Ce jeudi 19 janvier , à la télévision, l'A2 présentait le troisième débat de la primaire de la gauche au cours duquel on a pu constater que le ton avait complètement changé et qu'il ne faisait pas bon, dans de telles circonstances, avoir les faveurs des sondages.
Manuel VALLS avait été la cible de ses concurrents au cours des deux premiers débats en raison du fait qu'il devait assurer le bilan du quinquennat qui se termine. Par contre, ce jeudi 19 janvier, c'est Benoît HAMON qui est devenu la cible de la quasi totalité des participants, mis à part Jean-Luc BENHAMIAS. Tous ont senti le danger de la percée de celui que l'on présentait comme le troisième homme et qui leur rappelle la progression fulgurante de François FILLON lors de la primaire de la droite.
Jusqu'à ce jour les probabilités laissaient supposer que Manuel VALLS arriverait en tête au premier tour, mais que le deuxième homme qui serait certainement Benoît HAMON ou Arnaud MONTEBOURG, devrait en raison de la proximité de leur programme plus à gauche, remporter la mise au deuxième tour par le biais des alliances.
Depuis ce troisième débat, rien n'est moins sûr, on peut penser que Benoît HAMON s'effacera derrière Arnaud MONTEBOURG si celui ci le précédait, l'inverse serait-il vrai? Rappelons-nous 2012 quand Martine AUBRY espérait le soutien d'Arnaud MONTEBOURG qui, contre toute attente , a appelé à voter François HOLLANDE.
Attendons dimanche soir, mais il restera encore trois mois avant de savoir, quel que soit le vainqueur de cette primaire, si la gauche présentera un, deux ou trois candidats à l'élection présidentielle. Pour le moment, cela parait mal parti tellement les candidats paraissent irréconciliables.
samedi 21 janvier 2017
jeudi 19 janvier 2017
COMMENT DIALOGUER AVEC L'ALLEMAGNE
Les deux derniers Présidents de la République se sont faits forts de dialoguer à égalité avec l'Allemagne pour infléchir la politique de rigueur qu'elle impose à l'Europe. Malgré de nombreuses déclarations d'autosatisfaction, que ce soit Nicolas SARKOZY ou François HOLLANDE, il n'y sont jamais arrivés. Le couple Allemagne-France est indiscutablement le leader européen, mais dans ce couple c'est Angela MERKEL, qui en raison de la puissance économique de son pays, détient le commandement.
Actuellement, que ce soit à la primaire de la droite ou à celle de la gauche, on assiste aux mêmes déclarations des candidats à la présidence de la République, qui comme leurs prédécesseurs se font fort d'amener l'Allemagne à revoir ses positions pour changer la marche de l'Europe. Il est à craindre, quels qu'ils soient, qu'ils n'aient pas de meilleurs résultats que ceux que nous connaissons.
Pourtant un "petit candidat" à la primaire de la gauche, Jean Luc BENHAMIAS a proposé une nouvelle voie, celle de l'Europe du Sud.
Il suggère que la France essaie de fédérer l'Espagne, le Portugal, l'Italie et la Grèce en devenant leader de cette coalition pour, en parlant au nom de cet ensemble, donner plus de poids à sa parole face à l'Allemagne.
Dans le cadre des décisions prises à la majorité qualifiée, cette proposition nous donnerait un poids certain en nous permettant de constituer une minorité de blocage, qui nous permettrait alors, en mettant dans la balance notre force militaire, qui est la seule sérieuse en Europe, de nous retrouver sur un pied d'égalité avec l'Allemagne.
Ainsi, le couple Franco-Allemand serait mieux équilibré et d'autres propositions que celles de la rigueur et de l'austérité pourraient alors, en Europe, être prises en compte.
Actuellement, que ce soit à la primaire de la droite ou à celle de la gauche, on assiste aux mêmes déclarations des candidats à la présidence de la République, qui comme leurs prédécesseurs se font fort d'amener l'Allemagne à revoir ses positions pour changer la marche de l'Europe. Il est à craindre, quels qu'ils soient, qu'ils n'aient pas de meilleurs résultats que ceux que nous connaissons.
Pourtant un "petit candidat" à la primaire de la gauche, Jean Luc BENHAMIAS a proposé une nouvelle voie, celle de l'Europe du Sud.
Il suggère que la France essaie de fédérer l'Espagne, le Portugal, l'Italie et la Grèce en devenant leader de cette coalition pour, en parlant au nom de cet ensemble, donner plus de poids à sa parole face à l'Allemagne.
Dans le cadre des décisions prises à la majorité qualifiée, cette proposition nous donnerait un poids certain en nous permettant de constituer une minorité de blocage, qui nous permettrait alors, en mettant dans la balance notre force militaire, qui est la seule sérieuse en Europe, de nous retrouver sur un pied d'égalité avec l'Allemagne.
Ainsi, le couple Franco-Allemand serait mieux équilibré et d'autres propositions que celles de la rigueur et de l'austérité pourraient alors, en Europe, être prises en compte.
LE RASSEMBLEUR
Jean-Luc BENHAMIAS s'est présenté au deuxième débat de la primaire de la gauche avec toute sa gouaille, sa bonhommie et ce comportement qui lors du premier débat ont fait qu'il n'a pas été pris très au sérieux.
Pourtant, ce dimanche 15 janvier, il a été le seul à avancer une idée fédératrice qui mérite d'être soulignée. Il a mis en évidence le fait qu'il y a une ligne de séparation importante entre ceux que l'on pourrait qualifier de modernes et ceux qui n'ont pas encore perçu que la société était en train de se transformer.
C'est ainsi qu'il parle d'un courant pouvant aller de Jean-Luc MELANCHON à Emmanuel MACRON en s'y incluant ainsi que Benoît HAMON et en l'étendant, pourquoi pas, jusqu'à Nathalie KOSCISKO-MORIZET.
Voila un bel exemple d'ouverture d'esprit de quelqu'un qui souhaite que tout le monde puisse se parler en cachant ses propos derrière une attitude détendue, plaisante et laissant apparaitre , mais est-ce réel, un certain dilettantisme.
Pourtant, ce dimanche 15 janvier, il a été le seul à avancer une idée fédératrice qui mérite d'être soulignée. Il a mis en évidence le fait qu'il y a une ligne de séparation importante entre ceux que l'on pourrait qualifier de modernes et ceux qui n'ont pas encore perçu que la société était en train de se transformer.
C'est ainsi qu'il parle d'un courant pouvant aller de Jean-Luc MELANCHON à Emmanuel MACRON en s'y incluant ainsi que Benoît HAMON et en l'étendant, pourquoi pas, jusqu'à Nathalie KOSCISKO-MORIZET.
Voila un bel exemple d'ouverture d'esprit de quelqu'un qui souhaite que tout le monde puisse se parler en cachant ses propos derrière une attitude détendue, plaisante et laissant apparaitre , mais est-ce réel, un certain dilettantisme.
mercredi 18 janvier 2017
18-PRIMAIRE DE LA GAUCHE 2° DEBAT
Au cours de ce deuxième débat, les fleurets étaient moins mouchetés que lors du précèdent sans pour cela que les divergences entre les candidats aient été au centre des échanges, et ainsi, ils ont malgré tout essayé de montrer qu'ils avaient quelques positions communes.
Mais ce qui m'intéressait le plus était la manière dont ils allaient conclure le débat, et là, j'ai trouvé qu'il y avait une différence importante entre Benoît HAMON et les autres candidats du Parti Socialiste. Comme lors du premier débat il s'est distingué par le fait qu'il a plutôt mis en évidence ses idées que la volonté d'être absolument le candidat de toute la gauche à la présidence de la République.
De ce fait, et dans l'état actuel des résultats des sondages, où le vainqueur de la primaire de la gauche n'arriverait au mois d'avril qu'en cinquième position, il paraît être le seul capable de s'effacer pour permettre aux autres candidats de gauche, Emmanuel MACRON ou Jean-Luc MELANCHON, qui le précèderaient, d'espérer accéder au second tour de l'élection présidentielle. Je pense que cette condition est indispensable pour que l'on puisse envisager que ni la droite dure et libérale ni l'extrême droite ne sorte vainqueur de la confrontation.
Mais ce qui m'intéressait le plus était la manière dont ils allaient conclure le débat, et là, j'ai trouvé qu'il y avait une différence importante entre Benoît HAMON et les autres candidats du Parti Socialiste. Comme lors du premier débat il s'est distingué par le fait qu'il a plutôt mis en évidence ses idées que la volonté d'être absolument le candidat de toute la gauche à la présidence de la République.
De ce fait, et dans l'état actuel des résultats des sondages, où le vainqueur de la primaire de la gauche n'arriverait au mois d'avril qu'en cinquième position, il paraît être le seul capable de s'effacer pour permettre aux autres candidats de gauche, Emmanuel MACRON ou Jean-Luc MELANCHON, qui le précèderaient, d'espérer accéder au second tour de l'élection présidentielle. Je pense que cette condition est indispensable pour que l'on puisse envisager que ni la droite dure et libérale ni l'extrême droite ne sorte vainqueur de la confrontation.
mardi 17 janvier 2017
PARTI SOCIALISTE: QUI PARLERA AUX DISSIDENTS,
Si le Parti Socialiste croit sérieusement que la primaire de la gauche permettra de désigner un candidat qui pourra amener la gauche au pouvoir en 2017, cela ne pourra se faire que ci elle est capable de se rassembler.
La question importante est donc: qui à l'issue de la primaire serait le mieux placé pour essayer de mener à bien cette tâche quasi insurmontable?
Manuel VALLS ne peut espérer convaincre Jean-Luc MELANCHON de le rejoindre, sans compter que, bien qu'étant proche des idées défendues par Emmanuel MACRON, on peut sérieusement penser qu'il y a trop de contentieux entre eux pour qu'ils puissent s'entendre.
Arnaud MONTEBOURG sera certainement dans l'incapacité d'avoir un dialogue avec Emmanuel MACRON si l'on tient compte des propos qu'il a tenu à son égard lors du premier débat de la primaire de la gauche. Il pourra certainement rencontrer Jean-Luc MELANCHON, mais certainement pas en position de force, il serait étonnant que cela lui convienne.
Benoît HAMON défend les valeurs traditionnelles de la gauche, ce qui lui donne certainement un accès facile à la discussion avec Jean-Luc MELANCHON, mais il essaie aussi de se projeter dans la nouvelle société numérique qui nous attend et qui est le créneau dans lequel Emmanuel MACRON s'est inscrit et avec qui une rencontre devrait être envisageable. Il semble d'autre part plus souple et moins imbu de sa personne que ces concurrents et parait avoir le souci de vouloir faire gagner son camp, même si finalement il n'en est pas le porte drapeau.
Quant à Vincent PEILLON, en essayant de se présenter comme un rassembleur, parachuté de dernière heure, il semble qu'il ait du mal à émerger de cette primaire. Si toutefois il y arrivait, il serait certainement prêt à parler avec tous ses interlocuteurs puisque c'est l'image qu'il tente de se donner, mais encore faudrait-il qu'il soit bien accueilli après avoir disparu pendant deux ans de la vie politique.
La question importante est donc: qui à l'issue de la primaire serait le mieux placé pour essayer de mener à bien cette tâche quasi insurmontable?
Manuel VALLS ne peut espérer convaincre Jean-Luc MELANCHON de le rejoindre, sans compter que, bien qu'étant proche des idées défendues par Emmanuel MACRON, on peut sérieusement penser qu'il y a trop de contentieux entre eux pour qu'ils puissent s'entendre.
Arnaud MONTEBOURG sera certainement dans l'incapacité d'avoir un dialogue avec Emmanuel MACRON si l'on tient compte des propos qu'il a tenu à son égard lors du premier débat de la primaire de la gauche. Il pourra certainement rencontrer Jean-Luc MELANCHON, mais certainement pas en position de force, il serait étonnant que cela lui convienne.
Benoît HAMON défend les valeurs traditionnelles de la gauche, ce qui lui donne certainement un accès facile à la discussion avec Jean-Luc MELANCHON, mais il essaie aussi de se projeter dans la nouvelle société numérique qui nous attend et qui est le créneau dans lequel Emmanuel MACRON s'est inscrit et avec qui une rencontre devrait être envisageable. Il semble d'autre part plus souple et moins imbu de sa personne que ces concurrents et parait avoir le souci de vouloir faire gagner son camp, même si finalement il n'en est pas le porte drapeau.
Quant à Vincent PEILLON, en essayant de se présenter comme un rassembleur, parachuté de dernière heure, il semble qu'il ait du mal à émerger de cette primaire. Si toutefois il y arrivait, il serait certainement prêt à parler avec tous ses interlocuteurs puisque c'est l'image qu'il tente de se donner, mais encore faudrait-il qu'il soit bien accueilli après avoir disparu pendant deux ans de la vie politique.
lundi 16 janvier 2017
LA VENGEANCE DE SEGOLENE
Le journal Sud-Ouest du samedi 14 janvier rapporte les propos de Malek BOUTIH: "(Ségolène ROYAL) n'est pas à la hauteur de ce qu'elle a été, c'est dommage. Finir comme ça avec des petites phrases revanchardes, en attendant son poste à l'O.N.U., c'est pas terrible".
Il est certain que l'on ne devrait pas, à l'intérieur d'un parti, voir afficher publiquement des dissensions par de petites phrases assassines, mais on y est malheureusement habitué, notamment au sein du Parti Socialiste, y compris actuellement en période de campagne pré électorale.
Sans excuser Ségolène ROYAL, elle est peut-être celle qui mérite le plus d'être comprise, voire même pardonnée, lorsque l'on se souvient du comportement du P.S. en 2007 à son égard quand elle était la candidate du parti à l'Elysée. Non seulement le parti ne l'a pas soutenue mais des membres éminents du parti, tels que Laurent FABIUS ou Arnaud MONTEBOURG par exemple se sont permis, pour l'un de se demander si elle était élue "qui va garder les enfants" et pour l'autre de lui reprocher le choix de son conjoint qui serait "son seul défaut"
D'autre part ces phrases que l'on ne devrait pas entendre et l'attitude du P.S. ont peut-être coûté la victoire à Ségolène ROYAL en 2007, alors qu'actuellement, si elles ont une incidence sur le choix du vainqueur de la primaire de la gauche, ce ne sera certainement pas pour le priver de la présidence de la République, qui pour le moment parait lui être hors de portée.
Il est certain que l'on ne devrait pas, à l'intérieur d'un parti, voir afficher publiquement des dissensions par de petites phrases assassines, mais on y est malheureusement habitué, notamment au sein du Parti Socialiste, y compris actuellement en période de campagne pré électorale.
Sans excuser Ségolène ROYAL, elle est peut-être celle qui mérite le plus d'être comprise, voire même pardonnée, lorsque l'on se souvient du comportement du P.S. en 2007 à son égard quand elle était la candidate du parti à l'Elysée. Non seulement le parti ne l'a pas soutenue mais des membres éminents du parti, tels que Laurent FABIUS ou Arnaud MONTEBOURG par exemple se sont permis, pour l'un de se demander si elle était élue "qui va garder les enfants" et pour l'autre de lui reprocher le choix de son conjoint qui serait "son seul défaut"
D'autre part ces phrases que l'on ne devrait pas entendre et l'attitude du P.S. ont peut-être coûté la victoire à Ségolène ROYAL en 2007, alors qu'actuellement, si elles ont une incidence sur le choix du vainqueur de la primaire de la gauche, ce ne sera certainement pas pour le priver de la présidence de la République, qui pour le moment parait lui être hors de portée.
dimanche 15 janvier 2017
AMBIANCE LORS DES PRIMAIRES
Elizabeth MARTICHOUX qui était l'une des journalistes interviewant les candidats à l'élection présidentielle lors des primaires de la droite et de la gauche a noté une différence sensible de comportement des invités au cours de ces discussions.
D'après elle, la primaire de la droite s'et déroulée dans un climat tendu où les candidats et leurs équipes ont évité de se rencontrer et de se parler, il parait même que certains ne se sont même pas serré la main à la fin de l'émission. Par contre lors de la primaire de la gauche, l'atmosphère aurait été plus détendue et, à l'occasion de la pause publicitaire, certains candidats en ont même profité pour engager un dialogue.
Il faut dire que l'enjeu ne paraissait pas être le même, la droite, sure d'elle, pensait en réalité que le vainqueur de la primaire serait le prochain Président de la République. On comprend que la tension ait été palpable. La gauche, quant à elle, sait que le vainqueur de la primaire aura beaucoup de mal à accéder au second tour de la présidentielle et qu'il devra avant tout rassembler son camp et essayer de convaincre les dissidents que sont Emmanuel MACRON et Jean-Luc MELANCHON de le rejoindre, sans aucune certitude que cela soit possible, et encore moins que ces derniers veuillent s'effacer derrière lui. On comprend alors bien vite la raison de la différence de comportement que la journaliste a pu constater.
D'après elle, la primaire de la droite s'et déroulée dans un climat tendu où les candidats et leurs équipes ont évité de se rencontrer et de se parler, il parait même que certains ne se sont même pas serré la main à la fin de l'émission. Par contre lors de la primaire de la gauche, l'atmosphère aurait été plus détendue et, à l'occasion de la pause publicitaire, certains candidats en ont même profité pour engager un dialogue.
Il faut dire que l'enjeu ne paraissait pas être le même, la droite, sure d'elle, pensait en réalité que le vainqueur de la primaire serait le prochain Président de la République. On comprend que la tension ait été palpable. La gauche, quant à elle, sait que le vainqueur de la primaire aura beaucoup de mal à accéder au second tour de la présidentielle et qu'il devra avant tout rassembler son camp et essayer de convaincre les dissidents que sont Emmanuel MACRON et Jean-Luc MELANCHON de le rejoindre, sans aucune certitude que cela soit possible, et encore moins que ces derniers veuillent s'effacer derrière lui. On comprend alors bien vite la raison de la différence de comportement que la journaliste a pu constater.
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