La refonte des chaines publiques de télévision et le changement de présentatrices laissait espérer une plus grande indépendance et liberté d'expression lors des émissions politiques. Léa SALAME rejoignait David PUJADAS sur l'A 2 pendant qu'Elise LUCET prenait les commandes d'Envoyé Spécial.
Il se trouve que les premières émissions pour ces journalistes de talent traitaient pour Léa SALAME de Nicolas SARKOZY et pour Elise LUCET de l'affaire Bygmalion.
C'était sans compter sur la vigilance du gardien du sérail, en l'occurrence Michel FIELD, chargé de diriger les équipes rédactionnelles de l'A 2.
Sans censurer ses consœurs, il a simplement modifié le calendrier de diffusion de ces émissions, pour éviter tout télescopage éventuel préjudiciable à notre ancien président.
Ce dernier participera à l'émission de Léa SALAME, quant à l'enquête d'Elise LUCET, il faudra attendre que la primaire de la droite ait eu lieu.
Bravo Michel FIELD, quel chemin parcouru, quelle brillante carrière, quelle habileté. Il est peu probable que la reconnaissance que vous devez attendre ne vous soit pas accordée.
jeudi 8 septembre 2016
mercredi 7 septembre 2016
QUAND VOTER ?
L'Institut de sondages T.N.S. Sofres-One Point vient de publier un sondage qui prévoit, dans tous les cas de figures, l'élimination de François HOLLANDE dès le premier tour de l'élection présidentielle.
Comme il est probable qu'il sorte vainqueur de la primaire de la gauche, c'est donc lui qui la représentera.
C'est une nouvelle douloureuse pour les gens de gauche, qu'ils soient pour ou contre le président sortant.
- les "pour" regretteront que leur représentant soit battu au deuxième tour
- les "contre" ne pourront espérer la présence d'un autre candidat de gauche au second tour.
Il y aurait donc au second tour soit le duel LE PEN-JUPPE, soit le duel LE PEN SARKOZY.
Ainsi, si les électeurs de gauche veulent agir, un tant soit peu, sur le résultat final, il ne leur reste plus qu'à participer a la primaire de la droite pour choisir le candidat qui leur paraîtra le moins mauvais pour accéder au poste suprême. Devinez qui?
Comme il est probable qu'il sorte vainqueur de la primaire de la gauche, c'est donc lui qui la représentera.
C'est une nouvelle douloureuse pour les gens de gauche, qu'ils soient pour ou contre le président sortant.
- les "pour" regretteront que leur représentant soit battu au deuxième tour
- les "contre" ne pourront espérer la présence d'un autre candidat de gauche au second tour.
Il y aurait donc au second tour soit le duel LE PEN-JUPPE, soit le duel LE PEN SARKOZY.
Ainsi, si les électeurs de gauche veulent agir, un tant soit peu, sur le résultat final, il ne leur reste plus qu'à participer a la primaire de la droite pour choisir le candidat qui leur paraîtra le moins mauvais pour accéder au poste suprême. Devinez qui?
mardi 6 septembre 2016
EFFETS PERVERS
Après un long silence qui lui a été favorable, Marine LE PEN a fait sa rentrée politique en prenant pour tribune un petit village rural.
Elle a ciblé son ennemi préférentiel, Nicolas SARKOZY, pourtant parmi tous les candidats potentiels à l'élection présidentielle, il est, du point de vue des idées son plus proche voisin.
Ainsi, ne se rend-elle pas compte qu'en voulant, en le critiquant, se venger de celui qui lui a "siphonné" des voix lors des précédentes élections, elle le favorise en renvoyant vers lui ceux qui ne veulent surtout pas d'elle à la tête de l'état.
Alors, il devient de plus en plus clair que pour un électeur démocrate souhaitant le renouvellement de la classe politique, la priorité est d'exclure le plus tôt possible, de la course à la présidence, ces deux adversaires de la dernière élection, le troisième devant s'éliminer de lui-même.
Elle a ciblé son ennemi préférentiel, Nicolas SARKOZY, pourtant parmi tous les candidats potentiels à l'élection présidentielle, il est, du point de vue des idées son plus proche voisin.
Ainsi, ne se rend-elle pas compte qu'en voulant, en le critiquant, se venger de celui qui lui a "siphonné" des voix lors des précédentes élections, elle le favorise en renvoyant vers lui ceux qui ne veulent surtout pas d'elle à la tête de l'état.
Alors, il devient de plus en plus clair que pour un électeur démocrate souhaitant le renouvellement de la classe politique, la priorité est d'exclure le plus tôt possible, de la course à la présidence, ces deux adversaires de la dernière élection, le troisième devant s'éliminer de lui-même.
lundi 5 septembre 2016
PAUVRE ECOLE
Il a suffi d'une réforme de l'enseignement pour que le budget de l'état et celui des communes soient en périls.
Ainsi, après une année de tâtonnements, bien des communes demandent aux parents d'élèves de participer financièrement aux activités périscolaires.
Quelle tristesse! Si l'on remonte à75 ans en arrière, lorsque la France était en guerre et plus tard lorsqu'elle tentait de se relever du désastre qu'elle avait subi, on ne demandait aucune participation aux parents lorsqu'ils mettaient leurs enfants à l'école obligatoire, y compris lorsqu'ils les inscrivaient à l'étude du soir facultative.
A l'école communale, de plus, les livres étaient prêtés et les cahiers fournis, il était exigé simplement que l'on en prenne soin. Dans le secondaire, les collèges modernes, devenus par la suite lycée municipaux, où l'enseignement, en dehors des langues mortes, était équivalent à celui des lycées, les livres étaient fournis, seuls restaient à la charge des parents les ouvrages de langues, les carnets de correspondance et les cahiers de texte.
Plus tard, au milieu des années 50, l'entrée en faculté était gratuite, seule la sécurité sociale des étudiants était payante. Je crois me souvenir, que pour l'année, le montant de la cotisation correspondait à quelques pour cent, cinq au maximum du SMIG (Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti - ancêtre du SMIC) mensuel.
Seulement à cet époque la réalisation de grands projets créait de l'emploi, la reconstruction aussi, mais ce n'était pas un choix, et surtout, l'étalement de l'échelle des salaires ne connaissait pas la démesure actuelle et les actionnaires étaient moins exigeants.
Je ne cois pas qu'à cette époque on ait fait un classement des pays en fonction de la qualité de leur enseignement, mais il serait étonnant que la France ne fût bien placée. D'ailleurs, le fait que ce classement actuellement se dégrade régulièrement, tend à le prouver.
Quelle tristesse de voir son propre pays ne pas afficher clairement, et surtout par des actes, que l'enseignement est une priorité, et qu'il n'est pas normal que l'on fasse appel à des structures privées, d'un coût exorbitant, pour que bien des étudiants soient obligés de dépenser des sommes folles pour obtenir un diplôme, reconnu pour les meilleurs, ou simplement faire état d'un cursus d'études supérieures, peut-être, pour le plus grand nombre.
Ainsi, après une année de tâtonnements, bien des communes demandent aux parents d'élèves de participer financièrement aux activités périscolaires.
Quelle tristesse! Si l'on remonte à75 ans en arrière, lorsque la France était en guerre et plus tard lorsqu'elle tentait de se relever du désastre qu'elle avait subi, on ne demandait aucune participation aux parents lorsqu'ils mettaient leurs enfants à l'école obligatoire, y compris lorsqu'ils les inscrivaient à l'étude du soir facultative.
A l'école communale, de plus, les livres étaient prêtés et les cahiers fournis, il était exigé simplement que l'on en prenne soin. Dans le secondaire, les collèges modernes, devenus par la suite lycée municipaux, où l'enseignement, en dehors des langues mortes, était équivalent à celui des lycées, les livres étaient fournis, seuls restaient à la charge des parents les ouvrages de langues, les carnets de correspondance et les cahiers de texte.
Plus tard, au milieu des années 50, l'entrée en faculté était gratuite, seule la sécurité sociale des étudiants était payante. Je crois me souvenir, que pour l'année, le montant de la cotisation correspondait à quelques pour cent, cinq au maximum du SMIG (Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti - ancêtre du SMIC) mensuel.
Seulement à cet époque la réalisation de grands projets créait de l'emploi, la reconstruction aussi, mais ce n'était pas un choix, et surtout, l'étalement de l'échelle des salaires ne connaissait pas la démesure actuelle et les actionnaires étaient moins exigeants.
Je ne cois pas qu'à cette époque on ait fait un classement des pays en fonction de la qualité de leur enseignement, mais il serait étonnant que la France ne fût bien placée. D'ailleurs, le fait que ce classement actuellement se dégrade régulièrement, tend à le prouver.
Quelle tristesse de voir son propre pays ne pas afficher clairement, et surtout par des actes, que l'enseignement est une priorité, et qu'il n'est pas normal que l'on fasse appel à des structures privées, d'un coût exorbitant, pour que bien des étudiants soient obligés de dépenser des sommes folles pour obtenir un diplôme, reconnu pour les meilleurs, ou simplement faire état d'un cursus d'études supérieures, peut-être, pour le plus grand nombre.
samedi 3 septembre 2016
PROMOTION ET LOYAUTE
Je suis toujours surpris d'entendre des hommes politiques, lorsqu'ils nomment leur collaborateur à de hautes responsabilités, dire: il sera loyal avec moi, il me doit tout en pensant en réalité il restera à sa place.
Soyons un peu sérieux, lorsque quelqu'un a une promotion, en général, il la mérite et ses compétences font que l'équipe à laquelle il appartient en profite et notamment son chef. Dans l'expression "il me doit tout" il y a une notion de dette, or le promu ne doit rien à part des remerciements et la loyauté.
Mais la loyauté consiste-t-elle à rester toujours dans l'ombre du leader? Non, elle exige respect et correction mais pas subordination permanente.
Avec de tels principes que ceux affichés par les dirigeants, aucun progrès n'est possible, aucune personnalité ne peut accéder au pouvoir si ce n'est à l'ancienneté, comme on le critique si souvent à propos de la fonction publique. J'irai même jusqu'à dire que c'est confondre la République avec la royauté ou la dictature.
En république, les meilleurs doivent émerger sans attendre que les places se libèrent. Ce n'est pas pour cela la loi de la jungle si les concurrents se respectent et, c'est là tout le problème.
Soyons un peu sérieux, lorsque quelqu'un a une promotion, en général, il la mérite et ses compétences font que l'équipe à laquelle il appartient en profite et notamment son chef. Dans l'expression "il me doit tout" il y a une notion de dette, or le promu ne doit rien à part des remerciements et la loyauté.
Mais la loyauté consiste-t-elle à rester toujours dans l'ombre du leader? Non, elle exige respect et correction mais pas subordination permanente.
Avec de tels principes que ceux affichés par les dirigeants, aucun progrès n'est possible, aucune personnalité ne peut accéder au pouvoir si ce n'est à l'ancienneté, comme on le critique si souvent à propos de la fonction publique. J'irai même jusqu'à dire que c'est confondre la République avec la royauté ou la dictature.
En république, les meilleurs doivent émerger sans attendre que les places se libèrent. Ce n'est pas pour cela la loi de la jungle si les concurrents se respectent et, c'est là tout le problème.
vendredi 2 septembre 2016
QUI EST EMMANUEL MACRON ?
Emmanuel MACRON vient de quitter le gouvernement avec, paraît-il l'intention de se présenter à l'élection pour la présidence de la République. Mais qui est-il?
Parce qu'il l'a dit, on sait ce qu'il n'est pas, il n'est pas socialiste, on sait ce qu'il n'est plus, il n'est plus Ministre de la République. Qui est-il alors?
C'est certainement un brillant intellectuel agrégé de philosophie. Compétent en économie, il a eu une courte carrière dans le milieu bancaire. Il fait partie de la haute bourgeoisie amiénoise, surtout depuis son mariage. Il a maintes fois montré qu'il était libéral et s'est parfois exprimé sur ce qu'il pense de l'enseignement et de l'éducation.
Il lui reste quatre mois s'il concourt à la primaire socialiste et huit s'il se présente directement à l'élection présidentielle pour nous faire part de son projet sur les points aussi essentiels que la justice, la sécurité, les relations internationales, l'emploi, la politique sociale, l'industrie, la recherche , etc.
Il y a manifestement urgence, le mouvement "En Marche" va devoir accélérer le pas, je pense même qu'il falloir qu'il coure.
Parce qu'il l'a dit, on sait ce qu'il n'est pas, il n'est pas socialiste, on sait ce qu'il n'est plus, il n'est plus Ministre de la République. Qui est-il alors?
C'est certainement un brillant intellectuel agrégé de philosophie. Compétent en économie, il a eu une courte carrière dans le milieu bancaire. Il fait partie de la haute bourgeoisie amiénoise, surtout depuis son mariage. Il a maintes fois montré qu'il était libéral et s'est parfois exprimé sur ce qu'il pense de l'enseignement et de l'éducation.
Il lui reste quatre mois s'il concourt à la primaire socialiste et huit s'il se présente directement à l'élection présidentielle pour nous faire part de son projet sur les points aussi essentiels que la justice, la sécurité, les relations internationales, l'emploi, la politique sociale, l'industrie, la recherche , etc.
Il y a manifestement urgence, le mouvement "En Marche" va devoir accélérer le pas, je pense même qu'il falloir qu'il coure.
DESCARTES REVIENS VITE!
J'ai appris en son temps que le grand philosophe français René DESCARTES avait proposé le "doute méthodique" comme moyen de réflexion. Il allait jusqu'à mettre en doute son existence, à tel point qu'il a conditionné celle-ci au fait qu'il soit capable de penser en prononçant la fameuse formule "cogito, ergo sum" (je pense donc je suis).
J'ai appris aussi que le français est cartésien.
Maintenant en voyant la profusion de candidats à la présidence de la république, je doute à mon tour, pour la plupart d'entre eux de leur compétence, de leur projet et de leur capacité à diriger le pays.
J'irai parfois jusqu'à douter de leur honnêteté, mais je me reprends vite en me disant qu'il est impensable de vouloir accéder malhonnêtement à une fonction si noble.
Par contre j'ai l'impression qu'eux ne doutent pas, ils ne doutent de rien, ne seraient-ils pas cartésiens? Je ne sais, mais je préférerais que les mécontents s'expriment comme en Angleterre à Hyde Park, juchés sur une chaise, plutôt que d'encombrer la presse écrite et audiovisuelle pour distraire les électeurs en les empêchant de se concentrer sur l'examen des projets sérieux.
J'ai appris aussi que le français est cartésien.
Maintenant en voyant la profusion de candidats à la présidence de la république, je doute à mon tour, pour la plupart d'entre eux de leur compétence, de leur projet et de leur capacité à diriger le pays.
J'irai parfois jusqu'à douter de leur honnêteté, mais je me reprends vite en me disant qu'il est impensable de vouloir accéder malhonnêtement à une fonction si noble.
Par contre j'ai l'impression qu'eux ne doutent pas, ils ne doutent de rien, ne seraient-ils pas cartésiens? Je ne sais, mais je préférerais que les mécontents s'expriment comme en Angleterre à Hyde Park, juchés sur une chaise, plutôt que d'encombrer la presse écrite et audiovisuelle pour distraire les électeurs en les empêchant de se concentrer sur l'examen des projets sérieux.
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