lundi 21 août 2017

LE COUPLE PRESIDENTIEL

En France on élit un Président de la République, mais en réalité un couple entre à l'Elysée. L'influence du conjoint sur la marche du pays ne dépend pas de sa position, de la manière dont on définit son rôle ou ses fonctions, mais essentiellement de la proximité des deux conjoints.
Depuis longtemps le couple Macron est présenté, et il l'a voulu ainsi, comme un couple fusionnel. Ils sont liés comme les doigts de la main.
Je trouve cette image assez plaisante, mais pas pour la liaison intime qu'elle représente, mais parce qu'elle me fait penser à une autre expression: "une main de fer dans un gant de velours". Point n'est besoin de préciser qui est la main et qui est le gant.

dimanche 20 août 2017

LA MINISTRE D.R.H.

Muriel Pénicaud, Ministre du Travail, vient de supprimer les emplois aidés, mettant des gens au chômage et des communes dans l'embarras pour accueillir les enfants pour les activités périscolaires que l'état ne veut plus prendre en charge.
Il semble que notre ministre ait tiré plus d'enseignement de son passage dans le privé, où elle était D.R.H. et a provoqué de nombreuses suppressions d'emploi, que de son passage au Ministère du Travail, sous Martine Aubry, qui, peut-être, avec quelques maladresses, avait réussi à avoir une légère influence sur la lutte contre le chômage.
La question que l'on est en droit de se poser est de savoir ce que l'on peut attendre de la nouvelle version du code du travail avec une telle ministre en charge de le réformer.
Croit-on se diriger vers les modèles scandinaves où la flexibilité est assortie de la sécurité, ou vers les modèles appliqués en Allemagne, Espagne, Portugal ou Angleterre où la lutte contre le chômage ne s'est faite qu'à coup de création d'emplois précaires et de travailleurs pauvres.
Je ne suis pas optimiste, nous avons l'impression de nous diriger inexorablement vers la deuxième solution devant un ensemble de syndicats plus ou moins béat et chloroformé.
Et, pour en revenir au titre de ce papier, où notre Ministre est clairement comparée à une D.R.H., je ferai remarquer qu'autrefois, dans les entreprises, il existait des Directeurs du Personnel, dont la responsabilité était de gérer ce personnel. Actuellement, ces Directeurs du Personnel sont devenus des D.R.H. ( Directeur des Ressources Humaines que, pudiquement on ne nomme jamais ainsi).
C'est là que le vocabulaire prend toute son importance. Que fait-on d'une ressource ? On l'exploite.
En un mot, tout est dit.

samedi 19 août 2017

L'INGRATITUDE DU PRESIDENT

Dieu sait s'il a utilisé la presse, notamment la presse people, Emmanuel Macron, pendant sa campagne électorale et même avant. Combien de premières pages de différents hebdomadaires en toute circonstance et toute tenue, jusqu'au maillot de bain en compagnie de son épouse. On pourra dire que cette presse l'a bien aidé.
En reconnaissance, depuis son élection, il a pris ses distances. Pas de conférence de presse, pas de communication directe, par contre, beaucoup d'images télévisées y compris dans des déguisements douteux, comme l'uniforme militaire, qu'il n'avait jamais porté auparavant, ou des  situations, pas toujours de bon goût, comme l'utilisation de fauteuil de handicapé, dont je lui souhaite de ne jamais avoir besoin.
Il parait beaucoup plus à l'aise, notre Président, pour communiquer par l'image que par la parole lors d'interview. Lorsqu'il parle, c'est derrière un pupitre pour nous délivrer un texte apparemment murement réfléchi, bien que le public ne l'apprécie pas toujours, comme ce fut le cas lorsqu'il a cru bon de rappeler qu'il était le chef des armées.
Après avoir pris ses distances avec cette presse qu'il avait abondamment utilisée, il a franchi une étape supplémentaire en portant plainte contre un journaliste qui l'importunait, chose qu'aucun de ses prédécesseurs n'avait jamais fait car ils avaient bien conscience de l'inégalité de traitement qu'il y a entre un Président de la République, intouchable en raison de son immunité, et un quelconque citoyen.
Ainsi, notre Président ne recule devant rien et utilise, pour confirmer, si nous ne l'avions pas encore compris, le "jupitérisme" dans lequel il veut se situer, tous les moyens que le droit lui octroie.
Est-ce pour adoucir cette image de dureté, vis à vis des journalistes, que son épouse a cru bon de se confier dans l'hebdomadaire Elle ?
Retour aux sources !

vendredi 18 août 2017

VEGAN, VEGETALISME, VEGETARISME

Il est assez rare d'ouvrir une revue sans qu'il ne s'y trouve un article sur ces pratiques alimentaires, voire comportementales. Par contre, il n'est pas rare de voir un des adeptes de ces pratiques faire preuve de prosélytisme.
Je comprends que pour des raisons de santé on veuille diminuer la consommation de viande. Je comprends que l'on défende le bien-être animal. Je comprends également que pour produire 1 kg de protéines animales il faille 6 kg de protéines végétales, et que cette transformation correspond à un gaspillage énergétique.
Je comprends moins que lorsqu'on pratique ce mode de vie on essaie de rendre ceux qui ne le pratiquent pas, responsables, par élevage interposé, du réchauffement climatique.
Je pense qu'en toute chose il faut rester raisonnable, se rappeler que l'homme est un animal omnivore, que de tout temps nos ancêtres, avant de devenir agriculteur, étaient des chasseurs cueilleurs et que les silex taillés et les pointes de flèches, qui sont les témoins comportementaux de nos ancêtres, ne devaient pas servir qu'à cueillir des fruits.
En exagérant à peine, il faut se rappeler que c'est en changeant le régime alimentaire des bovins qu'on a vu apparaitre la maladie de la vache folle, et en étant plus raisonnable, rappeler que les pratiquants de ces techniques d'alimentation ont besoin de compléments alimentaires. Est-ce si naturel ?

jeudi 17 août 2017

PESTICIDES : LA CHARRUE DEVANT LES BOEUFS

Les pesticides sont en voie d'interdiction complète. C'est une excellente chose pour le respect de l'environnement et de la nature. Mais, comme bien souvent, les décisions d'interdiction interviennent relativement subitement avant que les chercheurs aient étudié et proposé des solutions de remplacement.
Je sais bien que les coccinelles mangent les pucerons, que le désherbage à l'eau chaude dans certaines communes est efficace, que la vigne en certains endroits arrive à produire sans pesticides et que l'agriculture bio existe mais, beaucoup de chemin reste à faire.
En attendant, que voit-on ? Des trottoirs souvent enherbés alors qu'ils étaient en sols stabilisés, les piétons maintenant se mouillent les pieds lorsqu'il pleut ou sont obligés de marcher sur la chaussée. Des espaces verts, notamment des gazons envahis de plantes à rosaces ou autres mauvaises herbes, faute de disposer de désherbant sélectif efficace. Certains moyens performants, comme le désherbage à l'eau chaude, ne peuvent être utilisés par les particuliers en raison de l'importance du matériel nécessaire. On me dira que ce ne sont que des détails et "qu'autrefois" on se satisfaisait de ces situations. Ce n'est pas mon cas, je pense que, compte tenu des moyens de recherche dont nous disposons, le respect de la nature ne doit pas aller vers une régression de l'art et du confort de vivre.
Et, pour bien montrer le problème plus sérieux que ces décisions prises sans solutions de remplacement peuvent-être dangereuses, je citerai un cas qui m'a été rapporté.
Dans une commune très proche de Bordeaux-Métropole, certains quartiers d'un lotissement commencent à être envahis par les rats, la commune n'y peut rien car le problème viendrait d'une station d'épuration toute proche, le gestionnaire de cette station dit ne pas avoir les moyens de lutter efficacement contre ces hôtes inopportuns faute de disposer de produits efficaces. Que faut-il faire ?

mercredi 16 août 2017

DEREGLEMENTATION

Dans le cadre de sa course effrénée à l'ultralibéralisme, le gouvernement envisagerait de déréglementer les principes d'installations de différentes professions et de différents corps de métiers en supprimant les quotas d'installations par zones géographiques ou en donnant accès à des métiers sans exiger une formation sanctionnée par un diplôme.
Je vois dans cette intention trois erreurs majeures:
- Les quotas d'installations sont intéressants dans les zones urbaines, qui sont déjà bien pourvues, mais qui attirent toujours de nouveaux candidats. Au lieu de permettre de s'installer où l'offre est déjà suffisante, il serait plus opportun de favoriser les installations dans les villages ou campagnes qui meurent à petit feu.
- Dans les zones urbaines, la demande est déjà satisfaite, s'il y a surnombre de propositions il y aura obligatoirement une baisse des revenus des professionnels déjà installés sans pour cela permettre aux nouveaux venus d'avoir un revenu décent. La concurrence aidant, les prix vont baisser, les consommateurs seront, dans un premier temps satisfaits, mais quand les professionnels, anciens ou nouveaux, ne pourront plus vivre de leurs revenus, il y aura un appauvrissement général et une baisse de l'offre.
- Enfin, permettre de s'installer sans les diplômes nécessaires ou obligatoires, fera baisser le niveau général d'instruction, alors que l'on devrait, non seulement exiger un CAP ou un BEP, mais exiger une augmentation de la part d'enseignement général dans les cursus menant à ces diplômes de manière à élever le niveau de connaissances générales de la population qui, de mon point de vue, est le seul moyen de luter contre les dérives populistes.
Je tiens à préciser que ce texte ne vise à défendre aucune rente de situation car, à titre personnel, j'ai accompli toute ma carrière dans la fonction publique et ne suis concerné par ces problèmes qu'à titre de consommateur et, surtout, à titre de citoyen.

mardi 15 août 2017

PARTI SOCIALISTE : MAUVAIS RESTES, MAUVAIS GESTES.

C'est à l'intérieur même du Parti Socialiste qu'un des membres historiques, Julien Dray, demande un audit des comptes de campagne de Benoît Hamon, qui en principe le représentait à l'élection présidentielle.
Ce parti qui n'ose même plus garder le mot de socialiste dans son appellation, nous présente quelques reliquats vengeurs qui ne pardonnent pas à l'un d'entre eux d'avoir eu la seule idée nouvelle depuis 34 ans, pour que ce parti, en s'adaptant au monde nouveau, reste de gauche.
En effet, à de rares exceptions près, depuis 1983 sous le gouvernement de Laurent Fabius, n'a fait qu'accepter de plus en plus la logique ultralibérale au lieu d'essayer de promouvoir de nouvelles idées pour tenter de respecter les idéaux de gauche qu'il s'était à lui seul chargé de représenter, puisqu'il avait su habilement affaiblir le Parti Communiste.
Ce parti avait tellement intégré la nécessité d'abandonner ses idéaux que la majorité de ses membres a préféré suivre un jeune candidat plus vif et plus imaginatif qu'eux, qu'ils ont d'abord présenté comme un traitre, plutôt que de soutenir leur candidat à l'élection présidentielle.
Ils sont maintenant une poignée de députés à siéger à l'Assemblée Nationale, sans utilité et sans propositions, avec un Président de groupe qui a pris la parole pour regretter d'être obligé de retarder son départ en vacances d'une semaine. Triste bilan !