Le procès de Julien Coupat, qui s'ouvre ces jours-ci, montre comment le pouvoir a manipulé une enquête pour faire d'un groupe de jeunes libertaires une redoutable association de terroristes.
La presse et notamment le dernier numéro "d'Envoyé Spécial" sur France 2 montre comment les preuves à charge contre le prévenu ont été créées de toute pièce en obligeant, en particulier, quelqu'un qui avait peu d'affinités avec le groupe de jeunes libertaires, à signer un faux témoignage "prêt à l'emploi".
Il serait bien naïf de croire que toutes les affaires se développent en toute transparence et sans aucune manipulation, mais ce qui est choquant dans cette affaire, c'est que pendant que la France se bat contre le terrorisme d'origine religieuse, il faille en contrepartie trouver à tout prix la trace d'un terrorisme d'extrême gauche.
Ce n'est pas parce que les Brigades Rouges ont existées et fait en leur temps des dégâts considérables, qu'il faut à tout prix soupçonner de terrorisme ceux qui ne partagent pas la manière dont notre société est organisée.
Ne demandons pas à notre police, déjà surchargée de travail, de perdre son temps à bâtir des dossiers de complaisance et à rechercher, sans cesse, à transformer en preuve de banales coïncidences.
On ne peut mieux s'y prendre pour la discréditer, ce qui ne fait que rendre service à ceux qui la combattent.
mercredi 14 mars 2018
mardi 13 mars 2018
LE TOURNIS
En l'espace de moins d'une semaine, le pouvoir en place vient de prendre des décisions ou de diligenter des actions, en ce qui concerne la justice et les forces de police, qui donnent le tournis, tellement elles paraissent contradictoires ou hâtives.
- La transformation des peines d'emprisonnement les plus légères en travaux d'intérêt général est une décision que Christiane Taubira, Ministre de la Justice la plus à gauche d'un gouvernement socialiste n'avait pu engager.
-L'évacuation musclée de la Faculté de Bordeaux par les forces de l'ordre rappelle les tristes heures de l'époque où Charles Pasqua était Ministre de l'Intérieur.
-La réforme des tribunaux où pour les peines encourues inférieures à vingt ans de réclusion, les accusés ne seront plus jugés par des jurés issus du corps électoral, mais par des juges professionnels aurait semble-t-il mérité un débat national, car ce n'est pas rien de remettre en cause la composition d'un jury, tant sur le plan démocratique que sur celui de l'éthique.
Ainsi en un laps de temps on ne peut plus court, un observateur étranger, ignorant tout de notre passé,
aurait pu croire alternativement qu'il avait affaire à un gouvernement de gauche, de droite ou simplement autoritaire croyant détenir à lui seul la vérité sur tous les sujets.
- La transformation des peines d'emprisonnement les plus légères en travaux d'intérêt général est une décision que Christiane Taubira, Ministre de la Justice la plus à gauche d'un gouvernement socialiste n'avait pu engager.
-L'évacuation musclée de la Faculté de Bordeaux par les forces de l'ordre rappelle les tristes heures de l'époque où Charles Pasqua était Ministre de l'Intérieur.
-La réforme des tribunaux où pour les peines encourues inférieures à vingt ans de réclusion, les accusés ne seront plus jugés par des jurés issus du corps électoral, mais par des juges professionnels aurait semble-t-il mérité un débat national, car ce n'est pas rien de remettre en cause la composition d'un jury, tant sur le plan démocratique que sur celui de l'éthique.
Ainsi en un laps de temps on ne peut plus court, un observateur étranger, ignorant tout de notre passé,
aurait pu croire alternativement qu'il avait affaire à un gouvernement de gauche, de droite ou simplement autoritaire croyant détenir à lui seul la vérité sur tous les sujets.
lundi 12 mars 2018
BIODIVERSITE
En voyant le gros titre en première page du journal Sud-Ouest du jeudi 8 mars "Rien n'arrête les rats des villes", j'ai pensé que les paysans, éleveurs de moutons et de chèvres, en zone montagneuse devaient avoir un certain sourire aux lèvres.
Sous couvert de biodiversité on a, dans des zones d'élevage, réimplanté le loup qui n'arrête pas de procréer et décime ainsi les troupeaux. Ils ne veulent accepter une telle situation , manifestent et se battent contre cette décision. On leur oppose la sacro sainte biodiversité, comme s'il n'existaient pas d'autres endroits où cet animal n'a cessé de vivre et de croitre.
Maintenant que dans les grandes villes, en ajoutant aux difficultés financières pour les maintenir en bon état de propreté, vient s'ajouter le fait que les produits efficaces issus de la pétrochimie et de la chimie organique sont interdits d'emploi, la biodiversité peut suivre son libre cours.
Sur l'édition du 9 mars du même journal on apprend que l'état est condamné parce que l'ours n'est pas assez protégé. L'état et les collectivités locales seront ils condamnés également parce que l'homme est mal protégé contre les rats ? C'est une vraie question.
Rien n'est parfait !
Sous couvert de biodiversité on a, dans des zones d'élevage, réimplanté le loup qui n'arrête pas de procréer et décime ainsi les troupeaux. Ils ne veulent accepter une telle situation , manifestent et se battent contre cette décision. On leur oppose la sacro sainte biodiversité, comme s'il n'existaient pas d'autres endroits où cet animal n'a cessé de vivre et de croitre.
Maintenant que dans les grandes villes, en ajoutant aux difficultés financières pour les maintenir en bon état de propreté, vient s'ajouter le fait que les produits efficaces issus de la pétrochimie et de la chimie organique sont interdits d'emploi, la biodiversité peut suivre son libre cours.
Sur l'édition du 9 mars du même journal on apprend que l'état est condamné parce que l'ours n'est pas assez protégé. L'état et les collectivités locales seront ils condamnés également parce que l'homme est mal protégé contre les rats ? C'est une vraie question.
Rien n'est parfait !
dimanche 11 mars 2018
LE CHÔMAGE POUR RELANCER L'ECONOMIE
Plantons le décor.
Au début des années 1970 Georges Pompidou qui ne voyait pas venir le choc pétrolier s'inquiétait parce que le chômage touchait 300.000 français.
A sa mort son protégé Jacques Chirac, encore trop jeune, ne pouvant lui succéder mais n'acceptant pas qu'un autre membre de son parti que lui arrive au pouvoir, fait élire Valéry Giscard d'Estaing, tout surpris de cette aubaine, en trahissant jacques Chaban Delmas. Une fois au pouvoir Valéry Giscard d'Estaing subit le choc pétrolier de 1974 et essaie plutôt au début de son mandat de régler certains problèmes de société (majorité et droit de vote à 18 ans, loi sur l'avortement...),avant que Jacques Chirac, son premier ministre démissionne pour espérer l'affronter a la prochaine élection présidentielle. C'est alors qu'un économiste reconnu, Raymond Barre, est nommé Premier Ministre.
La politique d'austérité, associé à la finesse manœuvrière de François Mitterrand amène ce dernier au pouvoir en 1981. Pendant deux ans il a essayé d'appliqué la politique qu'il avait promis lors de la campagne électorale et qui l'avait porté au pouvoir. Y avait-il cru ? Rien ne permet de l'affirmer , mais au bout de deux ans en 1983, il se rallie à l'économie de marché espérant, certainement que capitalisme et sociale démocratie, sans le dire, étaient compatibles.
C'est à ce moment là que le monde occidental a subi un séisme. Sous la pression aux Etats-Unis d'un acteur de cinéma de deuxième zone soutenu par le pouvoir financier, et au Royaume Uni d'une mégère acariâtre, le capitalisme "raisonnable" a laissé la place à l'ultralibéralisme. Le vocabulaire de ces deux personnages ignorait deux mots: solidarité et éthique.
A cette époque mon activité professionnelle m'avait permis en intervenant dans une école d'ingénieurs en même temps que le patron d'un grand groupe français de conserves alimentaires, d'avoir écho de la manière dont ce dernier envisageait la bonne marche de la société. Pour lui, l'économie française ne redémarrerait que quand il y aurait en France 3 millions de chômeurs, pour que la pression sur l'emploi soit suffisante pour provoquer la baisse des salaires et qu'ainsi le coût de la main d'œuvre rende la France compétitive.
Sur le moment j'ai été bien évidemment choqué, mais aussi, naïvement, incrédule.
Que s'est-il passé par la suite ? J'ai malheureusement eu l'impression que cette prévision était exacte. La France est arrivée à avoir ses 3 Millions de chômeurs. N'ayant pas voulu toucher au salaire horaire, les conditions de travail et les garanties sociales se sont dégradées moins vite que dans d'autres pays qui ont vu salaires et pensions diminuer. Nos dirigeants ont fait preuve de moins de célérité que bien d'autres, la chute a été plus douce, mais ils n'ont su l'éviter, le ver était dans le fruit, devant leur incapacité à sauver notre modèle social ils ont été globalement rejetés en 2017.
Maintenant que nous avons atteint les 3 millions de chômeurs, l'économie repart.
Que reste-t-il à espérer? Tout d'abord que les français, peut être complètement effondrés, ne soit quand même pas prêts à accepter n'importe quel projet de société.
Je rêve que le nouveau code du travail permette de créer des emplois correctement rémunérés.
Je rêve que de nouvelles lois assurent la sécurité des emploi.;
Je rêve que la formation continue permette à tous de s'adapter à la nouvelle société du numérique.
Je rêve de voir disparaitre la pauvreté et le chômage.
Je rêve de voir le pouvoir d'achat des français augmenter.
Je rêve d'une société plus juste.
Je rêve de l'avenir meilleur qui nous a été promis en nous demandant d'être patient sans toutefois nous avertir qu'il pouvait pour certains commencer par se dégrader.
Je rêve, je rêve, je rêve, puis je fais un cauchemar, je me crois en Italie le 5 mars 2018 au lendemain des élections législatives. Mais, il ne faut pas que j'oublie de me réveiller le 15 mars pour aller manifester afin d'essayer de sauver le pouvoir d'achat des retraités.
Au début des années 1970 Georges Pompidou qui ne voyait pas venir le choc pétrolier s'inquiétait parce que le chômage touchait 300.000 français.
A sa mort son protégé Jacques Chirac, encore trop jeune, ne pouvant lui succéder mais n'acceptant pas qu'un autre membre de son parti que lui arrive au pouvoir, fait élire Valéry Giscard d'Estaing, tout surpris de cette aubaine, en trahissant jacques Chaban Delmas. Une fois au pouvoir Valéry Giscard d'Estaing subit le choc pétrolier de 1974 et essaie plutôt au début de son mandat de régler certains problèmes de société (majorité et droit de vote à 18 ans, loi sur l'avortement...),avant que Jacques Chirac, son premier ministre démissionne pour espérer l'affronter a la prochaine élection présidentielle. C'est alors qu'un économiste reconnu, Raymond Barre, est nommé Premier Ministre.
La politique d'austérité, associé à la finesse manœuvrière de François Mitterrand amène ce dernier au pouvoir en 1981. Pendant deux ans il a essayé d'appliqué la politique qu'il avait promis lors de la campagne électorale et qui l'avait porté au pouvoir. Y avait-il cru ? Rien ne permet de l'affirmer , mais au bout de deux ans en 1983, il se rallie à l'économie de marché espérant, certainement que capitalisme et sociale démocratie, sans le dire, étaient compatibles.
C'est à ce moment là que le monde occidental a subi un séisme. Sous la pression aux Etats-Unis d'un acteur de cinéma de deuxième zone soutenu par le pouvoir financier, et au Royaume Uni d'une mégère acariâtre, le capitalisme "raisonnable" a laissé la place à l'ultralibéralisme. Le vocabulaire de ces deux personnages ignorait deux mots: solidarité et éthique.
A cette époque mon activité professionnelle m'avait permis en intervenant dans une école d'ingénieurs en même temps que le patron d'un grand groupe français de conserves alimentaires, d'avoir écho de la manière dont ce dernier envisageait la bonne marche de la société. Pour lui, l'économie française ne redémarrerait que quand il y aurait en France 3 millions de chômeurs, pour que la pression sur l'emploi soit suffisante pour provoquer la baisse des salaires et qu'ainsi le coût de la main d'œuvre rende la France compétitive.
Sur le moment j'ai été bien évidemment choqué, mais aussi, naïvement, incrédule.
Que s'est-il passé par la suite ? J'ai malheureusement eu l'impression que cette prévision était exacte. La France est arrivée à avoir ses 3 Millions de chômeurs. N'ayant pas voulu toucher au salaire horaire, les conditions de travail et les garanties sociales se sont dégradées moins vite que dans d'autres pays qui ont vu salaires et pensions diminuer. Nos dirigeants ont fait preuve de moins de célérité que bien d'autres, la chute a été plus douce, mais ils n'ont su l'éviter, le ver était dans le fruit, devant leur incapacité à sauver notre modèle social ils ont été globalement rejetés en 2017.
Maintenant que nous avons atteint les 3 millions de chômeurs, l'économie repart.
Que reste-t-il à espérer? Tout d'abord que les français, peut être complètement effondrés, ne soit quand même pas prêts à accepter n'importe quel projet de société.
Je rêve que le nouveau code du travail permette de créer des emplois correctement rémunérés.
Je rêve que de nouvelles lois assurent la sécurité des emploi.;
Je rêve que la formation continue permette à tous de s'adapter à la nouvelle société du numérique.
Je rêve de voir disparaitre la pauvreté et le chômage.
Je rêve de voir le pouvoir d'achat des français augmenter.
Je rêve d'une société plus juste.
Je rêve de l'avenir meilleur qui nous a été promis en nous demandant d'être patient sans toutefois nous avertir qu'il pouvait pour certains commencer par se dégrader.
Je rêve, je rêve, je rêve, puis je fais un cauchemar, je me crois en Italie le 5 mars 2018 au lendemain des élections législatives. Mais, il ne faut pas que j'oublie de me réveiller le 15 mars pour aller manifester afin d'essayer de sauver le pouvoir d'achat des retraités.
vendredi 9 mars 2018
CONSTRUIRE EN ZONE VULNERABLE
Un article paru dans le journal Sud-Ouest Dimanche du 4 mars 2018 ne peut laisser indifférent. Cet article relatif à la construction d'un ensemble de logements et de commerces à Lacanau est intitulé "Ca construit sur le boulevard de la plage".
Après de nombreuses informations pour expliquer que l'on a abouti à la construction en ce lieu vulnérable en raison de trop longs délais de procédures, on apprend que les maires successifs de Lacanau n'ont pu empêcher la construction de cet ensemble de quinze logements et de commerces.
Mais où l'affaire se corse, c'est lorsque le promoteur affirme "tous nos clients ont bien évidemment reçu une information sur les risques d'érosion" et que " les propriétaires de ces nouveaux appartements bénéficieront des mêmes droits à l'indemnisation que ceux qui sont installés depuis des années"
Ainsi les pouvoirs publics s'apprêtent à indemniser, avec nos impôts, des propriétaires qui font construire en zone vulnérable où l'on sait que le péril de leur bien est programmé.
Comment faire preuve de plus de cynisme vis à vis des contribuables ? Qu'en pensent les anciens propriétaires des appartements du "Signal" à Soulac
Après de nombreuses informations pour expliquer que l'on a abouti à la construction en ce lieu vulnérable en raison de trop longs délais de procédures, on apprend que les maires successifs de Lacanau n'ont pu empêcher la construction de cet ensemble de quinze logements et de commerces.
Mais où l'affaire se corse, c'est lorsque le promoteur affirme "tous nos clients ont bien évidemment reçu une information sur les risques d'érosion" et que " les propriétaires de ces nouveaux appartements bénéficieront des mêmes droits à l'indemnisation que ceux qui sont installés depuis des années"
Ainsi les pouvoirs publics s'apprêtent à indemniser, avec nos impôts, des propriétaires qui font construire en zone vulnérable où l'on sait que le péril de leur bien est programmé.
Comment faire preuve de plus de cynisme vis à vis des contribuables ? Qu'en pensent les anciens propriétaires des appartements du "Signal" à Soulac
jeudi 8 mars 2018
DANGEREUSE STRATEGIE DU GOUVERNEMENT
La politique d'austérité du gouvernement et la diète fiscale qu'il impose aux collectivités locales ont une importante répercussion sur la bonne marche des associations.
Sans parler de celles dont le but est de distraire une partie de la population qui ne sait pas toujours se prendre en main, il est important de rappeler qu'une proportion importante de ces associations a pour seul but d'aider les plus démunis, en faisant ce que l'Etat devrait faire.
Nos gouvernants oublient que chaque euro versé pour aider ces associations est multiplié par un chiffre énorme qui correspond aux dons des citoyens qui s'apitoient sur le sort de leur contemporain et qui donnent de leur temps pour leur venir en aide.
Si ces associations venaient à disparaitre, faute de l'aide minimale que les pouvoirs publics leur apportent, la misère, déjà importante, ne ferait que croitre et le mécontentement augmenterait à tel point qu'une grave crise sociale serait à craindre, pour peut être conduire à tout genre d'exaction.
Si les pouvoirs publics ne veulent plus aider les associations, qu'ils fassent leur travail et rétablissent la justice sociale. Ce serait beaucoup mieux ainsi.
Mieux vaut voir les impôts augmenter que les mendiants dans les rues, les SDF sur les trottoirs ou la nuit dans des abris de fortune et les morts de froid.
Je crois que si les impôts, et l'effort fiscal, étaient justement répartis, rare seraient les français qui ne seraient pas d'accord avec cette proposition.
Sans parler de celles dont le but est de distraire une partie de la population qui ne sait pas toujours se prendre en main, il est important de rappeler qu'une proportion importante de ces associations a pour seul but d'aider les plus démunis, en faisant ce que l'Etat devrait faire.
Nos gouvernants oublient que chaque euro versé pour aider ces associations est multiplié par un chiffre énorme qui correspond aux dons des citoyens qui s'apitoient sur le sort de leur contemporain et qui donnent de leur temps pour leur venir en aide.
Si ces associations venaient à disparaitre, faute de l'aide minimale que les pouvoirs publics leur apportent, la misère, déjà importante, ne ferait que croitre et le mécontentement augmenterait à tel point qu'une grave crise sociale serait à craindre, pour peut être conduire à tout genre d'exaction.
Si les pouvoirs publics ne veulent plus aider les associations, qu'ils fassent leur travail et rétablissent la justice sociale. Ce serait beaucoup mieux ainsi.
Mieux vaut voir les impôts augmenter que les mendiants dans les rues, les SDF sur les trottoirs ou la nuit dans des abris de fortune et les morts de froid.
Je crois que si les impôts, et l'effort fiscal, étaient justement répartis, rare seraient les français qui ne seraient pas d'accord avec cette proposition.
mercredi 7 mars 2018
OLIVIER BESANCENOT DEVIENT FREQUENTABLE ?
Olivier Besancenot était reçu par Laurent Ruquier lors de l'émission "On n'est pas couché" le Samedi 3 mars.
Au cours de cette émission il a brillamment exposé ses idées avec la clarté qu'on lui connait et une vivacité d'esprit que peu de nos hommes politiques possèdent.
Mais, il n'a rien appris à ceux qui s'intéressent un tant soit peu à la marche du Monde. Il a tout simplement fait la liste des injustices qui caractérisent la société dans laquelle nous vivons: grandes inégalités, chômage, pauvreté, abandon des campagnes, démantèlement des services publics, taxation des retraités, abandon des séniors, rétribution des actionnaires au dépend des salariés , etc...
Ce qui est nouveau, par contre, est la manière dont les participants à l'émission ont reçu ce message. En dehors de Christine Angot, qui dans un langage alambiqué, parfois peu compréhensible, a essayé de le mettre en porte à faux sans y parvenir, Yann Moix a reconnu que, si autrefois il ne partageait que 10% de ses propositions, c'est maintenant plus de 60% de celles-ci qu'il apprécie, pendant que Sylviane Agasinski n'a fait que reconnaitre le bien fondé de ses affirmations et a abondé dans son sens.
Faut-il quitter la scène politique quand on exprime des idées de gauche, pour que la pertinence des proposition que l'on avance soit reconnue ?
On a l'impression que bien des gens ont des idées qu'ils ne veulent pas avancer de peur qu'elles ne réussissent à se faire entendre.
Une question se pose toutefois. Quand on connait les résultats que Jean-Luc Mélenchon a obtenu lors de la dernière élection présidentielle et que l'on sait à quel point le personnage est clivant, on peut se demander ce qu'Olivier Besancenot aurait fait à sa place, en portant les mêmes idées, car lui sait rester raisonnable dans son mode d'expression ainsi que dans son comportement.
Au cours de cette émission il a brillamment exposé ses idées avec la clarté qu'on lui connait et une vivacité d'esprit que peu de nos hommes politiques possèdent.
Mais, il n'a rien appris à ceux qui s'intéressent un tant soit peu à la marche du Monde. Il a tout simplement fait la liste des injustices qui caractérisent la société dans laquelle nous vivons: grandes inégalités, chômage, pauvreté, abandon des campagnes, démantèlement des services publics, taxation des retraités, abandon des séniors, rétribution des actionnaires au dépend des salariés , etc...
Ce qui est nouveau, par contre, est la manière dont les participants à l'émission ont reçu ce message. En dehors de Christine Angot, qui dans un langage alambiqué, parfois peu compréhensible, a essayé de le mettre en porte à faux sans y parvenir, Yann Moix a reconnu que, si autrefois il ne partageait que 10% de ses propositions, c'est maintenant plus de 60% de celles-ci qu'il apprécie, pendant que Sylviane Agasinski n'a fait que reconnaitre le bien fondé de ses affirmations et a abondé dans son sens.
Faut-il quitter la scène politique quand on exprime des idées de gauche, pour que la pertinence des proposition que l'on avance soit reconnue ?
On a l'impression que bien des gens ont des idées qu'ils ne veulent pas avancer de peur qu'elles ne réussissent à se faire entendre.
Une question se pose toutefois. Quand on connait les résultats que Jean-Luc Mélenchon a obtenu lors de la dernière élection présidentielle et que l'on sait à quel point le personnage est clivant, on peut se demander ce qu'Olivier Besancenot aurait fait à sa place, en portant les mêmes idées, car lui sait rester raisonnable dans son mode d'expression ainsi que dans son comportement.
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