lundi 7 août 2017

LE QATAR AU SECOURS DES A.P.L.

Deux informations récentes m'ont profondément choqué:
-la diminution de 5 € par mois des A.P.L.
-le transfert de Neymar au P.S.G.
Constatant que notre Président s'est réjoui de la deuxième information, je me suis posé la question de savoir ce qui pouvait motiver sa position.
J'ai alors raisonné avec la rigueur mathématique et la froideur du capitalisme.
Un ménage touchant l'A.P.L. va perdre 60 € par an.
Neymar, en dehors du montant scandaleux de son transfert, va percevoir 30 millions d'euros par an. Avec un tel revenu, il doit donc payer 70 % d'impôts, ce qui fait que 21 millions vont revenir au fisc.
Un calcul rapide montre que les impôts payés par Neymar permettent de rembourser 350.000 foyers touchés par la réduction de l'A.P.L..
En France 2.730.000 foyers perçoivent l'A.P.L.. Ainsi il suffit de huit salaires de footballeurs du niveau de celui de Neymar pour permettre de ne pas réduire le montant de l'A.P.L.
Ainsi donc, et espérons que ce ne soit qu'un début, le Qatar, via Neymar et le P.S.G., va permettre de dédommager les plus démunis de nos concitoyens.
De ce fait, j'ai l'impression de toucher du doigt la quatrième voie qui mène au socio-libéral-capitalisme après avoir connu la deuxième gauche de Michel Rocard et la troisième voie de Tony Blair.
La "gauche" se réformerait-elle sans cesse pour s'adapter à la mondialisation dans le cadre de l'ultralibéralisme et du capitalisme sauvage ?
Quelle surprise et quel espoir !!!

dimanche 6 août 2017

S.N.C.F. L'ARBRE QUI CACHE LA FORÊT

Il a suffi de la rencontre de deux fils électriques de basse tension, dans un local de Vanves en banlieue parisienne, pour que la S.N.C.F. connaisse les plus graves désordres qu'elle n'ait jamais connus.Que n'a-t-on entendu à la suite de ce regrettable événement. Il faut que Guillaume Pepy démissionne, la S.N.C.F. dont le déficit est énorme ne peut entretenir ses voies, les garanties sociales avantageuses des agents sont la cause de ce déficit etc.  etc. .
En réalité on en est rendu au point qui était prévisible il y a une trentaine d'année lorsque de la création d'Etablissements Publics n'étaient ni plus ni moins qu'une dénationalisation, terme pudique signant les prémices d'une privatisation.
Rappelons-nous, c'est à cette époque que la S.N.C.F. a éclaté en deux avec la création de R.F.F. (Réseau Ferré de France) et que les P.T.T. avec la création de La Poste et de France Télécom prenaient le même chemin. Ces événements ont été à l'origine de la création du syndicat SUD, syndicat qui, si l'on peut différemment apprécier ses méthodes revendicatives, s'est montré, dès l'origine, le plus pertinent quant à la prévision de l'avenir.
C'est ainsi que les services publics ont disparus des campagnes, que les emplois précaires et contrats de courtes durées se sont multipliés, que les réseaux n'ont plus été entretenus, que les suicides, face aux désastreuses conditions de travail, se sont multipliés, que les facteurs sont devenus des assistants familiaux et autres évolutions désastreuses du même genre.
Pour en revenir à la S.N.C.F. qui en réabsorbant R.F.F. a en même temps récupéré son déficit, elle se trouve actuellement avec une dette de 44 milliards d'euro et aurait besoin 60 milliards d'euro pour remettre son réseau à niveau.
Croit-on que la mise en concurrence prochaine va régler le problème ? Vue de l'esprit !
Il faudra bien qu'en fin de compte passagers et contribuables mettent la main à la poche, tant que l'on continuera de faire circuler des camions sur les routes en polluant villes et campagnes plutôt que de développer le ferroutage qui permettrait d'utiliser des voies inutiles pendant une bonne partie de la journée, notamment la nuit.                                                                                                                   Au lieu de cela on demande au T.G.V. de s'arrêter dans des petites gares, alors qu'il n'a jamais été fait pour ça, mais comment refuser à des élus locaux de desservir leur territoire quand ils ont participé à ce moyen de transport.


samedi 5 août 2017

BORDEAUX ET LES VOITURES PARTICULIERES

Il y a déjà bien longtemps, depuis le début des travaux du tramway, que les accès en voiture au centre-ville de Bordeaux sont devenus de plus en plus difficiles, et il semble que ce soit clairement une volonté de la municipalité.
Actuellement la fermeture du Pont de Pierre à la circulation motorisée ne fait qu'interdire un peu plus l'accès des véhicules motorisés au centre-ville, et plusieurs signes laissent à penser que cette mesure risque de se pérenniser et même de s'amplifier.
Trois raisons principales me font penser ainsi:
-Bordeaux, métropole de 750.000 habitants est très mal desservie en ponts urbains. Jusqu'au 1° aout, deux étaient en utilisation permanente, un, le Pont Chaban-Delmas , en utilisation intermittente. Lorsque l'on est aussi pauvre en offre de franchissement du fleuve et que l'on supprime une de ces possibilités, il y a clairement une volonté dissuasive.
-Des mesures de pollution sont prévues pour quantifier l'effet de cette décision de fermeture du Pont de Pierre. Nul n'est besoin d'être un grand spécialiste pour prévoir que la diminution de la circulation automobile va faire baisser la pollution. La fermeture du Pont de Pierre aura donc de ce fait une incidence favorable sur l'amélioration de la qualité de l'air.
-Autre constatation plus insidieuse, et qui ne concerne pas la pollution, est le fait que la circulation des véhicules électriques est également interdite sur le pont de Pierre. C'est donc clairement le véhicule particulier qui est visé, et non pas uniquement la diminution de la pollution.
Ainsi, il semble que l'on se dirige inexorablement vers l'interdiction de l'utilisation de véhicules particuliers à Bordeaux. Ceux, qui comme moi, envisageaient l'achat d'un véhicule électrique, pour depuis la banlieue, pouvoir se rendre en ville par ses propres moyens, feraient bien de revoir leur projet.

vendredi 4 août 2017

J.O. 2024 : UN TOURNANT ?

Il parait que le CIO souhaite que les projets présentés par les villes candidates à l'organisation des J.O deviennent plus raisonnables car il craint, à brève échéance, de manquer de candidatures pour l'organisation de tels événements.
Ce serait certainement souhaitable d'éviter que cet événement ne soit plus qu'une occasion, pour les régimes totalitaires, de montrer leur puissance, comme ce fut le cas à Sotchi ou Pékin où la dépense s'est élevée à quelques 30 milliards d'euros.
C'est dans ce cadre que la France avec, somme toute, un petit budget de 6,5 milliards d'euros, devrait organiser les jeux de 2024.Tiendra-t-elle son budget ? Ce serait certainement une grande première car, jusqu'à maintenant, les avenants ont toujours fait exploser le budget prévu. Mais la marge est grande, et si dépassement il y avait, il semble que l'on puisse espérer revenir à la raison.
Ainsi, 2024 pourrait constituer un tournant dans la manière d'aborder l'organisation de la première manifestation sportive mondiale.
Il faut souhaiter qu'à ce changement d'approche budgétaire s'ajoute une autre évolution, encore plus salutaire, celle de la rigueur et de la performance des contrôles anti-dopage, et surtout souhaiter que la technique puisse leur permettre de donner très rapidement des résultats car, actuellement, à la suite des déclassements de champions olympiques ayant triché, on voit , à posteriori, des médailles attribuées à des champions qui n'ont même pas eu l'honneur d'accéder à la troisième marche du podium;
Formons un vœux pour que le sport devienne à la fois raisonnable et honnête, ce qu'il aurait toujours du être.
C'est sa mission.

mercredi 2 août 2017

ACCORD D'ENTREPRISE, UN BEL EXEMPLE

La société de livraison de repas à domicile Deliveroo utilise les service de livreurs à bicyclette. Ce sont en général de jeunes chômeurs ou des étudiants à la recherche d'emplois d'été.
Jusqu'à maintenant ils percevaient de 2 à 4 € par course plus un salaire horaire de 7,5 €. La direction de l'entreprise vient de décider de supprimer le salaire horaire et de ne plus rémunérer que la course à 5 €.
En dehors du fait qu'il faut pour arriver au même revenu effectuer au moins entre 7,5 et 15 livraisons par heure, soit une toutes les 4 à 8 minutes, le salaire minimum horaire n'est plus assuré.
Cette main d'œuvre n'est évidemment ni très organisée ni très puissante pour défendre ses droits, elle proteste et manifeste, mais face à la pression du chômage je crains fort que, une fois de plus, ce soit le patron qui dicte sa loi.
Ainsi, il semble qu'avec le code du travail actuel, de tels actes puissent se produire, qu'en sera-t-il quand, dès le 21 septembre, ce code sera assoupli ?
Il serait grand temps que les syndicats prennent quelques exemples comme celui-ci pour obtenir des garanties indispensables pour les salariés en compensation de la souplesse accordée aux chefs d'entreprise.
Actuellement on est dans la phase de rédaction du nouveau code du travail puisque les réunions préalables de concertation avec les syndicats sont terminées.
Le silence des différentes organisations m'inquiète. Les syndicats me paraissent peu revendicatifs, quant au Medef il sait bien que s'il témoignait de la moindre satisfaction, il risquerait d'embraser le climat social.

L'AGRICULTEUR

Dans son souci de renouveler le personnel politique, Emmanuel Macron en créant La République En Marche (LREM) a ouvert grand les portes à la société civile pour que, en principe, toutes les classes sociales et la plupart des métiers soient représentés à l'Assemblée Nationale.
En ce qui concerne le milieu agricole, il est très étonnant de voir toujours la même personne, Jean-Baptiste Moreau, agriculteur dans la Creuse et également responsable d'une coopérative agricole.
Bien avant l'élection présidentielle, c'est lui qui était présent dans le public de "L'émission politique" de France 2. Lors de la campagne électorale c'était encore lui qui avait les honneurs d'une émission de télévision. Il a été le premier du groupe LREM à poser une question lors d'un débat à l'Assemblée Nationale, il est présent sur le site de G.M &S à La Souterraine. Ce week-end on le voyait encore assister à la fête de son village.
Il est devenu l'Agriculteur de l'Assemblée Nationale, je me pose alors la question de savoir s'il ne serait pas le seul à représenter sa profession, une sorte d'agriculteur-alibi pour bien montrer que le monde agricole n'a pas été oublié.

mardi 1 août 2017

LES APPRENTIS

L'Assemblée Nationale a donné la semaine dernière un spectacle lamentable où on a pu constater que la législation a été confiée à des amateurs.
On a vu des Présidents de séances incapables de se faire respecter, de compter approximativement les voix des votes à main levée, assistés en permanence par des fonctionnaires de l'Assemblée Nationale leur soufflant, comme au théâtre, le texte ou le comportement qu'ils auraient pu oublier. Ils ont même réussi à voter contre la loi qu'ils avaient proposée croyant que c'était un amendement de l'opposition. Quel esprit d'analyse et quelle objectivité ! Pendant ce temps, une Présidente de commission, oubliant de fermer son micro, disait tout le mal qu'elle pensait des participants à la réunion qu'elle présidait.
Mais, comment en aurait-il pu en être autrement quand l'Assemblée Nationale comprend 75% de nouveaux élus parmi lesquels 38% n'ont aucune expérience politique ?
Visiblement, deux jours de formation accélérée n'ont pas suffi. On comprend le désarroi de ces nouveaux élus, peut-être aurait-il fallu mieux les préparer ?
Mais, encore pire que cela, car avec beaucoup d'indulgence on peut excuser ces apprentis, est l'attitude du Président du groupe LREM et celle du porte parole du gouvernement, qui eux ont un passé politique.
Le premier a brillé par son absence pour diriger ses troupes, incapable qu'il etait, en raison de son passé, de s'exprimer quand il s'agissait de la moralisation de la vie publique, alors que le second a tenté d'excuser la Ministre du Travail, qui s'est copieusement enrichie, en expliquant qu'elle aurait pu faire mieux.
Quant au Président de la République, il est peut-être en train de se rendre compte qu'il ne s'agit pas simplement d'exfiltrer un ministre encombrant pour en faire un Président de groupe pour pouvoir continuer à gouverner sereinement.