Que retenir de ce premier débat? Tout d'abord qu'il a été regardé par 3,8 millions de téléspectateurs, ce qui est une audience honorable pour un parti dont tous les sondages prédisent que celui ou celle qui sortira vainqueur de cette confrontation ne pourra arriver qu'en cinquième position au premier tour de la présidentielle et sera de ce fait éliminé du second tour.
Mais voyons le positionnement des candidats. A l'intérieur du Parti Socialiste, Manuel VALLS, comme à son habitude, s'est montré le plus déterminé mais, étant obligé de défendre son bilan, il a eu beaucoup de mal à adoucir ses prises de positions socio libérales. Arnaud MONTEBOURG a plus insisté sur l'aspect protectionniste de sa politique que sur sa volonté de changer la constitution pour introduire la VI° République. Benoît est le seul à s'essayer à un exercice difficile, celui d'entrer dans la future société que le numérique conduit souvent à un individualisme exacerbé, en respectant les idées de partage, d'assistance aux plus faibles et d'humanisme qui ont toujours été portées par la gauche. Quant à Vincent PEILLON il a essayé de jouer le rôle du rassembleur, et de celui qui serait le seul capable de parler avec Emmanuel MACRON et Jean-Luc MELENCHON car il n'a pas participé à l'éclatement du Parti Socialiste.
Pour les autres candidats, Jean-Luc BENHAMIAS a paru plein d'idée , mais on a l'impression qu'il a besoin de les organiser pendant que François DE RUGY, à l'opposé, a donné l'image d'un candidat qui avait l'esprit bien structuré et des propositions sérieuses à faire , notamment au niveau de l'organisation des scrutins: vote obligatoire, comptabilisation des bulletins blancs et proportionnelle intégrale, quant à Sylvia PINEL, en dehors du fait quelle a été la moins critiques vis à vis du quinquennat qui s'achève, elle a fait entendre la petite musique qu'elle dit moderne du Parti Radical présenté comme le plus ancien parti de France.
Il reste à espérer pour la gauche que les prochains débats soient suivis par un public aussi nombreux et surtout que ces téléspectateurs se rendent aux urnes les 22 et 29 janvier prochains.
samedi 14 janvier 2017
vendredi 13 janvier 2017
LA CLASSE MOYENNE DANS LES METROPOLES
Un article du journal Sud-Ouest du mercredi 11 janvier intitulé "Des logements abordables pour les classes moyennes" a retenu toute mon attention. Il s'agit en réalité, à Bordeaux, de permettre à cette classe moyenne d'accéder au logement dans de grandes métropoles. J'ai déjà écrit sur le sujet en montrant que dans la recherche de la mixité sociale, le fait de construire des logements destinés à la location permettait de faire cohabiter une classe sociale peu favorisée avec une autre classe plus nantie et plus aisée qui peut acheter des logements dans des conditions de marché où le mètre carré habitable peut atteindre, voire dépasser 5000 €.
Cette information m'a beaucoup intéressé et je pensais qu'il s'agissait de permettre l'accès à la propriété à cette classe moyenne qui par ailleurs est souvent l'objet de pressions fiscales supérieures aux autres classes, en général plus aisées. En réalité, il n'en est rien. Ce sont des logements soumis à la location à un coût inférieur de 10 à 20 % au prix du marché pour lesquels les "heureux locataires" pourront accéder à la propriété après 11 ans de location à un prix inférieur de 5% à celui du marché.
Quelle faveur! avoir la possibilité de payer pendant 11 années 132 mensualités à fonds perdus pour avoir droit à une remise de 5% sur un logement déjà ancien, il fallait y penser.
Ne serait-il pas plus sérieux, car je pense que les propriétaires initiaux profiteront de certaines aides ou niches fiscales pour accepter de louer leur bien à un prix au dessous de celui du marché, de faire profiter de cette faveur les occupants des locaux qui ne seraient de ce fait plus des locataires mais des accédants à la propriété dès le premier mois de leur installation. Il pourrait en être de même pour les classes sociales les moins privilégiées, bénéficiaires de logements sociaux, en envisageant simplement d'augmenter la durée de remboursement de leur emprunt.
Ceci permettrait à ces nouveaux propriétaires de se créer un patrimoine, ce qui serait certainement plus équitable que d'aider ceux qui en ont les moyens d'accroitre le leur.
Cette information m'a beaucoup intéressé et je pensais qu'il s'agissait de permettre l'accès à la propriété à cette classe moyenne qui par ailleurs est souvent l'objet de pressions fiscales supérieures aux autres classes, en général plus aisées. En réalité, il n'en est rien. Ce sont des logements soumis à la location à un coût inférieur de 10 à 20 % au prix du marché pour lesquels les "heureux locataires" pourront accéder à la propriété après 11 ans de location à un prix inférieur de 5% à celui du marché.
Quelle faveur! avoir la possibilité de payer pendant 11 années 132 mensualités à fonds perdus pour avoir droit à une remise de 5% sur un logement déjà ancien, il fallait y penser.
Ne serait-il pas plus sérieux, car je pense que les propriétaires initiaux profiteront de certaines aides ou niches fiscales pour accepter de louer leur bien à un prix au dessous de celui du marché, de faire profiter de cette faveur les occupants des locaux qui ne seraient de ce fait plus des locataires mais des accédants à la propriété dès le premier mois de leur installation. Il pourrait en être de même pour les classes sociales les moins privilégiées, bénéficiaires de logements sociaux, en envisageant simplement d'augmenter la durée de remboursement de leur emprunt.
Ceci permettrait à ces nouveaux propriétaires de se créer un patrimoine, ce qui serait certainement plus équitable que d'aider ceux qui en ont les moyens d'accroitre le leur.
jeudi 12 janvier 2017
BORDEAUX : ACCES ET CIRCULATION
Bordeaux que l'on appelait la belle endormie s'est réveillée depuis vingt ans si bien qu'elle est devenue une des premières destinations touristiques du monde, distinguée par plusieurs organismes officiels et par diverses structures accordant des labels et des classements dans le domaine du tourisme.
La volonté affichée des autorités municipales, comme c'est le cas dans de nombreuses grandes agglomérations, est d'y limiter le flux des véhicules en essayant de développer les transports en commun et en rendant le stationnement difficile, soit par manque de places, soit par extension des zones de stationnement payant.
Mais il semble maintenant qu'un pas va être franchi en envisageant d'interdire le Pont de Pierre, c'est à dire le premier pont de Bordeaux et le pont le plus urbain, à la circulation automobile. Il y a fort à parier que cela constituera une gène considérable à l'accès du centre ville depuis la rive droite, d'autant plus que le Pont Jean-Jacques Bosc, situé plus en amont n'est pas encore construit, et que le Pont Chaban Delmas, lui situé plus en aval , est un pont levant dont la fréquence des manœuvres dépend de celle des visites des grands paquebots de tourisme, alors que le souhait des élus et des responsables du tourisme est de voir s'accroitre la fréquence de ces visites.
Si cet essai de fermeture du Pont de Pierre devait se confirmer, il serait grand temps d'accélérer la construction du Pont Jean-Jacques Bosc, et pourquoi pas d'envisager celle d'un autre pont urbain ainsi que l'amélioration de la qualité des moyens de transport en commun, car si les lignes de tramway permettent de se déplacer confortablement, ce n'est pas le cas pour la desserte par bus pour lesquelles les ralentisseurs et les carrefours giratoires constituent de véritables obstacles.
Il est certainement très agréable de savoir que la métropole dans laquelle on réside soit un pôle touristique envié, encore faut-il pouvoir y accéder facilement et y circuler confortablement.
La volonté affichée des autorités municipales, comme c'est le cas dans de nombreuses grandes agglomérations, est d'y limiter le flux des véhicules en essayant de développer les transports en commun et en rendant le stationnement difficile, soit par manque de places, soit par extension des zones de stationnement payant.
Mais il semble maintenant qu'un pas va être franchi en envisageant d'interdire le Pont de Pierre, c'est à dire le premier pont de Bordeaux et le pont le plus urbain, à la circulation automobile. Il y a fort à parier que cela constituera une gène considérable à l'accès du centre ville depuis la rive droite, d'autant plus que le Pont Jean-Jacques Bosc, situé plus en amont n'est pas encore construit, et que le Pont Chaban Delmas, lui situé plus en aval , est un pont levant dont la fréquence des manœuvres dépend de celle des visites des grands paquebots de tourisme, alors que le souhait des élus et des responsables du tourisme est de voir s'accroitre la fréquence de ces visites.
Si cet essai de fermeture du Pont de Pierre devait se confirmer, il serait grand temps d'accélérer la construction du Pont Jean-Jacques Bosc, et pourquoi pas d'envisager celle d'un autre pont urbain ainsi que l'amélioration de la qualité des moyens de transport en commun, car si les lignes de tramway permettent de se déplacer confortablement, ce n'est pas le cas pour la desserte par bus pour lesquelles les ralentisseurs et les carrefours giratoires constituent de véritables obstacles.
Il est certainement très agréable de savoir que la métropole dans laquelle on réside soit un pôle touristique envié, encore faut-il pouvoir y accéder facilement et y circuler confortablement.
mercredi 11 janvier 2017
PLAN D'URBANISME ADAPTABLE
Un riche industriel a fait construire sur une parcelle de forêt de plus de 800 ha, dans les bois de Lacanau, une importante villa à la place d'un petit pavillon de chasse, sans demander aucune autorisation.
Les pouvoirs publics, en particulier la Mairie de Lacanau , ont fort justement demandé sa déconstruction. La justice s'est prononcé, le verdict vient d'être rendu, le propriétaire de la villa pourra conserver son bien et ne sera assujetti qu'à une amende de 150.000 €, somme qui, je pense, représente moins de 10% de la valeur du bien.
Une telle faveur est proprement scandaleuse, ainsi, quiconque prendra des libertés avec les règlements d'urbanisme pourra se prévaloir de cette jurisprudence et jouir de son bien construit en toute illégalité moyennant le paiement d'une amende somme toute mineure. Il suffit pour cela de faire preuve de suffisamment de discrétion pour ne pas être repéré pendant les travaux.
Si l'on veut que notre belle forêt girondine fasse l'objet d'un mitage aléatoire, on ne peut mieux s'y prendre car dans une forêt d'une telle densité et d'une telle ampleur, il est certainement facile de se cacher.
La Mairie de Lacanau prévoit de faire appel, mais, un peu plus de vigilance initiale aurait certainement évité cette situation car on ne peut dire que cette construction soit très éloignée des grands axes de circulation, ce qui en fait d'ailleurs toute sa valeur, sans rien retirer à son charme.
Voila un évènement qui donne raison à toutes les fable, dicton et proverbe: suivant que vous serez puissants ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir - Pour vivre heureux, vivons cachés - un tiens vaut mieux que deux tu l'auras....
Les pouvoirs publics, en particulier la Mairie de Lacanau , ont fort justement demandé sa déconstruction. La justice s'est prononcé, le verdict vient d'être rendu, le propriétaire de la villa pourra conserver son bien et ne sera assujetti qu'à une amende de 150.000 €, somme qui, je pense, représente moins de 10% de la valeur du bien.
Une telle faveur est proprement scandaleuse, ainsi, quiconque prendra des libertés avec les règlements d'urbanisme pourra se prévaloir de cette jurisprudence et jouir de son bien construit en toute illégalité moyennant le paiement d'une amende somme toute mineure. Il suffit pour cela de faire preuve de suffisamment de discrétion pour ne pas être repéré pendant les travaux.
Si l'on veut que notre belle forêt girondine fasse l'objet d'un mitage aléatoire, on ne peut mieux s'y prendre car dans une forêt d'une telle densité et d'une telle ampleur, il est certainement facile de se cacher.
La Mairie de Lacanau prévoit de faire appel, mais, un peu plus de vigilance initiale aurait certainement évité cette situation car on ne peut dire que cette construction soit très éloignée des grands axes de circulation, ce qui en fait d'ailleurs toute sa valeur, sans rien retirer à son charme.
Voila un évènement qui donne raison à toutes les fable, dicton et proverbe: suivant que vous serez puissants ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir - Pour vivre heureux, vivons cachés - un tiens vaut mieux que deux tu l'auras....
lundi 9 janvier 2017
EMISSION DEMOBILISATRICE ?
Laurent DELAHOUSSE présentait ce dimanche 8 Janvier sur l'A2, une émission, la Guerre de Gauches, fort intéressante et qui durait 3h1/2. La première partie relative à D.S.K. était informative et relatait des événements souvent tristement et bien connus. La deuxième partie intitulée "Les enfants terribles" révélait les batailles intestines au sein du Parti Socialiste. On y voyait comment se liaient des alliances de circonstance comme celle d'Arnaud MONTEBOURG et François HOLLANDE en 2012 pour l'obtention d'un porte-feuille, comment le P.S. avait rechigné en 2007 à soutenir sa candidate Ségolène ROYAL pourtant brillamment élue à la primaire, comment Dominique STRAUSS-KAHN exerçait une forte pression sur François HOLLANDE pour qu'il ne se présente pas contre lui en 2012, mais, surtout comment à l'intérieur du parti les élections étaient truquées, Jean Luc MELENCHON et François HOLLANDE s'étant mis d'accord sur le résultat des élections pour le secrétariat du parti en 1997, accord non respecté par le dernier nommé, ou comment Martine AUBRY avait volé la victoire à Ségolène ROYAL à cette même élection en 2007 avec des taux de participation au scrutin atteignant 95% dans le Nord.
Au moment où la primaire de la gauche est en train de se dérouler, on est en droit de se demander quelle est l'incidence de la participation des électeurs sur le résultat du scrutin.
Pour tempérer ce pessimisme, il faut d'une part se rappeler que le P.S. n'a pas le monopole de ce genre de manipulation, il suffit pour cela de se remémorer la lutte entre François FILLON et Jean-François COPE pour la présidence de l'U.M.P., et d'autre part espérer qu'une primaire ouverte en dehors de membres des partis soit organisée avec plus de rigueur et moins de risques de fraudes qu'une élection interne.
Au moment où la primaire de la gauche est en train de se dérouler, on est en droit de se demander quelle est l'incidence de la participation des électeurs sur le résultat du scrutin.
Pour tempérer ce pessimisme, il faut d'une part se rappeler que le P.S. n'a pas le monopole de ce genre de manipulation, il suffit pour cela de se remémorer la lutte entre François FILLON et Jean-François COPE pour la présidence de l'U.M.P., et d'autre part espérer qu'une primaire ouverte en dehors de membres des partis soit organisée avec plus de rigueur et moins de risques de fraudes qu'une élection interne.
CURIEUSE VOITURE DE COURSE
Lors des débats de la primaire de la droite, François FILLON, qui n'était pas le favori, a comparé sa victoire à celle d'un pilote de course automobile, sport qu'il aime et qu'il pratique, qui fait une brillante remontée dans la ligne droite d'arrivée.
Il semble maintenant qu'il ait changé de véhicule ou qu'il ait fait équipé son bolide d'une marche arrière qu'il utilise à loisir, peut-être avant d'en changer définitivement pour se mettre au volant de son tracteur pour labourer avec insistance et méthode les terres incultes de la France profonde.
Il semble maintenant qu'il ait changé de véhicule ou qu'il ait fait équipé son bolide d'une marche arrière qu'il utilise à loisir, peut-être avant d'en changer définitivement pour se mettre au volant de son tracteur pour labourer avec insistance et méthode les terres incultes de la France profonde.
dimanche 8 janvier 2017
ELECTION PRESIDENTIELLE: "LES MODERNES"
Les débats auxquels nous assistons actuellement, qu'ils nous présentent des candidats de droite ou de gauche, montrent clairement que l'imagination et la prospective les a rarement touchés.
Pourtant, trois d'entre eux paraissent se distinguer: Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET, Emmanuel MACRON et Benoit HAMON.
L'une se dit de droite, les autres de gauche ou de nulle part. Ils ont cependant quelques idées en commun: prise en compte de l'évolution prévisible de la société, utilisation de la formidable puissance du numérique et des créations qu'il permet d'envisager, comme les robots par exemple et, apparemment, et c'est bien là essentiel, faire profiter l'homme des progrès énormes qui sont attendus en adaptant les lois à ce nouvel environnement.
Faut-il alors mettre d'anciennes étiquettes sur leur front? Je n'en sais rien, mais je préférerais les voir travailler ensemble plutôt, tout modernes qu'ils sont, les voir s'inscrire dans d'anciennes chapelles. Cela aussi serait de l'innovation!
Pour les autres candidats, ce n'est pas une ou deux visites à Las Vegas, même si l'on est passionné de technologie et que l'on sait piloter un drone, que l'on donne l'impression d'être capable de se projeter dans la société qui nous attends.
Pourtant, trois d'entre eux paraissent se distinguer: Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET, Emmanuel MACRON et Benoit HAMON.
L'une se dit de droite, les autres de gauche ou de nulle part. Ils ont cependant quelques idées en commun: prise en compte de l'évolution prévisible de la société, utilisation de la formidable puissance du numérique et des créations qu'il permet d'envisager, comme les robots par exemple et, apparemment, et c'est bien là essentiel, faire profiter l'homme des progrès énormes qui sont attendus en adaptant les lois à ce nouvel environnement.
Faut-il alors mettre d'anciennes étiquettes sur leur front? Je n'en sais rien, mais je préférerais les voir travailler ensemble plutôt, tout modernes qu'ils sont, les voir s'inscrire dans d'anciennes chapelles. Cela aussi serait de l'innovation!
Pour les autres candidats, ce n'est pas une ou deux visites à Las Vegas, même si l'on est passionné de technologie et que l'on sait piloter un drone, que l'on donne l'impression d'être capable de se projeter dans la société qui nous attends.
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