Au moment de quitter la Maison Blanche le bilan de Barak OBAMA fait apparaitre un aspect positif pour la résorption du chômage, aux U.S.A, qui est passé en huit ans de 10 à 5%, ce que l'on traduit par une baisse de 50%. On oublie un peu vite que la pauvreté a cru de 12 à 13%, soit me direz vous une progression de 1% seulement!
Voilà une manière peu objective de manipuler les chiffres. On peut voir les choses autrement.
Lorsque le taux de pauvreté passe de 12 à 13% c'est un accroissement de 8,3% par rapport au chiffre initial.
Voyons maintenant l'emploi et non le chômage. Il est passé de 90 à 95% soit un accroissement de 5,5%.
Ainsi, sous Barak OBAMA l'emploi a cru de 5,5% et la pauvreté de 8,3%. Quel beau bilan!
En regardant de la même manière l'Allemagne ou la Grande Bretagne on arriverait à des résultats à peu près équivalents.
L'explication en serait la concurrence effrénée due à la mondialisation. Mais, si rien ne va dans le monde, pourquoi les pays économiquement les plus forts ne proposent-ils pas un autre modèle de société. Je pense naïvement que leurs dirigeants subissent, peut-être sans s'en plaindre, quelques pressions extérieures des banques, de la finance et des multinationales. Je ne sais, mais il doit bien y avoir quelque chose qui m'échappe.
mercredi 9 novembre 2016
mardi 8 novembre 2016
OU SITUER NATHALIE KOSCIUSKO-MORIZET ?
Les deux derniers débats télévisés de la primaire de la droite ont montré clairement que Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET se différenciait, par ses propositions, très nettement des autres candidats à tel point qu'il n'y aurait rien de choquant à la voir participer à la primaire de la gauche où elle serait tout aussi originale.
Elle est la seule à essayer de prendre en compte l'évolution de la société sous la pression de l'économie numérique. De ce fait elle apparait:
-Libérale *en proposant la fin des emplois " à vie" et les contrats à durée déterminée pour les fonctionnaires
*en pronostiquant la fin du salariat.
-Sociale *en défendant le collège unique pour que les enfants quittent l'école avec une solide formation générale pour pouvoir s'adapter au cours de leur vie professionnelle aux changements d'emploi et éviter aussi, dès la classe de 5°, de les orienter vers des métiers dont la pérennité n'est pas assurée
*en essayant de garantir des ressources décentes lors des pertes d'emploi et, de ce fait, ne pas transformer les auto entrepreneurs en tacherons.
-Libertaire *en légalisant l'usage du cannabis
*en proposant la retraite à la carte, prenant en compte, par un système de points, la totalité de la carrière professionnelle.
-Equitable *en supprimant les régimes spéciaux.
J'oserais la qualifier de "Libérale socio libertaire", mot qui certainement n'aura plus grand sens dans une vingtaine d'année.
Nathalie KOSCISKO-MORIZET est d'autre part une personne complexe dont l'attitude, le comportement et l'expression indiscutablement bourgeois, tranchent avec son milieu familial et d'origine. Son grand-père n'était-il pas Ministre du Front National et son mari, dont elle vient récemment de se séparer, député de gauche.
Elle est d'autre part parfaitement armée pour faire face à deux des principaux défis de l'avenir. Ses titres de Polytechnicienne et d'Ingénieur du Génie Rural et des Eaux et Forêts permettent de penser qu'elle sera plus à l'aise que bien d'autres pour affronter les problèmes de l'économie numérique et ceux de l'environnement.
C'est certainement ce personnage complexe, à facettes multiples qui a désorienté Jacques CHIRAC, qui, tout en reconnaissant ses compétences, ne lui a jamais confié de responsabilité, la qualifiant dit-on "d'emm......."
Les récents débats auxquels elle vient de participer montrent qu'elle fait preuve d'une grande intelligence et d'une imagination fertile, qu'elle est moderne, courageuse, sure d'elle- même. C'est certainement une très forte personnalité qui se cache derrière une apparente fragilité.
Après mai 2017 elle pourrait tout aussi bien faire partie d'un gouvernement de droite comme de gauche, cela permettrait de brasser les idées que l'on ressasse depuis des décennies. Elle aurait aussi bien sa place comme Ministre, Premier Ministre ou Conseillère particulière du Président.
Et si pour une fois on donnait la plus haute responsabilité à une telle personnalité et que l'on demandait aux énarques de faire ce pour quoi ils sont formés, c'est à dire organiser l'administration du pays. Ce serait une véritable révolution.
Je conçois que ce soit encore tôt, Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET à certainement des progrès à faire en diplomatie et en relations internationales, mais sa jeunesse est plutôt une qualité et un espoir qu'un défaut.
Elle est la seule à essayer de prendre en compte l'évolution de la société sous la pression de l'économie numérique. De ce fait elle apparait:
-Libérale *en proposant la fin des emplois " à vie" et les contrats à durée déterminée pour les fonctionnaires
*en pronostiquant la fin du salariat.
-Sociale *en défendant le collège unique pour que les enfants quittent l'école avec une solide formation générale pour pouvoir s'adapter au cours de leur vie professionnelle aux changements d'emploi et éviter aussi, dès la classe de 5°, de les orienter vers des métiers dont la pérennité n'est pas assurée
*en essayant de garantir des ressources décentes lors des pertes d'emploi et, de ce fait, ne pas transformer les auto entrepreneurs en tacherons.
-Libertaire *en légalisant l'usage du cannabis
*en proposant la retraite à la carte, prenant en compte, par un système de points, la totalité de la carrière professionnelle.
-Equitable *en supprimant les régimes spéciaux.
J'oserais la qualifier de "Libérale socio libertaire", mot qui certainement n'aura plus grand sens dans une vingtaine d'année.
Nathalie KOSCISKO-MORIZET est d'autre part une personne complexe dont l'attitude, le comportement et l'expression indiscutablement bourgeois, tranchent avec son milieu familial et d'origine. Son grand-père n'était-il pas Ministre du Front National et son mari, dont elle vient récemment de se séparer, député de gauche.
Elle est d'autre part parfaitement armée pour faire face à deux des principaux défis de l'avenir. Ses titres de Polytechnicienne et d'Ingénieur du Génie Rural et des Eaux et Forêts permettent de penser qu'elle sera plus à l'aise que bien d'autres pour affronter les problèmes de l'économie numérique et ceux de l'environnement.
C'est certainement ce personnage complexe, à facettes multiples qui a désorienté Jacques CHIRAC, qui, tout en reconnaissant ses compétences, ne lui a jamais confié de responsabilité, la qualifiant dit-on "d'emm......."
Les récents débats auxquels elle vient de participer montrent qu'elle fait preuve d'une grande intelligence et d'une imagination fertile, qu'elle est moderne, courageuse, sure d'elle- même. C'est certainement une très forte personnalité qui se cache derrière une apparente fragilité.
Après mai 2017 elle pourrait tout aussi bien faire partie d'un gouvernement de droite comme de gauche, cela permettrait de brasser les idées que l'on ressasse depuis des décennies. Elle aurait aussi bien sa place comme Ministre, Premier Ministre ou Conseillère particulière du Président.
Et si pour une fois on donnait la plus haute responsabilité à une telle personnalité et que l'on demandait aux énarques de faire ce pour quoi ils sont formés, c'est à dire organiser l'administration du pays. Ce serait une véritable révolution.
Je conçois que ce soit encore tôt, Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET à certainement des progrès à faire en diplomatie et en relations internationales, mais sa jeunesse est plutôt une qualité et un espoir qu'un défaut.
lundi 7 novembre 2016
LE COLLEGE UNIQUE
Le collège unique est beaucoup critiqué, notamment par la droite qui avance l'idée d'une meilleure adaptation de l'enseignement à la capacité de chaque enfant.
Mais, à y regarder de près, cela conduit à orienter rapidement ceux que l'on considère comme les moins doués intellectuellement vers des métiers, le plus souvent manuels, avant de leur avoir fourni les bases fondamentales de l'enseignement que tout citoyen doit posséder.
Il n'y a pas incompatibilité entre travail manuel, connaissances fondamentales et culture acquises à l'école.
Que l'on apprenne très tôt la pratique de travaux manuels, ce que l'on ne fait pas, me parait indispensable, mais que l'on oriente un enfant, par défaut, vers les métiers manuels, avant de lui avoir donné la possibilité d'acquérir les connaissances nécessaires pour évoluer dans la vie professionnelle, me parait être une attitude ségrégationniste.
Certains, comme Bruno LE MAIRE osent masquer cette vision des choses par de bien grands mots en parlant de "l'intelligence de la main", cela s'appelle de l'adresse. Pour un travailleur manuel, l'intelligence dont il a besoin, dans son métier, est comme dans tous les métiers, conceptuelle. Prenons l'exemple du charpentier, concevoir une charpente fait appel à l'intelligence, ajuster deux pièces ou un tenon et une mortaise est de l'adresse.
Les connaissances de base ne sont jamais trop importantes. Ce n'est pas le collège unique qu'il faut critiquer, c'est le manque de contrôle qui y est exercé et qui permet à des jeunes de 16 ans de sortir de l'école sans savoir ni compter ni lire.
L'acquisition des connaissances doit être régulièrement contrôlée pour qu'à 16 ans l'adolescent ait en main les outils pour faire un choix, parce qu'on lui aura donné quelques connaissances de base de certains métiers qu'il aura pu choisir à partir de 14 ans, sans abandonner l'acquisition des connaissances que lui apporte l'enseignement général.
Mais, à y regarder de près, cela conduit à orienter rapidement ceux que l'on considère comme les moins doués intellectuellement vers des métiers, le plus souvent manuels, avant de leur avoir fourni les bases fondamentales de l'enseignement que tout citoyen doit posséder.
Il n'y a pas incompatibilité entre travail manuel, connaissances fondamentales et culture acquises à l'école.
Que l'on apprenne très tôt la pratique de travaux manuels, ce que l'on ne fait pas, me parait indispensable, mais que l'on oriente un enfant, par défaut, vers les métiers manuels, avant de lui avoir donné la possibilité d'acquérir les connaissances nécessaires pour évoluer dans la vie professionnelle, me parait être une attitude ségrégationniste.
Certains, comme Bruno LE MAIRE osent masquer cette vision des choses par de bien grands mots en parlant de "l'intelligence de la main", cela s'appelle de l'adresse. Pour un travailleur manuel, l'intelligence dont il a besoin, dans son métier, est comme dans tous les métiers, conceptuelle. Prenons l'exemple du charpentier, concevoir une charpente fait appel à l'intelligence, ajuster deux pièces ou un tenon et une mortaise est de l'adresse.
Les connaissances de base ne sont jamais trop importantes. Ce n'est pas le collège unique qu'il faut critiquer, c'est le manque de contrôle qui y est exercé et qui permet à des jeunes de 16 ans de sortir de l'école sans savoir ni compter ni lire.
L'acquisition des connaissances doit être régulièrement contrôlée pour qu'à 16 ans l'adolescent ait en main les outils pour faire un choix, parce qu'on lui aura donné quelques connaissances de base de certains métiers qu'il aura pu choisir à partir de 14 ans, sans abandonner l'acquisition des connaissances que lui apporte l'enseignement général.
dimanche 6 novembre 2016
SAVOIR CHOISIR SON CONCURRENT.
Didier GUILLAUME Président du groupe P.S. au Sénat a déclaré:" JUPPE candidat c'est 3 à 5 points de plus pour LE PEN"
Ainsi, il souhaite que Nicolas SARKOZY, concurrent préféré de François HOLLANDE, représente la droite à la présidentielle en espérant que ce dernier sorte vainqueur de la primaire de la gauche.
Cette petite phrase prononcée par Didier GUILLAUME, à l'adresse de l'électorat de gauche signifie: ne participez pas à la primaire de la droite, ou si vous y allez voter SARKOZY.
Il se rend bien compte que l'électorat de gauche est divisé en trois parties:
- les optimistes croyant à la victoire possible de la gauche ne participeront pas à la primaire de la droite ou, certainement plus rarement, iront pour voter SARKOZY.
- les pessimistes, ne croyant plus à la possible victoire de la gauche, voulant avant tout éviter le retour de Nicolas SARKOZY, iront à la primaire de la droite pour voter JUPPE.
- les autres, démunis et désorientés, attendront la primaire de la gauche pour s'exprimer, ce que feront également les optimistes et les pessimistes.
Actuellement la partie la plus à droite de "Les Républicains" cherche à éviter la participation de gens de gauche à la primaire de la droite, sans par contre s'émouvoir de la participation possible des électeurs du Front National.
Il est bon de rappeler à ce sujet que la charte qu'il faudra signer demande de partager "les valeurs républicaines de la droite", qui sont les mêmes que celles de la gauche puisque ces deux formations hésitent rarement à constituer un front républicain face au Front National, ce qui sera à coup sûr le cas lors des prochaines élections législatives comme ce le fut le aux régionales pour faire gagner la droite dans deux régions.
Ainsi, on peut donc concevoir que si une participation à la primaire de la droite est illégitime, c'est celle des électeurs du Front National et non celle des électeurs de gauche.
Ainsi, il souhaite que Nicolas SARKOZY, concurrent préféré de François HOLLANDE, représente la droite à la présidentielle en espérant que ce dernier sorte vainqueur de la primaire de la gauche.
Cette petite phrase prononcée par Didier GUILLAUME, à l'adresse de l'électorat de gauche signifie: ne participez pas à la primaire de la droite, ou si vous y allez voter SARKOZY.
Il se rend bien compte que l'électorat de gauche est divisé en trois parties:
- les optimistes croyant à la victoire possible de la gauche ne participeront pas à la primaire de la droite ou, certainement plus rarement, iront pour voter SARKOZY.
- les pessimistes, ne croyant plus à la possible victoire de la gauche, voulant avant tout éviter le retour de Nicolas SARKOZY, iront à la primaire de la droite pour voter JUPPE.
- les autres, démunis et désorientés, attendront la primaire de la gauche pour s'exprimer, ce que feront également les optimistes et les pessimistes.
Actuellement la partie la plus à droite de "Les Républicains" cherche à éviter la participation de gens de gauche à la primaire de la droite, sans par contre s'émouvoir de la participation possible des électeurs du Front National.
Il est bon de rappeler à ce sujet que la charte qu'il faudra signer demande de partager "les valeurs républicaines de la droite", qui sont les mêmes que celles de la gauche puisque ces deux formations hésitent rarement à constituer un front républicain face au Front National, ce qui sera à coup sûr le cas lors des prochaines élections législatives comme ce le fut le aux régionales pour faire gagner la droite dans deux régions.
Ainsi, on peut donc concevoir que si une participation à la primaire de la droite est illégitime, c'est celle des électeurs du Front National et non celle des électeurs de gauche.
samedi 5 novembre 2016
PRIMAIRE DE LA DROITE, 2° ROUND !
Ce jeudi 3 novembre sur BFM TV les candidats à la primaire de la droite s'affrontaient pour la deuxième fois. Il s'agissait bien d'un "round" comme lors d'un match de boxe plus que d'une confrontation de projets tellement les coups portés ont été violents.
Le fait le plus important à retenir est la violence avec laquelle ses anciens "collaborateurs" ont attaqué Nicolas SARKOZY. Au vu des critiques faites par ceux qui l'on fréquenté de près, et qui de ce fait sont susceptibles de bien le connaitre, on est en droit de se demander comment il peut encore espérer reconquérir un titre qu'il a perdu face à un adversaire somme toute "peu coriace".
Les plus jeunes, Bruno LE MAIRE et Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET se sont montrés les plus violents, certainement sans animosité particulière, contrairement à Jean-François COPE.
Alain JUPPE et François FILLON sont restés très dignes, en évitant tout faux pas. Le premier voulant avec prudence préserver sa première place dans les sondages, le second espérant l'effondrement de Nicolas SARKOZY, largement aidé en cela par ceux qui veulent surtout ne pas le voir revenir au pouvoir.
Accessoirement on pourra remarquer, dans un milieu où la langue de bois est une pratique courante, que Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET tient un discours parfaitement clair, avec beaucoup de fermeté et de courage et qu'elle s'est encore distinguée en essayant de prendre en compte, mieux que ses concurrents, l'évolution de la société.
Le fait le plus important à retenir est la violence avec laquelle ses anciens "collaborateurs" ont attaqué Nicolas SARKOZY. Au vu des critiques faites par ceux qui l'on fréquenté de près, et qui de ce fait sont susceptibles de bien le connaitre, on est en droit de se demander comment il peut encore espérer reconquérir un titre qu'il a perdu face à un adversaire somme toute "peu coriace".
Les plus jeunes, Bruno LE MAIRE et Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET se sont montrés les plus violents, certainement sans animosité particulière, contrairement à Jean-François COPE.
Alain JUPPE et François FILLON sont restés très dignes, en évitant tout faux pas. Le premier voulant avec prudence préserver sa première place dans les sondages, le second espérant l'effondrement de Nicolas SARKOZY, largement aidé en cela par ceux qui veulent surtout ne pas le voir revenir au pouvoir.
Accessoirement on pourra remarquer, dans un milieu où la langue de bois est une pratique courante, que Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET tient un discours parfaitement clair, avec beaucoup de fermeté et de courage et qu'elle s'est encore distinguée en essayant de prendre en compte, mieux que ses concurrents, l'évolution de la société.
vendredi 4 novembre 2016
FRANCOIS BAYROU, FAISEUR DE PRESIDENTS
Actuellement François BAYROU concentre les attaques de Nicolas SARKOZY qui à travers sa personne vise Alain JUPPE. Il ne lui a pas pardonné d'avoir choisi François HOLLANDE en 2012, mais il oublie un peu vite qu'en 2007 François BAYROU, alors qu'il avait obtenu 17% des suffrages au premier tour de la présidentielle, a refusé la main tendue de Ségolène ROYAL entre les deux tours.
Ainsi en 2007 François BAYROU a favorisé la victoire de Nicolas SARKOZY et en 2012 il a favorisé celle de François HOLLANDE.
De là à dire que c'est grâce à lui que les deux derniers présidents ont été élus, il y a un pas que je ne franchirai pas, mais force est de constater que ni l'un ni l'autre ne lui ont été reconnaissants d'avoir pris position en leur faveur.
Et maintenant. François BAYROU ne sera pas candidat contre Alain JUPPE, il ne s'est pas prononcé si ce dernier ne sort pas vainqueur de la primaire de la droite, mais laisse supposer qu'il se portera candidat contre Nicolas SARKOZY.
Imaginons le scenario suivant: Nicolas SARKOZY sort vainqueur à droite, François HOLLANDE vainqueur à gauche, François BAYROU est candidat à la présidence de la République, les autres candidats, et ils sont nombreux, se partagent les voix. Devant le refus affiché du plus grand nombre d'électeurs de revoir les deux derniers présidents au pouvoir, François BAYROU aurait-il enfin sa chance?
Il peut en rêver, ça il sait le faire.
Ainsi en 2007 François BAYROU a favorisé la victoire de Nicolas SARKOZY et en 2012 il a favorisé celle de François HOLLANDE.
De là à dire que c'est grâce à lui que les deux derniers présidents ont été élus, il y a un pas que je ne franchirai pas, mais force est de constater que ni l'un ni l'autre ne lui ont été reconnaissants d'avoir pris position en leur faveur.
Et maintenant. François BAYROU ne sera pas candidat contre Alain JUPPE, il ne s'est pas prononcé si ce dernier ne sort pas vainqueur de la primaire de la droite, mais laisse supposer qu'il se portera candidat contre Nicolas SARKOZY.
Imaginons le scenario suivant: Nicolas SARKOZY sort vainqueur à droite, François HOLLANDE vainqueur à gauche, François BAYROU est candidat à la présidence de la République, les autres candidats, et ils sont nombreux, se partagent les voix. Devant le refus affiché du plus grand nombre d'électeurs de revoir les deux derniers présidents au pouvoir, François BAYROU aurait-il enfin sa chance?
Il peut en rêver, ça il sait le faire.
jeudi 3 novembre 2016
SYNDICALISME ET POLITIQUE
Il devient de plus en plus fréquent d'entendre dire, par les représentants de la droite et du patronat, que les contacts avec les centrales syndicales sont toujours difficiles, voire impossible, alors que dans les entreprises, les discutions se passent plutôt bien et des accords sont signés avec les représentants du personnel, ce qui conduit inévitablement à faire le reproche aux syndicats de faire de la politique.
De quel droit peut-on reprocher aux syndicats d'avoir une vision de la société et de se battre pour cet idéal que cette vision représente? Ceci s'appelle faire de la politique au sens noble du terme. Il ne s'agit évidemment pas de vouloir donner aux syndicats la possibilité de donner des consignes de vote, ni d'être inféodé à un parti politique, ceci est du ressort de chaque individu.
Mais ne soyons pas naïfs, il est bien évident que plus l'entreprise est petite, plus le poids des représentants du personnel est faible et plus celui des dirigeants est fort. C'est même le cas pour des entreprises de tailles respectables comme ce le fut pour SMART où le patronat est arrivé à signer un accord faisant accepter d'être payé 37 heures pour 39 travaillées. Imagine-t-on une entreprise où sous la pression du personnel l'inverse se produirait, être payé 39 heures pour 37 travaillées?
Ne cherchons pas plus loin pour comprendre pourquoi la loi El Khomri a fait descendre dans la rue des milliers de travailleurs. Ils ne s'y sont pas trompés lorsqu'ils ont appris que les accords d'entreprises pourraient remettre en cause les accords de branches.
Si des progrès sociaux ont été obtenus pendant tout le XX° siècle, c'est bien parce que les travailleurs se sont regroupés en syndicats pour revendiquer leurs droits dans une société qu'ils souhaitaient équitable. Ils ne se sont pas rendus compte que l'euphorie des 30 glorieuses, qui ont érigées l'individualisme et le chacun pour soi en principe social avec des avantages faciles à obtenir dans une société d'abondance, affaiblissait ainsi l'ensemble des classes dont ils faisaient partie.
Maintenant que l'euphorie est passée, le réveil est difficile, tout à reconstruire, il suffit de voir ce qu'il se passe dans la police, secteur particulièrement syndiqué, qui ne reconnait même pas à ses représentants le droit de parler en son nom.
De quel droit peut-on reprocher aux syndicats d'avoir une vision de la société et de se battre pour cet idéal que cette vision représente? Ceci s'appelle faire de la politique au sens noble du terme. Il ne s'agit évidemment pas de vouloir donner aux syndicats la possibilité de donner des consignes de vote, ni d'être inféodé à un parti politique, ceci est du ressort de chaque individu.
Mais ne soyons pas naïfs, il est bien évident que plus l'entreprise est petite, plus le poids des représentants du personnel est faible et plus celui des dirigeants est fort. C'est même le cas pour des entreprises de tailles respectables comme ce le fut pour SMART où le patronat est arrivé à signer un accord faisant accepter d'être payé 37 heures pour 39 travaillées. Imagine-t-on une entreprise où sous la pression du personnel l'inverse se produirait, être payé 39 heures pour 37 travaillées?
Ne cherchons pas plus loin pour comprendre pourquoi la loi El Khomri a fait descendre dans la rue des milliers de travailleurs. Ils ne s'y sont pas trompés lorsqu'ils ont appris que les accords d'entreprises pourraient remettre en cause les accords de branches.
Si des progrès sociaux ont été obtenus pendant tout le XX° siècle, c'est bien parce que les travailleurs se sont regroupés en syndicats pour revendiquer leurs droits dans une société qu'ils souhaitaient équitable. Ils ne se sont pas rendus compte que l'euphorie des 30 glorieuses, qui ont érigées l'individualisme et le chacun pour soi en principe social avec des avantages faciles à obtenir dans une société d'abondance, affaiblissait ainsi l'ensemble des classes dont ils faisaient partie.
Maintenant que l'euphorie est passée, le réveil est difficile, tout à reconstruire, il suffit de voir ce qu'il se passe dans la police, secteur particulièrement syndiqué, qui ne reconnait même pas à ses représentants le droit de parler en son nom.
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