Quelques éléments du Parti Socialiste, et non des moindres, parmi lesquels on trouve Alain Rousset, André Vallini et Arnaud Leroy, avec le soutien bienveillant de Jean-Yves Le Drian, se mettent à leur tour à créer un mouvement, "les Macronistes de gauche" sous le nom de "Démocratie vivante".
Cela pose question. Le Macronisme ne serait-il pas de gauche, contrairement à ce que prétend son leader ? On s'en doutait bien un peu.
La démocratie au sein de LREM, constitué de députes venant de tous horizon, ne serait-elle pas vivante ? Quelle injure pour ceux qui veulent moderniser la vie politique, dans un pays qui, malgré un fort taux d'abstention aux élections, n'en demeure pas moins une démocratie.
Ce groupe des "Macronistes de gauche" a une position peut-être encore moins claire que celle des "constructifs", issus des LR. Font-ils parti de LREM ou sont-ils toujours socialistes ? Veulent-ils rénover un parti en cherchant une place qu'ils ont trop tardé à essayer d'occuper auprès du Président ?
Il semble que l'opportunisme nécessite de prendre un minimum de risque, ce que ceux qui croyaient encore à la réussite des vieux partis, n'ont compris que tardivement.
vendredi 7 juillet 2017
mercredi 5 juillet 2017
AU CONGRES, JOLI DISCOURS...ET APRES ?
Il semble que l'on puisse dire qu'Emmanuel Macron a réussi son discours devant les parlementaires réunis en congrès. Ce discours avait une autre allure que ceux de ses prédécesseurs, une plus grande hauteur de vue et des références littéraires, historiques et philosophiques auxquelles nous n'étions plus habitués.
Il ne lui appartient pas de définir avec précision le contenu des réformes à entreprendre, mais simplement à fixer des orientations. De ce point de vue, il n'a pas empiété sur le rôle que doit jouer le Premier Ministre, mais il appartient à ce dernier d'être très précis pour exister.
La seule précision qu'il a apporté concerne la réduction du nombre de parlementaires et le souhait d'y inclure une dose de proportionnelle, deux propositions souvent souhaitées par les français et sur lesquelles je me suis déjà exprimé, en fournissant même une simulation tenant compte des résultats des dernières élections présidentielle et législatives.
Tout cela parait aller dans le bon sens, mais son désir ardent de libérer l'individu, de le mettre au centre de ses préoccupations me parait être une forte caution apportée au libéralisme sans que l'on perçoive avec précision ce qui viendra le limiter dans le but de procurer à chacun une réelle protection sociale.
Il faut noter aussi sa forte envie de dépoussiérer les textes administratifs, c'et encore une intention louable, mais dans le même temps on apprenait aux informations de France 3, qu'en application de la loi Macron, il est beaucoup plus compliqué pour un salarié de solliciter l'arbitrage des prud'hommes, car il faut maintenant constituer un dossier de sept pages au lieu d'une seule antérieurement.
Il serait fort désagréable que ce discours bien construit cache de mauvaises surprises pour les plus fragiles, et ce, quelle que soit la qualité de la prestation. Je demeure inquiet.
Il ne lui appartient pas de définir avec précision le contenu des réformes à entreprendre, mais simplement à fixer des orientations. De ce point de vue, il n'a pas empiété sur le rôle que doit jouer le Premier Ministre, mais il appartient à ce dernier d'être très précis pour exister.
La seule précision qu'il a apporté concerne la réduction du nombre de parlementaires et le souhait d'y inclure une dose de proportionnelle, deux propositions souvent souhaitées par les français et sur lesquelles je me suis déjà exprimé, en fournissant même une simulation tenant compte des résultats des dernières élections présidentielle et législatives.
Tout cela parait aller dans le bon sens, mais son désir ardent de libérer l'individu, de le mettre au centre de ses préoccupations me parait être une forte caution apportée au libéralisme sans que l'on perçoive avec précision ce qui viendra le limiter dans le but de procurer à chacun une réelle protection sociale.
Il faut noter aussi sa forte envie de dépoussiérer les textes administratifs, c'et encore une intention louable, mais dans le même temps on apprenait aux informations de France 3, qu'en application de la loi Macron, il est beaucoup plus compliqué pour un salarié de solliciter l'arbitrage des prud'hommes, car il faut maintenant constituer un dossier de sept pages au lieu d'une seule antérieurement.
Il serait fort désagréable que ce discours bien construit cache de mauvaises surprises pour les plus fragiles, et ce, quelle que soit la qualité de la prestation. Je demeure inquiet.
LA COMMUNICATION DU PRESIDENT
Les medias se plaisent à souligner les remarquables talents de communication de notre Président. Vocabulaire pesé au trébuchet, photographie officielle où rien ne manque, choix des interventions et des intervenants et discrétion imposée à tous.
Ces mêmes médias font justement remarquer qu'il maitrise ses temps de présence en public et à l'écran. Il ne communique que lorsqu'il le décide et évite tout interview, laissant souvent la presse sur sa fin.
On peut y voir une habileté, j'y vois également une grande prudence, car autant il parait maitriser sa communication lorsqu'il la prépare, autant dans le cadre d'un dialogue ou d'une communication improvisée, on peut dire que les images sont meilleures que le son.
Faut-il rappeler que pendant la campagne électorale il a souhaité que tous les jeunes veuillent devenir "milliardaires" et indiqué, à des ouvriers, le chemin à suivre pour se "payer un costard" hors de prix, tout simplement en travaillant. On peut attendre autre chose de quelqu'un qui se prétend de gauche et on souhaiterait que l'ambition des jeunes ne soit pas motivée que par des gains hors de portée de la plupart d'entre eux.
Concernant le vocabulaire il a également parlé, pendant la campagne électorale des "illettrés" au sujet du reclassement des ouvriers de chez GAD, et tout récemment, pour signifier que les halls des gares sont des lieux de rencontre, que les puissants peuvent y rencontrer des "gens de rien".
On doit lorsqu'on est Président avoir un comportement plus respectueux des classes défavorisées.
Tout compte fait, je suis assez inquiet, car je ne voudrais pas que le fond de sa pensée soit plus fidèlement traduit par ses écarts de langage que par ses interventions soigneusement préparées.
Ces mêmes médias font justement remarquer qu'il maitrise ses temps de présence en public et à l'écran. Il ne communique que lorsqu'il le décide et évite tout interview, laissant souvent la presse sur sa fin.
On peut y voir une habileté, j'y vois également une grande prudence, car autant il parait maitriser sa communication lorsqu'il la prépare, autant dans le cadre d'un dialogue ou d'une communication improvisée, on peut dire que les images sont meilleures que le son.
Faut-il rappeler que pendant la campagne électorale il a souhaité que tous les jeunes veuillent devenir "milliardaires" et indiqué, à des ouvriers, le chemin à suivre pour se "payer un costard" hors de prix, tout simplement en travaillant. On peut attendre autre chose de quelqu'un qui se prétend de gauche et on souhaiterait que l'ambition des jeunes ne soit pas motivée que par des gains hors de portée de la plupart d'entre eux.
Concernant le vocabulaire il a également parlé, pendant la campagne électorale des "illettrés" au sujet du reclassement des ouvriers de chez GAD, et tout récemment, pour signifier que les halls des gares sont des lieux de rencontre, que les puissants peuvent y rencontrer des "gens de rien".
On doit lorsqu'on est Président avoir un comportement plus respectueux des classes défavorisées.
Tout compte fait, je suis assez inquiet, car je ne voudrais pas que le fond de sa pensée soit plus fidèlement traduit par ses écarts de langage que par ses interventions soigneusement préparées.
mardi 4 juillet 2017
TROP TARD BENOÎT HAMON
Pour défendre les idées de gauche vous venez de quitter la Parti Socialiste. Vous avez pris une sage décision malheureusement trop tardive.
Pourquoi ne l'avez-vous pas fait plus tôt au moment où le groupe des frondeurs s'est constitué ? Vous saviez bien dès ce moment qu'il n'y avait plus de possibilité d'entente entre le Parti Socialiste, de plus en plus libéral, et les idées que vous représentiez.
Vous avez cru en vous présentant à la primaire de la gauche que vous alliez l'emporter, vous avez eu raison car vous aviez fourni un travail conséquent pour présenter un projet cohérent et surtout moderne, quoiqu'en pensent ceux qui ne voient que ringardise hors de l'ultralibéralisme. mais, cette primaire ouverte a permis à bien des gens de gauche, qui ne se reconnaissent plus dans le Parti Socialiste, de s'exprimer, si bien que ne représentant plus ce parti vous avez été trahi par ceux qui s'étaient engagés à vous soutenir.
Ainsi vous avez pêché par naïveté, vous un vieux routard de la politique, pendant qu'un jeune plein d'audace et d'ambition, vous a doublé sur votre droite en se prétendant de gauche, et qu'un vieux tribun, peu regardant sur les moyens, maniant tantôt la carotte, tantôt le bâton, a pris votre place à gauche.
Quel dommage ! Vous étiez le seul à gauche a avoir un projet innovant, pendant qu'à droite, Nathalie Kosciusko-Morizet était elle aussi la seule à innover.
Le résultat ne s'est pas fait attendre, vous avez été tous les deux éliminés dès le premier tour des élections législatives.
Que l'imagination vienne de droite ou de gauche, les français en ont peur, ils ont préféré qu'on leur resserve les vieilles recettes en faisant semblant de les actualiser, car elles allaient être présentées par des jeunes inexpérimentés.
Ainsi, aux dernières élections, ce n'est pas un projet qui a été choisi, mais la jeunesse et le renouvellement, sans se préoccuper s'ils étaient porteurs d'innovations et d'adaptation aux nouvelles technologies, en sachant simplement qu'ils étaient porteurs d'une forte envie de s'intégrer dans la mondialisation, quelle qu'en soient les modalités.
Bon courage Benoît Hamon, vous avez cinq ans pour finaliser votre projet et surtout pour le rendre rassembleur.
Pourquoi ne l'avez-vous pas fait plus tôt au moment où le groupe des frondeurs s'est constitué ? Vous saviez bien dès ce moment qu'il n'y avait plus de possibilité d'entente entre le Parti Socialiste, de plus en plus libéral, et les idées que vous représentiez.
Vous avez cru en vous présentant à la primaire de la gauche que vous alliez l'emporter, vous avez eu raison car vous aviez fourni un travail conséquent pour présenter un projet cohérent et surtout moderne, quoiqu'en pensent ceux qui ne voient que ringardise hors de l'ultralibéralisme. mais, cette primaire ouverte a permis à bien des gens de gauche, qui ne se reconnaissent plus dans le Parti Socialiste, de s'exprimer, si bien que ne représentant plus ce parti vous avez été trahi par ceux qui s'étaient engagés à vous soutenir.
Ainsi vous avez pêché par naïveté, vous un vieux routard de la politique, pendant qu'un jeune plein d'audace et d'ambition, vous a doublé sur votre droite en se prétendant de gauche, et qu'un vieux tribun, peu regardant sur les moyens, maniant tantôt la carotte, tantôt le bâton, a pris votre place à gauche.
Quel dommage ! Vous étiez le seul à gauche a avoir un projet innovant, pendant qu'à droite, Nathalie Kosciusko-Morizet était elle aussi la seule à innover.
Le résultat ne s'est pas fait attendre, vous avez été tous les deux éliminés dès le premier tour des élections législatives.
Que l'imagination vienne de droite ou de gauche, les français en ont peur, ils ont préféré qu'on leur resserve les vieilles recettes en faisant semblant de les actualiser, car elles allaient être présentées par des jeunes inexpérimentés.
Ainsi, aux dernières élections, ce n'est pas un projet qui a été choisi, mais la jeunesse et le renouvellement, sans se préoccuper s'ils étaient porteurs d'innovations et d'adaptation aux nouvelles technologies, en sachant simplement qu'ils étaient porteurs d'une forte envie de s'intégrer dans la mondialisation, quelle qu'en soient les modalités.
Bon courage Benoît Hamon, vous avez cinq ans pour finaliser votre projet et surtout pour le rendre rassembleur.
dimanche 2 juillet 2017
INDIGNATION SELECTIVE
Lors de la désignation par voie d'élection des membres du bureau de l'Assemblée Nationale et des Présidents de commissions, la majorité actuelle a été peu respectueuse des traditions en accaparant la quasi-totalité des postes et en ne laissant qu'une portion congrue à l'opposition, dont une partie s'est vivement indignée.
Le parti Les Républicains, le premier concerné, a protesté par la voix de son Président de groupe, Christian Jacob, qui s'est plaint à juste titre que c'est un membre de la famille des "constructifs" qui doit, soit disant, représenter l'opposition, alors qu'il a clairement signifié qu'il souhaitait aider la majorité. Christian Jacob a été dans son rôle, il était directement concerné, il ne pouvait faire autrement.
Pour le Parti Communiste, André Chassaigne, a réagi encore plus vivement, bien qu'il ne soit pas directement concerné. Il est intervenu pour défendre des principes, c'est tout à son honneur.
Par contre, sur ce sujet on n'a entendu ni Jean-Luc Mélenchon ni Olivier Faure représentant respectivement la France insoumise et le Parti Socialiste. Ils ont certainement pensé que n'ayant aucune chance d'avoir un membre de leur parti élu à l'un des postes soumis à la désignation par voie de scrutin, ils n'avaient pas de raison d'intervenir.
Ainsi ils semblent attacher plus d'importance à défendre leur pré carré que des principes. On aurait pu espérer mieux de ceux qui ont été désignés pour représenter la Nation.
Le parti Les Républicains, le premier concerné, a protesté par la voix de son Président de groupe, Christian Jacob, qui s'est plaint à juste titre que c'est un membre de la famille des "constructifs" qui doit, soit disant, représenter l'opposition, alors qu'il a clairement signifié qu'il souhaitait aider la majorité. Christian Jacob a été dans son rôle, il était directement concerné, il ne pouvait faire autrement.
Pour le Parti Communiste, André Chassaigne, a réagi encore plus vivement, bien qu'il ne soit pas directement concerné. Il est intervenu pour défendre des principes, c'est tout à son honneur.
Par contre, sur ce sujet on n'a entendu ni Jean-Luc Mélenchon ni Olivier Faure représentant respectivement la France insoumise et le Parti Socialiste. Ils ont certainement pensé que n'ayant aucune chance d'avoir un membre de leur parti élu à l'un des postes soumis à la désignation par voie de scrutin, ils n'avaient pas de raison d'intervenir.
Ainsi ils semblent attacher plus d'importance à défendre leur pré carré que des principes. On aurait pu espérer mieux de ceux qui ont été désignés pour représenter la Nation.
DE L'AUTORITE A L'AUTORITARISME...VOIRE PLUS ?
Il a de l'autorité notre Président, j'apprécie.
Il aurait peut-être tendance en en abuser, je m'inquiète.
Depuis son élection, il y a bientôt deux mois, Emmanuel Macron a fait preuve d'autorité sur la scène internationale, c'est bon pour notre pays qui en avait grand besoin.
Il a fait également preuve d'autorité au niveau national pour régler certains éventuels conflits d'intérêt, comme ceux du Modem, il a été plus souple pour ses propres troupes.
On sent très bien qu'il est omniprésent, à tel point que la presse manque de qualificatifs pour le caractériser, le terme d'hyper-président ayant déjà été utilisé pour Nicolas Sarkozy et n'étant peut-être pas suffisant.
Maintenant il vient de prendre, ou de faire prendre, des décisions qui m'inquiètent.
Il grille la priorité à son Premier Ministre en réunissant le Congrès à la veille de la déclaration de politique générale de ce dernier, le ramenant comme on l'a déjà connu précédemment, à un rôle de collaborateur.
Il a certainement donné des consignes aux députes de son parti, via le président de groupe, pour que le bureau de l'Assemblée Nationale ne soit, a peu d'exceptions près, constitué que de députés L.R.E.M. ou de ceux qui se sont engagés à soutenir sa politique.
Où s'arrêtera-t-il ?
Face à cela, des syndicats dispersés, l'un se taisant, l'autre commençant à apprécier ces pratiques, l'autre enfin campant sur ses traditionnelles positions négatives avant toute discussion, et le parti politique qui prétend s'opposer le plus fermement à la politique du Président croit astucieux de manifester son désaccord simplement en siégeant sans cravate au Palais Bourbon.
Faut-il attendre la rentrée universitaire pour que notre Président trouve face à lui, plus jeunes que lui, pour lui signifier que l'autorité a des limites qu'il est dangereux d'outrepasser.
Malheureusement lorsque l'on arrive à une telle situation les choses se passent rarement dans le calme et la sérénité.
Il aurait peut-être tendance en en abuser, je m'inquiète.
Depuis son élection, il y a bientôt deux mois, Emmanuel Macron a fait preuve d'autorité sur la scène internationale, c'est bon pour notre pays qui en avait grand besoin.
Il a fait également preuve d'autorité au niveau national pour régler certains éventuels conflits d'intérêt, comme ceux du Modem, il a été plus souple pour ses propres troupes.
On sent très bien qu'il est omniprésent, à tel point que la presse manque de qualificatifs pour le caractériser, le terme d'hyper-président ayant déjà été utilisé pour Nicolas Sarkozy et n'étant peut-être pas suffisant.
Maintenant il vient de prendre, ou de faire prendre, des décisions qui m'inquiètent.
Il grille la priorité à son Premier Ministre en réunissant le Congrès à la veille de la déclaration de politique générale de ce dernier, le ramenant comme on l'a déjà connu précédemment, à un rôle de collaborateur.
Il a certainement donné des consignes aux députes de son parti, via le président de groupe, pour que le bureau de l'Assemblée Nationale ne soit, a peu d'exceptions près, constitué que de députés L.R.E.M. ou de ceux qui se sont engagés à soutenir sa politique.
Où s'arrêtera-t-il ?
Face à cela, des syndicats dispersés, l'un se taisant, l'autre commençant à apprécier ces pratiques, l'autre enfin campant sur ses traditionnelles positions négatives avant toute discussion, et le parti politique qui prétend s'opposer le plus fermement à la politique du Président croit astucieux de manifester son désaccord simplement en siégeant sans cravate au Palais Bourbon.
Faut-il attendre la rentrée universitaire pour que notre Président trouve face à lui, plus jeunes que lui, pour lui signifier que l'autorité a des limites qu'il est dangereux d'outrepasser.
Malheureusement lorsque l'on arrive à une telle situation les choses se passent rarement dans le calme et la sérénité.
samedi 1 juillet 2017
MODESTE HOMMAGE A SIMONE VEIL
Dans les années 1993 - 1995, Simone Veil était Ministre des Affaires Sociales du gouvernement d'Edouard Balladur alors que Bernard Bosson en était le Ministre de l'Equipement.
A cette époque je travaillais dans cette administration et étais représentant syndical.
La fonction publique faisait déjà appel aux emplois précaires et, dans l'établissement où je travaillais, plusieurs secrétaires cumulaient des C.D.D. de six mois qui se renouvelaient. L'administration a subitement décidé, sous la pression syndicale de titulariser le personnel qui avait cumulé plusieurs de ces emplois sans interruption.
Il se trouve que l'une de ces secrétaires avait eu une interruption pour maternité. Ce n'était donc pas un congé maternité mais une interruption entre deux contrats. De ce fait, l'administration dans sa grande rigueur lui refusait la titularisation.
De réclamation lasse, j'ai décidé d'écrire à Madame la Ministre des Affaires Sociales qui a répondu favorablement et, certainement en raison de son rang de Ministre d'Etat, Simone Veil a imposé a Bernard Bosson, Ministre de l'Equipement de titulariser la personne pour qui j'avais engagé cette démarche.
J'ai trouvé alors que Simone Veil qui savait défendre avec brio et conviction des causes nationales, voire mondiales, particulièrement importantes, savait aussi faire preuve, pour de petites causes, d'une grande sagesse et d'une grande justice.
Je suis donc très heureux maintenant d'apporter ma modeste participation aux hommages qu'elle mérite, car c'est une personne que j'ai toujours admirée. Sa personnalité, son attitude, ses actions et son comportement ont su transcender les partis politiques. Son parcours mérite le plus haut respect.
A cette époque je travaillais dans cette administration et étais représentant syndical.
La fonction publique faisait déjà appel aux emplois précaires et, dans l'établissement où je travaillais, plusieurs secrétaires cumulaient des C.D.D. de six mois qui se renouvelaient. L'administration a subitement décidé, sous la pression syndicale de titulariser le personnel qui avait cumulé plusieurs de ces emplois sans interruption.
Il se trouve que l'une de ces secrétaires avait eu une interruption pour maternité. Ce n'était donc pas un congé maternité mais une interruption entre deux contrats. De ce fait, l'administration dans sa grande rigueur lui refusait la titularisation.
De réclamation lasse, j'ai décidé d'écrire à Madame la Ministre des Affaires Sociales qui a répondu favorablement et, certainement en raison de son rang de Ministre d'Etat, Simone Veil a imposé a Bernard Bosson, Ministre de l'Equipement de titulariser la personne pour qui j'avais engagé cette démarche.
J'ai trouvé alors que Simone Veil qui savait défendre avec brio et conviction des causes nationales, voire mondiales, particulièrement importantes, savait aussi faire preuve, pour de petites causes, d'une grande sagesse et d'une grande justice.
Je suis donc très heureux maintenant d'apporter ma modeste participation aux hommages qu'elle mérite, car c'est une personne que j'ai toujours admirée. Sa personnalité, son attitude, ses actions et son comportement ont su transcender les partis politiques. Son parcours mérite le plus haut respect.
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