Par un artifice de modification des contributions sociales, en déplaçant les charges sociales vers la CSG pour, soit disant, augmenter le pouvoir d'achat des français, Emmanuel Macron n'a fait que creuser les inégalités.
Si l'on prend l'exemple d'un actif dont le revenu est légèrement supérieur au SMIC, son salaire mensuel va augmenter de l'ordre de 20€ pendant que celui d'un salarié rémunéré 5000€ percevra 70€ de plus par mois.
Signalons, malheureusement, que pour le premier, 20€ supplémentaires ne sont pas un détail, alors que pour le second les 70€ s'apparentent, non pas à un besoin, mais en général a une manière imperceptible de la possibilité d'augmenter ses dépenses de loisir.
Mais regardons maintenant les dépenses supplémentaires que chacun des deux a subi dès le premier janvier 2018. Augmentation du prix des carburants, du gaz, des mutuelles santé, des assurances, etc.
Que restera-t-l au premier ? Rien ! Quant au second on peut penser qu'en général il aura au moins amorti le choc financier du à toutes ces augmentations.
Si un pouvoir d'achat doit augmenter, ce sera celui du plus haut revenu, mais certainement pas celui du smicard.
mardi 20 février 2018
LA C.S.G. QUE DE MENSONGES !
La manière dont l'augmentation de la C.SG avait été présentée en 2017 contenait au moins trois mensonges.
- Il a été dit qu'elle devait augmenter de 1,7%
- Que les revenus aller baisser de 1,7 % pour la plupart des retraités et qu'elle serait largement compensée pour les actifs.
- Que les retraites inférieures à 1350€ ne seraient pas touchées.
Trois affirmations, trois mensonges.
- Lorsqu'une contribution passe de 6,6 à 8, 3% elle n'augmente pas de 1,7% mais 25% (8,3-6,6/6,6)
- Les 1,7% d'augmentation l'ont été sur le revenu avant déduction de la CSG initiale, ce ne sont donc pas vis à vis du revenu 1,7/ 100 qui ont constitué l'augmentation mais 1,7/93,4 soit plus de 1,8%
- Les retraités dont la pension est inférieure à 1350€ par mois et dont les ménages sont soumis à l'augmentation de la CSG, voient également leur retraite diminuer.
Tout est dans l'art de présenter les choses, ainsi les couples de retraités déjà fortement sollicités, se sont trouvés en 2018 encore plus impactés par l'augmentation de la CSG que les annonces de 2017 auraient pu leur laisser croire.
- Il a été dit qu'elle devait augmenter de 1,7%
- Que les revenus aller baisser de 1,7 % pour la plupart des retraités et qu'elle serait largement compensée pour les actifs.
- Que les retraites inférieures à 1350€ ne seraient pas touchées.
Trois affirmations, trois mensonges.
- Lorsqu'une contribution passe de 6,6 à 8, 3% elle n'augmente pas de 1,7% mais 25% (8,3-6,6/6,6)
- Les 1,7% d'augmentation l'ont été sur le revenu avant déduction de la CSG initiale, ce ne sont donc pas vis à vis du revenu 1,7/ 100 qui ont constitué l'augmentation mais 1,7/93,4 soit plus de 1,8%
- Les retraités dont la pension est inférieure à 1350€ par mois et dont les ménages sont soumis à l'augmentation de la CSG, voient également leur retraite diminuer.
Tout est dans l'art de présenter les choses, ainsi les couples de retraités déjà fortement sollicités, se sont trouvés en 2018 encore plus impactés par l'augmentation de la CSG que les annonces de 2017 auraient pu leur laisser croire.
lundi 19 février 2018
LA FIN D'UN CYCLE
Avec le rapport de Jean-Cyril Spinetta sur la réforme de la SNCF, c'est un cycle qui s'achève, celui des services publics à la française.
L'ultralibéralisme a gagné. Pour achever définitivement notre modèle social, le pouvoir en place a nommé pour faire un rapport sur le rail l'ancien patron d'Air France, Affaire de spécialiste ! Il avait pour mission de diriger une commission dont les conclusions étaient déjà connues depuis longtemps et lui étaient certainement imposées.
Ainsi s'achève la dernière originalité française. Pourtant, chacun, de gauche comme de droite, a bien reconnu qu'en 2008, si la France a résisté mieux que d'autres au dernier grand choc économique, c'est en raison de son modèle social.
Nous avons été plus long à accuser le choc bancaire de 2008 et l'avons amorti, mais serions plus lent à faire redémarrer notre économie. Faut-il le regretter ? Je ne crois pas. Nous entrons de plus en plus dans un modèle sans amortisseur économique qui a été préparé avec soin et méthode depuis la fin de la dernière guerre, par les pouvoirs de l'argent, et qui s'est accéléré durant la dernière décennie.
Malheur aux faibles !
L'ultralibéralisme a gagné. Pour achever définitivement notre modèle social, le pouvoir en place a nommé pour faire un rapport sur le rail l'ancien patron d'Air France, Affaire de spécialiste ! Il avait pour mission de diriger une commission dont les conclusions étaient déjà connues depuis longtemps et lui étaient certainement imposées.
Ainsi s'achève la dernière originalité française. Pourtant, chacun, de gauche comme de droite, a bien reconnu qu'en 2008, si la France a résisté mieux que d'autres au dernier grand choc économique, c'est en raison de son modèle social.
Nous avons été plus long à accuser le choc bancaire de 2008 et l'avons amorti, mais serions plus lent à faire redémarrer notre économie. Faut-il le regretter ? Je ne crois pas. Nous entrons de plus en plus dans un modèle sans amortisseur économique qui a été préparé avec soin et méthode depuis la fin de la dernière guerre, par les pouvoirs de l'argent, et qui s'est accéléré durant la dernière décennie.
Malheur aux faibles !
dimanche 18 février 2018
REFORME DE L'ENSEIGNEMENT
Jean-Michel Blanquer, Ministre de l'Education Nationale, était reçu ce jeudi 15 février par Léa Salamé sur France 2, au cours de "l'Emission Politique".
Si l'on en juge par l'appréciation des téléspectateurs, il a fait un sans faute, et c'est assez rare de voir une réforme de l'enseignement qui recueille un tel consensus pour le signaler.
Il faut dire que cette réforme parait bien ficelée :
- retour aux fondamentaux, lire, écrire, compter, respect d'autrui.
- allègement du nombre d'élèves les premières années d'école dans les classes en difficulté.
- pour le baccalauréat: -recentrage sur les matières essentielles obligatoires et nombreuses options pour les autres disciplines,
-une dose de contrôle continu pour inciter les élèves à produire un effort régulier, mais avec une importance relative (10% de la note de l'examen) pour que la connaissance ne soit pas qu'une compréhension momentanée vite oubliée,
-un grand oral, et c'est particulièrement important, car à quoi sert le savoir si dans la vie courante on ne sait l'utiliser, ou mieux, le communiquer.
Tout cela va dans le bon sens, mais en se plaçant simplement du point de vue des élèves, on peut regretter qu'un des rares points intéressants de la précédente réforme de Najat Vallaud-Belkacem ait été abandonné, je veux parler du travail en équipe, et que l'idée d'échanges d'élèves entre établissements, du type d'un Erasmus national, un moment proposée, n'ait pas eu de suite. On peut regretter aussi que la semaine de quatre jours soit redevenue possible et que ce soit au gré des responsables locaux.
Mais si cette réforme parait présenter de très nombreux points positifs pour les élèves, il ne semble pas en être de même pour les enseignants. Le ministre a été très évasif quant à la manière d'augmenter leur salaire, qu'il a reconnu trop faible et n'a pas proposé grand chose concernant la formation initiale des maitres et absolument rien sur leur formation continue qui, compte tenu de l'évolution rapide des techniques, est devenue indispensable.
Jean-Michel Blanquer s'est donc présenté comme un excellent spécialiste de l'enseignement, très pragmatique et comme un brillant maitre d'œuvre des réformes que les hommes politiques qu'il sert lui demandent de porter, car n'oublions pas que si cette réforme parait séduisante, il a aussi été, sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy, la cheville ouvrière de la diminution du nombre d'enseignants.
Si l'on en juge par l'appréciation des téléspectateurs, il a fait un sans faute, et c'est assez rare de voir une réforme de l'enseignement qui recueille un tel consensus pour le signaler.
Il faut dire que cette réforme parait bien ficelée :
- retour aux fondamentaux, lire, écrire, compter, respect d'autrui.
- allègement du nombre d'élèves les premières années d'école dans les classes en difficulté.
- pour le baccalauréat: -recentrage sur les matières essentielles obligatoires et nombreuses options pour les autres disciplines,
-une dose de contrôle continu pour inciter les élèves à produire un effort régulier, mais avec une importance relative (10% de la note de l'examen) pour que la connaissance ne soit pas qu'une compréhension momentanée vite oubliée,
-un grand oral, et c'est particulièrement important, car à quoi sert le savoir si dans la vie courante on ne sait l'utiliser, ou mieux, le communiquer.
Tout cela va dans le bon sens, mais en se plaçant simplement du point de vue des élèves, on peut regretter qu'un des rares points intéressants de la précédente réforme de Najat Vallaud-Belkacem ait été abandonné, je veux parler du travail en équipe, et que l'idée d'échanges d'élèves entre établissements, du type d'un Erasmus national, un moment proposée, n'ait pas eu de suite. On peut regretter aussi que la semaine de quatre jours soit redevenue possible et que ce soit au gré des responsables locaux.
Mais si cette réforme parait présenter de très nombreux points positifs pour les élèves, il ne semble pas en être de même pour les enseignants. Le ministre a été très évasif quant à la manière d'augmenter leur salaire, qu'il a reconnu trop faible et n'a pas proposé grand chose concernant la formation initiale des maitres et absolument rien sur leur formation continue qui, compte tenu de l'évolution rapide des techniques, est devenue indispensable.
Jean-Michel Blanquer s'est donc présenté comme un excellent spécialiste de l'enseignement, très pragmatique et comme un brillant maitre d'œuvre des réformes que les hommes politiques qu'il sert lui demandent de porter, car n'oublions pas que si cette réforme parait séduisante, il a aussi été, sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy, la cheville ouvrière de la diminution du nombre d'enseignants.
samedi 17 février 2018
SERVICE OUI !... MILITAIRE NON !
Emmanuel Macron, contre l'avis de la commission que le gouvernement avait mise en place, crée le "Service National". Sa durée sera de trois à six mois, sera-t-il partiellement militaire ou non ?
Le service militaire ne se justifiait que lorsque les jeunes pouvaient être appelés pour défendre le pays, parfois, malheureusement, pour défendre des causes perdues comme la décolonisation. On n'avait pas besoin alors de spécialistes comme c'est le cas actuellement. Il avait deux autres avantages, le premier était d'éviter de n'avoir qu'une armée de métier qui, en cas de putsch militaire fomenté par quelques généraux ambitieux était facile à mobiliser alors que l'on pouvait compter sur les appelés pour résister à ces activistes, le deuxième était de permettre aux jeunes de tous horizons de se rencontrer, et de faire ainsi découvrir à chacun l'étendue des différentes classes sociales qui composent le pays.
En dehors de cela, et j'espère que ce sont mes souvenirs bien lointains du début des années 60 qui en sont la cause, tout était négatif.
On y découvrait les abus de pouvoirs de certains gradés subalternes autoritaires et incompétents, des brimades parfois physiques, comme l'obligation par rétorsion d'accomplir des exploits sportifs souvent hors de portée de celui qui avait l'obligation de les réaliser, la tentation de fumer par la distribution de tabac du plus bas de gamme qui soit, "l'apprentissage obligatoire de la cuite" comme l'écrit si bien Bruno Dive dans son éditorial du journal Sud-Ouest du jeudi 15 février.
Les classes sociales qui se mélangeaient au début du service militaire se reconstituaient après pour en tirer des avantages de classe. Les sursitaires occupant les bureaux fournissaient des fausses permissions, les sportifs affectés au Service des Sports distribuaient de faux Brevets Sportifs qui donnaient droit à des permissions, les paysans tenaient les cuisines et nourrissaient abondement leurs amis, les sans emploi devenaient fourriers et se partageaient les bonnes chaussures de marche et les vêtements chauds et confortables. Les plus aisés payaient les moins riches pour prendre à leur place leurs tours de garde. Est-ce parce que l'un et l'autre étaient satisfaits que cela était raisonnable ?
On attachait de la valeur à des choses inutiles telles "faire le lit au carré", balayer sans cesse la cour en automne dès qu'une feuille tombait, se lever très tôt pour parfois se pavaner la journée ou tout un weekend sur un lit, marcher au pas, etc.
Non vraiment je ne voudrais pas que nos jeunes connaissent cela. Ca ne serait en aucun cas leur rendre service, car je suis certains que bien d'anciens appelés ne sont pas toujours très fiers du comportement qu'ils ont eu pendant leur service militaire.
Par contre, vu l'état dans lequel se trouve une partie de notre jeunesse, que l'on prenne conscience que des décisions sont à prendre, c'est indiscutable. Eduquer ces jeunes, les remettre dans le droit chemin, leur donner le sens des valeurs, ce n'est vraiment pas le rôle des militaires, ils sont incompétents, tout simplement parce qu'ils ne sont pas formés pour cela.
Qui pet alors s'en charger? Les enseignants et les éducateurs sportifs par exemple, aidés par des psychologues.
Comment s'y prendre ? Il est nécessaire que toutes les classes sociales soient mélangées et que la durée de mixité sociale ne soit pas trop longue pour éviter que des chapelles ne se recréent. Pourquoi ne pas prévoir trois périodes de un à deux mois en trois endroits différents ce qui aurait l'avantage de faire connaitre aux jeunes les différences géographiques et climatiques ainsi que les habitudes locales de nos si diverses régions.
Le manque d'activité étant une cause de bien de déviances comportementales il serait important que les emplois du temps soient bien remplis en utilisant les matinées pour inculquer à ceux qui ne les connaissent pas les principes de base d'un comportement civique, ainsi que son utilité et ses bienfaits. Les après midi permettraient de s'occuper d'œuvres caritatives ce qui aiderait souvent les bénévoles à accomplir les tâches que l'Etat leur délègue par nécessité&, faute de moyens.
Quand accomplir ce service ? La scolarité étant en France obligatoire jusqu'à 16 ans, pourquoi ne pas étaler ces périodes de service civique de 14 à 16 ans ?
Quant à l'hébergement, c'est un vaste débat. Où loger ces jeunes ? Dans le pensionnats des établissements scolaires pendant les vacances, mais il n'en reste pas beaucoup. Comment aborder le problème de la mixité ? Ce ne sont pas des questions secondaires, il faudra y réfléchir très sérieusement.
Le service militaire ne se justifiait que lorsque les jeunes pouvaient être appelés pour défendre le pays, parfois, malheureusement, pour défendre des causes perdues comme la décolonisation. On n'avait pas besoin alors de spécialistes comme c'est le cas actuellement. Il avait deux autres avantages, le premier était d'éviter de n'avoir qu'une armée de métier qui, en cas de putsch militaire fomenté par quelques généraux ambitieux était facile à mobiliser alors que l'on pouvait compter sur les appelés pour résister à ces activistes, le deuxième était de permettre aux jeunes de tous horizons de se rencontrer, et de faire ainsi découvrir à chacun l'étendue des différentes classes sociales qui composent le pays.
En dehors de cela, et j'espère que ce sont mes souvenirs bien lointains du début des années 60 qui en sont la cause, tout était négatif.
On y découvrait les abus de pouvoirs de certains gradés subalternes autoritaires et incompétents, des brimades parfois physiques, comme l'obligation par rétorsion d'accomplir des exploits sportifs souvent hors de portée de celui qui avait l'obligation de les réaliser, la tentation de fumer par la distribution de tabac du plus bas de gamme qui soit, "l'apprentissage obligatoire de la cuite" comme l'écrit si bien Bruno Dive dans son éditorial du journal Sud-Ouest du jeudi 15 février.
Les classes sociales qui se mélangeaient au début du service militaire se reconstituaient après pour en tirer des avantages de classe. Les sursitaires occupant les bureaux fournissaient des fausses permissions, les sportifs affectés au Service des Sports distribuaient de faux Brevets Sportifs qui donnaient droit à des permissions, les paysans tenaient les cuisines et nourrissaient abondement leurs amis, les sans emploi devenaient fourriers et se partageaient les bonnes chaussures de marche et les vêtements chauds et confortables. Les plus aisés payaient les moins riches pour prendre à leur place leurs tours de garde. Est-ce parce que l'un et l'autre étaient satisfaits que cela était raisonnable ?
On attachait de la valeur à des choses inutiles telles "faire le lit au carré", balayer sans cesse la cour en automne dès qu'une feuille tombait, se lever très tôt pour parfois se pavaner la journée ou tout un weekend sur un lit, marcher au pas, etc.
Non vraiment je ne voudrais pas que nos jeunes connaissent cela. Ca ne serait en aucun cas leur rendre service, car je suis certains que bien d'anciens appelés ne sont pas toujours très fiers du comportement qu'ils ont eu pendant leur service militaire.
Par contre, vu l'état dans lequel se trouve une partie de notre jeunesse, que l'on prenne conscience que des décisions sont à prendre, c'est indiscutable. Eduquer ces jeunes, les remettre dans le droit chemin, leur donner le sens des valeurs, ce n'est vraiment pas le rôle des militaires, ils sont incompétents, tout simplement parce qu'ils ne sont pas formés pour cela.
Qui pet alors s'en charger? Les enseignants et les éducateurs sportifs par exemple, aidés par des psychologues.
Comment s'y prendre ? Il est nécessaire que toutes les classes sociales soient mélangées et que la durée de mixité sociale ne soit pas trop longue pour éviter que des chapelles ne se recréent. Pourquoi ne pas prévoir trois périodes de un à deux mois en trois endroits différents ce qui aurait l'avantage de faire connaitre aux jeunes les différences géographiques et climatiques ainsi que les habitudes locales de nos si diverses régions.
Le manque d'activité étant une cause de bien de déviances comportementales il serait important que les emplois du temps soient bien remplis en utilisant les matinées pour inculquer à ceux qui ne les connaissent pas les principes de base d'un comportement civique, ainsi que son utilité et ses bienfaits. Les après midi permettraient de s'occuper d'œuvres caritatives ce qui aiderait souvent les bénévoles à accomplir les tâches que l'Etat leur délègue par nécessité&, faute de moyens.
Quand accomplir ce service ? La scolarité étant en France obligatoire jusqu'à 16 ans, pourquoi ne pas étaler ces périodes de service civique de 14 à 16 ans ?
Quant à l'hébergement, c'est un vaste débat. Où loger ces jeunes ? Dans le pensionnats des établissements scolaires pendant les vacances, mais il n'en reste pas beaucoup. Comment aborder le problème de la mixité ? Ce ne sont pas des questions secondaires, il faudra y réfléchir très sérieusement.
vendredi 16 février 2018
LES OUTILS DU SAVOIR
Le très bon éditorial de Bruno Dive du journal Sud-Ouest du mardi 13 février sur l'enseignement, insiste sur le fait, qui avait un peu été oublié, que savoir lire, écrire et compter sont les éléments indispensables à l'apprentissage de toute discipline.
Point n'est besoin de rendre attractif le calcul, l'orthographe, et l'organisation syllabique des mots. Il faut les acquérir coûte que coûte, ce ne sont pas des disciplines au niveau de l'enseignement primaire, ce sont des outils. Apprendre par cœur l'orthographe, les règles de grammaire, les tables de multiplications, pratiquer le calcul mental sont indispensables pour accéder à la connaissance qu'offre les autres disciplines.
Pourquoi ferait-on apprendre par cœur les règles du code de la route et pas les éléments de base de l'enseignement ?
Peut-être parce que tout jeune a envie de posséder et de conduire un véhicule automobile et est prêt pour cela à consentir cet effort qui consiste à apprendre le code de la route.
Si la culture et la connaissance étaient aussi attractives que la possession d'une voiture, alors la possession des outils pour y accéder, lire, écrire et compter serait considérée comme indispensable et l'effort nécessaire pour les acquérir serait consenti de plein gré.
Reste à rendre la culture et la connaissance attractives. C'est le rôle de l'éducation et donc, en priorité, celui des parents, mais ceux-ci doivent pouvoir s'appuyer sur des moyens modernes facilement acceptés par les enfants. Je pense bien évidemment à la télévision et aux ordinateurs.
La priorité serait donc de dépoussiérer les écrans de télévision de toutes les niaiseries et bêtises qui les encombre et de rendre les émissions de découvertes et de connaissances intéressantes (elles le sont souvent mais noyées dans un océan de banalités), et de trouver un moyen de contrôler toutes les fausses informations inutiles, dangereuses et vulgaires que la toile véhicule sur les écrans d'ordinateurs et de smartphone.
Point n'est besoin de rendre attractif le calcul, l'orthographe, et l'organisation syllabique des mots. Il faut les acquérir coûte que coûte, ce ne sont pas des disciplines au niveau de l'enseignement primaire, ce sont des outils. Apprendre par cœur l'orthographe, les règles de grammaire, les tables de multiplications, pratiquer le calcul mental sont indispensables pour accéder à la connaissance qu'offre les autres disciplines.
Pourquoi ferait-on apprendre par cœur les règles du code de la route et pas les éléments de base de l'enseignement ?
Peut-être parce que tout jeune a envie de posséder et de conduire un véhicule automobile et est prêt pour cela à consentir cet effort qui consiste à apprendre le code de la route.
Si la culture et la connaissance étaient aussi attractives que la possession d'une voiture, alors la possession des outils pour y accéder, lire, écrire et compter serait considérée comme indispensable et l'effort nécessaire pour les acquérir serait consenti de plein gré.
Reste à rendre la culture et la connaissance attractives. C'est le rôle de l'éducation et donc, en priorité, celui des parents, mais ceux-ci doivent pouvoir s'appuyer sur des moyens modernes facilement acceptés par les enfants. Je pense bien évidemment à la télévision et aux ordinateurs.
La priorité serait donc de dépoussiérer les écrans de télévision de toutes les niaiseries et bêtises qui les encombre et de rendre les émissions de découvertes et de connaissances intéressantes (elles le sont souvent mais noyées dans un océan de banalités), et de trouver un moyen de contrôler toutes les fausses informations inutiles, dangereuses et vulgaires que la toile véhicule sur les écrans d'ordinateurs et de smartphone.
jeudi 15 février 2018
MANQUE DE FONCTIONNAIRES
Il est courant d'entendre dire que certains secteurs de la fonction publique manque de main d'œuvre comme les hôpitaux, l'enseignement, la justice, la police, ce à quoi répondent ceux qui veulent, coûte que coûte diminuer le nombre de fonctionnaires répondent que, dans d'autres domaines, ces agents des services publics sont trop nombreux et que bon nombre d'autres ne font pas des semaines de 35 heures.
Tout ceci est certainement vrai.
Mais ne peut-on pas aborder la question d'une autre façon. Pourquoi existe-t-il tant de bénévoles en France ?
Sans parler des associations qui n'ont pour seul but que de distraire un groupe de personnes partageant les mêmes goûts ou passions, force est de constater que bien des bénévoles accomplissent des tâches qui devraient revenir aux services de l'Etat tels que Les Resto du Cœur, la Banque Alimentaire, Emmaüs, les maraudes nocturnes d'aide aux sans abri, l'aide à l'insertion et bien d'autres encore.
Qui peut oser dire que dans un pays moderne qui serait convenablement organisé et géré, avec une meilleure répartition des richesses, éventuellement en augmentant équitablement l'impôt, il ne serait pas souhaitable que le mal logement, la mal nutrition, le chômage, le manque de ressources soit éradiqué par les services de l'Etat.
Non il n'y a pas trop de fonctionnaires
Oui certains sont mal employés.
Oui le bénévolat masque les défaillances du service public et y supplée en participant largement au maintien de la paix sociale.
Commençons par employer correctement les fonctionnaires qui sont en poste, voyons le travail qui reste à accomplir en remplaçant les bénévoles, qui actuellement sont indispensables, par des agents de l'Etat.
Quoique certains en pensent, ce serait enfin, sur le plan humain, l'avènement d'une société moderne où personne ne serait laissée sur le bord du chemin.
Tout ceci est certainement vrai.
Mais ne peut-on pas aborder la question d'une autre façon. Pourquoi existe-t-il tant de bénévoles en France ?
Sans parler des associations qui n'ont pour seul but que de distraire un groupe de personnes partageant les mêmes goûts ou passions, force est de constater que bien des bénévoles accomplissent des tâches qui devraient revenir aux services de l'Etat tels que Les Resto du Cœur, la Banque Alimentaire, Emmaüs, les maraudes nocturnes d'aide aux sans abri, l'aide à l'insertion et bien d'autres encore.
Qui peut oser dire que dans un pays moderne qui serait convenablement organisé et géré, avec une meilleure répartition des richesses, éventuellement en augmentant équitablement l'impôt, il ne serait pas souhaitable que le mal logement, la mal nutrition, le chômage, le manque de ressources soit éradiqué par les services de l'Etat.
Non il n'y a pas trop de fonctionnaires
Oui certains sont mal employés.
Oui le bénévolat masque les défaillances du service public et y supplée en participant largement au maintien de la paix sociale.
Commençons par employer correctement les fonctionnaires qui sont en poste, voyons le travail qui reste à accomplir en remplaçant les bénévoles, qui actuellement sont indispensables, par des agents de l'Etat.
Quoique certains en pensent, ce serait enfin, sur le plan humain, l'avènement d'une société moderne où personne ne serait laissée sur le bord du chemin.
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