Le 13 mars 2015 je publiais sous ce même titre "Mixité sociale" un article sur mon blog dont l'esprit était de constater que la création de logements sociaux dans les centre-ville allait permettre aux plus démunis de se rapprocher des grands centres et aussi, en raison du prix élevé des appartements, ne permettrait qu'aux plus aisés d'acheter des logements. Ainsi la classe moyenne en serait exclue et resterait dans ses banlieues pavillonnaires.
Il y aura des logements sociaux, des logements pour étudiants et des appartements à 4300€ le m2.
Pour les classes moyennes habitant la banlieue, accéder à la propriété dans de telles conditions impose de diviser par deux la surface habitable de leur résidence, sans compter les charges de copropriété qui n'existent pas dans leurs habitats pavillonnaires.
samedi 19 décembre 2015
LES BIENFAITS DE LA PRIVATISATION
Certaines entreprises de messagerie et de logistique (livraisons de courriers et de colis) viennent d'être condamnés à 671 millions d'euros d'amende pour entente illicite.
Cela veut dire que ces entreprises s'entendaient, au détriment de leurs clients, pour pratiquer des tarifs plus élevés que ce qu'ils devaient être. Elle est belle la concurrence qui devait augmenter le pouvoir d'achat des français en faisant baisser le coût des prestations.
Ce qui me paraît le plus choquant c'est que, parmi ces sociétés, existent une filiale de la SNCF et une de La Poste. Deux entreprises, SNCF et La Poste (autrefois PTT), facilement confondues avec la fonction publique du fait qu'elles étaient nationalisées et de ce fait en position de monopole.
Que n'a-t-on dit sous une forme humoristique en critiquant ces institutions: Petit Travail Tranquille ou Société Nationale des Colis Fauchés pour stigmatiser ceux qui étaient à l'abri du chômage et de ce fait considérés comme des nantis qui ne risquaient pas de perdre leur emploi et en profitaient pour assurer, disons, un service minimum.
Lors de la création de ces nouvelles entreprises et des Etablissements Publics à caractère industriel, commercial ou technique certains s'en étaient émus et avaient créé un syndicat réputé d'extrême gauche (SUD), combattu par les autres syndicats qui se disaient plus ou moins réformistes.
Avec le recul, le bilan mérite d'être examiné.
Cela veut dire que ces entreprises s'entendaient, au détriment de leurs clients, pour pratiquer des tarifs plus élevés que ce qu'ils devaient être. Elle est belle la concurrence qui devait augmenter le pouvoir d'achat des français en faisant baisser le coût des prestations.
Ce qui me paraît le plus choquant c'est que, parmi ces sociétés, existent une filiale de la SNCF et une de La Poste. Deux entreprises, SNCF et La Poste (autrefois PTT), facilement confondues avec la fonction publique du fait qu'elles étaient nationalisées et de ce fait en position de monopole.
Que n'a-t-on dit sous une forme humoristique en critiquant ces institutions: Petit Travail Tranquille ou Société Nationale des Colis Fauchés pour stigmatiser ceux qui étaient à l'abri du chômage et de ce fait considérés comme des nantis qui ne risquaient pas de perdre leur emploi et en profitaient pour assurer, disons, un service minimum.
Lors de la création de ces nouvelles entreprises et des Etablissements Publics à caractère industriel, commercial ou technique certains s'en étaient émus et avaient créé un syndicat réputé d'extrême gauche (SUD), combattu par les autres syndicats qui se disaient plus ou moins réformistes.
Avec le recul, le bilan mérite d'être examiné.
vendredi 18 décembre 2015
P.S. LE GRAND ECART
En tirant les leçons du dernier scrutin moins mauvais que prévu pour le P.S. celui-ci court après les électeurs en essayant de se droitiser sans perdre ses "frondeurs".
Manuel VALLS évoque une recomposition, Bruno LE ROUX un grand parti réformiste et Julien DRAY préconise un changement de nom. Les Ecologistes semblent abandonner progressivement l'idée de se présenter aux présidentielles, les frondeurs se sentent minoritaires et les autres partis de gauche sont atomisés.
Tout se passe comme si les leaders du P.S. cherchaient à coller aux idées du plus grand nombre au lieu de promouvoir de nouvelles idées pour essayer de fédérer les électeurs sur ses propositions.
On attend un phare on a une lanterne rouge.
La politique française n'est animée que par la lutte des égo. Il y a beaucoup de monde au centre droit (partie des L.R.), autant au centre gauche (partie du P.S.), un peu moins au centre pourtant divisé en deux partis (U.D.I. et Modem). Les frondeurs du P.S; n'osent pas rejoindre la gauche déjà éclatée et dont une partie de l'électorat traditionnel vote F.N. La droite ne veut pas se rapprocher de ceux qui au F.N. affichent les idées les moins radicales.
Devant un tel paysage les électeurs sont perdus, l'abstentionnisme grossit et les sursauts de civisme ne viennent que de la peur.
Oublions un instant tous les leaders politiques qui ne pensent qu'à être élus, prenons du recul et regardons le paysage électoral sans se référer au découpage actuel des partis. Il apparait que cinq groupes pourraient naître de ce mélange abominable en se recomposant en une extrême gauche, une gauche, un centre, une droite et une extrême droite.
Seulement voilà, cinq programmes à construire et au moins dix fois plus de leaders potentiels dont aucun n'est prêt à s'effacer et tous plus prêts à se combattre qu'à s'entendre, donne l'image exacte de ce que nous vivons.
Débats d'idées non, lutte pour le pouvoir oui. Triste situation
Manuel VALLS évoque une recomposition, Bruno LE ROUX un grand parti réformiste et Julien DRAY préconise un changement de nom. Les Ecologistes semblent abandonner progressivement l'idée de se présenter aux présidentielles, les frondeurs se sentent minoritaires et les autres partis de gauche sont atomisés.
Tout se passe comme si les leaders du P.S. cherchaient à coller aux idées du plus grand nombre au lieu de promouvoir de nouvelles idées pour essayer de fédérer les électeurs sur ses propositions.
On attend un phare on a une lanterne rouge.
La politique française n'est animée que par la lutte des égo. Il y a beaucoup de monde au centre droit (partie des L.R.), autant au centre gauche (partie du P.S.), un peu moins au centre pourtant divisé en deux partis (U.D.I. et Modem). Les frondeurs du P.S; n'osent pas rejoindre la gauche déjà éclatée et dont une partie de l'électorat traditionnel vote F.N. La droite ne veut pas se rapprocher de ceux qui au F.N. affichent les idées les moins radicales.
Devant un tel paysage les électeurs sont perdus, l'abstentionnisme grossit et les sursauts de civisme ne viennent que de la peur.
Oublions un instant tous les leaders politiques qui ne pensent qu'à être élus, prenons du recul et regardons le paysage électoral sans se référer au découpage actuel des partis. Il apparait que cinq groupes pourraient naître de ce mélange abominable en se recomposant en une extrême gauche, une gauche, un centre, une droite et une extrême droite.
Seulement voilà, cinq programmes à construire et au moins dix fois plus de leaders potentiels dont aucun n'est prêt à s'effacer et tous plus prêts à se combattre qu'à s'entendre, donne l'image exacte de ce que nous vivons.
Débats d'idées non, lutte pour le pouvoir oui. Triste situation
jeudi 17 décembre 2015
DAME DE FER OU DAME DE FAIRE ?
Dans la partie locale de son édition du 15 décembre le journal Sud-Ouest consacre une importante partie de ses informations à Virginie CALMELS, tête de liste de la droite (L.R., U.D.I., Modem) aux élections régionales pour l'Aquitaine, Poitou-Charentes, Limousin, largement battue par Alain ROUSSET menant la liste de gauche (P.S., E.E.L.V.).
L'un des articles, sous les signatures de Stella DUBOURG et Caroline CHAMPAGNE, rappelle que la postulante au poste de Président de Région aime s'appeler "La dame de faire" alors qu'elle est paraît-il surnommée "La dame de fer".
L'autre article du politologue Jean PETAUX cite ces propos de Virginie d Virginie CALMELS: "je viens d'un monde où quand on n'est pas bon on dégage".
L'attitude de cette "dame de fer" ou de "faire", lors de la campagne électorale me laisse supposer qu'elle a de grandes ambitions, je pense que son parcours professionnel le prouve. C'est certainement quelqu'un qui sait orienter sa carrière, ainsi ne serait elle pas plutôt une "dame de flair"?
Quoiqu'il en soit, avec les propos qui lui sont attribués, si elle a l'occasion de mener une brillante carrière politique, il faut souhaiter qu'elle n'occupe jamais le poste de Ministre du Travail car je crois que ça "dégagera".
L'un des articles, sous les signatures de Stella DUBOURG et Caroline CHAMPAGNE, rappelle que la postulante au poste de Président de Région aime s'appeler "La dame de faire" alors qu'elle est paraît-il surnommée "La dame de fer".
L'autre article du politologue Jean PETAUX cite ces propos de Virginie d Virginie CALMELS: "je viens d'un monde où quand on n'est pas bon on dégage".
L'attitude de cette "dame de fer" ou de "faire", lors de la campagne électorale me laisse supposer qu'elle a de grandes ambitions, je pense que son parcours professionnel le prouve. C'est certainement quelqu'un qui sait orienter sa carrière, ainsi ne serait elle pas plutôt une "dame de flair"?
Quoiqu'il en soit, avec les propos qui lui sont attribués, si elle a l'occasion de mener une brillante carrière politique, il faut souhaiter qu'elle n'occupe jamais le poste de Ministre du Travail car je crois que ça "dégagera".
mercredi 16 décembre 2015
QUESTION DE GENERATION !
Au soir du second tour des élections régionales, parmi les commentaires des leaders politiques, deux déclarations ont particulièrement retenu mon attention, celle d'Alain JUPPE et celle de Barbara POMPILI.
Alain JUPPE était déjà en campagne pour les élections primaire au sein des L.R. Il a exposé son programme, un peu à la manière de François Hollande en 2012 en utilisant l'anaphore. Est-ce par mimétisme ou parce que cette méthode avait été couronnée de succès?
Barbara POMPILI a demandé les états généraux de la gauche constatant que sans les luttes intestines, à l'intérieur de cette classe politique, le premier tour aurait alors eu une tout autre allure.
Sans prendre position sur la pertinence des idées politiques que chacun d'eux défend, j'ai trouvé que Barbara POMPILI faisait preuve d'une plus grande hauteur de vue. J'en ai été étonné et satisfait.
A quand la relève?
Alain JUPPE était déjà en campagne pour les élections primaire au sein des L.R. Il a exposé son programme, un peu à la manière de François Hollande en 2012 en utilisant l'anaphore. Est-ce par mimétisme ou parce que cette méthode avait été couronnée de succès?
Barbara POMPILI a demandé les états généraux de la gauche constatant que sans les luttes intestines, à l'intérieur de cette classe politique, le premier tour aurait alors eu une tout autre allure.
Sans prendre position sur la pertinence des idées politiques que chacun d'eux défend, j'ai trouvé que Barbara POMPILI faisait preuve d'une plus grande hauteur de vue. J'en ai été étonné et satisfait.
A quand la relève?
mardi 15 décembre 2015
MAUVAIS CHEVAL
Un cheval enragé est un mauvais cheval. C'est ce que vient de démontrer Claude BARTOLONE en empruntant le vocabulaire de Nadine MORANO pour accuser Valérie PECRESSE de racisme alors qu'une telle attitude n'est jamais apparue dans ses propos.
Ainsi par sa maladresse et son agressivité, Claude BARTOLONE a fait perdre la première région de France à la gauche en ne donnant pas aux abstentionnistes l'envie d'aller lui porter leurs voix et en favorisant le transfert des suffrages des électeurs du F.N. vers Valérie PECRESSE qui n'en demandait pas tant.
Ainsi par sa maladresse et son agressivité, Claude BARTOLONE a fait perdre la première région de France à la gauche en ne donnant pas aux abstentionnistes l'envie d'aller lui porter leurs voix et en favorisant le transfert des suffrages des électeurs du F.N. vers Valérie PECRESSE qui n'en demandait pas tant.
lundi 14 décembre 2015
LE REVEIL OU LE GLAS
Par trois fois en cette triste année 2015 le réveil a sonné pour sortir la conscience des français de sa léthargie.
La première fois les 7 et 11 janvier où la liberté d'expression a été atteinte par l'exécution sauvage de ceux qui étaient des agitateurs d'idées.
Une majorité des français s'est alors levée pour défendre cette liberté d'expression.
La deuxième fois le 13 novembre c'est toute la société, sa liberté, sa culture qui ont été atteintes par d'ignobles attentats.
La quasi-totalité du peuple de France a réagi par différentes manières d'exprimer son horreur et sa compassion.
La troisième fois le 6 décembre, lors des élections régionales, les bons résultats inquiétants des listes d'extrême droite, ont mobilisé pour le second tour de ces élections les 60% de votants que les résultats du premier tour avaient affolés.
Ainsi, à chaque fois à une noble réaction suit un long endormissement dont la responsabilité revient à la classe politique qui ne change en rien ses méthodes d'organisation de la société. Il faut lutter contre les assassins, contre les terroristes, mais cela ne suffit pas. Il est nécessaire de promouvoir des idées nouvelles, de donner naissance à de nouveaux partis politiques dont chacun doit avoir un socle commun défendu par tous et donner accès aux jeunes générations aux postes de décisions.
Chaque fois le risque est plus grand. En ne pensant qu'à se faire élire ou réélire, les leaders politiques ne font preuve d'imagination que pour, par des promesses non tenues, essayer de gagner les élections.
Si rien ne change, lors des prochaines élections présidentielles, ce n'est pas le réveil mais peut-être le glas qui retentira.
La première fois les 7 et 11 janvier où la liberté d'expression a été atteinte par l'exécution sauvage de ceux qui étaient des agitateurs d'idées.
Une majorité des français s'est alors levée pour défendre cette liberté d'expression.
La deuxième fois le 13 novembre c'est toute la société, sa liberté, sa culture qui ont été atteintes par d'ignobles attentats.
La quasi-totalité du peuple de France a réagi par différentes manières d'exprimer son horreur et sa compassion.
La troisième fois le 6 décembre, lors des élections régionales, les bons résultats inquiétants des listes d'extrême droite, ont mobilisé pour le second tour de ces élections les 60% de votants que les résultats du premier tour avaient affolés.
Ainsi, à chaque fois à une noble réaction suit un long endormissement dont la responsabilité revient à la classe politique qui ne change en rien ses méthodes d'organisation de la société. Il faut lutter contre les assassins, contre les terroristes, mais cela ne suffit pas. Il est nécessaire de promouvoir des idées nouvelles, de donner naissance à de nouveaux partis politiques dont chacun doit avoir un socle commun défendu par tous et donner accès aux jeunes générations aux postes de décisions.
Chaque fois le risque est plus grand. En ne pensant qu'à se faire élire ou réélire, les leaders politiques ne font preuve d'imagination que pour, par des promesses non tenues, essayer de gagner les élections.
Si rien ne change, lors des prochaines élections présidentielles, ce n'est pas le réveil mais peut-être le glas qui retentira.
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