Le brexit conduit à des négociations tripartites entre le Royaume Uni, l'Allemagne et la France.
François HOLLANDE souhaite que la sortie de la Grande Bretagne de l'Europe se fasse rapidement, ce n'est pas le cas d'Angela MERKEL ni celui de Theresa MAY. On pourrait donc penser que la précipitation se situe du coté français.
Mais à y regarder de plus près, quel est le but poursuivi par ces trois personnages: faire entrer l'Europe et le Royaume Uni le plus vite possible dans un modèle de plus en plus libéral, sans trop s'encombrer de contraintes sociales.
De ce point de vue Angela MERKEL et Teresa MAY sont des alliées objectives pour que l'évolution dans ce sens soit le plus rapide possible. Il est donc nécessaire que l'entente entre les deux pays qu'elles dirigent précède l'application de l'article 50 qui donnera le départ des négociations des conditions de séparation entre l'Europe et le Royaume Uni.
A l'opposé, François HOLLANDE, fidèle à ses habitudes ne veut rien précipiter et, dans la douceur, on peut même dire en catimini, obtenir à plus long terme le même résultat que les "dames de fer". Il a su tirer les conclusions des brusqueries espagnoles, portugaises et italiennes.
Ainsi, du point de vue de l'évolution de l'Europe vers plus de libéralisme, les événements actuels montrent ce que l'on savait déjà, l'Allemagne et le Royaume Uni sont plus pressés que la France mais les buts sont les mêmes.
dimanche 24 juillet 2016
samedi 23 juillet 2016
SECRET DEFENSE
Trois militaires français viennent d'être tués en Lybie. Ils participaient à des opérations de renseignement, certes indispensables, mais aussi confidentielles.
Il est surprenant de voir afficher au grand jour un tel événement qui, en d'autres temps, aurait été couvert par le "secret défense", mais actuellement la transparence a pris le pas sur la discrétion.
Ainsi en peu de temps on aura vu un gouvernement révéler sa présence au sol en Lybie, où l'opération menée était théoriquement confidentielle, et l'opposition afficher, sans retenue, son désaccord sur des sujets traitant de terrorisme et demandant plus de réserve.
Ce n'est pas en affichant publiquement nos intentions, nos pratiques et nos divisions sur des sujets traitant de sécurité que nous rendrons nos actions efficaces et renforcerons notre position sur le plan international.
Il est surprenant de voir afficher au grand jour un tel événement qui, en d'autres temps, aurait été couvert par le "secret défense", mais actuellement la transparence a pris le pas sur la discrétion.
Ainsi en peu de temps on aura vu un gouvernement révéler sa présence au sol en Lybie, où l'opération menée était théoriquement confidentielle, et l'opposition afficher, sans retenue, son désaccord sur des sujets traitant de terrorisme et demandant plus de réserve.
Ce n'est pas en affichant publiquement nos intentions, nos pratiques et nos divisions sur des sujets traitant de sécurité que nous rendrons nos actions efficaces et renforcerons notre position sur le plan international.
vendredi 22 juillet 2016
LUTTE ANTI TERRORISTE, UNE AUTRE APPROCHE
L'intervention de Pierre CONESA, ancien haut fonctionnaire de la Défense et enseignant à Science-Po, lors de l'émission "C' dans l'air" du 18 juillet intitulée "Nice: le silence et la colère" m'a beaucoup troublé.
Pierre CONESA pense que , concernant le terrorisme, nous essayons en vain de nous attaquer aux conséquences sans en remettre les causes en question.
Pour lui, le terrorisme qui touche particulièrement la France, est du à notre intervention au Moyen Orient où, depuis 2007 nous nous sommes alignés sur les Etats-Unis et quelques fois les avons précèdés comme en Lybie. Nous sommes devenus le principal ennemi occidental de DAECH qui veut instaurer un califat qui après tout, ne serait qu'un Etat en tout point semblable à l'Arabie Saoudite , où règne la charia, et avec qui nous entretenons d'excellentes relations commerciales, notamment sur le plan de l'armement.
Il va jusqu'à poser la question suivante (je cite de mémoire): qu'aurions pensé de l'intervention de l'Arabie Saoudite dans le conflit religieux irlandais?
Les autres intervenants n'ont pas vraiment réagi à cette théorie et, même certains, ont abondé dans ce sens.
Alors, si ces hypothèses sont bonnes les questions que l'on doit se poser sont les suivantes:
-Si on laisse DAECH agir au Moyen Orient, s'arrêtera-t-il en si bon chemin?
-Que dire de la présence de cette idéologie dans les pays du Caucase, de l'Asie Centrale et de l'Afrique subsaharienne?
-Doit-on, au risque d'importer le terrorisme sur notre sol, lutter à peu près seuls, partout dans le Monde pour les Droits de l'Homme, ce qui constituerait un réveil un peu tardif?
-A-t-on les moyens, en dehors de la noblesse des idées, d' être a peu près les seuls à avoir cette attitude?
Je ne proposerais aucune réponse en raison de mon incompétence en géopolitique et surtout en étant assez bouleversé par cette présentation que, naïvement, je ne connaissais pas de la part d'une personne certainement très bien informée.
Pierre CONESA pense que , concernant le terrorisme, nous essayons en vain de nous attaquer aux conséquences sans en remettre les causes en question.
Pour lui, le terrorisme qui touche particulièrement la France, est du à notre intervention au Moyen Orient où, depuis 2007 nous nous sommes alignés sur les Etats-Unis et quelques fois les avons précèdés comme en Lybie. Nous sommes devenus le principal ennemi occidental de DAECH qui veut instaurer un califat qui après tout, ne serait qu'un Etat en tout point semblable à l'Arabie Saoudite , où règne la charia, et avec qui nous entretenons d'excellentes relations commerciales, notamment sur le plan de l'armement.
Il va jusqu'à poser la question suivante (je cite de mémoire): qu'aurions pensé de l'intervention de l'Arabie Saoudite dans le conflit religieux irlandais?
Les autres intervenants n'ont pas vraiment réagi à cette théorie et, même certains, ont abondé dans ce sens.
Alors, si ces hypothèses sont bonnes les questions que l'on doit se poser sont les suivantes:
-Si on laisse DAECH agir au Moyen Orient, s'arrêtera-t-il en si bon chemin?
-Que dire de la présence de cette idéologie dans les pays du Caucase, de l'Asie Centrale et de l'Afrique subsaharienne?
-Doit-on, au risque d'importer le terrorisme sur notre sol, lutter à peu près seuls, partout dans le Monde pour les Droits de l'Homme, ce qui constituerait un réveil un peu tardif?
-A-t-on les moyens, en dehors de la noblesse des idées, d' être a peu près les seuls à avoir cette attitude?
Je ne proposerais aucune réponse en raison de mon incompétence en géopolitique et surtout en étant assez bouleversé par cette présentation que, naïvement, je ne connaissais pas de la part d'une personne certainement très bien informée.
jeudi 21 juillet 2016
UN ALLIE ENCOMBRANT.
A la suite du coup d'état manqué en Turquie, Jean Marc AYRAULT, notre Ministre des Affaires Etrangères a condamné cet acte inadmissible dans un pays démocratique.
Il ne pouvait faire autrement, s'il était obligé de s'exprimer, que d'avoir une telle attitude, mais j'ai cru, peut-être par manque d'objectivité, y percevoir une certaine gène.
En effet, il n'ignorait pas que ce coup d'état manqué allait renforcer le pouvoir de Recep Tayyip ERDOGAN et éloigner de plus en plus son pays de la démocratie pour progressivement mettre en place une dictature.
Ainsi, il y a fort à parier que la laïcité que Mustapha KEMAL ATTATÜRK avait imposé en 1923 ne dure pas plus d'un siècle pour être remplacée par un pouvoir islamique que l'on osera qualifier de république.
Il ne pouvait faire autrement, s'il était obligé de s'exprimer, que d'avoir une telle attitude, mais j'ai cru, peut-être par manque d'objectivité, y percevoir une certaine gène.
En effet, il n'ignorait pas que ce coup d'état manqué allait renforcer le pouvoir de Recep Tayyip ERDOGAN et éloigner de plus en plus son pays de la démocratie pour progressivement mettre en place une dictature.
Ainsi, il y a fort à parier que la laïcité que Mustapha KEMAL ATTATÜRK avait imposé en 1923 ne dure pas plus d'un siècle pour être remplacée par un pouvoir islamique que l'on osera qualifier de république.
mercredi 20 juillet 2016
QUELLE HONTE !
Le Premier Ministre, accompagné de quelques membres de son gouvernement, s'est rendu sur la promenade des Anglais à Nice pour rendre hommage aux victimes de l'attentat du 14 juillet.
Une minute de silence a été respectée, comme partout en France, mais avant et après celle-ci des manifestations de haine et de défiance traduites par des huées et des sifflets, ont été adressées à l'encontre du gouvernement.
Cette attitude honteuse n'honore pas ceux qui en ont été les auteurs. Croire que nos dirigeants, quels qu'ils soient, ne font pas, dans les circonstances actuelles, tout ce qu'ils peuvent pour protéger la population est proprement scandaleux.
Je crois y voir l'aboutissement caricatural de la société sécuritaire et procédurière qui cherche, avant tout lors d'un événement imprévu, à identifier les coupables pour demander par voie de justice des dédommagements.
Ainsi le hasard et les événements fortuits n'existeraient plus. C'est ce même genre d'attitude qui a conduit, il y a quelques années en Amérique du Sud, à l'exécution d'un gardien de but qui lors d'un match de football avait encaissé un but à l'origine de la défaite de son club.
Une minute de silence a été respectée, comme partout en France, mais avant et après celle-ci des manifestations de haine et de défiance traduites par des huées et des sifflets, ont été adressées à l'encontre du gouvernement.
Cette attitude honteuse n'honore pas ceux qui en ont été les auteurs. Croire que nos dirigeants, quels qu'ils soient, ne font pas, dans les circonstances actuelles, tout ce qu'ils peuvent pour protéger la population est proprement scandaleux.
Je crois y voir l'aboutissement caricatural de la société sécuritaire et procédurière qui cherche, avant tout lors d'un événement imprévu, à identifier les coupables pour demander par voie de justice des dédommagements.
Ainsi le hasard et les événements fortuits n'existeraient plus. C'est ce même genre d'attitude qui a conduit, il y a quelques années en Amérique du Sud, à l'exécution d'un gardien de but qui lors d'un match de football avait encaissé un but à l'origine de la défaite de son club.
mardi 19 juillet 2016
SONT-CE DES SIGNES DE FAIBLESSE ?
A la suite de l'attentat de Nice certains hommes politiques, déjà en campagne électorale, ont critiqué les mesures prises par le gouvernement et ont ainsi mis en évidence une désunion face au terrorisme qui fracture la belle unité que nous avions connue jusqu'à présent.
Parallèlement à cela de nombreuses voix s'élèvent, à juste titre, pour nous inciter à montrer que le terrorisme n'influera pas sur notre genre de vie en nous incitant à ne rien changer à notre comportement, ni à nos habitudes.
Pourtant, bien des réactions, fort compréhensibles, m'incitent à penser que DAECH est en train de gagner la première partie de son triste et injuste combat.
J'en veux pour exemple les nombreuses commémorations officielles dans la rue, à l'Assemblée Nationale, au Sénat , dans les stades etc., ainsi que les démonstrations spontanées de tristesse et de recueillement qui conduisent à joncher le sol de fleurs, bougies, petits mots et jouets d'enfants.
Ajoutons à cela les conseils donnés par les Ministères des Affaires Etrangères des différents pays pour déconseiller les voyages à risque.
Je ne voudrais pas paraître insensible au drame qui touche l'occident et particulièrement la France, mais je crois que trop de démonstrations du type de celles que je viens de citer ne constituent un signe d'encouragement pour DAECH qui voit ainsi à quel point il nous touche.
Parallèlement à cela de nombreuses voix s'élèvent, à juste titre, pour nous inciter à montrer que le terrorisme n'influera pas sur notre genre de vie en nous incitant à ne rien changer à notre comportement, ni à nos habitudes.
Pourtant, bien des réactions, fort compréhensibles, m'incitent à penser que DAECH est en train de gagner la première partie de son triste et injuste combat.
J'en veux pour exemple les nombreuses commémorations officielles dans la rue, à l'Assemblée Nationale, au Sénat , dans les stades etc., ainsi que les démonstrations spontanées de tristesse et de recueillement qui conduisent à joncher le sol de fleurs, bougies, petits mots et jouets d'enfants.
Ajoutons à cela les conseils donnés par les Ministères des Affaires Etrangères des différents pays pour déconseiller les voyages à risque.
Je ne voudrais pas paraître insensible au drame qui touche l'occident et particulièrement la France, mais je crois que trop de démonstrations du type de celles que je viens de citer ne constituent un signe d'encouragement pour DAECH qui voit ainsi à quel point il nous touche.
lundi 18 juillet 2016
APRES LE BAC
Que faire après le bac? La question est souvent posée. Les journaux regorgent de propositions de formations, souvent fort onéreuses, pour tenter les presque 90% de lycéens qui ont passé cette épreuve avec succès.
Parallèlement la rumeur publique insiste sur le fait que, même diplômé, trouver du travail reste difficile et, dans les meilleurs des cas, les rémunérations ne sont pas à la hauteur de ce à quoi peuvent prétendre les jeunes diplômés.
Jusqu'à présent, faute de toucher de près ces problèmes, je ne m'étais pas rendu compte des effets pervers de ces deux constatations.
Cette année j'ai eu à connaître de près, et même de très près, le cas de deux jeunes qui viennent d'obtenir le bac avec mention, l'une avec "assez-bien" l'autre "bien". J'étais très content du résultat de ces jeunes pour qui je voyais s'ouvrir les portes de l'université ou d'une école, avec plus de chances de réussite que les 50% de candidats qui n'ont obtenu aucune mention.
Las, quelle déception! L'une veut être "jeune fille au pair en Australie", l'autre "entrer dans la restauration".
Je n'ai aucune critique à apporter à ces choix, ni aucun droit à le faire, mais, prendre de telles décisions avec seulement le bac en poche me paraît prématuré.
Aller à l'étranger pour perfectionner son anglais, connaître autre chose en fréquentant des autres cultures, après des études supérieures, aurait été pour moi une excellente idée, de même que faire une école de gestion avant de se lancer dans la restauration.
Parallèlement la rumeur publique insiste sur le fait que, même diplômé, trouver du travail reste difficile et, dans les meilleurs des cas, les rémunérations ne sont pas à la hauteur de ce à quoi peuvent prétendre les jeunes diplômés.
Jusqu'à présent, faute de toucher de près ces problèmes, je ne m'étais pas rendu compte des effets pervers de ces deux constatations.
Cette année j'ai eu à connaître de près, et même de très près, le cas de deux jeunes qui viennent d'obtenir le bac avec mention, l'une avec "assez-bien" l'autre "bien". J'étais très content du résultat de ces jeunes pour qui je voyais s'ouvrir les portes de l'université ou d'une école, avec plus de chances de réussite que les 50% de candidats qui n'ont obtenu aucune mention.
Las, quelle déception! L'une veut être "jeune fille au pair en Australie", l'autre "entrer dans la restauration".
Je n'ai aucune critique à apporter à ces choix, ni aucun droit à le faire, mais, prendre de telles décisions avec seulement le bac en poche me paraît prématuré.
Aller à l'étranger pour perfectionner son anglais, connaître autre chose en fréquentant des autres cultures, après des études supérieures, aurait été pour moi une excellente idée, de même que faire une école de gestion avant de se lancer dans la restauration.
Inscription à :
Articles (Atom)