samedi 5 décembre 2015

RESTONS MOBILISES

A l'approche des élections régionales et face à la montée du Front National, il m'a semblé que les journalistes et chroniqueurs politiques faisaient preuve de résignation.
J'ai eu l'impression cette dernière semaine que nombreux ont été ceux qui cherchaient à minimiser  les dangers de la victoire du Front National dans un nombre de régions non négligeable( les chiffres de 0 à 4 sont avancés) en expliquant que les pouvoirs des régions et leur rôle étaient relativement peu importants, et de citer:
- les compétences des régions concernent les transports, les lycée et l'apprentissage
- le budget des régions est près de trois fois inférieur à celui des départements
- le F. N. aura du mal à recruter du personnel de haut niveau pour faire fonctionner la région.
*Concernant le premier point, il ne faut pas oublier que transports, lycées et apprentissage représentent environ 80% du budget, mais croire que les 20% restants sont négligeables est une grave erreur car on y trouve l'aide aux associations ainsi que le budget de la culture. Ce sont deux éléments essentiels pour asseoir un pouvoir et permettre d'avoir une réelle influence sur l'orientation de la société, en faisant des choix drastiques entre les associations et les événements culturels qui seront aidés.
*Pour le deuxième point, il ne faut pas oublier que le premier projet de réforme des collectivités locales prévoyait la suppression des départements. A échéance il y a de fortes chances pour que cette évolution soit inévitable, cette situation renforcera nécessairement le pouvoir des régions. Est-on certain, alors que le F.N. ne sera pas toujours à la tête de ces dernières?
*Enfin, si le F.N. manque de cadres pour développer son projet dans les régions, faut-il souhaiter de lui créer une surcharge de travail en le laissant officier dans un maximum de lieux? Cela s'appelle jouer avec le feu.

vendredi 4 décembre 2015

REGIME POLITIQUE ET ECOLOGIE

Lors d'une récente émission "C' dans l'air", un téléspectateur a posé la question suivante: "Le capitalisme est-il compatible avec l'écologie?". A ma grande surprise la réponse de l'un des participants a été la suivante: " Regardez le régime communiste" et d'autres participants d'ajouter" la mer d'Aral ". Cette réponse m'a sidéré venant d'un spécialiste reconnu, puisque c'est parmi ces gens là que Yves CALVI choisit ses invités.
Bien évidemment loin de moi l'idée de défendre un régime politique qui pour irrigué des champs de coton a asséché une mer, ou un autre qui, pour préserver les récoltes a détruit les oiseaux. Mais est-on certain que l'exploitation des gaz de schistes soit un critère de préservation de l'environnement ainsi que la déforestation de l'Amazonie? D'autre part quelle différence , en dehors de l'effet d'échelle, entre l'exploitation du lignite en Allemagne et celle du charbon en Chine.
Le type de régime politique n'est pas en cause, ce sont les excès guidés par des idéaux productivistes, que ce soit pour faire fructifier des capitaux ou pour affirmer une volonté d'emprise sur le monde.
En France où nous ne connaissons pas encore, pour le moment, de telles extrémités, il n'y a pas pour moi de critères déterminants pour porter un jugement sur les différents ministres de l'écologie, qu'ils aient faits partie d'un gouvernement de droite ou d'un gouvernement de gauche. On peut simplement remarquer que leurs propositions ont rarement été les plus entendues quel que soit la place du ministre de tutelle dans la hiérarchie des gouvernements, cette similitude de comportement est peut-être due fait qu'il y a de moins en moins de différences entre ces deux régimes.

jeudi 3 décembre 2015

ELECTIONS REGIONALES: LE SEMI-DEBAT

Ce mercredi 2 décembre la télévision régionale organisait un débat avec les candidats têtes de listes pour les élections régionales.
En Aquitaine, Poitou-Charentes, Limousin, dix listes sont en présence mais il n'y avait que cinq débatteurs représentant le P.S., la droite( L.R, U.D.I., Modem), le F.N., E.E.L.V.et le Front de Gauche.
Cette manière de pratiquer me paraît inadmissible car c'est lors de ce genre d'émission que l'on peut apprécier la qualité des candidats pour certains peu connus. Par exemple ce mercredi les représentants des listes susceptibles de faire les moins bons scores, Olivier DARTIGOLLE pour le Front de Gauche et surtout Françoise COUTANT pour E.E.L.V., étaient loin d'être les plus mauvais.
J'aurais aimé entendre Nicolas PEREIRA pour Nouvelle Donne, Yvon SETZE pour Debout la France, Guillaume PERCHET pour L.O., William DOUET pour L.P.R. et Joseph BUISSON pour Faisons Ensemble.
La Démocratie commence par le respect de l'expression de toutes les tendances.

mercredi 2 décembre 2015

ELECTIONS REGIONALES: LES GRANDES MANOEUVRES

Pour les élections régionales, trois partis de forces à peu près équivalentes s'affrontent au 1° tour.
La particularité de ces élections est qu'il est facile de se maintenir au second tour car seulement 10% des suffrages exprimés sont nécessaires, alors que pour les précédentes élections il fallait 12,5% des électeurs inscrits. De ce fait pour le second tour treize triangulaires sont possibles.
P.S et L.R. sont d'accord pour faire barrage au F.N., mais rarement d'accord pour la stratégie à adopter.
Trois possibilités existent dans la mesure où le F.N. arrive en tête au 1° tour:
1- Le parti arrivé en troisième position se retire. Dans ce cas il n'aura aucun élu au Conseil Régional et il n'est pas certain que ses voix se reportent sur l'autre parti. Les risques sont l'abstention pour le P.S., et pour le L.R. l'abstention ou le vote F.N.
2- Personne ne se retire, il y a donc une élection triangulaire et les résultats du 1° tour ont de fortes chances d'être confirmés.
3- Les partis s'entendent pour panacher les listes. Les critiques du F.N. fustigeant l'U.M.P.S. prennent tout leur sens, ce qui n'est pas particulièrement apprécié par les adhérents et les sympathisants des autres partis. Il n'est donc pas certain que les électeurs suivent la stratégie du parti pour lequel ils ont voté. Le risque parait le même que pour le cas n° 1 à ceci près qu'il est certainement moins important.
Ajoutons à ce dilemme que si le F.N. n'arrive pas en tête au 1° tour, chacun voulant certainement rester sur ses positions, il n'y a aucune garantie pour que le vote soit confirmé. La décision appartiendra alors aux abstentionnistes.
Cela promet des négociations sévères entre les deux tours, et tous les cas peuvent se présenter car l'analyse de la situation dans chaque région sera différente de même que la sensibilité des décideurs.
Ainsi le bipartisme arrogant des cinquante dernières années et ses manœuvres politiciennes ont laissé un vide idéologique occupé maintenant par un parti qui a su fédérer les mécontentements et dont il ne sait comment l'éradiquer.
Il vaut mieux ne pas s'endormir que d'être obligé de se réveiller brusquement après un long moment de léthargie.

mardi 1 décembre 2015

LE CIRQUE

Au palais Bourbon les députés siègent dans une salle que l'on a coutume d'appeler hémicycle ( moitié d'un cercle). Ils s'y installent, regroupés au sein de leur parti, de l'extrême gauche à l'extrême droite.
Les récents sondages en vue des Elections Régionales montrent que le Front National peut conquérir deux régions, le Nord-Pas de Calais-Picardie fief historique de la gauche et des travailleurs, et la PACA, lieu de résidence des plus fortunés, en un mot de la droite.
Si, lors des prochaines Elections Législatives il s'avérait que les sondages actuels se répètent et que le scrutin laissait quelque place à la proportionnelle, il y aurait alors une forte représentation du F.N. à l'Assemblée Nationale, comprenant bien évidemment des représentants des électeurs d'extrême  gauche et d'autres d'extrême droite. Peu de places seraient laissées aux modérés.
De ce fait, ce parti pourrait à la fois légitimement s'installer soit à gauche, soit à droite de l'hémicycle. Or, comme les députés d'un même parti sont regroupés, il faudrait nécessairement que la salle soit circulaire. La boucle serait bouclée, on n'aurait plus un "hémicycle" mais un "cycle". Le problème est qu'en français ce terme s'applique soit au milieu sportif, soit pour caractériser une notion plus temporelle que spatiale. Le vocabulaire français ne nous propose que le nom de "cirque" pour caractériser une telle situation.
Ainsi la descendance de Jean-Marie LE PEN, lui qui a toujours été très respectueux de la langue française, permettrait d'ajouter au vocabulaire politique un mot qui lui convient très bien: "Le Cirque". 

dimanche 29 novembre 2015

GUERRE DE RELIGIONS

Lors de l'émission " Des paroles et des actes" de ce jeudi 26 novembre les propos de Mathieu GUIDERE spécialiste de l'islam radical m'ont fort surpris.
Dans un débat avec Hubert VEDRINE et Jean-Pierre RAFFARIN qui justifiaient les frappes sur DAESH, il défendait l'idée que ce comportement était inadapté et suggérait d'éviter tout intervention.
Ses arguments sur l'origine de l'affrontement qui mine l'Islam étaient très convaincants, c'est une évidence, venant d'un spécialiste reconnu.
Rapidement exposé: la lutte est au sein de l'Islam entre chiites et sunnites et la branche la plus intolérante du sunnisme, le salafisme, nourrissent le conflit. On ne peut que souscrire à cette analyse qu'il compare aux guerres de religions qui ont ensanglanté l'Europe et notamment la France au XVI° siècle en comparant les sunnites aux  catholiques, les chiites aux protestants et les salafites aux calvinistes. Cette similitude me paraît également fort bien appréciée.
 Mais je ne comprends pas que Mathieu GUIDERE ne prenne pas en compte l'internationalisation du conflit quel qu'en soit la cause.
Cette guerre de religion interne à l'Islam ne nous concerne pas, seulement voilà, elle est importée chez nous, même si l'occident représenté par Georges BUSH en Irak, qui a agit sans l'appui de la France peut être jugé comme responsable de cette situation.
Au XVI° siècle, aucun autre pays que ceux concernés par la réforme n'a subi les méfaits des guerres de religions, il n'y avait donc pas à priori de raison pour que d'autres nations interviennent dans le conflit. Ce n'est pas le cas actuellement.
Un autre sujet est de savoir si au nom des droits de l'homme, l'occident est fondé à intervenir parmi les populations qui ne respectent pas ces droits et notamment ceux de la femme. La question n'était pas à l'ordre du jour ce jeudi 26 novembre, si elle venait à être abordée elle m'intéresserait énormément.

samedi 28 novembre 2015

TRAMWAY DE BORDEAUX- Desserte de l'ouest de Bordeaux-Métropole

L'article du journal "Sud-Ouest" du 27 novembre relatif au fait que la commune du Haillan soit opposée au prolongement de la ligne D pour desservir Saint Médard en Jalles a retenu toute mon attention et m'a rappelé que, lorsqu'il était dans l'opposition, ainsi que lors de la campagne électorale pour les élections communales, l'actuel Maire de Saint Médard en Jalles envisageait le prolongement de la ligne A comme le suggèrent les élus du Haillan alors que maintenant il défend le projet d'extension de la ligne D. Ses arguments à cette époque étaient plus convaincants que ceux qu'il expose actuellement pour préférer l'extension de la ligne D pour desservir Saint Médard en Jalles.
En effet prolonger la ligne A se fera plus rapidement que de prolonger la ligne D dont les travaux du secteur principal n'ont pas encore commencé.
Le pont sur la rocade, ouvrage très coûteux ne se justifie que pour prolonger la ligne A jusqu'à Saint Médard en Jalles et non pas pour ne faire simplement progresser cette ligne que de quelques centaines de mètres, comme c'est le cas actuellement. Cette critique était à l'époque, fort justement, celle de l'actuel Maire de Saint Médard en Jalles.
D'autre part les arguments actuels en faveur de la ligne D sont paraî-ilt économiques, je crains qu'ils ne soient que financiers. L'investissement pour la ligne D sera certes moins important que pour la ligne A mais les zones traversées seront moins peuplées, l'important secteur d'activité des Cinq Chemins ne sera pas desservi et la circulation aux heures de pointes sur la route de Magudas sera toujours extrêmement problématique.                                                                                                Ainsi si l'on rapporte le coût de l'investissement au service rendu, mesuré par la fréquentation exprimée en nombre de passagers/jour, il n'est pas certain que le prolongement de la ligne A soit la plus mauvaise solution.