vendredi 29 avril 2016

CHÔMAGE, RESTONS HUMBLES

Deux événements importants viennent de se produire le même jour.
Le chômage a baissé de 60.000 demandeurs d'emploi au mois de mars 2016.
La France a vendu pour 34 milliards d'Euro douze sous marins nucléaires à l'Australie.
Ce sont deux nouvelles excellentes qui demandent toutefois d'être examinées de plus près.
- Chômage: les 60.000 emplois créés concernent les chômeurs de catégorie A, c'est à dire ceux qui n'occupent aucun emploi. Par contre les chômeurs qui ont un "petit boulot", c'est à dire subissant le chômage partiel ont vu leur nombre croître de 52.000 unités.
En conclusion donc, les 60.000 chômeurs qui étaient sans emploi se répartissent en deux groupes, l'un de 8.000 personnes qui retrouvent une activité à temps plein, l'autre de 52.000 qui retrouvent un emploi, fut-il de quelques heures par semaine.
- La vente des sous marins par la DCNS serait créatrice de 4.000 emplois. C'est un bol d'air hautement souhaitable, mais rappelons nous qu'en octobre 2015, la DCNS prévoyait un plan de réduction des effectifs de 1.000 emplois. Le solde est alors de 3.000 créations de postes sans que l'on  connaisse les efforts consentis pour l'obtention de ce marché.
Vu l'état dans lequel nous sommes actuellement, ne soyons pas trop exigeants et soyons heureux de connaître ces événements en souhaitant qu'ils soient les prémices d'un redémarrage de notre économie.
Enfin, formulons un vœu pour que la haute technologie que nous maitrisons pour construire des armes soit mise à la disposition d'autres projets dont nous serions plus fiers.

mercredi 27 avril 2016

"HE OH LA GAUCHE" S'AFFOLLE

Cette appellation ridicule du meeting du gouvernement pour essayer de faire son bilan m'a immédiatement fait penser à la mer en me remettant en mémoire deux chansons.
La première, la chanson de marins "Oh hisse et oh, miséricorde..." rappelle que "pour mériter ces trésors il faut être les plus forts..."
La deuxième "Ohé, ohé, matelot" chanson enfantine parle d'un "petit navire qui n'avait jamais, jamais navigué"
Est-ce le subconscient de Stéphane LE FOLL ou quelque image subliminale qui l'ont inconsciemment  amené à proposer ce titre? je ne sais, mais je souhaite qu'en évoquant la mer il ne prépare pas l'avènement de Marine.

EMMANUEL MACRON EST-IL DE GAUCHE?

Emmanuel MACRON se prétend de gauche et souhaite mener une politique résolument libérale.
Pour apprécier son degré d'implication dans une politique de gauche, il n'est peut être pas utile de vouloir,coute que coute, ranger les hommes dans une catégorie telle que gauche sociale, sociale démocratie, gauche socio-libérale ou libéral socialisme.
Il me semble plus important de connaitre le programme social d'un homme politique pour savoir s'il est de gauche. Mais, jusqu'à maintenant, Emmanuel MACRON propose des recettes pour dynamiser l'économie et essayer de créer de la richesse et de l'emploi. Il ne nous a rien proposé sur la répartition de ces richesses, sur son programme social ni sur la valeur du SMIC vers lequel il souhaite tendre. Il demande un chèque en blanc.
Il serait agréable qu'il propose une étude pour nous montrer l'incidence de la politique qu'il souhaite mener sur le PIB et la proportion de ce PIB affectée à la dépense de l'Etat.
Montrer sans arrêt du doigt la France car la dépense publique représente 57% du PIB ne serait plus possible si celui-ci augmentait au point que la part de la dépense publique ne soit plus que de l'ordre de celle de la moyenne des pays européens.
Ce n'est pas en proportion du PIB que l'on doit fixer le montant souhaitable de la dépense publique, mais en valeur absolue pour que les tâches régaliennes qui reviennent à l'Etat, santé, éducation, justice, défense et sécurité, soient correctement accomplies.
Monsieur MACRON si vous nous présentez un plan sérieux et crédible qui permette de faire croitre le PIB pour préserver le budget que l'Etat doit affecter à ces tâches régaliennes,alors nous vous croirons.
 Cette présentation me séduirait plus que de vous entendre souhaiter que chaque jeune français veuille devenir milliardaire, car je vois dans cette ambition un certain manque d'idée de répartition équitable de la richesse

mardi 26 avril 2016

ETAT D'URGENCE ET VIGIPIRATE

Depuis les douloureux événements du 13 novembre 2015, la France subit non seulement le plan "vigipirate", déjà mis en place mais aussi le dispositif de l'état d'urgence.
Les forces de l'ordre se plaignent d'une surcharge de travail et de l'état d'alerte permanent, mais il semble que cela ne soit pas du à l'état d'urgence qui vient d'être reconduit.
Si "vigipirate" est un dispositif qui mobilise les forces de l'ordre de manière conséquente et les fait assister des forces armées, l'état d'urgence n'est qu'un dispositif administratif qui permet notamment des perquisitions à tout heure et en tout lieu, ainsi que le contrôle et l'interdiction des réunions publiques et des manifestations.
Pour ces dernières, on peut se rendre compte qu'après les manifestations syndicales et le mouvement "Nuits debout", ces forces n'ont pas été trop sollicitées.
En ce qui concerne les perquisitions, 3.000 ont été effectuées depuis ce 13 novembre, soit une moyenne journalière inférieure à 20 sur tout le territoire. De plus, si l'état d'urgence n'avait pas été proclamé on peut penser que ces perquisitions auraient eu de toute façon lieu, mais à des heures habituellement autorisées.
Donc, si les forces de l'ordre sont sollicitées au delà de leur possibilité, c'est en partie à cause du plan "vigipirate", mais il ne date pas du 13 novembre, et certainement pas en raison de l'état d'urgence.
Si ces forces se plaignent de la surcharge de travail, c'est simplement à cause de la menace terroriste, les dispositifs prévus par le gouvernement ne sont que des outils mis à leur disposition. Si elles sont insuffisantes, il faut les renforcer, ce qui se fait actuellement, après avoir connu une période où, comme tout service de l'état, on cherchait à les "dégraisser"

lundi 25 avril 2016

B.H.N.S.

Le Haillan, Saint Médard en Jalles et Saint Aubin du Médoc vont être reliés au centre de Bordeaux et à la gare Saint Jean par un B.H.N.S.(Bus à Haut Niveau de Service).
Après que le même moyen de transport utilisé à Metz sous le nom de "METIZ" ait été présenté avec succès aux futurs utilisateurs, certains de ceux-ci proposent pour ce nouveau service le nom de "BORDIS".
Il remplacera la "Liane 3+" qui est régulièrement saturée aux heures de pointes et même en début d'après midi où il n'est pas rare que, pour rejoindre Bordeaux, si on monte après Saint Médard en Jalles, on soit obligé de faire le trajet debout pendant plus d'une demi heure. Ajoutons à cela que rouler dans le flux de la circulation, franchir des ronds points dans un bus articulé et sauter sur les ralentisseurs est particulièrement inconfortable. On n'a jamais cherché à donner un nom à cette ligne, je l'aurais volontiers appelée "BORDELIS".
Souhaitons que le B.N.H.S. qui va le remplacer et qui circulera à 40% de son trajet dans le flux de la circulation ne mérite pas le nom de "BORDELIS II", ce qui serait en même temps un clin d'œil à la difficulté pour les maires des communes desservies de se mettre d'accord pour la mise en place de ce nouveau moyen de transport.

dimanche 24 avril 2016

PROGRES ET ETHIQUE

L'humanité connait des progrès très importants depuis la fin du XIX° siècle. Depuis quelques décennies, ils ne sont plus simplement importants, ils connaissent une croissance exponentielle.
On a coutume de dire, et cela a toujours été vérifié, que tout progrès, toute découverte comporte un aspect positif qu'il faut précieusement préserver, et un aspect négatif et dangereux dont il faut se méfier, le contrôler rigoureusement et en interdire le développement.
Qu'est ce qui permet ce contrôle et cette interdiction? En un mot, une notion non palpable et non mesurable:"l'éthique".
Donc à progrès important, éthique vigilante, mais à croissance exponentielle des inventions, besoin d'éthique rigoureuse et très exigeante.
Or, je n'ai pas l'impression que le souci d'éthique ait cru dans la même proportion, et avec la même vigueur que le progrès technique.
Dans certains domaines comme l'armement ou les biotechnologies, par exemple, il me semble que sans être pessimiste on puisse être légitimement inquiet.
A quand un comité international des sages disposant de pouvoirs répressifs.

vendredi 22 avril 2016

DESCENDANCE

Les économistes présentent systématiquement une mine outrée lorsqu'ils parlent de la dette, et pour impressionner leur auditoire ramènent cette dette à la part qu'il revient à chacun de nous.
Ainsi, l'expression la plus connue est: "chaque français en naissant a une dette de 30.000 €". Présenté comme cela, c'est inquiétant.
Mais réfléchissons, l'épargne cumulée des français couvre largement la dette de l'état, sans toucher au patrimoine immobilier. Est-ce si grave pour notre descendance?
Par contre, nous transmettons aux générations futures des problèmes bien plus graves que ceux d'ordre financier. Il s'agit du modèle de société.
Qu'offrons nous?
- Un taux de chômage de plus de 10%, encore plus élevé pour les jeunes.
- Des travailleurs pauvres.
- Près de 50% de ménages recomposés, qui ressemblent parfois à des "ménages décomposés"
- La nécessité pour des mamans, travaillant parfois à mi-temps, de réveiller leurs enfants à 6 heures pour les conduire à la crèche, fut-ce par mauvais temps.
- Des familles monoparentales, souvent des femmes, pauvres
- Une école en panne, classée parmi les dernières en Europe.
- Un vocabulaire réduit, inspiré souvent par des langues très éloignées de nos racines.
- Des média offrant aux heures de grande écoute des programmes souvent abêtissants.
- Le culte des "héros" du sport et du "showbiz".
- La perte du sens des valeurs.
- L'argent comme seul critère de qualité et comme étalon de valeurs.
Après cette énumération certainement et malheureusement pas exhaustive, je pense que notre génération devrait plus avoir honte du modèle de société qu'elle transmet que de la dette, somme toute mineure, eu égard aux produits de l'héritage qu'elle laisse aux futures générations.
Il me semble plus confortable de naitre sans héritage, mais avec un avenir assuré pour être certain de bien vivre selon ses choix, et de se constituer un patrimoine simplement agréable, que de disposer dès son enfance de moyens dont le seul horizon est de les dilapider durant toute son existence.