mercredi 28 février 2018

PRODUITS ALIMENTAIRES, COMMENT CHOISIR ?

L'alimentation fournit actuellement, certainement à l'occasion du Salon de l'Agriculture, un débat presque passionnel qui oppose grandes surfaces à marchés paysans, produits bio à produits traditionnels. Ainsi je me pose de nombreuses questions à chaque fois que je vais soit au marché, soit dans un hypermarché, soit dans un magasin spécialisé.
- Lorsque j'achète en grande surface un poulet "label rouge" provenant d'une région réputée à moins de 5€ le kilo, avec 30% de réduction en bons d'achat, est-il de bonne qualité ?
- Lorsque je trouve dans le même magasin un jambon espagnol "jabugo" ou "belota" à 130€ le kilo alors qu'il est à 260€  sur un marché en zone touristique, dois-je acheter le plus cher ?
- Lorsqu'au magasin "bio" je trouve des haricots verts venant du Kenya ou d'autres produits  provenant d'Egypte, dois-je les préférer à ceux qui sont non "bio" proposés chez le primeur du coin ?
- Lorsqu'en grande surface on affiche "produit artisanal provenant de la charcuterie X", est-ce exact, est-ce vraiment artisanal s'il vient d'une charcuterie employant 50 personnes ?
- Lorsque je vois, l'été sur les marchés, du fromage de Beaufort à 45€ le kilo, est-ce un gage de qualité?
- Lorsque la charcuterie corse remplit les étals des marchés d'été alors que sur place on vous raconte que cette charcuterie est à 95% obtenue à partir d'animaux venant du continent, dois-je avoir confiance ?
Toutes ces questions me troublent, je suis certain dans la plupart des cas de me faire manipuler, mais je ne sais pas par qui ?

mardi 27 février 2018

QUALITE DES PRODUITS ALIMENTAIRES

On ne cesse actuellement d'essayer de nous convaincre que nos produits alimentaires sont, ou peuvent être, de la meilleure qualité qu'il soit, mais que les grandes surfaces obligent à des dérives néfastes pour notre santé par les prix bas qu'elles imposent aux producteurs.
Mais où le bât blesse c'est lorsque notre gouvernement envisage pour régler le problème d'emprunter deux voies tout à fait contradictoires:
-imposer des prix minima à la grande distribution pour permettre aux agriculteurs de mieux vivre; c'est une noble cause car ces derniers, lorsqu'ils sont à la tête de petites exploitations, vivent très mal.
-signer des traités de libre échange avec des pays qui ne respectent pas les règles garantissant la qualité des produits qu'ils exportent, comme le Mercasur avec les pays d'Amérique latine ou le CETA avec le Canada qui n'est que la face cachée du TAFTA, contre lequel on s'est prononcé, avec les Etats-Unis.
Si par miracle le gouvernement arrivait à ses fins, quelles seraient les conséquences sur l'alimentation des français ? Les produits importés inonderaient les grandes surfaces de type discount et seraient à la disposition des moins riches, pendant que les bons produits français feraient l'objet d'un autre commerce, peut-être de proximité ou de grandes surfaces de luxe, à la portée uniquement de ceux dont les moyens sont les plus élevés.
Voilà encore une façon de creuser les inégalités.
Tant que le chômage et la pauvreté ne seront pas éradiqués aucune solution pour que tout un chacun se nourisse correctement ne sera possible.

lundi 26 février 2018

RETRAITES OU MALTRAITES ?

Sans revenir sur la scandaleuse augmentation de la CSG qui constitue une baisse de revenu pour les seuls retraités et au sujet de laquelle il est difficile de comprendre que le Conseil Constitutionnel n'ait pas sévi, il existe d'autres domaines où les retraités sont les seuls pénalisés, je veux parler de l'assurance maladie.
En transférant ce que l'on a coutume d'appeler "les charges" pour les salariés vers la CSG, ces derniers ne cotisent plus à l'assurance maladie alors qu'elle est toujours prélevée sur les retraites. Parallèlement à cette nouvelle injustice, les retraités étant du point de vue de la maladie considérés,  ce qui est exact, comme une population à risque, paient des primes d'assurances complémentaires ou de mutuelles plus élevées que les actifs. Est-ce cela la solidarité ? Ne contribuent-ils pas par leurs impôts et prélèvements au paiement des allocations familiales alors qu'il y a en général bien longtemps que leurs enfants ont été élevés.
Un autre point qui concerne tous les bénéficiaires de la Sécurité Sociale mais qui touche particulièrement les retraités en raison de leur plus grande vulnérabilité face à la maladie est la prise en charge des "affections longue durée".
La Sécurité Sociale prend en charge ces maladies à 100%, ce qui est d'ailleurs faux car sur le 25€ payés au généraliste 1€ est retenu par la Sécurité Sociale ce qui en réalité ramène la prise en charge à 96%. Mais en réalité, ce n'est pas un cadeau fait au patient. Ce que la Sécurité Sociale prend en charge (le tiers payant) vient en déduction du remboursement des mutuelles. Ce sont en réalité ces dernières qui bénéficient de cette prise en charge, Est-ce pour cela que les cotisations baissent ?
Il s'agit alors d'un transfert de prise en charge du privé vers le public sans que personne ne s'en émeuve alors que la chasse aux dépenses publiques est le sport préféré de tous les gouvernements qui se succèdent et qui est de plus en plus prisé.

dimanche 25 février 2018

PEINES DE SUBSTITUTION

Au moment où la question de la surpopulation des prisons se pose, où l'on se demande comment trouver un juste équilibre, lorsqu'on applique une sanction, entre punition et réinsertion, envisager la peine de substitution s'apparente à une évidence.
Le récent procès de Jérôme Cahuzac, pour qui une peine de trois ans d'emprisonnement est requise, associé à la proposition d'Emmaüs-Pau de lui permettre de purger sa peine dans ses services au lieu d'aller en prison, me parait être un bon exemple.
A quoi va bien pouvoir servir l'emprisonnement de Jérôme Cahuzac si ce n'est à la société d'exprimer sa vengeance ? Le même délit, s'il n'avait pas été ministre, n'aurait certainement pas conduit à l'emprisonnement, de nombreux exemples le prouvent.
Le comportement de Jérôme Cahuzac est inadmissible, il doit être sanctionné, pourquoi vouloir lui imposer l'infamie de l'enfermement, ne serait-il pas plus utile de lui faire découvrir la vie de bien des français, que lui n'a jamais connu, tout en rendant service aux plus démunis alors qu'il a cru que la vie n'était que facilité en offrant, à prix exorbitant, ses services à une clientèle de luxe pour qui l'argent ne comptait pas ?
Au niveau d'un ancien ministre, inutile de parler de réinsertion, il connait suffisamment de monde pour s'en charger lui-même. Il est certainement plus utile de lui faire découvrir ce qu'il n'aurait jamais pu connaitre et qui constitue la vie quotidienne de bien de ses concitoyens, dont il avait en partie la charge et au cours de laquelle il s'est si mal comporté.

samedi 24 février 2018

VIRGINIE CALMELS, LE GRAND ECART

Elle est venue tardivement à la politique Virginie Calmels. Ses débuts ont laissé croire qu'elle avait vite compris le fonctionnement de ce nouvel environnement en devenant première adjointe d'Alain Juppé, vice-présidente de Bordeaux-Métropole, tête de liste de son parti aux élections régionales.
Mais, les lignes se sont brouillées lorsqu'elle s'est rendu compte qu'en raison de l'échec d'Alain Juppé à l'élection présidentielle, elle ne pouvait espérer devenir rapidement maire de Bordeaux. C'est à ce moment-là qu'elle a fait preuve d'une grande souplesse et de ...largesse d'esprit en se rapprochant de François Fillon, pour après encore un échec de ce dernier (elle n'a vraiment pas de chance), rejoindre Laurent Wauquiez.
On a l'impression que sa vocation est d'être éternelle numéro deux alors qu'elle ne rêve que d'être numéro un.
Ce qui lui arrive maintenant est encore pire, la souplesse ne suffit plus, c'est le grand écart qu'il faut savoir faire. Etre à la fois dans l'ombre de deux hommes politiques qui se détestent, ça ne doit pas être facile.
Il semble qu'elle ait besoin d'un temps de réflexion puisqu'elle twette, d'après le journal Sud-Ouest: "la parole est d'argent et le silence est d'or". Ce qu'on lui souhaite plutôt est d'avoir un moral d'acier pour laisser passer les orages avant de décider si ses ambitions ne se réaliseraient peut-être pas mieux ailleurs qu'en politique.
Elle avait d'ailleurs brillamment fait ses preuves dans le privé, et il semble que l'ère qui s'ouvre actuellement ou l'ambition remplace les sentiments   et où l'argent est l'alpha et l'oméga de toute action, puisse particulièrement bien lui convenir.
Il faudrait peut-être qu'elle se dépêche pour ne pas agir encore à contretemps.

vendredi 23 février 2018

MAIS QUI EST LAURENT WAUQUIEZ ?

Avant qu'il ne soit élu à la présidence des LR, il n'avait pas très bonne presse.
On connaissait son parcours politique sinueux du centre jusqu'à la frontière de l'extrême droite, lorsqu'il ne la franchissait pas. On connaissait également ses positions sur le chômage, l'assistanat et l'immigration. On savait ce que pensait de lui Alain Juppé et qui se traduisait en un seul mot, que la correction ne me permet pas de reproduire. On savait que Nicolas Sarkozy ne voulait pas le rencontrer en tête à tête et qu'il jugeait utile de n'avoir avec lui que des entretiens devant témoin. On savait aussi qu'en Conseil des Ministres il se faisait remarquer par l'utilisation de son téléphone portable et l'envoi de texto.
Toutes ces choses n'étaient pas très glorieuses.
Malgré cela, il a été élu à la présidence des LR, brillamment mais sans concurrence.
Cette élection lui a valu les honneurs d'être reçu par Léa Salamé sur France 2  au cours de "L'Emission Politique", et là il a donné l'impression de prendre de la hauteur. Pour la première fois, face à Alain Minc, on a pu se rendre compte qu'il était non seulement bardé de diplômes mais aussi cultivé, qu'il savait garder son calme et proposer d'autres idées que des fadaises.
Bien que n'ayant aucune envie de participer, par mes bulletins de vote, à sa réussite, il était remonté quelque peu dans mon estime.
Il semble que cette nouvelle apparence ne soit que factice et de courte durée. Les événements récents, avec tout le mal qu'il a pu dire , notamment des hommes politiques de son parti, montrent qu'il a atteint le degré zéro de la politique, que ses méthodes sont celles de l'extrême droite, qu'il n'a aucune retenue et qu'il manie le double langage, l'un face à son électorat, l'autre en pseudo privé.
Pour se plaindre du fait que ses propos ont été rapportés, il ose faire appel, lui, à la déontologie pour stigmatiser l'attitude des journalistes qui ne font que leur métier d'informer en diffusant des enregistrements qu'ils avaient entre les mains et non pas des informations orales dont l'origine aurait pu être douteuse et contestée.
Pour mesurer l'étendue de la déception qui a due être celle de ceux qui l'ont élu, ils ne trouvent pour le défendre qu'un transfuge de l'extrême droite, Guillaume Peltier, et l'aboyeuse attitrée des LR, Nadine Morano, toujours prompte à jouer son rôle avec diligence.
Spectacle affligeant préjudiciable à la classe politique toute entière qui n'a vraiment pas besoin de cela.

mercredi 21 février 2018

LE CAPITALISME DEBRIDE

J'ai été agréablement surpris, en lisant le journal Sud-Ouest Dimanche du 18 février, d'apprendre que Christine Kerdellant, directrice de 'L'Usine Nouvelle", chantre du capitalisme et avec qui je n'ai pas beaucoup d'atomes crochus, vient de publier un livre " Le Suicide du Capitalisme" où, d'après le rédacteur de l'article, Pascal Rabiller, "elle tire à boulets rouges sur les premiers bénéficiaires d'un modèle économique qu'ils sont en train, selon elle, de détruire"
Nous sommes actuellement en présence d'un capitalisme débridé, entre les mains de néocapitalistes avides qui n'ont aucune limite et qui n'ont pas compris que le modèle économique qu'ils chérissent tant n'a survécu que, tout en se servant une énorme part du gâteau que l'économie produisait, ils savaient ne pas mettre le reste du monde à la portion congrue en propageant la misère.
N'ont-ils pas compris que les énormes richesses accumulées par les grandes familles dans le pays minier n'ont pu se faire qu'en hébergeant gratuitement les ouvriers, leur fournissant des écoles, une assistance médicale et...des églises ; qu''après guerre c'est en faisant profiter le bon peuple des progrès techniques pour leur fournir véhicules et appareils ménagers, qu'ils ont engrangé d'énormes fortunes en les fabriquant ; qu'ils ont laissé quelques subsides aux travailleurs en 1936 et 1968, en augmentant les salaires et en donnant des congés pour calmer des débuts d'insurrections et sauvegarder la paix sociale.
Ils croient maintenant qu'après avoir endormi la classe ouvrière pendant les trente glorieuses, ils peuvent tout se permettre en créant le chômage, pour faire pression sur l'emploi, et la pauvreté y compris pour ceux qui travaillent.
Qu'ils sachent que lorsque le bénévolat en aura assez de suppléer à leur inhumanité et à leur avidité, ce ne sera pas une révolte mais une révolution qu'ils devront affronter, et là, malheureusement, il n'y aura pas que les fautifs qui seront punis, car en ces moments là, on sait que la capacité de discernement n'est pas la qualité essentielle de ceux qui se révoltent.