dimanche 17 juillet 2016

ATTENTATS, DEBUT DE FRACTURE.

Les attentats qui ont douloureusement touché la France depuis février 2015 ont dans un premier temps renforcé la cohésion nationale, mais je crois, malheureusement, qu'il n'en soit plus ainsi.
A l'important défilé du mois de février 2015, auxquels ont participé bien des chefs d'Etats étrangers, a succédé une belle unanimité, aussi bien à l'Assemblée Nationale qu'au Sénat pour condamner ces actes et rendre hommage au comportement du Président de la République.
L'attentat de Nice ne parait pas devoir engendrer cette belle unité, déjà avant ce douloureux évènement, des victimes  de ces actes terroristes voulaient porter plainte contre l'état pendant que certaines forces de l'ordre se plaignaient du comportement de leur chef. On ne peut malheureusement rien contre les comportements individuels. Mais depuis ce malheureux 14 juillet 2016, ce sont des hommes politiques qui critiquent les mesures prises par le gouvernement. Il me semble que les circonstances actuelles demandent plus de retenue, sans pour cela que les responsables politiques, qui ont quelques idées à émettre ne puissent le faire avec plus de discrétion, en relation directe avec le Président de la République.
Rien n'est parfait, tous les avis sont bons à prendre, ce n'est pas pour cela qu'ils doivent s'exprimer publiquement pour montrer notre division et de ce fait notre vulnérabilité face aux terroristes.

samedi 16 juillet 2016

LE TOUR DE "PASSE-PASSE"

Les incidents de la 12° étape du tour de France qui ont vu le  leader Chris FROOME courir sur la chaussée ont été abondamment commentés par la presse.
Sur le plan sportif, c'est indéniablement malheureux de voir un champion en train de réaliser un nouvel exploit paralysé par le comportement inadmissible de certains spectateurs.
Sur le plan du règlement, il en va tout autrement, on peut se demander si cet incident avait concerné un autre coureur, les commissaires auraient, comme ce fut le cas, considéré qu'il était possible de tenir compte de cet accident pour reclasser le coureur à la place que l'on pense qu'il allait occuper.
Il ne serait pas étonnant que ce soit la première fois qu'une telle décision soit prise sous la pression du directeur sportif de l'équipe qui, il faut le reconnaître, assure la majorité du spectacle. Je me souviens de l'image de coureurs franchissant la ligne d'arrivée à pied, le vélo à la main, car la présence de la machine était, à cette époque, indispensable pour être classé. Le règlement a certainement du évolué car il ne serait pas impossible, qu'il n'y ait pas si longtemps, le fait d'abandonner son vélo pour progresser à pied soit une cause d'élimination.
D'un point de vue sportif, les commissaires n'ont peut-être pas rendu à Chris FROOME le service qu'ils souhaitaient, car sa victoire éventuelle sera entachée de ce geste de favoritisme.
Il ne lui reste plus qu'à gagner ce tour avec une avance supérieure au gain de temps qui lui a été attribué. Les doutes et les critiques se tairont alors. Je souhaite, au vu de son comportement dans la première partie de l'épreuve, qu'il y arrive.

vendredi 15 juillet 2016

RECOMPOSITION EN VUE ?

Parmi les candidats à la présidence de la République, ou ceux qui rêvent de l'être, il semble qu'il y ait une étrange convergence entre les buts du plus âgé et ceux du plus jeune.
Ainsi Alain JUPPE et Emmanuel MACRON ont bien compris qu'une recomposition du paysage politique était nécessaire pour dégager une majorité. Jusque là cette constatation ne gênait personne et, bon an mal an, gauche et droite se partageaient le pouvoir bien qu'il n'y ait pas toujours une grande différence entre les politiques menées par ces deux partis.
La forte progression de Marine LE PEN a brouillé les cartes, il ne s'agit plus de gagner au second tour mais d'y participer. Pour cela, que l'on soit de gauche ou de droite, il faut séduire une partie des électeurs du camp opposé.
Ainsi, Alain JUPPE tente de représenter une droite sociale et Emmanuel MACRON une gauche libérale. Il parait même qu'Alain JUPPE aurait dit quelque chose comme: il faut couper les deux bouts de l'omelette.
Chacun s'est bien rendu compte qu'aussi bien la gauche que la droite sont profondément divisées et que n'être le candidat que d'un seul camp risque de permettre au Front National de s'installer à la tête du pays.
Par voie de conséquence, si l'un des deux arrive au pouvoir, ou les deux, le plus jeune pouvant être le premier ministre de son ainé, la France se coulera gentiment dans le moule néolibéral et certainement bientôt ultralibéral. Elle ne sera plus le phare qu'elle était lorsque ses avancées sociales éclairaient le monde.
Ainsi l'idéologie laissera la place au pragmatisme, c'est comme cela, qu'emporté par le courant, on ne maîtrise plus son avenir.

jeudi 14 juillet 2016

DETRICOTAGE DE L'EUROPE

L'Espagne et le Portugal présentent des déficits supérieurs à ceux autorisés, et les ministres du conseil de l'Europe reprochent à ces deux pays de ne pas avoir pris les mesures nécessaires pour éviter ces dérapages.
Ces pays ont déjà beaucoup souffert et fait des efforts considérables conduisant à des baisses des salaires et des retraites et à l'accroissement du chômage. Il y a peu de temps encore, on prétendait qu'ils étaient sur la bonne voie en maitrisant mieux leur budget et, que pour eux l'horizon s'éclaircissait. Mais, face aux instances européennes cela ne suffit pas encore, ces pays sont sous la menace d'une sanction financière qui pourrait amputer leur PIB de 0,2%.
On ne saurait mieux s'y prendre pour, après la sortie de la Grande Bretagne de l'Europe, donner l'envie aux plus faibles de quitter l'Union. Cette orthodoxie mal venue des pays les plus riches a une lourde responsabilité dans la propagation des idées extrémistes qui prônent la sortie de l'Europe et à terme sa disparition.

mardi 12 juillet 2016

MARASME ?

Je reviens d'un court séjour espagnol dans les Pyrénées Catalanes. J'y ai découvert des paysages magnifiques et de nombreux petits villages épars, tantôt sur des sommets, tantôt dans des dépressions, tantôt à flanc de montagne. Chaque village a beaucoup de caractère et se fond à merveille, par la couleur des matériaux de construction, dans le paysage. En peu de mots, une région qui a tout ce qu'il faut pour attirer les touristes.
Mais quelle n'a pas été ma surprise en cherchant un restaurant ou une guinguette au bord d'un lac, la retenue de Tremp, de ne rien trouver, si ce n'est la trace d'un ancien restaurant récemment abandonné ou une guinguette apparemment encore en activité bien que fermée au mois de juillet.
Pour revenir à Bordeaux, après avoir traversé le Val d'Aran, je n'ai alors rencontré que des établissements fermés ou abandonnés, à part un "tout à volonté". Je me suis alors résigné à attendre, après Montréjeau, qu'une aire de service m'offre le couvert. La première rencontrée a donné la possibilité de se restaurer, mais le fameux logo de la fourchette et du couteau croisés avait été rayé. La seconde, d'après les panneaux annonçant sa proximité n'offrait que du café. J'ai du m'en contenter, mais j'ai eu, pour le moment, l'agréable surprise de voir qu'il y avait la possibilité d'une petite restauration qui proposait des plateaux préemballés. J'ai commis la bêtise de me laisser tenter, j'aurais mieux fait de prendre un café-croissant dans cet établissement qui ne disposait même pas d'un gramme de sel à offrir à ses clients.
Jamais je n'avais connu une telle situation, faut-il t voir le signe du marasme économique qui touche l'Europe et notamment les pays du sud?

samedi 9 juillet 2016

ON PREPARE LA SUITE

Le gouvernement a imposé la loi travail par le biais de l'application de l'article 49/3 de la constitution.
Cette loi, largement édulcorée par rapport au projet initial, introduit par son article 2, la possibilité à une entreprise à prendre des dispositions différentes de celles prévues par les accords de branche. Les employeurs dans les petites entreprises sont alors favorisés. Est-ce comme cela qu'un gouvernement de gauche, qui se veut réformiste, doit traiter  l'essentiel de son principal corps électoral?
Réformer, pour la gauche, ne veut pas nécessairement dire faire un pas en direction des idées de droite.
Finalement une telle attitude ne changera rien au niveau de l'emploi avant l'élection présidentielle, car la réforme est considérée, même par ceux qui la soutiennent comme trop tardive, elle rendra simplement plus facile la tâche de la droite, qui a de bonnes chances de lui succéder, pour appliquer ses remèdes libéraux, et défavoriser encore un peu plus la classe moyenne en accroissant les inégalités.

vendredi 8 juillet 2016

P.S. L'UNIVERSITE ETAIT...

Du jamais vu, le parti politique au pouvoir est incapable pour la première fois d'organiser son université d'été. A cela il y a trois raisons:
-Erreur de stratégie
-Querelles intestines
-Craintes relatives à des événements extérieurs.
*Erreur de stratégie: L'université d'été du P.S. se tient en général à La Rochelle. Le choix de Nantes,pour cette année, ne pouvait être plus mauvais. Cette ville est la capitale d'une région qui est passée de la gauche à la droite lors des élections régionale et qui est au centre d'un important conflit avec une partie de la population au sujet de la construction d'un aéroport.
*Querelles intestines: les différentes lois (Macron, déchéance de nationalité, El Khomri) ont profondément divisé le Parti Socialiste. Une université dans de telles conditions ne pouvait être, au minimum, que houleuse.
*Craintes relatives aux événements extérieurs: la récente décision de construire l'aéroport de Notre Dame  des Landes, après une consultation contestable, notamment au niveau du choix du corps électoral, a profondément mobilisé ceux que l'on appelle les zadistes, qui à coup sûr ne se seraient pas privés de troubler cette université.
Ainsi le parti au pouvoir ne peut organiser ses propres manifestations et les représentants du pouvoir en place, ne peuvent se déplacer que sous escorte rapprochée.
Quelle image pour la démocratie!