samedi 8 avril 2017

LE GRAND DEBAT DE L'ELECTION PRESIDENTIELLE

La chaine de télévision BFM Tv présentait ce mardi 4 avril un grand débat entre les onze candidats à l'élection présidentielle.
Je retiendrai de ce débat:
- La bonne tenue générale qui a permis à chacun de s'exprimer.
- La très bonne prestation de ceux que l'on nomme les petits candidats et notamment celles de Nathalie ARTHAUD, Philippe POUTOU et François ASSELINEAU.
- François FILLON dont on connait les problèmes et le programme a su se rappeler la brillante prestation de François HOLLANDE en 2012 en utilisant comme lui l'anaphore en remplaçant "Moi Président..." par "Un Président exemplaire..."N'est-il pas sûr d'être celui-là?
- Chose étonnante, au moins six candidats on fait référence en les appuyant, à certains arguments de Nathalie ARTHAUD. Quand l'extrême gauche parle de partage des richesses, ça fait encore vibrer certaines cordes sensibles.
- François ASSELINEAU est paru très compétent et documenté sur les textes qui régissent notre République et l'Union Européenne en signalant ce qu'il a appelé les impossibilités des propositions de certains candidats.
- Benoît HAMON qui a été celui qui a présenté son programme de la manière la plus synthétique, a donné la clé de son désaccord avec Jean-Luc MELENCHON car il craint que les exigences de ce dernier sur la modification des traités européens ne le conduisent à sortir de l'Europe.
- Jacques CHEMINADE a paru beaucoup moins folklorique que la presse le laissait entendre avant le débat, ce qui n'a pas été le cas de Jean LASSALLE.
- François FILLON et Marine LE PEN, empêtrés dans les affaires, réfutent aux journalistes le droit de les interroger sur ces sujets, les comparant à un tribunal. François FILLON a demandé à juste titre que l'on respecte la présomption d'innocence, mais Ruth ELKRIEF aurait pu lui faire remarquer qu'elle lui accordait pour toutes les affaires qui le concernent et elles sont nombreuses.
- Marine LE PEN fait sa campagne, entre autre, sur la sortie de l'Europe, mais ne mettra son projet à exécution qu'après l'avoir soumis au référendum, sachant que 70% des français y sont opposés. Comme on dit "ça ne mange pas de pain"
- Emmanuel MACRON a souvent eu des réactions épidermiques en ce manifestant à chaque fois qu'il s'est senti visé. Dans ce cas il perd plus facilement son calme que lorsqu'il expose son projet.
- Nicolas DUPONT-AIGNAN que l'on considère comme le plus grand des petits candidats ne s'est pas particulièrement distingué pour entrer dans la cour des grands.
- Philippe POUTOU, dans une manière très personnelle, a fait le show en intervenant très directement dans le domaine des affaires qui gênent deux candidats et en ayant particulièrement bien préparé des formules qu'il a su utiliser fort à propos.
- Enfin Jean-Luc MELENCHON, toujours égal à lui-même est toujours aussi brillant et est le seul qui en proposant la mise en place d'une Assemblée Constituante aura le pouvoir de mettre en œuvre certaines réformes qu'il préconise, ce que François FILLON a fait indirectement, et peu^-être involontairement, remarquer en disant que la diminution du nombre de parlementaires ne se ferait pas cette fois puisque les élections législatives auront lieu dès le mois de juin.
A la suite de ce débat, une question m'a traversé l'esprit. Vu le nombre de candidats souverainistes, prendront-ils assez de voix à Marine LE PEN pour lui interdire l'accès au second tour.

jeudi 6 avril 2017

PARTI SOCIALISTE : LA SCISSION

En 1983 François MITTERAND a fait prendre au Parti Socialiste un tournant en passant progressivement à la social-démocratie. Son talent et son habileté ont permis au parti de garder une certaine cohésion.
En 2012 François HOLLANDE a voulu faire croire, lors du meeting du Bourget, qu'il reviendrait au Parti Socialiste d'antan, alors que son projet était le social-libéralisme et que, bien aidé par Manuel VALLS et Emmanuel MACRON, il s'est progressivement engagé dans la voie du libéral-socialisme.
Il n'en fallait pas plus, après les effets catastrophiques des débats sur la déchéance de nationalité et la loi scélérate sur le travail, pour qu'une fronde s'organise.
Deux blocs étaient clairement identifiés, les tenants du libéral-socialisme d'une part et les frondeurs de l'autre. Mais le parti en voulant garder ses ouailles pour montrer sa force n'a fait en réalité qu'exposer ses faiblesse et ses divisions.
C'était pourtant le moment de rompre les liens entre ces deux blocs, mais les uns n'ont pas eu le courage d'exclure les frondeurs alors que les autres, les frondeurs, n'ont pas eu le courage de s'exclure alors que l'occasion leur en était donné lors de l'application du 49/3 pendant le débat sur la loi El Khomri en votant la censure.
Ajoutons à cela une primaire mal préparée, décidée à la hâte par un président voulant se faire confirmer comme leader, pour ensuite éviter le débat.
Cette séparation qui aurait du se faire en interne se fait actuellement au grand jour, mais en catimini et où les procès en trahison sont nombreux.
Le résultat est déplorable, l'intégralité du Parti Socialiste est perdante dans cette affaire, il court au désastre, il n'y résistera pas. Son représentant risque d'arriver en dernière position à la prochaine élection présidentielle, alors que ceux qui se prennent pour les représentants de l'orthodoxie se réfugient, sans trop le dire, derrière un leader qui s'est toujours affiché comme n'étant pas socialiste.

mercredi 5 avril 2017

DES FEMMES ET HOMMES D'ACTION ?

Les candidats à l'élection présidentielle ont été obligés de publier leur patrimoine.
Il est intéressant de constater, à la lecture de ces documents, qu'aucun d'entre eux ne fait apparaitre la possession d'actions si ce n'est, éventuellement, à travers des assurances vie ou des P.E.A.
Ceci me surprend énormément car parmi eux, rares sont ceux qui refusent l'économie de marché, je crois qu'ils ne sont que deux. Quant aux autres , il y en a une bonne moitié qui glorifie le capitalisme ultralibéral, et certains ont même reproché aux français de trop économiser, ce qui fait qu'il n'y aurait pas assez d'argent injecté dans les entreprises pour doper l'économie.
C'est assez inquiétant que, parmi ceux qui veulent diriger le pays pour imposer un certain modèle de société, de se rendre compte que dans leurs actes ils ne montrent pas qu'ils ont une foi inébranlable dans les projets qu'ils présentent. N'apprécieraient-ils pas les bienfaits du capitalisme ?

mardi 4 avril 2017

NE SERAIT PAS UN DETOURNEMENT DE FONDS ?

Bordeaux métropole fait appel aux dons pour la restauration du Pont de Pierre.
Aux actualités régionales sur France 3 il a été clairement indiqué que ces dons donneraient droit à avoir fiscal avec remboursement de la dépense de 66% pour les particuliers et de 60% pour les entreprises.
Ainsi, le budget nécessaire pour cette opération étant estimé à 100 millions d'euros, le remboursement d'une partie de ces dons par l'état sera donc supérieur à 60 millions d'euros, qui seront donc couvert par l'impôt des contribuables. Ce sera ainsi une dépense forcée et imprévisible pour le budget de l'état. si ces dépenses vont sur ce projet elles n'iront donc pas ailleurs.
Ne serait-ce pas alors une forme de détournement de fonds ? Si cette pratique venait à se répandre l'état ne disposerait plus que du tiers des impôts sur le revenu prélevés

lundi 3 avril 2017

LA MACHINE A PERDRE


Manuel VALLS qui en 2012 à la primaire du Parti Socialiste ne représentait que 6% des électeurs s'est retrouvé Premier Ministre. Il a imposé une politique que son parti ne souhaitait pas provoquant ainsi la rupture avec "les frondeurs" et par la suite sa propre perte à l'occasion de la primaire de la gauche en 2017.
Reniant sa parole en ne soutenant pas son vainqueur, malgré son engagement écrit, il rejoint celui qui défend les idées qu'il aurait aimé lui même porter. On ne peut pas dire qu'il ait été accueilli à bras ouverts. Son passé ne plaidant pas en sa faveur, il y a un risque certain d'affaiblissement de celui qui est obligé de l'accueillir.
Il n'en fallait pas plus pour que le candidat de la droite à l'élection présidentielle se frotte les mains en espérant profiter de la situation, ce qui commence je crois à se produire.
Joli bilan, l'ambition n'est vraiment pas récompensée.

dimanche 2 avril 2017

EST-CE UN POISSON D'AVRIL ?

Je lis dans le journal Sud-Ouest du 1° avril que pour restaurer le Pont de Pierre à Bordeaux il va être fait appel aux dons.
Ceci a déjà été pratiqué pour l'entretien du gisant de Michel De  MONTAIGNE, mais les coûts des deux opérations n'ont rien de semblable et ne sont pas du même ordre.
Dans un cas il s'agissait des sommes relativement modestes pour un bien culturel, dans l'autre d'un budget de cent millions d'euros pour un équipement indispensable au bon fonctionnement dans la Métropole bordelaise.
Après cela aura-t-on le droit de se plaindre et même parfois d'interdire la mendicité ?

INTELLIGENCE ARTIFICIELLE ET EMPLOI

L'intelligence artificielle (I.A.) est un formidable outil à la disposition de l'homme avant qu'il ne le dépasse.
La révolution venue de l'usage de ce nouvel outil est plus importante que celle de l'informatique ou d'internet.
Peut-on espérer que son efficacité permette de garantir un emploi à tous, surtout lorsque l'on ne veut absolument pas toucher à la durée légale du travail et que l'on tente même parfois de l'augmenter.
Tous les métiers seront touchés, du plus simple au plus compliqué. Plus besoin de chauffeurs (routiers, taxis, autocaristes), diminution drastique du nombre de médecins et d'ingénieurs en même temps qu'augmentation du niveau de compétence. Même les emplois de service, qui passent pour une mine de main d'œuvre, seront touchés. Des robots seront au service des personnes âgées ou dépendantes, qu'attendre de la silver-économie ?
Les plus optimistes pensent que de nouveaux emplois seront créés, c'est évident, mais les compétences exigées seront plus importantes et le nombre d'emplois sera plus faible. J'ai entendu dire par Laurent ALEXANDRE, expert en la matière, que lorsque les véhicules n'auront plus besoin de chauffeurs, il faudra changer de comportement en tant que passager, ce qui libérera du temps de travail. Est-ce nécessaire ?
Je crois au contraire que si l'on persiste dans l'espérance du plein emploi à plein temps, il y ait une infime minorité d'emplois très intéressants, très lucratifs et certainement très absorbants en raison de leur intérêt. A coté de ces emplois des manœuvres , auxquels bien sûr on donnera un autre nom et enfin une cohorte de gens sans travail, les appellerons-nous encore des chômeurs ? Je ne sais.
Mais, ce que je sais, c'est que cette société n'a rien d'enviable, à moins qu'elle ne soit entièrement repensée pour devenir une société de loisir, d'enrichissement culturel, d'échange et de convivialité. Le chemin à parcourir est certainement difficile car il impose un changement de culture et de valeurs, notamment en ce qui concerne le travail. Tout est à repenser, peu y sont prêts et notamment pas la plupart des hommes politiques dont la vision se limite en général au plus à un quinquennat.