Deux événements récents m'ont à la fois marqué et inquiété.
Lors de l'émission "Les Grandes Questions" sur la "5" Boualem SAMSAL, que recevait Frantz Olivier GIESBERT, affirmait que sous les dictatures les gens étaient heureux.
Le lendemain je rencontrais un démographe chargé d'enquêter dans des pays où ce régime avait sévi ou sévit encore, et sans aborder le sujet, lors d'une description de ses interventions, il m'a fait part de la même constatation.
Quel choc! Et puis je me suis rendu compte que si on accepte d'abandonner tout envie de liberté, que l'on fait preuve d'une grande docilité et surtout, mais ce n'est qu'un avis personnel, si on est peu informé, peu instruit, après tout dans ces régimes là on ne meurt pas de faim puisque ceux qui luttent contre ces dictatures, taillables et corvéables à merci, fournissent la main d'œuvre et pérennisent le système.
Deux faits me sont alors revenus en mémoire:
-l'un peu rassurant est le regret exprimé par certaines personnes après la chute du régime communiste de l'empire soviétique qui avait permis de donner du travail à la majorité silencieuse, au détriment d'une minorité rudement soumise.
-l'autre, bien plus ancien, venait du souvenir de la fable de LA FONTAINE "Le loup et le chien", que je conseille de lire ou relire, où le loup, après avoir envié la situation du chien, servile et apparemment heureux, avait préféré garder sa liberté au lieu de se faire domestiquer
C'est pour cela que je me suis permis ce rapprochement audacieux dans le titre de ce papier, car finalement, la dictature consiste, entre autre, à enfermer les hommes dans un zoo, tout au moins ceux dont la docilité le permet.
Pour lutter contre ce risque un seul remède: l'éducation et l'enseignement.
Il faut donner à chacun les outils de base pour accéder à la connaissance, lire, écrire, compter, susciter la curiosité, le goût d'apprendre après quoi, que le métier que l'on choisit soit manuel ou intellectuel, peu importe pourvu que l'on ait appris à réfléchir et à être capable de discernement.
samedi 26 décembre 2015
vendredi 25 décembre 2015
PROGRES TECHNIQUE
Il y a encore peu de temps les circuits électriques étaient protégés, en cas de surtension ou de surchauffe, par des fusibles, parties faibles du réseau qui fondaient et qu'il fallait changer.
Le mot fusible était aussi employé pour désigner un homme politique qui "portait le chapeau" pour d'autres. Ce fut le cas pour Alain JUPPE dans l'affaire des HLM de la ville de Paris, de Charles HERNU pour le Rainbow Warrior, d'Edmond HERVE pour le sang contaminé; c'est peut-être aussi le cas actuellement pour Christine LAGARDE. Egalement, de manière générale, après des élections perdues les Premiers Ministres démissionnaient, ce fut encore le cas pour Jean-Marc AYRAULT, ils étaient aussi des sortes de fusibles.
Les progrès techniques ont remplacé les fusibles par des disjoncteurs. Lorsque ceux-ci sautent, il suffit de les réarmer, on ne les remplace plus. J'y vois une certaine analogie avec ce qui se passe actuellement au gouvernement. Après trois élections perdues Manuel VALLS est toujours en place, de même que Christiane TAUBIRA contredite par le Président lui même.
On n'arrête pas le progrès, certains s'adaptent plus vite que d'autres.
Le mot fusible était aussi employé pour désigner un homme politique qui "portait le chapeau" pour d'autres. Ce fut le cas pour Alain JUPPE dans l'affaire des HLM de la ville de Paris, de Charles HERNU pour le Rainbow Warrior, d'Edmond HERVE pour le sang contaminé; c'est peut-être aussi le cas actuellement pour Christine LAGARDE. Egalement, de manière générale, après des élections perdues les Premiers Ministres démissionnaient, ce fut encore le cas pour Jean-Marc AYRAULT, ils étaient aussi des sortes de fusibles.
Les progrès techniques ont remplacé les fusibles par des disjoncteurs. Lorsque ceux-ci sautent, il suffit de les réarmer, on ne les remplace plus. J'y vois une certaine analogie avec ce qui se passe actuellement au gouvernement. Après trois élections perdues Manuel VALLS est toujours en place, de même que Christiane TAUBIRA contredite par le Président lui même.
On n'arrête pas le progrès, certains s'adaptent plus vite que d'autres.
mercredi 23 décembre 2015
MELANGE DES GENRES
Il est de bon ton actuellement, certainement en vue de renouveler le personnel politique, ce qui me parait être une bonne idée, de vouloir interdire aux battus lors d'une élection de se représenter.
Pour l'élection présidentielle, lorsqu'il s'agit d'un retour après un échec, cela parait aller de soi.
Pour d'autres élections il ne me semble pas illogique de perdre son siège et d'essayer de le récupérer, ou simplement de tenter plusieurs fois sa chance à la même élection. Il est plus douteux, par contre, pour se faire élire après un échec de chercher à être candidat dans des circonscriptions dites "imperdables"
Mais ne mélangeons pas les genres.
Claude BARTOLONE a été battu à l'élection régionale en Ile de France, et bien que ses propos douteux ne plaident pas en sa faveur, cet échec ne remettait pas en cause son mandat de député, et donc la possibilité d'être Président de l'Assemblée Nationale.
Il a remis son mandat de Président de l'Assemblée Nationale, c'est tout à son honneur. Par contre il l'a remis au Président du groupe socialiste, là, ça l'est moins! Car sous couvert d'un geste apparemment d'une grande noblesse ne se cachait aucune prise de risque. A vaincre sans péril....
Claude BARTOLONE n'était pas l'élu des députés socialistes, il n'en était que le candidat qui a été élu par l'ensemble des députés.
C'est donc au premier Vice-Président qu'il aurait dû remettre son mandat. Une nouvelle élection aurait alors eu lieu à laquelle Claude BARTOLONE aurait certainement été présenté par le groupe socialiste.
Compte tenu des fortes divergences régnant à l'intérieur de ce groupe, et du fait que les socialistes à eux seuls n'ont pas la majorité absolue, sa réélection n'était pas nécessairement assurée.
Cette démission si spectaculaire aurait alors pris toute sa valeur, et si Claude BARTOLONE avait été reconduit au poste de Président, il aurait alors pu reprendre immédiatement sa place au perchoir, comme il n'a pas osé le faire.
Ce sont des détails qui comptent pour apprécier le comportement d'un homme politique et son influence au sein de son parti.
Pour l'élection présidentielle, lorsqu'il s'agit d'un retour après un échec, cela parait aller de soi.
Pour d'autres élections il ne me semble pas illogique de perdre son siège et d'essayer de le récupérer, ou simplement de tenter plusieurs fois sa chance à la même élection. Il est plus douteux, par contre, pour se faire élire après un échec de chercher à être candidat dans des circonscriptions dites "imperdables"
Mais ne mélangeons pas les genres.
Claude BARTOLONE a été battu à l'élection régionale en Ile de France, et bien que ses propos douteux ne plaident pas en sa faveur, cet échec ne remettait pas en cause son mandat de député, et donc la possibilité d'être Président de l'Assemblée Nationale.
Il a remis son mandat de Président de l'Assemblée Nationale, c'est tout à son honneur. Par contre il l'a remis au Président du groupe socialiste, là, ça l'est moins! Car sous couvert d'un geste apparemment d'une grande noblesse ne se cachait aucune prise de risque. A vaincre sans péril....
Claude BARTOLONE n'était pas l'élu des députés socialistes, il n'en était que le candidat qui a été élu par l'ensemble des députés.
C'est donc au premier Vice-Président qu'il aurait dû remettre son mandat. Une nouvelle élection aurait alors eu lieu à laquelle Claude BARTOLONE aurait certainement été présenté par le groupe socialiste.
Compte tenu des fortes divergences régnant à l'intérieur de ce groupe, et du fait que les socialistes à eux seuls n'ont pas la majorité absolue, sa réélection n'était pas nécessairement assurée.
Cette démission si spectaculaire aurait alors pris toute sa valeur, et si Claude BARTOLONE avait été reconduit au poste de Président, il aurait alors pu reprendre immédiatement sa place au perchoir, comme il n'a pas osé le faire.
Ce sont des détails qui comptent pour apprécier le comportement d'un homme politique et son influence au sein de son parti.
PLACE DES INTELLECTUELS A LA TELEVISION
Contrairement à ce qui se dit souvent, il n'y a pas que des émissions débiles à la télévision. Il suffit simplement de vouloir regarder autre chose que des émissions de téléréalité ou autres fadaises.
Des intellectuels on peut en voir et surtout en entendre, mais c'est la répartition de leurs interventions que l'on peut, comme moi, critiquer.
J'aurais tendance à répartir ces émissions en deux catégories:
- celles qui font appel aux spécialistes chargés d'analyser la marche de notre société, statisticiens, sondeurs, politologues, économistes... qui en général se chargent d'établir des constats, souvent fort pertinents
- celles qui font appel à la réflexion, la prospective, la promotion d'idées nouvelles. J'y inclurais les philosophes, les sociologues les psychologues...
Les premiers ont une audience biquotidienne à l'émission "C'dans l'air", et d'une manière moins régulière lors des émissions de débats télévisés comme "Des paroles et des actes" par exemple.
Les seconds, plus rares, ne peuvent s'exprimer qu'une à deux fois par semaine au maximum, et en général à des heures tardives comme dans les émissions "Les grandes questions" ou "Ce soir ou jamais"
Ces deux types d'émissions sont complémentaires, les unes pour aider à la compréhension et à l'analyse des événements importants, les autres pour essayer de faire réfléchir et apporter des critiques constructives à la marche de la société telle que nous la vivons.
De ce fait, avec la crise que nous connaissons et le peu de propositions que l'on voit naitre dans la classe dirigeante, il me semble qu'il serait bon de donner plus d'importance à la deuxième catégorie d'émissions sans pour cela que ce soit au détriment de la première.
Ceci permettrait de combler, en partie, les carences de l'enseignement, en attendant que celui-ci joue son rôle principal: former des citoyens aboutis en leur fournissant les outils de la compréhension.
Des intellectuels on peut en voir et surtout en entendre, mais c'est la répartition de leurs interventions que l'on peut, comme moi, critiquer.
J'aurais tendance à répartir ces émissions en deux catégories:
- celles qui font appel aux spécialistes chargés d'analyser la marche de notre société, statisticiens, sondeurs, politologues, économistes... qui en général se chargent d'établir des constats, souvent fort pertinents
- celles qui font appel à la réflexion, la prospective, la promotion d'idées nouvelles. J'y inclurais les philosophes, les sociologues les psychologues...
Les premiers ont une audience biquotidienne à l'émission "C'dans l'air", et d'une manière moins régulière lors des émissions de débats télévisés comme "Des paroles et des actes" par exemple.
Les seconds, plus rares, ne peuvent s'exprimer qu'une à deux fois par semaine au maximum, et en général à des heures tardives comme dans les émissions "Les grandes questions" ou "Ce soir ou jamais"
Ces deux types d'émissions sont complémentaires, les unes pour aider à la compréhension et à l'analyse des événements importants, les autres pour essayer de faire réfléchir et apporter des critiques constructives à la marche de la société telle que nous la vivons.
De ce fait, avec la crise que nous connaissons et le peu de propositions que l'on voit naitre dans la classe dirigeante, il me semble qu'il serait bon de donner plus d'importance à la deuxième catégorie d'émissions sans pour cela que ce soit au détriment de la première.
Ceci permettrait de combler, en partie, les carences de l'enseignement, en attendant que celui-ci joue son rôle principal: former des citoyens aboutis en leur fournissant les outils de la compréhension.
mardi 22 décembre 2015
MECONTENTEMENT
Les élections législatives en Espagne ont vu la percé de "Podemos", parti situé à la gauche du parti socialiste espagnol (PSOE)
En France les élections régionales ont vu la montée du Front National, parti d'extrême droite.
Ces scores importants aux deux extrémités de l'échiquier politique ne font qu'exprimer le mécontentement de voir que de plus en plus de partis dits de droite ou de gauche, installés au pouvoir, en France comme en Espagne, depuis des décennies, n'ont jamais été capables de régler les problèmes de l'emploi, que ce soit par des mesures drastiques comme en Espagne ou à la mode française, plus douce mais plus insidieuse.
Mais pourquoi dans ces deux pays latins, très proches l'un de l'autre, les réactions sont si différentes: le choix de la gauche en Espagne, celui de la droite en France?
Deux différences importantes existent. L'Espagne a le souvenir de quarante années de dictature qu'elle n'a pas envie de revivre et elle a vu émerger à gauche de nouvelles têtes et non pas d'anciens ministres "recyclés".
A cela il faut ajouter la crédibilité des propositions de Pablo IGLESIAS, leader de Podemos, dont le dernier ouvrage a été préfacé par Thomas PIKETTY, économiste français mondialement reconnu, et dont les propositions, en son temps, à François HOLLANDE, n'ont pas été retenues.
Faut-il s'expatrier pour vivre dans une société où les propositions faites par des intellectuels français tels que Stéphane HESSEL ou Thomas PIKETTY soient entendues?
En France les élections régionales ont vu la montée du Front National, parti d'extrême droite.
Ces scores importants aux deux extrémités de l'échiquier politique ne font qu'exprimer le mécontentement de voir que de plus en plus de partis dits de droite ou de gauche, installés au pouvoir, en France comme en Espagne, depuis des décennies, n'ont jamais été capables de régler les problèmes de l'emploi, que ce soit par des mesures drastiques comme en Espagne ou à la mode française, plus douce mais plus insidieuse.
Mais pourquoi dans ces deux pays latins, très proches l'un de l'autre, les réactions sont si différentes: le choix de la gauche en Espagne, celui de la droite en France?
Deux différences importantes existent. L'Espagne a le souvenir de quarante années de dictature qu'elle n'a pas envie de revivre et elle a vu émerger à gauche de nouvelles têtes et non pas d'anciens ministres "recyclés".
A cela il faut ajouter la crédibilité des propositions de Pablo IGLESIAS, leader de Podemos, dont le dernier ouvrage a été préfacé par Thomas PIKETTY, économiste français mondialement reconnu, et dont les propositions, en son temps, à François HOLLANDE, n'ont pas été retenues.
Faut-il s'expatrier pour vivre dans une société où les propositions faites par des intellectuels français tels que Stéphane HESSEL ou Thomas PIKETTY soient entendues?
lundi 21 décembre 2015
MESSIEURS 10%
Ce serait risible si ce n'était pas dramatique.
Les instituts de sondages scrutent l'opinion publique pour essayer de savoir quel sera, parmi les deux candidats les plus probables à l'élection présidentielle, celui qui serait le président choisit "par tous les français"
Les résultats sont édifiants, suivant les sondages, c'est tantôt Nicolas SARKOZY, tantôt François HOLLANDE, qui arrive en tête, mais quelle victoire! La bataille se situe autour de 20% d'intentions de votes. Sachant que lors d'un scrutin, au premier tour, lorsque la peur n'a pas encore fait son œuvre, il y a depuis quelques temps, de l'ordre de 50% d'abstentions.
Ainsi, ce n'est plus 20% des français qui souhaitent l'élection de l'un ou de l'autre mais seulement un peu plus de 10%. Avec un peu de sens de l'honneur et de peur du ridicule, la plupart des gens s'effaceraient devant des résultats aussi catastrophiques. Pas eux, ils appartiennent à une catégorie particulière "les animaux politiques".
Ils ne souhaitent l'un et l'autre, faute de pouvoir espérer mieux, que d'arriver en deuxième position au premier tour pour affronter Marine LE PEN au second et profiter du front de la peur et de l'inquiétude que l'on a l'habitude de nommer "le front républicain". Ils oublient simplement une chose;et si le F.N. dépassait les 50% au premier tour? Il n'y en aurait pas de second.
Ce n'est pour le moment pas le cas le plus probable, mais si on examine la courbe de croissance des voix du F.N., ce n'est pas si impossible que cela, d'autant plus qu'il reste encore 17 mois pour que le mécontentement suscité par les deux derniers présidents ne cesse de croitre.
Les instituts de sondages scrutent l'opinion publique pour essayer de savoir quel sera, parmi les deux candidats les plus probables à l'élection présidentielle, celui qui serait le président choisit "par tous les français"
Les résultats sont édifiants, suivant les sondages, c'est tantôt Nicolas SARKOZY, tantôt François HOLLANDE, qui arrive en tête, mais quelle victoire! La bataille se situe autour de 20% d'intentions de votes. Sachant que lors d'un scrutin, au premier tour, lorsque la peur n'a pas encore fait son œuvre, il y a depuis quelques temps, de l'ordre de 50% d'abstentions.
Ainsi, ce n'est plus 20% des français qui souhaitent l'élection de l'un ou de l'autre mais seulement un peu plus de 10%. Avec un peu de sens de l'honneur et de peur du ridicule, la plupart des gens s'effaceraient devant des résultats aussi catastrophiques. Pas eux, ils appartiennent à une catégorie particulière "les animaux politiques".
Ils ne souhaitent l'un et l'autre, faute de pouvoir espérer mieux, que d'arriver en deuxième position au premier tour pour affronter Marine LE PEN au second et profiter du front de la peur et de l'inquiétude que l'on a l'habitude de nommer "le front républicain". Ils oublient simplement une chose;et si le F.N. dépassait les 50% au premier tour? Il n'y en aurait pas de second.
Ce n'est pour le moment pas le cas le plus probable, mais si on examine la courbe de croissance des voix du F.N., ce n'est pas si impossible que cela, d'autant plus qu'il reste encore 17 mois pour que le mécontentement suscité par les deux derniers présidents ne cesse de croitre.
dimanche 20 décembre 2015
PREDIRE ET PREVOIR.
Un récent article de Jacques ATTALI insiste sur la différence qu'il y a entre prédire et prévoir.
Prédire, c'est annoncer avec plus ou moins de certitude ce qui va se passer. Prévoir, c'est tenir compte des prédictions pour agir sur l'avenir.
Ainsi, le matin en regardant le ciel, s'il y a de gros nuages, je prédis qu'il va pleuvoir. Si je me contente de ce constat que je sors et qu'il pleut, je vais me mouiller. Par contre si je prévois de sortir et souhaite rester au sec, j'emporte un parapluie. J'ai donc agi sur l'avenir.
Actuellement les hommes politiques, aidés par toutes sortes d'instituts, se contentent de prédiction. Les idées nouvelles pour agir sur le cours de l'histoire font cruellement défaut, il n'y a pas de prévision.
Ecouter ceux qui font des constatations et des prédictions, c'est bien et indispensable, il faut partir d'un point initial bien identifié, mais ce n'est pas suffisant.
Il faut faire appel à ceux qui ont des idées pour agir sur l'avenir, ce sont les intellectuels, philosophes, sociologues.... Je ne crois pas qu'ils soient absents de notre société, il y a de grands esprits mais ils ne sont pas écoutés, même s'ils sont consultés.
Pourtant dans l'état actuel de la classe politique le salut ne peut venir que d'eux. La société civile doit se mobiliser pour amplifier l'écho de ces grands esprits.
N'attendons rien d'en haut. Quarante années de "travaux pratiques" n'ont pas suffi pour définir un projet. Quelle tristesse et que de désillusion.
Prédire, c'est annoncer avec plus ou moins de certitude ce qui va se passer. Prévoir, c'est tenir compte des prédictions pour agir sur l'avenir.
Ainsi, le matin en regardant le ciel, s'il y a de gros nuages, je prédis qu'il va pleuvoir. Si je me contente de ce constat que je sors et qu'il pleut, je vais me mouiller. Par contre si je prévois de sortir et souhaite rester au sec, j'emporte un parapluie. J'ai donc agi sur l'avenir.
Actuellement les hommes politiques, aidés par toutes sortes d'instituts, se contentent de prédiction. Les idées nouvelles pour agir sur le cours de l'histoire font cruellement défaut, il n'y a pas de prévision.
Ecouter ceux qui font des constatations et des prédictions, c'est bien et indispensable, il faut partir d'un point initial bien identifié, mais ce n'est pas suffisant.
Il faut faire appel à ceux qui ont des idées pour agir sur l'avenir, ce sont les intellectuels, philosophes, sociologues.... Je ne crois pas qu'ils soient absents de notre société, il y a de grands esprits mais ils ne sont pas écoutés, même s'ils sont consultés.
Pourtant dans l'état actuel de la classe politique le salut ne peut venir que d'eux. La société civile doit se mobiliser pour amplifier l'écho de ces grands esprits.
N'attendons rien d'en haut. Quarante années de "travaux pratiques" n'ont pas suffi pour définir un projet. Quelle tristesse et que de désillusion.
Inscription à :
Articles (Atom)