samedi 22 avril 2017

TOURNOI PRESIDENTIEL

A la suite de la publication de sondages par le journal Sud-Ouest, je me suis amusé à imaginer que la désignation du Président de la République se déroulerait en six combats singuliers où les quatre principaux prétendants au titre suprême s'affronteraient en duel.
Dans les conditions actuelles le premier tour donnerait le classement suivant:
1- Emmanuel MACRON
2- Marine LE PEN
3-Jean-Luc  MELENCHON
4- François FILLON
Dans le cas d'u tournoi tel que décrit ci-dessus, Emmanuel MACRON gagnerait tous ses combats,  il aurait alors 3 points. Jean-Luc MELENCHON aurait alors 2 points en battant François FILLON et Marine LE PEN, François FILLON 1 point en battant uniquement Marine LE PEN, quand à cette dernière elle perdrait tous ses combats et n'aurait aucun point.
Il en résulterait le classement suivant:
1- Emmanuel MACRON
2- Jean-Luc MELENCHON
3- François FILLON
4- Marine LE PEN
Ne pourrait-on pas prévoir, après un filtre sérieux des candidats pour qu'ils soient moins nombreux à concourir, prévoir une élection en un tour avec autant de combats singuliers que nécessaire en fonction du nombre de candidats, en imprimant sur chaque bulletin de vote le nom des deux adversaires et en demandant à l'électeur de rayer l'un des deux noms, ainsi on éviterait d'avoir un candidat issu d'un second tour avec souvent un résultat très serré qui permet à la rue de le remettre facilement en cause.
S'il advenait qu'aucun candidat ne se dégage on pourrait alors désigner comme vainqueur celui qui aurait obtenu le meilleur pourcentage de voix.
Avec un tel mode de scrutin, je ne suis pas certain que Benoît HAMON resterait à la cinquième place et suis absolument persuadé qu'en 2002 on n'aurait pas assisté à l'étonnante performance du Front National. Ce serait d'autre part un bon moyen d'éviter des fractures au sein d'électorats qui bien souvent défendent une cause commune et se divisent parfois sur des points de détail.

vendredi 21 avril 2017

LE COÛT D'UNE CAMPAGNE ELECTORALE

Les comptes de campagne des différents candidats à l'élection présidentielle sont rigoureusement contrôlés, mais il y a des coûts induits supportés par les contribuables que sont les frais générés par la nécessaire sécurité que l'état se doit d'apporter à toute manifestation publique qu'il autorise.
Chaque candidat, pour exposer son programme et dynamiser ses électeurs potentiels, a besoin d'organiser réunions et meetings.
Le problème  qui se pose actuellement en raison du risque d'attentat terroriste est double. Il impose d'une part une vigilance plus importante, et donc une sollicitation plus grande, des forces de police et d'autre part de ce fait de les rendre moins disponibles en d'autres endroits où l'intervention de ces forces serait tout aussi nécessaire.
On demande actuellement à tout citoyen de faire preuve de vigilance, ne pourrait-on pas demander aussi aux candidats à l'élection présidentielle d'être plus raisonnable en organisant leurs réunions et meetings dans des espaces clos dont les accès sont facilement contrôlables ?
Si chacun était obligé de respecter cette règle il n'y aurait aucune discrimination.
Les candidats ne pourraient-ils pas se satisfaire pour leurs manifestations d'occuper des endroits comme Bercy, des Zéniths, des Arenas et même des stades plutôt que d'organiser de grands rassemblements sur des places publiques comme le Trocadéro, la Place de la République, la Bastille ou autres lieux emblématiques ?
Finalement, ces dépenses induites par la nécessaire mise en sécurité des candidats et des participants à leurs manifestations doivent être supérieures aux dépenses autorisées pour mener leur campagne. Tout ceci aux frais de l'état et donc du contribuable au détriment d'autres missions peut-être parfois plus importantes, sans parler de la surcharge de travail des forces de l'ordre déjà énormément sollicitées depuis plus de deux ans.

jeudi 20 avril 2017

INFANTILISATION

Tout en regrettant que l'on ne trouve pas de moyens sérieux pour lutter contre le tabagisme, je suis tout compte fait satisfait de voir que "le paquet neutre" ne marche pas.
Croire que des images, si inquiétantes soient-elles, puissent être plus efficaces que des études qui ont prouvé la dangerosité du tabac, est tout simplement espérer que les consommateurs aient des comportements analogues à des enfants à qui on cherche à faire peur en leur parlant du loup-garou?
Ce n'est pas parce qu'on est à court d'idée qu'il faut miser sur la crédulité, l'infantilisme, la naïveté et pourquoi pas la bêtise pour gouverner.
Ce geste est peut-être même significatif de l'idée que se font les élites du comportement de ceux qu'ils gouvernent et qu'ils ont la responsabilité de guider.
Je souhaite de tout cœur avoir tort pour effacer de mon esprit ces mauvaises pensées et retrouver, à l'approche du scrutin présidentiel, toute ma sérénité

mardi 18 avril 2017

CAMPAGNE SURREALISTE

J'emprunte ce titre à Cynthia FLEURY qui a ainsi caractérisée la campagne actuelle pour les élections présidentielles.
En effet il y a de quoi s'étonner, dans un pays laïc où nombreux sont ceux voulant accoler au triptyque Liberté, Egalité, Fraternité le  mot de laïcité, de voir à quel point différents candidats osent appeler la religion catholique à leur secours et éventuellement brandir la religion musulmane comme épouvantail.
Marine LE PEN n'a pas hésité lors du grand débat à mettre la religion à l'ordre du jour, ce qui a permis, opportunément, à Jean-Luc MELENCHON de lui demander "de nous ficher la paix avec la religion", alors que ce dimanche de Pâques, François FILLON s'est rendu, assisté comme il se doit de Laurent WAUQUIEZ, aux Puy en Velay honorer la vierge rose dans ce haut lieu du catholicisme avant d'assister à une autre messe en région parisienne. On peut même s'attendre, s'il est élu, à ce que les opposants au mariage pour tous, qui se sont fédérer pour créer "Sens Commun" entrent au gouvernement.
Comme il aurait été plus sain, plus utile, plus efficace et plus agréable d'assister à un vrai débat sur la laïcité de manière à obtenir un accord sur le fait qu'il faille ou non améliorer la loi de 1905 compte tenu de l'évolution de notre société. 

C'EST BON POUR LE MORAL !

Quand on a le moral un peu en berne en raison de l'issue très aléatoire du scrutin présidentiel, mais dans tous les cas inquiétante, de l'attitude de Donald TRUMP, de la folie qui envahie la Corée du Nord, des événements douloureux que connait la Syrie et du brexit, lorsque de plus on ne voit comme alternative à l'ultralibéralisme que des propositions de solutions dangereuses, il est très réconfortant de lire dans Sud-Ouest Dimanche du 16 avril l'article de Jean-Claude GUILLEBAUD, qui sait toujours trouver parmi les nombreux ouvrages qu'il consulte, quelques raisons d'espérer.
Son article intitulé "Idées fausses et sottises électoralistes" cite différents hauts responsables économiques qui se rendent compte, et ont l'humilité de le reconnaitre, qu'après avoir défendu le libéralisme, sans se soucier de ses dérives, qu'ils ont été des acteurs potentiellement dangereux pour la société.
Jean-Claude GUILLEBAUD cite, d'une part Lord Alain TURNER qui présida une grande banque américaine et qui reconnait "avoir manqué de clairvoyance" et pense que "le politiquement correct actuel...est devenu une idéologie porteuse du pire", et d'autre part Gaël GIRAUD, ancien conseiller d'affaires européennes, reconverti chercheur au CNRS, qui dans un livre "Illusion financière" dénonce "la vulgate néolibérale qui sert de prêt-à-penser à tout économiste".
Qu'il est réconfortant de lire ces lignes ! Il faut certainement beaucoup chercher pour trouver les ouvrages qui permettent d'espérer que la voix de la raison finira par l'emporter. Le problème est que ce ne sont pas ces ouvrages qui profitent de la plus grande publicité. Comment demander à ceux qui détiennent le pouvoir et à leurs affidés de socialement se suicider ?
Il faudra beaucoup de patience, et surtout souhaiter que la violence ne vienne pas, mondialement, se substituer à l'impatience.

lundi 17 avril 2017

SIGNIFICATION D'UN VOTE

A l'occasion des débats sur l'élection présidentielle, au cours de l'émission télévisée "C'dans l'air" du jeudi 13 avril, Christophe BARBIER a souhaité que les votes blancs soient comptabilisés parmi les suffrages exprimés et de ce fait pense qu'il faut rendre le vote obligatoire, proposition avec laquelle Roland CAYROL est en désaccord.
Pour ma part je suis favorable à la proposition de Christophe BARBIER mais la juge insuffisante.
Rappelons que, jusqu'à il y a peu, les votes blancs étaient regroupés avec les bulletins nuls, et de ce fait non comptabilisés. Maintenant ils sont comptabilisés mais n'entrent pas dans le calcul des pourcentages des votes exprimés pour les candidats. Soulignons d'autre part que la règle de détermination d'un vote blanc reste floue, Est-ce une enveloppe vide, une enveloppe contenant un papier blanc au format d'un bulletin ou le même papier avec inscrit "vote blanc" ? Je crains que tous les bureaux de vote n'aient pas la même approche du problème.
Je suggère que lors d'un scrutin il y ait dans chaque bureau de vote, en plus des bulletins nominatifs des candidats, un bulletin blanc et un bulletin sur lequel serait inscrit "ne désire pas participer au scrutin".
Le bulletin blanc signifierait alors que l'électeur est d'accord sur la consultation mais qu'aucun candidat ne recueille sa voix, l'autre bulletin signifierait que l'électeur n'est pas d'accord avec ce type de consultation pour différentes raisons, comme par exemple vouloir un vote à la proportionnelle ou un scrutin à un tour ou encore souhaiter la désignation des représentants par tirage au sort etc.
Le vote serait rendu obligatoire, tous les bulletins seraient comptabilisés, les votes blancs compteraient pour la détermination des pourcentages de voix obtenus par chaque candidat ce qui ne serait pas le cas des bulletins nuls ni de ceux des électeurs ne désirant pas participer au scrutin.
Les abstentionnistes, en infraction avec la loi, seraient sanctionnés et comptabilisés.
Enfin, le vote étant obligatoire il devrait se dérouler en semaine suivant des modalités à définir, par exemple étendu sur plusieurs jours, donnant lieu à une autorisation d'absence du lieu de travail, ainsi qu'en assouplissant les règles du vote par procuration, chaque mandataire pouvant représsenter plusieurs mandants.
Ainsi un tel procédé permettrait d'analyser plus finement les désirs et réactions du corps électoral.

dimanche 16 avril 2017

LA CAMPAGNE DE BENOIT HAMON

On reproche actuellement, de toute part, à Benoît HAMON de mener une campagne désastreuse en ne sachant pas se "recentrer", lui qui est le porte-parole du Parti Socialiste.
A qui la faute ? Il serait bon de se rappeler que Benoît HAMON élu à la primaire de la gauche, et non du Parti Socialiste, représente un courant de pensée majoritaire. Le défaut de ce courant de pensée est qu'il regroupe les frondeurs, toujours encartés au Parti Socialiste, et des gens de gauche qui ne se reconnaissent pas dans la politique menée par le gouvernement. Si le Parti Socialiste, en pleine décomposition, avait voulu avoir un candidat le représentant il aurait fallu qu'il procède à une élection primaire fermée, uniquement accessible aux membres du parti, mais alors quel aveu de faiblesse en raison du faible nombre d'adhérents, et de crainte pour ne pas oser faire ce que la droite avait su faire.
Finalement, le souhait inavoué de ceux qui critiquent Benoît HAMON est tout simplement qu'il défende un projet similaire à celui d'Emmanuel MACRON, pour laisser croire que le parti a encore du poids dans le paysage politique actuel. Ce qui est en train de se passer est le fait que Manuel VALLS qui se croyait être le représentant indiscutable du Parti Socialiste s'est fait doubler par Emmanuel MACRON plus vif que lui et surtout osant plus que lui prendre des risques en se déclarant très tôt candidat à la présidence de la République et en démissionnant du gouvernement.
En résumé je dirais que la campagne de Benoît HAMON est plus digne que l'attitude de ceux  qui le fuient au Parti Socialiste, car ils n'ont pas respecté le verdict des urnes de la primaire qu'ils ont organisée.