jeudi 5 novembre 2015

ETE INDIEN

Est-ce le beau temps actuel propice au repos et au farniente qui fait souffler dans les couloirs du pouvoir ce vent de dilettantisme et d'amateurisme?
Des décisions qui, en principe, devraient être murement réfléchies ont au cours de la même journée été présentées et retirées.
Il s'agit de l'aide aux collectivités locales,
             de l'allocation aux étudiants,
             de l'allocation aux handicapés,
             des impôts locaux.
S'agissant toujours de mesures restrictives ces décisions touchent les classes les plus faibles, notre Premier Ministre s'est, un peu tard, rendu compte que ses fréquentes dérives droitières  étaient dangereuses à l'approche des élections régionales, ce qui l'a conduit à un remarquable rétropédalage pour essayer d'apporter une touche gauchisante à ses propositions.
Jean Luc MELANCHON avait qualifié notre Président de "capitaine de pédalo", il ne savait pas que ce dernier allait avoir deux places et qu'il serait équipé d'une marche arrière.

mercredi 4 novembre 2015

L'ETAT FACE AU CORPORATISME ET AU COMMUNAUTARISME

Deux événements récents qui ne semblent n' avoir aucun point commun m'inquiètent pour des raisons analogues.
Il s'agit d'une part des manifestations de la communauté des gens du voyage et, d'autre part du procès du docteur Nicolas BONNEMAISON
Dans le premier cas les gens du voyage ont manifesté à deux reprises pour que l'Etat respecte leur tradition en libérant un repris de justice pour assister à des obsèques. Lors de la première manifestation leur cause a été entendue sous la pression de la violence. Lors de la deuxième manifestation une intervention, bien modérée des forces de l'ordre a essayé de faire face à une extrême violence sans arriver à la contenir, pour se terminer par "un impressionnant mouvement de menton du Premier Ministre". Il paraît même que les obsèques à l'origine de cette dernière manifestation n'ont toujours pas eu lieu.
Le communautarisme à fait plier la force publique et a remis en cause les décisions de justice.
Dans le deuxième cas le docteur Nicolas BONNEMAISON, bien qu'acquitté en première instance, a  été avant son procès rayé de l'Ordre des Médecins. Après appel du ministère public, et non pas des plaignants, il a été condamné à deux ans de prison avec sursis ce qui pourrait s'apparenter, selon moi, sur le plan professionnel à un blâme ou au plus à une interdiction provisoire d'exercer sa profession.
Ainsi l'Ordre des Médecins, instance corporatiste s'il en est a pris très tôt une décision de radiation, sans la remettre en question après qu'en première instance aucune faute n'ait été reconnue de la part du docteur Nicolas BONNEMAISON.
La corporation a outrepassé en sévérité la décision de justice.
Fat-il utiliser la force et la violence pour se faire entendre et ne pas être un bouc émissaire pour éviter d'énormes désagréments conduisant à une tentative de suicide afin que les décisions de justice prévalent sur les comportements communautaires ou corporatistes.

mardi 3 novembre 2015

LA PENSEE UNIQUE

Je savais qu'il ne faisait pas bon sous peine de passer pour passéiste ou rétrograde de transgresser en politique la "pensée unique" actuelle.
Quelle ne fut pas ma surprise de voir que ce mal sévissait aussi dans le domaine technique. Ainsi, Philippe VERDIER le Monsieur météo de la" 2" a été licencié pour avoir sur un ouvrage paru récemment mis en doute les conclusions des experts sur l'évolution du climat.
Etre climato-sceptique serait donc une faute professionnelle. Nous voila bientôt revenu au 17° siècle lors de la condamnation de GALILEE !
Qu'on ne s'y trompe pas, je ne porte pas de jugement sur la justesse du raisonnement mais sur le fait qu'une expression dérangeante est condamnable.

dimanche 1 novembre 2015

CHANGER LE MODE DE SCRUTIN

 Dans le cadre des sondages relatifs à la prochaine élection présidentielle, si rien ne change, les trois principaux candidats recueilleront une majorité d'opinions défavorables. Avec le mode de scrutin actuel, issu de la Constitution de la 5° République, l'heureux élu aura pourtant la majorité absolue, c'est à dire plus de 50% des suffrages exprimés.
Résultat: -Elu par plus de la moitié des suffrages exprimés.
               -Refusé par la majorité des électeurs
Serait-ce là la limite de l'exercice démocratique?
Pourquoi ne prévoirait-on pas un premier tour pour éliminer certains candidats en demandant aux électeurs d'exprimer leur refus et non leur choix? Les candidats recueillant plus de 50% de votes négatifs seraient éliminés de la suite de la compétition. Ce serait en quelque une élection primaire générale ouverte à tous pour tous les candidats qui ne seraient pas nécessairement présentés par leur parti.
Ceux qui auraient passé ce cap, s'ils sont plus de deux, participeraient à un deuxième tour pour désigner les deux postulants pouvant s'affronter au troisième tour.
Bien sûr, s'il n'y a que deux candidats ayant obtenu moins de 50% de refus au premier tour, cette phase intermédiaire de l'élection serait supprimée et, s'il n'y a qu'un candidat franchissant le cap du premier tour il serait immédiatement déclaré élu.
Je pense qu'avec un tel mode de scrutin il y aurait moins d'abstention et le Président de la République serait choisi d'une manière positive pour ses qualités et ses propositions et non pas d'une manière négative par refus du candidat malheureux comme ce fût le cas en 2007 et 2012.
En 2017, telles que les choses ont l'air de se présenter, avec des candidats suscitant pour le moment un tel refus, deux risques majeurs sont à craindre:
             - Enorme taux d'abstention
             - Cohabitation dès le début du mandat présidentiel, car ce sera lors des élections législatives qui suivront que les électeurs pourront alors exprimer leur mécontentement.

mardi 27 octobre 2015

J'AI PEUR.

Les conférences et les écrits de Laurent ALEXANDRE, les textes de Joël de ROSNAY et de Jacques ATTALI au sujet des biotechnologies m'inquiètent énormément.
Intervenir sur le génome humain, créer des membres artificiels commandés par le cerveau ainsi que des immunités contre des maladies génétiques par intervention sur les gènes humains est certes un progrès pour la médecine. Envisager de rendre l'homme immortel comme cherche à le faire Google, et prévoir à brève échéance une espérance de vie de 200 à 400 ans est inquiétant. Créer la vie à partir de corps inertes conduisant à l'apparition de robots surhumains élaborant eux mêmes leur énergie vitale est pour moi proprement terrifiant.
Je sais bien que depuis la nuit des temps toute découverte a eu des aspects positifs mais a aussi été à l'origine  de risques par l'utilisation du progrès à des fins destructrices. Le feu a généré des incendies mais il a surtout permis de cuire les aliments, de travailler les métaux, d'améliorer les techniques de la poterie etc., la radioactivité guérit certains cancers et a permis depuis longtemps, comme la radioscopie, d'améliorer les moyens d'investigation, mais elle a aussi permis de créer la bombe atomique.
Jusqu'à présent l'aspect positif des découvertes a largement dépassé les aspects négatifs, c'est pour cela que l'on parle de progrès, mais jamais de tels risques que ceux évoqués ci dessus n'ont existé. Le moment est venu où l'homme risque d'être dépassé par ce qu'il crée, ce ne sont plus des outils. Il faudra une prise de conscience de toute l'humanité et que la parole des Sages puisse être entendue et respectée pour que l'éthique soit au centre des préoccupations humaines.
La société actuelle semble s'emballer en oubliant de respecter l'homme. Il suffit de regarder la répartition des richesses sur terre, il parait, d'après Monique PINCON-CHARLOT, que le cumul des 85 plus grosses fortunes au monde est équivalente aux possessions cumulées de la moitié de l'humanité la plus pauvre
Ceux qui tolèrent un tel état de fait sauront-ils devenir plus raisonnables en se rendant compte qu'eux mêmes, les plus puissants seront aussi à la merci de leurs inventions?
Pour terminer cette note sur une réflexion un peu plus gaie qui viendra tempérer le pessimisme qu'elle inspire, je citerai cette boutade: Un homme demande à un chercheur qui a mis au point ce surhomme qu'est ce robot doté d'intelligence artificielle: "Et dans tout ça est-ce que Dieu existe?" réponse "Maintenant oui"

jeudi 22 octobre 2015

REMBOURSEMENT DES FRAIS MEDICAUX

Actuellement en France la Sécurité Sociale obligatoire dont le budget est alimenté par les employeurs et les employés ne couvre qu'une partie des remboursements des soins et est régulièrement en déficit.
Pour pouvoir correctement se soigner une Mutuelle non obligatoire  est indispensable. Les caisses complémentaires, que je sache, ne sont pas en déficit et, j'ai même lu, sans pouvoir le vérifier, que le bénéfice de ces caisses serait au moins égal au déficit de la sécurité sociale.
Ce système est la cause de beaucoup de complications et d'injustices.
- Certains ne peuvent pas se payer une Mutuelle et, bien sûr, n'ont pas les moyens de se soigner correctement puisque pour eux de ce fait les soins coûtent plus cher.
- Les remboursements des frais médicaux nécessitent plusieurs structures ce qui fait que les mêmes dossiers sont traités à deux reprises par deux organismes différents, la Sécurité Sociale se chargeant d'une partie fixe du remboursement et les Mutuelles d'une partie complémentaire variable suivant la couverture choisie par les patients, ce système conduit, tout compte fait à l'existence de double emplois.
Ne serait-il pas possible d'envisager pour une seule cotisation comprenant à la fois les prélèvements obligatoires de la Sécurité Sociale et les primes versées aux Mutuelles de créer un "grand service national de remboursement des soins médicaux" alimenté par exemple par une augmentation de la C.S.G. Que le personnel de ce service se charge du remboursement de la totalité des dépenses de santé  ou qu'il n'assure comme actuellement qu'une partie des remboursements ne devrait pas nécessiter une forte augmentation des effectifs.
Ce projet permettrait aussi d'éviter les complications du tiers payant que les médecins refusent à juste titre d'avancer aux patients en raison de la lourdeur des taches administratives causées par l'abondance des Mutuelles. La totalité des soins serait alors payée par cette nouvelle structure aux  médecins dont les actes seraient validés par la carte vitale .
En faisant cette proposition je sais bien qu'il n'y a aucune chance que cela ait lieu. Le sacro saint budget de l'Etat serait encore en augmentation alors que les gouvernements successifs  ont plutôt tendance à prendre une tout autre orientation en désengageant de plus en plus la Sécurité Sociale de ce pourquoi elle a été créée. Le budget de la santé de chaque ménage va augmenter, les mutuelles et assurances privées vont en profiter et, cela parait être une priorité, le budget de l'état n'en sera pas affecté il se portera même plutôt mieux, tout en laissant croitre les inégalités face aux aléas de la santé

dimanche 18 octobre 2015

RETRAITES

L'état des finances des caisses de retraites complémentaires conduit à des débats stériles qui font que certains quittent la table des négociations alors que d'autres essaient de réparer des dégâts ou des manques de prévoyance avec des artifices qui ne sauraient régler pour très longtemps les problèmes posés.
Ne se trompe-t-on pas d'hypothèse de réflexion lorsqu'on aborde le problème des retraites en croyant le régler par une différence d'âge de départ ou de durée de cotisation pour essayer d'apporter un peu de justice dans la compensation de la pénibilité engendrée par une longue carrière difficile.
Tout le monde constate que suivant la pénibilité du travail accompli, l'espérance de vie est très variable, alors pour toute réparation, pour les métiers les plus durs on essaie de garantir une espérance de vie après le départ en retraite à peu près convenable. On accepte donc, par principe, que certains aient, en raison de leur travail, une espérance de vie plus courte que d'autres. N'y a-t-il pas là quelque chose de choquant?
Et si l'on posait les deux hypothèses suivantes:
- Essayer de donner à chacun une même espérance de vie
- Essayer de donner à chacun une espérance de vie de retraité équivalente
La première conclusion qui en découle est la suivante: l'âge de départ possible à la retraite sera le même pour tous.
Mais alors comment faire pour que chacun ait la même espérance de vie? Certainement pas en abaissant pour certains l'âge de départ à la retraite, mais en agissant sur plusieurs paramètres parmi lesquels: - mettre au point le plus d'outils possible pour diminuer la pénibilité du travail et non pas pour accroitre la productivité
               - diminuer la durée hebdomadaire du travail proportionnellement à la pénibilité
               - prévoir pour les travaux difficiles de longs moments de repos
               - reconvertir à partir d'un certain âge les travailleurs dans des taches plus confortables
               - donner au cours de la carrière, à partir d'un certain âge, la possibilité d'avoir le choix, lors d'une promotion entre une diminution de la durée du travail ou une augmentation de salaire.
J'ai conscience que cela est certainement très compliqué mais on ne peut réparer par des mesurettes des comportements et des solutions qui ont trop longtemps refusé d'aborder le problème en voulant sérieusement le traiter.
Un autre point, et non des moindres, est de connaître le montant dont peuvent disposer les caisses de retraites. Les travailleurs doivent-ils se "débrouiller" entre  eux ou doit-on chercher ailleurs quelques ressources complémentaires comme des prélèvements sur les mouvements de capitaux ou les dividendes des actipnnaires                                                                                                                                               C'est un choix de société.Je crains que personne, ou presque, ne le porte lors des prochaines échéances électorales sans prendre conscience du risque que cela comporte.
On ne peut demander indéfiniment aux plus démunis de s'arranger entre eux sans faire appel à la solidarité des possédants en évitant le risque d'une explosion sociale. Je crains aussi que le problème ne soit pas de savoir si cette explosion aura lieu mais quand elle aura lieu.