Un accord a été trouvé pour éviter que la Grèce ne sorte de l'Euro, c'est une excellente nouvelle mais à quel prix pour les Grecs?
Politiquement, chaque partie face à son parlement sera conforté dans ses décisions.
En Grèce les partisans du oui au référendum accepterons les accords, en France l'ex UMP en fera de même, en Allemagne Angela MERKEL n'a rien à craindre. Finalement les plus satisfaits sont souvent les opposants aux régimes en place.
Pour les mécontents, ou pour le moins les dubitatifs, ce n'est pas l'accord qui est à regretter mais c'est son contenu. Il est demandé à la Grèce après le référendum refusant l'austérité, plus d'austérité encore qu'il ne lui en était demandée avant le référendum.
Pour qu'un accord, aussi difficile soit-il a obtenir, soit solide, il faut que chaque partie ressorte la tête haute des négociations. Ce n'est pas le cas, les efforts demandés à la Grèce sont plus douloureux que ceux qui n'ont pas été acceptés par les français. Il n'est jamais sain qu'un pays soit humilié, rappelons nous le traité de Versailles!
Les pays de l'Europe du nord ne pourront jamais transformer les esprits et les comportements des européens du sud. L'Europe pour être acceptée de tous doit tenir compte des différentes approches des pays qui la constituent.
Chaque pays a ses racines et son histoire qu'il ne faut surtout pas oublier. La rigueur protestante du nord ne peut être imposée à la culture catholique du sud et il faut se rappeler les liens entre la Russie de Vladimir POUTINE et la Grèce, via l'église orthodoxe, qui ont déjà été activés par Alexis TSIPRAS lors d'une visite à Moscou et par Vladimir POUTINE en voulant faire profiter la Grèce de tarifs préférentiels pour la fourniture d'énergie.
La Grèce doit rester en Europe, elle y est entrée avant l'Espagne et le Portugal, elle constitue notre sentinelle orientale, elle doit se réformer sans être humiliée.
Si en chemin ses réformes pouvaient servir d'exemple pour rendre l'Europe un peu plus sociale elle pourrait devenir un modèle. J'arrête de rêver un pays n'y suffira pas.
lundi 13 juillet 2015
vendredi 10 juillet 2015
G.P.A.
Il y a une trentaine d'année nous avons assisté, sans vraiment nous en rendre compte, à la plus importante expérience de G.P.A. EUROPE a été la mère porteuse pour le couple THATCHER-REAGAN. Mais curieusement c'est la mère porteuse qui a gardé les nombreux bébés, si bien que les parents d'EUROPE, Jean MONET et Robert SCHUMAN, ne reconnaîtraient pas leurs petits enfants. Tout se passe comme si l'Organisme des descendants s'était trouvé Génétiquement Modifié. Le gène S (social) a disparu et a été remplacé par le gène F (finance).
EUROPE, bonne mère, a ensuite adopté de nombreux enfants qui souvent n'avaient aucune ressemblance avec les six premiers dont elle était la mère génétique, mais, curieusement parmi ces enfants adoptés une fille, HELLENE, avait eu sa place, et non des moindres sur l'arbre généalogique d'EUROPE.
HELLENE avait de gros défauts, elle était dépensière, inorganisée, désordonnée mais avait une qualité rare, héritée d'une de ses sœurs SOPHIE, la sagesse, malheureusement aujourd'hui disparue.
Ne rejetons pas les enfants dissipés, essayons de valoriser leurs qualités et nous serons d'accord pour espérer garder dans notre famille une place à la Grèce Pour l'Avenir.
EUROPE, bonne mère, a ensuite adopté de nombreux enfants qui souvent n'avaient aucune ressemblance avec les six premiers dont elle était la mère génétique, mais, curieusement parmi ces enfants adoptés une fille, HELLENE, avait eu sa place, et non des moindres sur l'arbre généalogique d'EUROPE.
HELLENE avait de gros défauts, elle était dépensière, inorganisée, désordonnée mais avait une qualité rare, héritée d'une de ses sœurs SOPHIE, la sagesse, malheureusement aujourd'hui disparue.
Ne rejetons pas les enfants dissipés, essayons de valoriser leurs qualités et nous serons d'accord pour espérer garder dans notre famille une place à la Grèce Pour l'Avenir.
jeudi 9 juillet 2015
JUNKER vs TSIPRAS ( suite à mon blog du 09/02/2015)
Comment interpréter la petite tape amicale de Jean Claude Junker sur la joue d'Alexis Tsipras qui a fait il y a quelques jours le tour des télévisions?
Voilà ma version: viens donc dans notre club qui à encore quelques efforts à faire pour être indiscutablement ultra libéral. Tu verras l'argent des armateurs entre plus facilement dans les caisses des paradis fiscaux que dans les trésors nationaux, il n'est même pas utile de le demander.
L'image de cette tape était d'une indécente condescendance.
Voilà ma version: viens donc dans notre club qui à encore quelques efforts à faire pour être indiscutablement ultra libéral. Tu verras l'argent des armateurs entre plus facilement dans les caisses des paradis fiscaux que dans les trésors nationaux, il n'est même pas utile de le demander.
L'image de cette tape était d'une indécente condescendance.
mardi 7 juillet 2015
REFERENDUM GREC -risque de contagion ou éradication?-
Lors de l'émission "C' dans l'air" du lundi 6 juin, à laquelle participaient Marc FIORENTINO et Philippe DESSERTINE, et traitant du référendum grec, en dehors des banalités de droite et de gauche, plus ou moins objectives, deux réflexions ont particulièrement retenu mon attention.
A la question: si tous les pays organisaient un référendum comme la Grèce quels seraient les résultats? Réponse: c'est trop risqué notamment en FRANCE où il y aurait certainement plus de "non" qu'on ne le pense. Donc: risque de contagion.
A l'autre question que l'on poserait à l'ensemble des électeurs européens: doit-on laisser la Grèce sortir de l'euro et ne pas continuer à financer ses déficits? La réponse risque d'être favorable à la sortie de l'euro. Donc: risque d'éradication.
Que ne faut-il pas éviter de faire pour préserver cette Europe, dont Valéry GISCARD D'ESTAING répète sans cesse qu'elle est monétaire et économique, en oubliant de préciser qu'elle est surtout devenue financière, et éviter qu'elle ne soit contaminée par quelque velléité sociale;
A la question: si tous les pays organisaient un référendum comme la Grèce quels seraient les résultats? Réponse: c'est trop risqué notamment en FRANCE où il y aurait certainement plus de "non" qu'on ne le pense. Donc: risque de contagion.
A l'autre question que l'on poserait à l'ensemble des électeurs européens: doit-on laisser la Grèce sortir de l'euro et ne pas continuer à financer ses déficits? La réponse risque d'être favorable à la sortie de l'euro. Donc: risque d'éradication.
Que ne faut-il pas éviter de faire pour préserver cette Europe, dont Valéry GISCARD D'ESTAING répète sans cesse qu'elle est monétaire et économique, en oubliant de préciser qu'elle est surtout devenue financière, et éviter qu'elle ne soit contaminée par quelque velléité sociale;
lundi 29 juin 2015
PHILOSIPHIE
Un article d'Emmanuel DAVIDENKOFF publié par "l'Express" du 24 au 30 juin 2015 intitulé "Leçons de philosophie" a retenu toute mon attention.
J'ai, dans un précèdent article exprimé que dans toutes les formations, y compris l'apprentissage, la philosophie devait être enseignée car elle apprend à réfléchir, elle développe l'esprit critique et, en un mot, permet à l'homme d'éviter d'être un "mouton" perméable à toutes les idées simples et souvent fausses assénées par ceux qui veulent prendre le pouvoir.
Ainsi Emmanuel DAVIDENKOFF affirme que la philosophie "ne vise pas à engranger des connaissances explicitement circonscrites, mais à acquérir une méthode et à tenter de (se) construire une liberté de pensée"
Il différencie la philosophie des autres matières car le programme d'enseignement exprime clairement le fait que les "exigences associées à la dissertation....se ramènent à la demande faite à l'élève d'assumer de manière personnelle et entière la responsabilité de la construction et du détail de son propos" alors que dans les autres matières on demande aux élèves de connaître les programmes et "d'être capable, le jour venu, de convoquer ces connaissances afin de prouver qu'il les ont, sinon comprises, du moins apprises"
La conclusion de l'article est on ne peut plus claire: "Le contenu des programmes devrait la (philosophie) placer au cœur de leurs préoccupations afin d'irriguer l'ensemble des disciplines y compris dans la voie professionnelle."
Son vœu le plus cher paraît être de former des hommes capables de réfléchir sereinement et de se forger en toute responsabilité une opinion personnelle, quelque soit leur formation.
Est-ce le vœu de nos dirigeants?
N'oublions pas qu'un certain homme politique auquel une majorité de français se réfère avait au milieu du siècle dernier dit que les français étaient des veaux. Est-ce toujours vrai un demi siècle plus tard? Si oui il est grand temps de faire quelque chose.
J'ai, dans un précèdent article exprimé que dans toutes les formations, y compris l'apprentissage, la philosophie devait être enseignée car elle apprend à réfléchir, elle développe l'esprit critique et, en un mot, permet à l'homme d'éviter d'être un "mouton" perméable à toutes les idées simples et souvent fausses assénées par ceux qui veulent prendre le pouvoir.
Ainsi Emmanuel DAVIDENKOFF affirme que la philosophie "ne vise pas à engranger des connaissances explicitement circonscrites, mais à acquérir une méthode et à tenter de (se) construire une liberté de pensée"
Il différencie la philosophie des autres matières car le programme d'enseignement exprime clairement le fait que les "exigences associées à la dissertation....se ramènent à la demande faite à l'élève d'assumer de manière personnelle et entière la responsabilité de la construction et du détail de son propos" alors que dans les autres matières on demande aux élèves de connaître les programmes et "d'être capable, le jour venu, de convoquer ces connaissances afin de prouver qu'il les ont, sinon comprises, du moins apprises"
La conclusion de l'article est on ne peut plus claire: "Le contenu des programmes devrait la (philosophie) placer au cœur de leurs préoccupations afin d'irriguer l'ensemble des disciplines y compris dans la voie professionnelle."
Son vœu le plus cher paraît être de former des hommes capables de réfléchir sereinement et de se forger en toute responsabilité une opinion personnelle, quelque soit leur formation.
Est-ce le vœu de nos dirigeants?
N'oublions pas qu'un certain homme politique auquel une majorité de français se réfère avait au milieu du siècle dernier dit que les français étaient des veaux. Est-ce toujours vrai un demi siècle plus tard? Si oui il est grand temps de faire quelque chose.
mercredi 24 juin 2015
AVIS A LA POPULATION
Avant les prochaines élections rappelez-vous la pensée profonde de Marion Maréchal-Le Pen rapporté par le journal Sud-Ouest du 23 juin: "Je ne comprends pas cette obsession en France pour la République. Pour moi la République ne prime pas sur la France". A moins qu'elle souhaite le retour de la Royauté ou l'avènement du Communisme que reste-t-il à part la Dictature .
mardi 23 juin 2015
DUREE HEBDOMADAIRE DU TEMPS DE TRAVAIL
A l'heure où les idées pleuvent pour trouver un moyen d'accroître la durée hebdomadaire du temps de travail sans avoir l'air de toucher à "la semaine de 35 heures" par crainte de grave conflit social il est réconfortant de voir s'élever à gauche comme à droite des voies qui prônent le passage à " la semaine de 32 heures"
Tout d'abord un constat objectif montre qu'étant donné l'importance du problème du chômage la durée moyenne hebdomadaire du temps de travail en France est largement inférieure à 35 heures;
- Pierre LARROUTUROU ( Nouvelle Donne) propose la semaine de 32 h.
- Gilles de ROBIEN (ancien ministre de droite) avait favorisé la semaine de 4 jours à la MACIF, chez Fleury-Michon et à Télérama
- E.E.L.V. inscrivait la semaine de 32 h. à son programme en 2012
- Laura SLIMANI en faisait de même au nom des Jeunes Socialistes Européens
- Philippe MARTINEZ (C.G.T.) a le même discours
- Manuela SCHWESIG ministre d'Angela MERKEL défend la même idée
- Carlos SLIM homme d'affaires mexicain, magnat des télécommunications défend la semaine de 33 h en 3 jours, il est vrai avec la retraite à 70 ans.
- Larry PAGE (Google) dit que c'est le sens de l'histoire de même que Jeremy RIFKIN essayiste américain spécialiste de prospective.
Ajoutons à cela que certaines entreprises ont reconnu, lors du passage aux 35 h, que la remise en cause de leurs habitudes de travail et des process de production avait vu leur productivité améliorée.
C'est la première fois que l'on essaie de remettre en cause la réduction du temps de travail alors que nous n'avons jamais connu un tel progrès dans l'efficacité des outils de production. La question est simplement de savoir à qui profite ce gain potentiel de productivité.
L'outil doit-il libérer l'homme ou l'asservir?
Tout d'abord un constat objectif montre qu'étant donné l'importance du problème du chômage la durée moyenne hebdomadaire du temps de travail en France est largement inférieure à 35 heures;
- Pierre LARROUTUROU ( Nouvelle Donne) propose la semaine de 32 h.
- Gilles de ROBIEN (ancien ministre de droite) avait favorisé la semaine de 4 jours à la MACIF, chez Fleury-Michon et à Télérama
- E.E.L.V. inscrivait la semaine de 32 h. à son programme en 2012
- Laura SLIMANI en faisait de même au nom des Jeunes Socialistes Européens
- Philippe MARTINEZ (C.G.T.) a le même discours
- Manuela SCHWESIG ministre d'Angela MERKEL défend la même idée
- Carlos SLIM homme d'affaires mexicain, magnat des télécommunications défend la semaine de 33 h en 3 jours, il est vrai avec la retraite à 70 ans.
- Larry PAGE (Google) dit que c'est le sens de l'histoire de même que Jeremy RIFKIN essayiste américain spécialiste de prospective.
Ajoutons à cela que certaines entreprises ont reconnu, lors du passage aux 35 h, que la remise en cause de leurs habitudes de travail et des process de production avait vu leur productivité améliorée.
C'est la première fois que l'on essaie de remettre en cause la réduction du temps de travail alors que nous n'avons jamais connu un tel progrès dans l'efficacité des outils de production. La question est simplement de savoir à qui profite ce gain potentiel de productivité.
L'outil doit-il libérer l'homme ou l'asservir?
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