vendredi 15 avril 2016

LE PRIX DE LA CULTURE

Le 12 avril sur FR 3  région Aquitaine, Vincent DUBROCA interviewait Rudy RICCIOTTI architecte de la future salle de spectacle qui va voir le jour à Floirac, banlieue bordelaise, en lui posant la question du coût de l'ouvrage.
La réponse de Rudy RICCIOTTI m'a beaucoup plu, il a d'abord fait remarquer que la question lui paraissait indécente, car dépenser de l'argent pour la culture est toujours un bon placement, et il a ajouté qu'il était normal qu'il revienne aux contribuables locaux la joie de voir leurs impôts utilisés pour leur permettre de se cultiver.
Cet architecte atypique, et parfois provocateur, est aussi capable sous une forme pittoresque de rappeler à chacun sa vision de la société.
Il ne lui reste plus qu'à convaincre les élus locaux que la diffusion de la culture ne passe pas simplement par la création de salles de spectacles, mais aussi par la proposition de tarifs acceptables pour que les manifestations soient accessibles au plus grand nombre

jeudi 14 avril 2016

CONVERGENCE INNATTENDUE

Emmanuel MACRON vient de lancer son mouvement "En Marche" qui souhaite accueillir toutes les bonnes volontés du centre élargi, comprenant notamment les socialistes les plus libéraux et les gens de droite les plus modérés.
Bien qu'il ne fasse pas partie du P.S., il appartient à un gouvernement socialiste et y occupe, parmi les ministres, la place la plus à droite.
J'ai donc été surpris de voir que dès le lancement de son mouvement Najat VALLAUD-BELKECEM, qui jusqu'à présent se situait plutôt à la gauche du P.S., sans être une "frondeuse", a été la première à soutenir ce mouvement.
Je savais qu'entre ces deux ministres il y avait une proximité géographique, ils sont tous les deux amiénois, et générationnelle, ce sont les plus jeunes ministres du gouvernement, mais je ne croyais pas qu'il y avait entre eux une communion d'idée. Mais, tout compte fait, plus le spectre des idées s'agrandira , plus le mouvement aura de succès.
Lorsqu'un train se met en route, il vaut mieux y monter dès le départ que d'attendre trop longtemps car il est possible que les bonnes places soient déjà prises.

mercredi 13 avril 2016

COMPTES OFF-SHORE

Bien des articles de presse et des commentaires radio-télévisés nous expliquent que le fait de posséder un compte off-shore dans des paradis fiscaux, n'implique pas nécessairement que l'on veuille frauder le fisc.
Ainsi, il paraît qu'il faut faire une différence entre ceux qui placent leur argent en toute légalité dans ces paradis et ceux qui veulent y dissimuler des revenus mal acquis et non déclarés.
Mais, lors de l'émission "C'dans l'air" du vendredi 8 avril, Sonia BONNABRY, avocate fiscaliste, a dit clairement qu'il n'y avait aucun intérêt à placer son argent dans ces paradis s'il n'y avait pas volonté de dissimulation.
J'en conclus donc qu'il y a des gens assez naïfs pour se livrer inutilement à des exercices compliqués afin de placer leur argent à l'étranger, alors qu'il suffit de s'adresser à n'importe quelle banque sérieuse que l'on trouve au coin de chaque rue, comme la Société Générale par exemple.

mardi 12 avril 2016

2017, CRISES A PREVOIR

En vue de l'élection présidentielle, les sondages actuels permettent de penser que le prochain Président devrait être Alain JUPPE, François HOLLANDE ou Nicolas SARKOZY.
Essayons, par le jeu de la politique fiction, de voir ce qui pourrait se passer au lendemain de l'élection.
- Si Alain JUPPE est élu, deux cas peuvent se présenter, soit il est en tête au premier tour, soit il arrive en deuxième position derrière Marine LE PEN;
S'il est en tête il aura le soutien de toute la droite au second tour, mais ne devrait pas profiter des voix de gauche, et de ce fait, après les élections législatives qui le conforteraient, il devrait pouvoir gouverner en ayant la majorité absolue, et conduire une politique qui risquerait fort de ressembler à ce que nous avons connu à chaque alternance.
S'il n'est pas en tête au premier tour, il aura nécessairement besoin des voix de gauche, et comme il a promis d'en tenir compte, contrairement à ce qu'avait fait Jacques CHIRAC en 2002, il sera amené à mettre en place un gouvernement composite qui risque de mécontenter son parti, et de ce fait avoir des difficultés pour trouver une majorité au parlement pour le soutenir, ou tout au moins avoir une majorité changeante à chaque débat engagé à l'Assemblée Nationale. Le retour à la IV° République pourrait se profiler.
-Si François HOLLANDE est élu, il n'est pas certain que les élections législatives lui donnent la majorité, qui ne devrait en aucun cas être absolue. Nous nous retrouverions encore dans une situation où les lois seraient proposées, revues, corrigées pour enfin être abandonnées.
-Si Nicolas SARKOZY est élu, la situation devrait être à peu près du même ordre que celle décrite précédemment.
Si ces hypothèses se confirmaient, il est à craindre que 2017 initie une nouvelle période de crises au moment où la France aurait besoin d'une orientation et de s'y tenir.
Il paraît nécessaire de mettre rapidement en place une commission dirigée par un homme dont les qualités d'indépendance, d'humanisme et respectueux de l'éthique et dont la responsabilité serait de rédiger une nouvelle constitution tenant compte du paysage politique actuel et qui deviendrait la Constitution de la VI° République

lundi 11 avril 2016

RENOUVEAU POLITIQUE

En deux semaines nous avons connu deux événements politiques que bientôt cinquante années de routine nous avaient fait oublier.
Le 1° avril le mouvement du 32 mars, autrement dit " Nuits Debout" s'exprimait à Paris place de la République pour s'élever contre la classe politique au pouvoir depuis plus de cinquante ans et dont notamment les trente cinq dernières années nous avaient conduits à la triste situation que nous connaissons actuellement, consécutive aux échecs successifs des partis qui se sont complaisamment prêtés à l'alternance.
Le 7 avril, un jeune ministre, voulant bousculer les structures crée le mouvement "En Marche" qui se défend d'être un parti politique, mais dont le but est clairement de décloisonner le paysage politique.
Quel est le point commun entre ces deux événements? On a l'impression que les partis politiques traditionnels se sont tellement discrédités qu'aucun de ces mouvements n'ose se présenter comme la tentative de création d'un nouveau parti.
Pourtant ne nous y trompons pas "Nuits Debout" est clairement un mouvement de gauche, très proche des indignés espagnols et portugais, qui voudrait bien récupérer les ouailles de gauche égarées au Front National, alors que "En Marche" essaie de fédérer toutes les idées de la gauche libérale et de la droite modérée, pour créer un grand parti du centre qui n'a jamais, en tant que tel, trouvé sa place en France que ce soit avec Jean LECANUET ou avec François BAYROU.
Seul Valéry GISCARD d'ESTAING, représentant un parti centriste non majoritaire a pu, grâce a la trahison de Jacques CHIRAC, accéder à la Présidence de la République, dans un confort tout relatif qui n'a duré que deux ans.
Souhaitons que ces nouvelles structures permettent à un débat d'idées de s'installer, pour qu'enfin nous sortions de la routine endormante et stérile que nous subissons.

dimanche 10 avril 2016

VIVRE EN VILLE

Je me suis déjà exprimé sur les difficultés qu'il y a pour la classe moyenne  de vivre en ville en étant propriétaire de son appartement.
En effet les constructions proches du centre-ville sont soit réservées à des logements sociaux, soit à des hauts revenus qui peuvent se permettre d'acheter un appartement à des prix proches de 5000€ le m2. De ce fait la mixité sociale n'existe pas puisque dans l'éventail de la population classée suivant ses revenus, la classe moyenne est absente.
J'ai eu la satisfaction de voir dans l'enquête du journal Sud-Ouest sur ce sujet que mon appréciation n'était pas ridicule, mais, cette enquête m'a fait découvrir quelque chose que je ne soupçonnais pas.
A Bordeaux, les deux pôles de construction de logements neufs se situent soit au nord, près du lac, soit près de la gare. Près du lac la zone d'habitation est créée de toute pièce, et sans être en centre ville, loin s'en faut, les liaisons avec ce centre sont favorisées par un important choix de moyens de transport en commun.
Et, que remarque-t-on? Que les logements sont accessibles à des revenus moyens puisque le prix du m2 est de l'ordre de 3000€ et quelquefois moins. Mais la vraie question à laquelle l'enquête a répondu est: qui achète? Réponse 90% d'investisseurs, ce qui veut dire que celui qui sera propriétaire et occupant de son appartement ne fera partie d'un groupe qui ne représentera que 10% des habitants.
Il n'y a pas de jugement de valeur de ma part entre occuper un logement en en étant propriétaire ou locataire, seulement, où le problème se pose c'est lorsqu'il s'agit de se prononcer sur les frais à engager dans  le cadre de la copropriété.
Le propriétaire occupant souhaite conserver un logement en bon état et un environnement agréable, c'est aussi le cas du locataire, mais la décision d'engager les frais ne lui appartient pas, elle est entre les mains du propriétaire investisseur dont le souci principal est le plus souvent de percevoir des loyers que d'engager des frais d'entretien.
Donc, encore une fois, vouloir se rapprocher de la ville quand on habite une banlieue pavillonnaire est à peu près impossible, soit en raison du coût des logements, soit en raison du risque de leur dégradation.
Ainsi, dans ces banlieues pavillonnaires où le renouvellement de population est très lent, car l'accès à la propriété pour les jeunes couples est très difficile, ne restent que des couples de retraités. Le bon coté des choses est que ce ne sont plus des "cités dortoir", mais, en contre partie il n'y a plus qu'une ou deux classes d'âge, 3° ou 4° âge en attendant le 5° avec les progrès de la médecine.
 Si on y trouve quelques enfants, c'estparce que les "nounous" viennent s'y promener en raison du calme qui y règne ou que des retraités gardent leurs petits enfants.
Soyons patient, l'héritage règlera peut-être le problème.

samedi 9 avril 2016

CULTURE: PRIVATISATION OU PRIVATION?

Christophe BARBIER donne à Bordeaux, à l'Institut Bernard Magrez une conférence, l'entrée est payante.
Nous ne sommes pas habitués à cette pratique. Pour ne parler que des journalistes lorsque Jean Claude GUILLEBAUD donne une conférence à Pessac ou à Saint Médard en Jalles, Raphaëlle BACQUE une conférence à Saint Médard en Jalles, Mémona INTERMAN une conférence à l'Université, l'accès est gratuit. Même l'accès aux conférences qui se tiennent à la librairie Mollat est gratuit.
Ainsi le service public prouve que la diffusion de la culture fait partie de ses prérogatives et même de ses devoirs. Pour les établissements privés, il semble que cette gratuité, même par ceux que l'on qualifie de mécènes ne soit pas assurée.
Y aurait-il une différence d'approche en ce qui concerne la diffusion de la culture entre un grand libraire et un grand propriétaire de châteaux viticoles?