dimanche 6 novembre 2016

SAVOIR CHOISIR SON CONCURRENT.

Didier GUILLAUME Président du groupe P.S. au Sénat a déclaré:" JUPPE candidat c'est 3 à 5 points de plus pour LE PEN"
Ainsi, il souhaite que Nicolas SARKOZY, concurrent préféré de François HOLLANDE, représente la droite à la présidentielle en espérant que ce dernier sorte vainqueur de la primaire de la gauche.
Cette petite phrase prononcée par Didier GUILLAUME, à l'adresse de l'électorat de gauche signifie: ne participez pas à la primaire de la droite, ou si vous y allez voter SARKOZY.
Il se rend bien compte que l'électorat de gauche est divisé en trois parties:
- les optimistes croyant à la victoire possible de la gauche ne participeront pas à la primaire de la droite ou, certainement plus rarement, iront pour voter SARKOZY.
- les pessimistes, ne croyant plus à la possible victoire de la gauche, voulant avant tout éviter le retour de Nicolas SARKOZY, iront à la primaire de la droite pour voter JUPPE.
- les autres, démunis et désorientés, attendront la primaire de la gauche pour s'exprimer, ce que feront également les optimistes et les pessimistes.
Actuellement la partie la plus à droite de "Les Républicains" cherche à éviter la participation de gens de gauche à la primaire de la droite, sans par contre s'émouvoir de la participation possible des électeurs du Front National.
Il est bon de rappeler à ce sujet que la charte qu'il faudra signer demande de partager "les valeurs républicaines de la droite", qui sont les mêmes que celles de la gauche puisque ces deux formations hésitent rarement à constituer un front républicain face au Front National, ce qui sera à coup sûr le cas lors des prochaines élections législatives comme ce le fut le aux régionales pour faire gagner la droite dans deux régions.
Ainsi, on peut donc concevoir que si une participation à la primaire de la droite est illégitime, c'est celle des électeurs du Front National et non celle des électeurs de gauche.

samedi 5 novembre 2016

PRIMAIRE DE LA DROITE, 2° ROUND !

Ce jeudi 3 novembre sur BFM TV les candidats à la primaire de la droite s'affrontaient pour la deuxième fois. Il s'agissait bien d'un "round" comme lors d'un match de boxe plus que d'une confrontation de projets tellement les coups portés ont été violents.
Le fait le plus important à retenir est la violence avec laquelle ses anciens "collaborateurs" ont attaqué Nicolas SARKOZY. Au vu des critiques faites par ceux qui l'on fréquenté de près, et qui de ce fait sont susceptibles de bien le connaitre, on est en droit de se demander comment il peut encore espérer reconquérir un titre qu'il a perdu face à un adversaire somme toute "peu coriace".
Les plus jeunes, Bruno LE MAIRE et Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET se sont montrés les plus violents, certainement sans animosité particulière, contrairement à Jean-François COPE.
Alain JUPPE et François FILLON sont restés très dignes, en évitant tout faux pas. Le premier voulant avec prudence préserver sa première place dans les sondages, le second espérant l'effondrement de Nicolas SARKOZY, largement aidé en cela par ceux qui veulent surtout ne pas le voir revenir au pouvoir.
Accessoirement on pourra remarquer, dans un milieu où la langue de bois est une pratique courante, que Nathalie KOSCIUSKO-MORIZET tient un discours parfaitement clair, avec beaucoup de fermeté et de courage et qu'elle s'est encore distinguée en essayant de prendre en compte, mieux que ses concurrents, l'évolution de la société.

vendredi 4 novembre 2016

FRANCOIS BAYROU, FAISEUR DE PRESIDENTS

Actuellement François BAYROU concentre les attaques de Nicolas SARKOZY qui à travers sa personne vise Alain JUPPE. Il ne lui a pas pardonné d'avoir choisi François HOLLANDE en 2012, mais il oublie un peu vite qu'en 2007 François BAYROU, alors qu'il avait obtenu 17% des suffrages  au premier tour de la présidentielle, a refusé la main tendue de Ségolène ROYAL entre les deux tours.
Ainsi en 2007 François BAYROU a favorisé la victoire de Nicolas SARKOZY et en 2012 il a favorisé celle de François HOLLANDE.
De là à dire que c'est grâce à lui que les deux derniers présidents ont été élus, il y a un pas que je ne franchirai pas, mais force est de constater que ni l'un ni l'autre ne lui ont été reconnaissants d'avoir pris position en leur faveur.
Et maintenant. François BAYROU ne sera pas candidat contre Alain JUPPE, il ne s'est pas prononcé si ce dernier ne sort pas vainqueur de la primaire de la droite, mais laisse supposer qu'il se portera candidat contre Nicolas SARKOZY.
Imaginons le scenario suivant: Nicolas SARKOZY sort vainqueur à droite, François HOLLANDE vainqueur à gauche, François BAYROU est candidat à la présidence de la République, les autres candidats, et ils sont nombreux, se partagent les voix. Devant le refus affiché du plus grand nombre d'électeurs de revoir les deux derniers présidents au pouvoir, François BAYROU aurait-il enfin sa chance?
Il peut en rêver, ça il sait le faire.

jeudi 3 novembre 2016

SYNDICALISME ET POLITIQUE

Il devient de plus en plus fréquent d'entendre dire, par les représentants de la droite et du patronat, que les contacts avec les centrales syndicales sont toujours difficiles, voire impossible, alors que dans les entreprises, les discutions se passent plutôt bien et des accords sont signés avec les représentants du personnel, ce qui conduit inévitablement à faire le reproche aux syndicats de faire de la politique.
De quel droit peut-on reprocher aux syndicats d'avoir une vision de la société et de se battre pour cet idéal que cette vision représente? Ceci s'appelle faire de la politique au sens noble du terme. Il ne s'agit évidemment pas de vouloir donner aux syndicats la possibilité de donner des consignes de vote, ni d'être inféodé à un parti politique, ceci est du ressort de chaque individu.
Mais ne soyons pas naïfs, il est bien évident que plus l'entreprise est petite, plus le poids des représentants du personnel est faible et plus celui des dirigeants est fort. C'est même le cas pour des entreprises de tailles respectables comme ce le fut pour SMART où le patronat est arrivé à signer un accord faisant accepter d'être payé 37 heures pour 39 travaillées. Imagine-t-on une entreprise où sous la pression du personnel l'inverse se produirait, être payé 39 heures pour 37 travaillées?
Ne cherchons pas plus loin pour comprendre pourquoi la loi El Khomri a fait descendre dans la rue des milliers de travailleurs. Ils ne s'y sont pas trompés lorsqu'ils ont appris que les accords d'entreprises pourraient remettre en cause les accords de branches.
Si des progrès sociaux ont été obtenus pendant tout le XX° siècle, c'est bien parce que les travailleurs se sont regroupés en syndicats pour revendiquer leurs droits dans une société qu'ils souhaitaient équitable. Ils ne se sont pas rendus compte que l'euphorie des 30 glorieuses, qui ont érigées  l'individualisme et le chacun pour soi en principe social avec des avantages faciles à obtenir dans une société d'abondance, affaiblissait ainsi l'ensemble des classes dont ils faisaient partie.
Maintenant que l'euphorie est passée, le réveil est difficile, tout à reconstruire, il suffit de voir ce qu'il se passe dans la police, secteur particulièrement syndiqué, qui ne reconnait même pas à ses représentants le droit de parler en son nom.

mercredi 2 novembre 2016

FONCTIONNEMENT DE L'EUROPE

Dans son éditorial du journal "Sud-Ouest" du lundi 31 octobre intitulé " Une frite dans le sirop d'érable", Bruno DIVE fait fort justement remarquer que ce n'est que grâce à une région, la Wallonie, que le CETA devrait être amputé  de sa clause léonine qui consiste "à tolérer qu'à travers des tribunaux d'arbitrage, les multinationales puissent poursuivre les Etats".
Il fait remarquer par ailleurs que le vote à l'unanimité des 27 pays membres est une clause peu acceptable et met en évidence les positions souverainistes favorables à cette clause et les positions fédéralistes proposant des votes à la majorité, celle-ci restant à définir.
Mais, au regard de récents événements, on peut se rendre compte que parfois le vote à l'unanimité est inacceptable, comme c'est le cas pour le rétablissement des frontières et la libre circulation des personnes et des biens, et par contre, parfois souhaitable comme pour le CETA.
Ne faudrait-il pas prévoir plusieurs types de scrutin suivant les thèmes abordés?
Ainsi par exemple:                                                                                                                                  -le vote à l'unanimité pourrait être exigé pour les nouveaux traités internationaux, c'est à dire entre l'Europe et ses partenaires.
-le vote à la majorité qualifiée pour tout ce qui concerne le fonctionnement interne à l'Europe Unie
-le droit de veto pour les pays fondateurs de l'Europe lorsque les clauses régissant le Traité de Rome sont remises en cause.
De ce fait:
-TAFTA et CETA imposeraient un vote à l'unanimité
-La libre circulation des personnes et des biens ne pourrait être remise en cause qu'avec l'accord de la totalité des pays créateurs de l'Europe
-D'autres sujets relatifs au fonctionnement interne, comme par exemple les heures d'été et d'hiver, seraient soumis à la majorité qualifiée.
Le problème serait alors que pour changer les modes de scrutin il faudrait suivant les règles actuelles un vote à l'unanimité. Peut-on alors espérer un changement?

mardi 1 novembre 2016

ET FRANCOIS FILLON.....

Depuis le début de la campagne pour la primaire de la droite les sondages prévoient invariablement un duel au second tour entre Nicolas SARKOZY et Alain JUPPE. Ils sont plus indécis pour la troisième place du premier tour entre François FILLON et Bruno LE MAIRE, mais souvent avec l'espoir de voir la jeunesse prévaloir.
Les derniers événements pourraient bien donner tort aux sondeurs. En effet Bruno LE MAIRE donne souvent l'impression de jouer à contre-emploi alors que François FILLON reste fidèle à la ligne qu'il s'est tracé. Il serait surprenant que, au moins, la troisième place ne lui soit acquise. Mais ira-t-il plus loin?
Il faut bien reconnaitre que la semaine qui vient de s'écouler lui a été plutôt favorable. Lors de "L'émission politique" sur l'A2 il a présenté très clairement son projet, n'a jamais été déstabilisé, a su garder son sang-froid face à des propos injurieux. Il semble que celui qui a toujours été pris pour un second rôle se soit émancipé de cette position , et qu'à force de travail et de conviction il suive rigoureusement la ligne qu'il s'est fixé. Il affiche très clairement son libéralisme en osant faire référence à Margareth THATCHER, ce qui peut plaire à l'électorat le plus à droite de son camp, et se permet d'affirmer des positions très conservatrices sur les problèmes de société, qui par contre pourraient peut-être le handicaper.
Pendant ce temps où François s'affirme, Nicolas SARKOZY navigue entre extrême droite et recentrage en disant préférer François HOLLANDE à Marine LE PEN, et entre populisme et provocation en prétendant représenter les ploucs.
S'il s'agissait de navigation on dirait que l'un sait tenir son cap alors que l'autre godille. Le cap peut plaire ou ne pas plaire, mais ne pas savoir où va le bateau n'a rien de rassurant.

lundi 31 octobre 2016

BORDEAUX, VILLE DE TOUS LES HONNEURS.

Les distinctions n'arrêtent pas de pleuvoir sur Bordeaux. Après avoir été inscrite au Patrimoine Mondial de l'UNESCO, que son nouveau stade ait été distingué à deux reprises, qu'elle ait été élue en 2015 destination touristique de l'année, voilà que le guide Lonely Planet lui octroie le titre de "La ville la plus attractive dans le monde" devant Los Angeles et Le Cap.
Etant né à Bordeaux, j'en tire une certaine fierté mais je ne peux pas dire qu'elle soit légitime, je n'y paye même plus mes impôts.
En effet, pendant les "trente glorieuses", profitant du boom économique et des facilités de crédits pour accéder à la propriété, je me suis "exilé" en banlieue, car ces avantages, dont je suis heureux d'avoir profité, étaient réserves à la construction et non à l'achat d'immobilier ancien.
Ainsi, bordelais pendant près de 40 ans, je me suis retrouvé "banlieusard", puis par décision récente "bordelais métropolitain", mais en ce qui concerne Bordeaux, je n'y suis maintenant qu'un touriste qui apprécie de flâner sur les quais, de prendre un pot en terrasse près de la Garonne, fréquenter quelques petits restaurants agréables et, pour ce faire j'avoue utiliser ma voiture car je ne me sens toujours pas suffisamment étranger pour passer une heure dans les transports en commun auxquels j'accède quand même en utilisant mon véhicule personnel.
Je le regrette profondément, mais je ne suis pas prêt à diviser par trois ou quatre la surface habitable dont je dispose pour me retrouver propriétaire dans l'un des quartiers les plus agréables de Bordeaux.