Bordeaux est l'une des villes de France où la circulation est la plus difficile. La rocade de Bordeaux est un point noir du réseau national.
La mise progressive à deux fois trois voies ne résoudra que partiellement le problème. La principale raison de cet encombrement est la circulation nationale nord-sud, notamment des poids lourds, qui n'ont d'autre solution que d'emprunter la rocade.
Le grand contournement de Bordeaux a fait l'objet d'un long débat avant d'être enterré. Souhaitons que ce projet ressuscite.
Les principaux opposants étaient les écologistes et les viticulteurs.
Les écologistes craignaient en favorisant la circulation automobile d'accroître la pollution. On peut émettre deux objections:
-la première est que si la pollution augmente, et ce n'est pas une certitude, elle concernera un territoire plus étendu et peut donc diminuer près de l'agglomération.
-la deuxième objection est de faire peu de cas des progrès de la technique et de la recherche. Les véhicules automobiles consomment de moins en moins de carburants, un constructeur japonais prévoit même, à l'horizon 2020, de ne plus fabriquer que des véhicules hybrides. D'autre part les énergies renouvelables, si chères aux écologistes, doivent progresser. Pour le stockage de l'énergie ainsi produites, Corinne LEPAGE, ancienne Ministre de l'écologie, dit que l'on a fait de gros progrès et que les recherches sont sur le point d'aboutir, les véhicules électriques gagneront donc en autonomie . On peut donc penser que bientôt l'automobile ne sera plus synonyme de pollution, sans parler des moteurs à hydrogène. Ainsi donc, si on est optimiste pour la part croissante de l'énergie renouvelable dans la satisfaction des besoins énergétiques on doit l'être aussi pour l'importante diminution de la pollution générée par l'automobile.
Pour les viticulteurs, il en va tout autrement. Le récent débat à l'Assemblée Nationale suivi d'un vote sur la modification de la loi EVIN montre la puissance des lobbies des vini-viticulteurs et des alcooliers.
On assiste donc au paradoxe suivant: le projet du grand contournement de Bordeaux se heurte à la fois à ceux qui défendent la pureté de l'air et donc la santé, et à ceux qui défendent leur pré carré contre l'avis quasi général du corps médical.
jeudi 26 novembre 2015
mercredi 25 novembre 2015
JEAN-CLAUDE GUILLEBAUD
Ce texte a été adressé au journal Sud-Ouest sous forme de commentaire
J'attends chaque week-end avec impatience la livraison de "Sud-Ouest Dimanche" pour prendre connaissance de la chronique de Jean-Claude GUILLEBAUD, qui est ma lecture préférée de la semaine.
C'est d'ailleurs à la suite d'une conférence qu'il avait donnée au cinéma "Jean Eustache" à Pessac qu'il m'est venu à l'idée d'écrire des articles pour vous les soumettre. Ce premier article que vous avez acceptez de publier traitait du bénévolat.
Dans le courant de l'année 2016, une autre intervention de Jean-Claude GUILLEBAUD est prévue à Saint Médard en Jalles, au "Carré des Jalles", je ferai tout mon possible pour y assister. C'est dire à quel point j'apprécie ses chroniques et ses analyses qui me paraissent raisonnables, impartiales et qui reflètent la pensée d'un humaniste comme il en existe trop peu actuellement.
Cependant, dimanche dernier, j'ai trouvé que son appréciation sur François HOLLANDE et Laurent FABIUS au sujet de l'Iran était bien sévère en les soupçonnant de vouloir faire échouer les négociations entre ce pays et l'occident. Je pense, sans avoir ses compétences ni ses informations, que la position de la France a permis de renforcer les propositions des puissances occidentales tout en les faisant respecter.
Quoiqu'il en soit, j'attends dimanche prochain toujours avec impatience.
J'attends chaque week-end avec impatience la livraison de "Sud-Ouest Dimanche" pour prendre connaissance de la chronique de Jean-Claude GUILLEBAUD, qui est ma lecture préférée de la semaine.
C'est d'ailleurs à la suite d'une conférence qu'il avait donnée au cinéma "Jean Eustache" à Pessac qu'il m'est venu à l'idée d'écrire des articles pour vous les soumettre. Ce premier article que vous avez acceptez de publier traitait du bénévolat.
Dans le courant de l'année 2016, une autre intervention de Jean-Claude GUILLEBAUD est prévue à Saint Médard en Jalles, au "Carré des Jalles", je ferai tout mon possible pour y assister. C'est dire à quel point j'apprécie ses chroniques et ses analyses qui me paraissent raisonnables, impartiales et qui reflètent la pensée d'un humaniste comme il en existe trop peu actuellement.
Cependant, dimanche dernier, j'ai trouvé que son appréciation sur François HOLLANDE et Laurent FABIUS au sujet de l'Iran était bien sévère en les soupçonnant de vouloir faire échouer les négociations entre ce pays et l'occident. Je pense, sans avoir ses compétences ni ses informations, que la position de la France a permis de renforcer les propositions des puissances occidentales tout en les faisant respecter.
Quoiqu'il en soit, j'attends dimanche prochain toujours avec impatience.
mardi 24 novembre 2015
CHARLIE ET LE BATACLAN
Dans son éditorial du lundi 23 novembre du journal Sud-Ouest, Bruno DIVE fait remarquer à juste titre " qu'après "Charlie Hebdo", le monde politique était uni et les français divisés, après le "Bataclan", les français sont rassemblés et le monde politique se désunit"
L'attitude du monde politique était prévisible à l'approche des élections régionales.
Pour les français cela parait plus compliqué.
Après les attentats de "Charlie Hebdo" deux réflexions expliquaient cette attitude:
-les français ne sont, malheureusement, pas tous prêts à défendre la liberté d'expression .
-les français ne se sentaient pas en insécurité étant persuadés que le risque n'existait que pour ceux s'approchant de certaines cibles potentielles de DAESH.
Après le "Bataclan", personne ne se sent à l'abri, c'est le sentiment de crainte qui gagne la société. Les rassemblements sont justifiés pour montrer notre union face au risque d'attentat, mais j'ai trouvé certaines pancartes brandies du type "même pas peur" mal venues, car je ne crois pas qu'elles expriment réellement la vérité.
L'attitude du monde politique était prévisible à l'approche des élections régionales.
Pour les français cela parait plus compliqué.
Après les attentats de "Charlie Hebdo" deux réflexions expliquaient cette attitude:
-les français ne sont, malheureusement, pas tous prêts à défendre la liberté d'expression .
-les français ne se sentaient pas en insécurité étant persuadés que le risque n'existait que pour ceux s'approchant de certaines cibles potentielles de DAESH.
Après le "Bataclan", personne ne se sent à l'abri, c'est le sentiment de crainte qui gagne la société. Les rassemblements sont justifiés pour montrer notre union face au risque d'attentat, mais j'ai trouvé certaines pancartes brandies du type "même pas peur" mal venues, car je ne crois pas qu'elles expriment réellement la vérité.
JOHNNY S'EN VA-T-EN GUERRE...
Le journal "Sud-Ouest" de ce lundi 23 novembre rapporte les propos de Johnny HALLIDAY "si je n'étais pas chanteur, je prendrais les armes et j'irais les combattre."
A QUE...c'est beau l'engagement par procuration! En dehors du fait qu'il y a bien longtemps qu'il ne doit plus faire partie des réservistes une telle volonté ne pourrait être respectée.
Avec la même logique, chanteur étant un métier comme un autre, en dehors du fait qu'il génère des revenus énormes, tout individu ayant un emploi pourrait à juste titre vouloir mais ne pas pouvoir combattre. Ne resteraient que les chômeurs. Quelle importante armée nous aurions à défaut d'être efficace.
A QUE...c'est beau l'engagement par procuration! En dehors du fait qu'il y a bien longtemps qu'il ne doit plus faire partie des réservistes une telle volonté ne pourrait être respectée.
Avec la même logique, chanteur étant un métier comme un autre, en dehors du fait qu'il génère des revenus énormes, tout individu ayant un emploi pourrait à juste titre vouloir mais ne pas pouvoir combattre. Ne resteraient que les chômeurs. Quelle importante armée nous aurions à défaut d'être efficace.
lundi 23 novembre 2015
IDEOLOGIE ET PRAGMATISME
Certains régimes politiques imposant leur idéologie, souvent dans le sang, ont en général des tentations hégémoniques comme ce fut le cas pour l'URSS, ou isolationnistes comme la Corée du Nord actuellement.
D'autres prônent le pragmatisme quitte à libéraliser ce qui devrait être du ressort de l'Etat, comme l'Angleterre, ou à traiter un mal, le chômage, en proposant des salaires indécents comme l'Allemagne.
Ces deux termes, pragmatisme et idéologie, bien qu'apparemment antagonistes doivent cohabiter pour que la politique d'un pays soit équilibrée. C'est souvent le cas dans les pays scandinaves et c'est aussi ce qu'essaie de faire, en général, la France en penchant tantôt d'un coté, tantôt de l'autre, mais en ne faisant pas toujours les bons choix entre ce qui doit faire appel au pragmatisme et ce qui doit être empreint d'idéologie.
Prenons deux exemples:
-Les relations avec la Russie: l'idéologie qui consistait, à juste titre, à désapprouver la politique de Vladimir Poutine vis à vis de l'Ukraine et de la Crimée a complètement occulté le nécessaire pragmatisme dont il fallait faire preuve pour éradiquer DAESH et ses actions terroristes par un accord avec la Russie
-Les relations avec l'Arabie Saoudite: le pragmatisme a conduit à commercer avec ce pays pour en tirer des avantages certains bien que ce soit une dictature religieuse, ainsi qu'avec le Qatar , pour les mêmes raison, alors que l'un et l'autre soutiennent DAESH politiquement et financièrement. Un peu plus de respect de notre éthique aurait dû nous faire faire appel plus à notre idéologie qu'à notre pragmatisme.
Ainsi une bonne politique doit associer idéologie et pragmatisme, encore faut-il ne pas se tromper, et le résultat obtenu dépend du bon dosage de ces deux "ingrédients" face aux problèmes que l'on rencontre. Chaque fois la question mérite d'être posée.
D'autres prônent le pragmatisme quitte à libéraliser ce qui devrait être du ressort de l'Etat, comme l'Angleterre, ou à traiter un mal, le chômage, en proposant des salaires indécents comme l'Allemagne.
Ces deux termes, pragmatisme et idéologie, bien qu'apparemment antagonistes doivent cohabiter pour que la politique d'un pays soit équilibrée. C'est souvent le cas dans les pays scandinaves et c'est aussi ce qu'essaie de faire, en général, la France en penchant tantôt d'un coté, tantôt de l'autre, mais en ne faisant pas toujours les bons choix entre ce qui doit faire appel au pragmatisme et ce qui doit être empreint d'idéologie.
Prenons deux exemples:
-Les relations avec la Russie: l'idéologie qui consistait, à juste titre, à désapprouver la politique de Vladimir Poutine vis à vis de l'Ukraine et de la Crimée a complètement occulté le nécessaire pragmatisme dont il fallait faire preuve pour éradiquer DAESH et ses actions terroristes par un accord avec la Russie
-Les relations avec l'Arabie Saoudite: le pragmatisme a conduit à commercer avec ce pays pour en tirer des avantages certains bien que ce soit une dictature religieuse, ainsi qu'avec le Qatar , pour les mêmes raison, alors que l'un et l'autre soutiennent DAESH politiquement et financièrement. Un peu plus de respect de notre éthique aurait dû nous faire faire appel plus à notre idéologie qu'à notre pragmatisme.
Ainsi une bonne politique doit associer idéologie et pragmatisme, encore faut-il ne pas se tromper, et le résultat obtenu dépend du bon dosage de ces deux "ingrédients" face aux problèmes que l'on rencontre. Chaque fois la question mérite d'être posée.
dimanche 22 novembre 2015
HERITAGE DETTE ET PATRIMOINE
On entend dire et on lit régulièrement que notre génération va laisser une dette importante à ses enfants.
A y regarder de plus près, je me suis rendu compte que la dette de l'Etat français s'élevait à un peu plus de 2000 milliards d'euros alors que le patrimoine des français est de plus de 10000 milliards d'euros, représenté pour les 4/5 par les avoirs immobiliers et pour 1/5 par l'épargne.
Ainsi laisserons nous à nos enfants un patrimoine cinq fois supérieur à la dette que nous leur transmettrons. Est-ce aussi inconfortable que cela? Mais en raisonnant soit sur la globalité, soit sur la moyenne d'une donnée on oublie les extrêmes, c'est à dire dans ce cas les plus démunis qui ne recevront rien en héritage et qui devront supporter la dette, et les plus riches à qui le remboursement de cette dette sera plus facile et indolore ou qu'ils en seront épargnés suivant les modalités qui seront alors imaginées.
Nous voilà de nouveau confrontés au phénomène de la répartition des richesses. Il est inadmissible d'être pauvre dans un pays riche même si l'on accepte que le patrimoine global des français ne soit pas parfaitement et également partagé. Le mérite doit être récompensé, mais la distorsion énorme dans la répartition des richesses n'est pas acceptable.
A y regarder de plus près, je me suis rendu compte que la dette de l'Etat français s'élevait à un peu plus de 2000 milliards d'euros alors que le patrimoine des français est de plus de 10000 milliards d'euros, représenté pour les 4/5 par les avoirs immobiliers et pour 1/5 par l'épargne.
Ainsi laisserons nous à nos enfants un patrimoine cinq fois supérieur à la dette que nous leur transmettrons. Est-ce aussi inconfortable que cela? Mais en raisonnant soit sur la globalité, soit sur la moyenne d'une donnée on oublie les extrêmes, c'est à dire dans ce cas les plus démunis qui ne recevront rien en héritage et qui devront supporter la dette, et les plus riches à qui le remboursement de cette dette sera plus facile et indolore ou qu'ils en seront épargnés suivant les modalités qui seront alors imaginées.
Nous voilà de nouveau confrontés au phénomène de la répartition des richesses. Il est inadmissible d'être pauvre dans un pays riche même si l'on accepte que le patrimoine global des français ne soit pas parfaitement et également partagé. Le mérite doit être récompensé, mais la distorsion énorme dans la répartition des richesses n'est pas acceptable.
samedi 21 novembre 2015
LE TRAITEMENT DES FONCTIONNAIRES
Emmanuel MACRON a proposé de rémunérer les fonctionnaires au mérite en fonction des notes que leurs supérieurs leurs attribueraient.
Ce n'est pas un scoop. Les fonctionnaires sont notés au cours d'entretiens d'évaluation, et leur avancement dépend théoriquement de leurs notes, c'est à dire qu'ils progressent plus ou moins vite dans leur carrière en ayant des "avancements à l'ancienneté", "au choix", "au grand choix" et plus rarement des "retard à l'avancement". Notre Ministre ignore peut-être comment se pratique les notations. La quasi totalité des fonctionnaires est notée entre 19 et 20, et il faut parfois regarder la deuxième décimale de la note pour essayer de percevoir une différence entre deux agents.
Mais plus grave que cela, l'utilisation de la notation peut avoir des effets secondaires très pervers. Lorsqu'un fonctionnaire demande une mutation, ses vœux sont d'autant plus vite exhaussés qu'il est bien noté. Ainsi, la meilleure manière de se débarrasser dans un service d'un agent remplissant mal sa fonction est de bien le noter pour que ses vœux de départ soient le plus vite possible réalisés, le service d'accueil croyant recruter un excellent agent est donc demandeur.
Il serait bon que le notateur ayant de telles pratiques soit lui même sanctionné par sa hiérarchie.
D'autre part, point n'est besoin, à l'heure où on remet en cause les notes chiffrées en milieu scolaire, de chercher une telle précision dans le cadre de la notation de personnel adulte. Cinq lettres de "A" à "E" suffisent pour exprimer son opinion sur la qualité d'un service rendu et sur le degré d'investissement d'un agent.
Je pense, par ailleurs, qu'il faut avoir des critères objectifs d'appréciation des résultats pour juger les performances d'un agent, qu'il fasse partie indistinctement du service public ou du secteur privé, en évitant scrupuleusement, pour les fonctionnaires, que l'aspect financier soit le seul instrument de mesure du mérite, car, tout compte fait, si un service public dégage des bénéfices il sera vite transféré au privé , ce qui rend très problématique pour un agent de l'état de travailler dans le secteur concurrentiel.
Ce n'est pas un scoop. Les fonctionnaires sont notés au cours d'entretiens d'évaluation, et leur avancement dépend théoriquement de leurs notes, c'est à dire qu'ils progressent plus ou moins vite dans leur carrière en ayant des "avancements à l'ancienneté", "au choix", "au grand choix" et plus rarement des "retard à l'avancement". Notre Ministre ignore peut-être comment se pratique les notations. La quasi totalité des fonctionnaires est notée entre 19 et 20, et il faut parfois regarder la deuxième décimale de la note pour essayer de percevoir une différence entre deux agents.
Mais plus grave que cela, l'utilisation de la notation peut avoir des effets secondaires très pervers. Lorsqu'un fonctionnaire demande une mutation, ses vœux sont d'autant plus vite exhaussés qu'il est bien noté. Ainsi, la meilleure manière de se débarrasser dans un service d'un agent remplissant mal sa fonction est de bien le noter pour que ses vœux de départ soient le plus vite possible réalisés, le service d'accueil croyant recruter un excellent agent est donc demandeur.
Il serait bon que le notateur ayant de telles pratiques soit lui même sanctionné par sa hiérarchie.
D'autre part, point n'est besoin, à l'heure où on remet en cause les notes chiffrées en milieu scolaire, de chercher une telle précision dans le cadre de la notation de personnel adulte. Cinq lettres de "A" à "E" suffisent pour exprimer son opinion sur la qualité d'un service rendu et sur le degré d'investissement d'un agent.
Je pense, par ailleurs, qu'il faut avoir des critères objectifs d'appréciation des résultats pour juger les performances d'un agent, qu'il fasse partie indistinctement du service public ou du secteur privé, en évitant scrupuleusement, pour les fonctionnaires, que l'aspect financier soit le seul instrument de mesure du mérite, car, tout compte fait, si un service public dégage des bénéfices il sera vite transféré au privé , ce qui rend très problématique pour un agent de l'état de travailler dans le secteur concurrentiel.
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