lorsqu'en cas de maladie il faut choisir soit d'aller à l'hôpital se faire soigner gratuitement soit chez son médecin et avancer le prix de la consultation, le choix est vite fait.
Il y aurait, on le sait bien, une solution bien simple pour désengorger au moins partiellement les urgences, ce serait tout simplement de régler une fois pour toute le problème du tiers payant, ce qui permettrait aux patients de ne plus faire l'avance de la partie de la consultation remboursée par la Sécurité Sociale.
Ce serait déjà un premier pas avant que l'on trouve une solution pour que le patient n'ait même plus à avancer la part couverte par une mutuelle, sans surcharger les médecins de tâches administratives.
Il y aurait bien une solution, mais il semble que notre société n'évolue pas dans ce sens : supprimer les mutuelles, augmenter les cotisations sociales, ce qui reviendrait au même pour les patients, et faire rembourser la totalité des dépenses de santé par la Sécurité Sociale.
Ce doit être trop simple, à moins que cela gêne ceux qui s'enrichissent en laissant croire qu'ils ne font que des actions de solidarité en créant des mutuelles qui bien souvent ne sont que des assurances.
C'est un fait que les services d'urgence des hôpitaux ne sont pas faits pour soigner des petits bobos ou des maladies qui peuvent très bien être pris en charge par la médecine de ville.
Seulement, voilà, notre ministre oublie qu'elle vit dans un pays où 14 millions d'habitants n'ont pas les moyens de se chauffer correctement pendant l'hiver, alors lorsqu'en cas de maladie il faut choisir soit d'aller à l'hôpital se faire soigner gratuitement soit chez son médecin et avancer le prix de la consultation, le choix est vite fait.
Il y aurait, on le sait bien, une solution bien simple pour désengorger au moins partiellement les urgences, ce serait tout simplement de régler une fois pour toute le problème du tiers payant, ce qui permettrait aux patients de ne plus faire l'avance de la partie de la consultation remboursée par la Sécurité Sociale.
Ce serait déjà un premier pas avant que l'on trouve une solution pour que le patient n'ait même plus à avancer la part couverte par une mutuelle, sans surcharger les médecins de tâches administratives.
Il y aurait bien une solution, mais il semble que notre société n'évolue pas dans ce sens : supprimer les mutuelles, augmenter les cotisations sociales, ce qui reviendrait au même pour les patients, et faire rembourser la totalité des dépenses de santé par la Sécurité Sociale.
Ce doit être trop simple, à moins que cela gêne ceux qui s'enrichissent en laissant croire qu'ils ne font que des actions de solidarité en créant des mutuelles qui bien souvent ne sont que des assurances.
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