mercredi 3 juin 2015

LE NOUVEAU STADE DE BORDEAUX

Le nouveau stade de Bordeaux est un remarquable ouvrage d'art mis à la disposition d'équipes professionnelles et de spectacles privés.
Bien des discussions ont eu lieu sur la nécessité d'un nouveau stade, sur sa situation et notamment sur son financement. Aux deux premières questions mises en débat, je pense que la réponse doit être positive. Le stade Chaban-Delmas est vétuste, d'une autre époque faisant appel à des techniques innovantes lors de sa création mais largement dépassées actuellement. De plus il se situe en ville bien que lors de sa création il ait été construit judicieusement hors boulevard, comme maintenant le nouveau stade est situé de l'autre coté de la rocade par rapport à l'agglomération.
Mais, si l'ouvrage actuel se justifie, l'ancien stade reste toujours en ville et créé de nombreux désagréments pour les habitants du quartier et constitue une gène importante à la circulation urbaine lors des manifestations.
Ce stade Chaban-Delmas comprend deux unités bien distinctes: le stade principal utilisé uniquement par les clubs professionnels  et pour les manifestations privées; le stade annexe a caractère plus social est utilisé par les amateurs et les scolaires. Ce stade annexe justifie encore son utilité en zone urbaine, ce n'est pas le cas du stade principal à causes des nuisances citées ci-dessus.
Il aurait certainement été judicieux de donner à l'espace libéré par la destruction du stade principal une autre fonction que celle conduisant à la tenue périodique de manifestations génératrices de nuisances.
Sur le plan financier la vente de cet espace à des promoteurs immobiliers, dont les réalisations auraient été très encadrées par les pouvoirs publics, aurait permis de réaliser une opération qui n'aurait rien coûté et peut-être rapporté d'importants subsides à la collectivité.
On reste toujours dans l'impossibilité de trancher entre finances publiques et privées. La collectivité engage des fonds pour construire des ouvrages dont la destination est une utilisation privée et essaie par la suite de récupérer le mieux possible les fonds qu'elle a engagés.
Cette opération me remet en mémoire un constat que j'ai pu faire il y a plus de trente ans.
Lors d'une visite de la ville de s'Hertogenbosch au Pays Bas j'étais fort étonné de voir qu'un club privé disposait d'un stade avec un terrain en gazon synthétique alors qu'il n'en existait pas plus de dix en France. L'explication qui m'a été donnée était très simple et pleine de bon sens. Le club possédait un vieux terrain près du centre ville. La pression immobilière étant forte il a vendu cet espace à très bon prix et s'est payé, en s'éloignant du centre ville de très belles et modernes installations.
Ceci me paraît plus intéressant que le fameux P.P.P.(Partenariat Public Privé).
Pour ceux qui critiquent cette position qu'ils sachent que je suis très attaché à la trace laissée par le Front Populaire avec la réalisation à Bordeaux d'ouvrages essentiels comme la Bourse du Travail, la Piscine Municipale adjacente à la Maison Communale, que l'on oublie souvent et bien évidemment aux œuvres et ouvrages d'art que constituent l'entrée du Stade Municipal ainsi que les colonnes décorées de mosaïques qu'il est indispensable de conserver.

mardi 26 mai 2015

SOUVENIR DU FRANQUISME

Par leur vote les français comme les espagnols manifestent de plus en plus leur rejet du bipartisme.
P.S.O.E. et P.P. pour les espagnols
P.S. et U.M.P. pour les français
L'alternance de ces deux partis au pouvoir, dans chaque pays, a montré que ces derniers étaient incapables, seulement de tenter, d'infléchir certains méfaits de la mondialisation et d'éloigner les dangers de l'ultra libéralisme.
Les électeurs français se tournent vers l'extrême droite du F.N., les espagnols vers les indignés de Podemos. La mémoire du franquisme rend ces derniers prudents et leur évite de choisir une voie dangereuse qui s'installe souvent pour longtemps.
Faut-il passer par la dictature pour réveiller les consciences? Quel désastre!
Stephane HESSEL a créé le mouvement des indignés, la graine n'a pas pris en France, en Espagne elle a germé, quarante années de jachère franquiste y avaient semble-t-il rendu le terrain plus favorable 

lundi 25 mai 2015

EXPERIENCE PEDAGOGIQUE

Le débat sur le collège prend de plus en plus la forme d'un affrontement entre les anciens et les modernes. Collège unique pour les modernes qui tentent de l'améliorer, retour aux systèmes anciens pour les autres.
La proposition de Najat VALLAUD-BELKACEM me rappelle une expérience fort ancienne que j'ai vécue en tant qu'élève il y a bientôt 70 ans en 1947. A cette époque Lycées et Collèges Modernes formaient les élèves de la 6° à la terminale.
Le Lycée était considéré comme la voie royale avec séries littéraires (classique A, B, C) et série scientifique (M) plutôt parent pauvre dans ces établissements. Ceux qui mettent leurs enfants en classe bilangue les auraient certainement mis à cette époque en classique.
Pourtant en 6° , dès 1947 dans certains Collèges Modernes (ce fût le cas à Bordeaux rue du Commandant Arnould) une expérience de classe dite "Nouvelle" a été tentée.
Pour faire simple de quoi s'agissait-il ?
-24 élèves par classe répartis en quatre équipes, chacune avec un nom et une devise (ex: Les Lynx, devise: Voir clair; ça ce discute!)
-Il y avait bien sûr des travaux individuels avec notes et classements comme partout à cette époque, mais les travaux d'équipe donnaient lieu à l'établissement de dossiers sur des sujets variés et qui devaient être présentés oralement depuis le bureau du professeur face aux élèves disposés en hémicycle.
-Chaque semaine, le mardi si je me souviens bien, une séance "d'étude du milieu" consistait en une sortie accompagnée d'un professeur (histoire, géographie, sciences naturelles, français) pour visiter un musée, un monument, une industrie (journal Sud-Ouest par exemple) ou aller ramasser des feuilles, des champignons ou encore s'initier à la géologie en se rendant au pied des falaises de la rive droite de la Garonne. 24 élèves dans le tram, accompagnés d'un seul professeur , à cette époque ne posaient pas de problème. Au retour de chaque sortie nous remplissions des fiches parfois en utilisant des mots latins (tient, tient, pour des modernes!). On savait ainsi qu'en latin le chêne s'appelait quercus et qu'il avait donné son nom au Quercy par exemple.
- De plus nous tenions un "cahier de jour" ou chaque soir théoriquement (nous prenions souvent du retard) nous devions rédiger un article traitant de notre activité journalière. Ce serait aujourd'hui un blog.
-Autre particularité, deux séances de sport par semaine, éducation physique à la Maison Communale (attenante à la piscine Judaïque) et séance de plein air au stade Stéhelin. Nous nous y rendions directement, le retour était encadré par les professeurs.
En 5° bien des choses disparaissaient, faute de moyens je pense, mais cette série gardait sa particularité notamment en ce qui concerne le nombre d'élèves. Dès la  4° commençaient une fois par semaine les travaux manuels: travail du bois, du fer, montages électriques, reliure, linogravure, pyrogravure, eau forte, peinture sur porcelaine et je dois en oublier.
Le problème de l'apprentissage des langues n'était pas abordé, traditionnellement une langue en 6°, une deuxième langue en 5°, mais dès la 6°il y avait des échanges entre Bordeaux et Bristol, malheureusement réservés à ceux dont les familles en avaient les moyens.
Il me plait maintenant de trouver des traces de cette manière d'enseigner dans la nouvelle loi, car j'ai toujours apprécié d'avoir vécu cette expérience bien que je ne m'y sois jamais distingué.
Actuellement le débat sur les langues se fait essentiellement sur la durée d'enseignement et sur l'âge de l'apprentissage. Ce deuxième point me parait très important tant la réceptivité est grande dès le plus jeune âge. Mais il me semble que les méthodes d'enseignement seraient plus à mettre en cause que la durée des apprentissages. J'ai toujours été surpris plus tard au cours de ma vie professionnelle de voir que des ingénieurs étrangers, que j'ai eu l'occasion de recevoir, se débrouillaient très bien en français après un stage de six semaines dans un institut à Royan alors que leur cerveau n'avait plus la malléabilité qu'il avait dans leur jeunesse.
Dernier point, à la fin du secondaire, dès cette époque les emplois scientifiques étaient déjà les plus recherchés et les étudiants ayant suivi la filière moderne, même éventuellement avec un second bac philo ( car le bac comportait deux épreuves étalées sur deux ans) menaient plus facilement des études supérieures scientifiques que ceux qui avaient emprunté la classique voie royale, sauf ceux, et ils étaient peu nombreux qui avaient ajouté à leurs études l'option mathématique.

jeudi 21 mai 2015

QUEL BEL AVENIR!

Une émission récente de "C' dans l'air" sur "La 5" traitait de la croissance. Economistes et financiers étaient invités. Parmi eux Marc FIORENTINO, banquier d'affaire, trader reconverti dans les conseils financiers et l'écriture, a eu l'audace de dire que la seule solution pour sortir de la crise et du chômage était, à l'exemple de l'Allemagne et de l'Angleterre de pratiquer des salaires "low cost", plus facile à dire que des salaires de misère. Quelle honte! A-t-on besoin de tels conseillers?
Parmi les autres participants Mathilde LEMOINE, bien qu'économiste à la banque H.S.B.C. n'a pu s'empêcher de le contredire en lui rappelant les exemples des pays scandinaves.
Pour bien apprécier le discours de ce haut spécialiste une vidéo enregistrée en Irlande a été diffusée. Beau résultat: 4,8% de croissance mais salaires et retraites drastiquement diminués, un ingénieur devenu chauffeur de taxi, diminution des budgets affectés aux affaires sociales pour un résultat magnifique: 10% de chômeurs.
Cherchons ailleurs les remèdes, l'ultra libéralisme n'est heureusement pas la seule voix de salut.

mercredi 20 mai 2015

CHARADE du 17 mai (réponse)

-long bâton d'un ecclésiastique oriental qui a horreur de l'eau
+ long bois du bonze hydrophobe
-échinoderme allemand
+ oursin germain
Résultat: long bois du bonze hydrophobe oursin germain
ou: L'on boit du bon cidre au faubourg Saint Germain

mardi 19 mai 2015

FREMISSEMENT

Le moral des ménages remonte paraît-il. La manière de le mesurer est l'augmentation de la croissance. Celle-ci est de 0,6% pour le dernier trimestre, elle en serait la preuve comme si la dépense était le seul indicateur du bien-être et de l'optimisme.
En y regardant de plus près on peut se demander comment, sans augmentation des salaires et avec le blocage des retraites, on pouvait se trouver dans une telle situation. Pensez donc, 0,6% en un trimestre soit 2,4% espéré en un an alors qu'avec seulement 1,5% de croissance le chômage régresse. Quelle euphorie!
Seulement voilà, n'oublions pas que le français détient le record de l'épargne, que le CAC 40 a progressé de plus de 16% en cinq mois et que les petits épargnants, souvent détenteurs d'une assurance vie voient leur épargne croître bien que retraites et salaires soient bloqués.
Si l'optimisme semble revenir c'est parce que, si petit qu'il soit, l'actionnaire, souvent par délégation, retrouve le moral. Il n'est pas plus riche, il a moins peur de voir fondre ses économies.
Vive l'actionnariat!!!
A quand la reprise de l'emploi?

dimanche 17 mai 2015

CHARADE alambiquée!

Mon premier est un long bâton appartenant à un ecclésiastique oriental ayant horreur de l'eau
Mon second est un échinoderme allemand
Mon tout est une bonne adresse pour déguster une boisson normande.
(réponse dans quelques jours, cherchez, soyez patient!)